navigation

JACQUES VALLEE : 5 ARGUMENTS CONTRE L’ORIGINE EXTRATERRESTRE DES OVNIS 30 mars, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

JACQUES VALLEE : 5 ARGUMENTS CONTRE L'ORIGINE EXTRATERRESTRE DES OVNIS dans Exo-contacts jse_thumbJournal of Scientific Exploration, Pergamon Press, vol. 4, n° 1, 1990, pp. 105-117.

Par Jacques Vallée

Dans l’ensemble, l’opinion des scientifiques a suivi la conviction du public, selon laquelle soit les objets volants non identifiés n’existent pas (c’est l’ »hypothèse du phénomène naturel »), ou bien ils constituent la preuve de visites que nous rendraient des voyageurs de l’espace plus avancés que nous (c’est l’hypothèse extraterrestre, en abrégé : HET). L’auteur estime que la recherche sur les ovnis n’a pas à être restreinte aux 2 termes de cette alternative. Au contraire, les données accumulées tendent à montrer, de diverses manières, que les ovnis existent bel et bien, qu’ils relèvent d’un phénomène précédemment non reconnu, et que les faits ne corroborent guère l’hypothèse de « visiteurs de l’espace », tels qu’on les conçoit ici généralement. Cinq arguments spécifiques, que voici, contredisent l’hypothèse extraterrestre :

les rencontres rapprochées sont beaucoup plus nombreuses que ne l’exigerait toute exploration physique de notre planète ;

la morphologie humanoïde des prétendus « visiteurs » a peu de chances d’être apparue sur une autre planète, et d’un point de vue biologique, elle est mal adaptée au voyage dans l’espace ;

le comportement rapporté dans des milliers de récits d’enlèvements est en contradiction avec l’hypothèse d’expérimentations génétiques ou scientifiques menées sur des humains par une race plus avancée ;

la présence du phénomène tout au long de l’histoire prouve que les ovnis ne constituent pas une manifestation propre à notre époque ;

l’apparente aptitude des ovnis à manipuler l’espace et le temps suggère des hypothèses radicalement différentes et plus riches, dont 3 seront suggérées en guise de conclusion.

Hypothèses de départ

Au cours des 40 dernières années, on a pu assister au développement continu d’une classe de phénomènes aériens connus sous le nom d’Objets Volants Non Identifiés (OVNIs). Après une brève tentative visant à expliquer les observations en termes de prototypes secrets (« l’hypothèse de la technologie avancée »), 2 hypothèses principales ont retenu l’attention du public, des media et des scientifiques. Ce sont l’hypothèse des phénomènes naturels et celle de l’origine extraterrestre.

Une grande majorité de la communauté scientifique, ignorant tout des observations, à l’exception de celles que rapporte parfois la grande presse, persiste à croire à l’hypothèse des phénomènes naturels. Selon cette hypothèse, toutes les observations pourraient être ramenées à des erreurs de perception ou à l’observation de phénomène atmosphériques classiques ou d’artefacts quelconques, éventuellement combinés à des illusions de nature psychologique mal connues et ne relevant pas de la physique. En conséquence, aucun apport de connaissance nouvelles ne saurait résulter d’une étude approfondie des observatiosn par des scientifiques professionnels, à l’exception, peut-être, de la perspective d’affiner légèrement les données relatives à certains états anormaux de la perception.

La majeure partie du public et la quasi-totalité des ufologues penchent pour l’HET, l’hypothèse selon laquelle les ovnis seraient des engins matériels contrôlés par des êtres intelligents venus d’une autre planète, qui se livreraient depuis la 2nde guerre mondiale à une étude scientifique de la Terre, un peu comme nous envisageons d’explorer nous-mêmes de lointaines planètes. Dans cette interprétation du phénomène, l’étude scientifique en question comporterait la reconnaissance des sites stratégiques, la collecte d’échantillons de minéraux et de végétaux, ainsi qu’une interaction complexe avec l’Homme et la faune terrestre.

Depuis quelques temps, l’examen des cas d’enlèvements de témoins a apporté des éléments nouveaux, dans lesquels bien des chercheurs croient voir la preuve d’interventions biologiques, par lesquelles des visiteurs extraterrestres recueilleraient des échantillons de tissus humains et de fluides corporels destinés à des expériences de croisement et à des manipulations génétiques.

Remises en cause

L’accumulation lente mais régulière de récits détaillés, ainsi que la poursuite des recherche sur les cas anciens permettent de tester ces hypothèses à la lumière d’une base de données sans cesse plus étoffée.

L’hypothèse des phénomènes naturels résiste mal à l’examen. De nombreux récits comportent des paramètres physiques et biologiques tout à fait précis, concernant l’interaction entre le phénomène et l’environnement. Une communication de Jean-Jacques Vélasco, lors de la conférence tenue en 1989 par la Société pour l’Exploration Scientifique, précisait que pas moins de 38 % des cas étudiés en France par le Centre National d’Etudes Spatiales n’avaient pu être réduites à des phénomènes naturels [Vélasco, Jean-Jacques, "Methods, processing and analysis of data concerning unidentified aerospace phenomena", Conférence de la Société pour l'Exploration Scientifique (SSE), Boulder, Colorado, 1989].

Parmi les interactions avec l’environnement les plus fréquemment rapportées, on peut citer : abrasions, brûlures, effets sur les plantes, les animaux et l’Homme. Le travail effectué à Trans-en-Provence par Vélasco et Bounias en offre un exemple [Vélasco, Jean-Jacques, "Enquête 81/01 - Analyse d'une trace - Note Technique n° 16", mars 1983. Peut être obtenue au CNES à Toulouse] [Bounias, Michel, Analyse publiée dans "Note Technique n° 16". Peut être obtenue au CNES à Toulouse]. On en trouvera d’autres dans l’exposé des recherches que j’ai personnellement effectuées au Brésil, au cours des 10 dernières années [Vallée, Jacques, Confrontations. Robert Laffont, Paris, octobre 1991. Un résumé des études de cas brésiliens fut aussi présenté à la conférence du MUFON en juillet 1989, à Las Vegas, Nevada], et dont j’ai présenté un résumé au congrès du MUFON de juillet 1989, à Las Végas. Les phénomènes observés comprennent des effets de radiations qu’aucune combinaison de causes physiques et psychologiques connues n’a pu expliquer.

Toutefois, l’HET se trouve elle aussi remise en cause, de plus en plus, par ce que découvrent maintenant les chercheurs. Les points d’achoppement se résument aux 5 arguments que voici :

1er argument : la fréquence des rencontres rapprochées

Il y a une vingtaine d’années, lorsque j’ai constitué le 1er catalogue de rencontres rapprochées (en 1969), j’ai eu la surprise de constater qu’il comportait plus de 900 cas : c’était beaucoup plus que ce à quoi la plupart des chercheurs pouvaient s’attendre. Faisant maintenant l’objet d’une plus grande attention, les affaires de ce genre nous sont désormais accessibles en beaucoup plus grand nombre. Selon les estimations, et selon les critères utilisés, on connaîtrait entre 3000 et 10 000 cas. Leur nombre n’est probablement pas inférieur à 5000.

Ce nombre considérable constitue un argument contre l’hypothèse des phénomènes naturels : si les ovnis se réduisaient à un phénomène atmosphérique tel qu’une décharge de plasma, la plupart des cas non encore non identifiés pourraient trouver une explication. Il faut souligner en outre que nous ne sont intéressons pas ici aux ovnis vus dans le ciel, mais seulement aux rencontres rapprochées, dans lesquelles les témoins ont affaire à un phénomène qui se trouve dans leur environnement immédiat.

Le même argument peut être avancé contre l’HET : il est difficile d’imaginer des voyageurs de l’espace ayant besoin de se poser 5000 fois sur une planète en analyser le sol, prélever des échantillons de la faune et de la flore, et en dessiner une carte complète. L’HET n’était pas contredite, en 1969, par les 923 cas d’atterrissages de notre catalogue, mais il en va tout autrement aujourd’hui.

En outre, 5000 constitue une estimation beaucoup trop faible. De nombreux signes nous indiquent que seulement 1 observation sur 10, environ, finit par être répertoriée. Le nombre de rencontres rapprochées serait donc plutôt de l’ordre de 50 000. De plus, cette estimation néglige le fait qu’une très grande majorité des cas que nous connaissons se sont produits en Europe, sur le contient américain et en Australie. Il y a lieu de supposer que le phénomène affecte l’ensemble de la planète, ce qui nous conduit à multiplier notre estimation au moins par 2, et qui nous amène à quelques 100 000 cas.
Figure 1 – Fréquence des rapports de rencontres rapprochées, en fonction de l’heure de la journée. A : 362 cas, avant 1963, tous les pays ; B : 375 cas, entre 1963 et 1970, tous les pays ; C : 100 cas, limités à l’Espagne et au Portugal

Si nous nous bornons à une interprétation stricte de l’HET, cette estimation reste inférieure au nombre réel des explorateurs extraterrestres se poseraient sans tenir compte de l’éventuelle présence de témoins ? En fait, Poher et moi avons abouti en 1975 (à partir de bases de données différentes) à la conclusion que la distribution géographique des rencontres rapprochées traduit un souci d’éviter les zones les plus peuplées [Poher, Claude et Vallée, Jacques, "Basic Patterns in UFO observations", présenté à la 13ème Conférence des sciences aérospatiales de l'institut américain d'aéronautique et d'astronautique à Pasadena, Californie, le 20 janvier 1975, article AIAA n° 75-42]. En suivant ce raisonnement, compte tenu de la proportion entre les zones peu peuplées et celles qui le sont fortement, nous pouvons encore multiplier notre estimation par un facteur 10, et nous obtenons le chiffre de 1 million d’atterrissages. En d’autres termes, si les habitants étaient uniformément répartis sur le terres émergées, et s’ils faisaient connaître toute rencontre rapprochée s’était effectivement déroulée, le nombre de cas serait de l’ordre de 1 million.

Cette estimation ne tient pas compte d’une autre caractéristique du phénomène : le fait qu’il se produit majoritairement la nuit. Ce caractère, révélé pour la 1ère fois en 1963, se retrouve aussi bien parmi les cas les plus récents, et on observe la même distribution horaire lorsqu’on examine un échantillon très homogène de cas inédits provenant d’une région donnée [Poher et Vallée, 1975].

La figure 1 indique la répartition des rencontres rapprochées en fonction de l’heure, pour 3 échantillons disjoints : un catalogue international de 362 cas antérieurs à 1963 (A), un autre catalogue international comprenant 375 cas des années 1963 à 1970 (B), et 100 affaires qui se sont produites en Espagne ou au Portugal.

Les 3 courbes correspondantes montrent que l’on connaît peu de rencontres rapprochées survenues le jour. Le phénomène devient actif vers 17 h, et sa fréquence passe par un maximum vers 21 h, décroît ensuite, croît à nouveau pour atteindre un maximum secondaire vers 3 h du matin, puis retombe, dès 6 h, à un niveau faible.
Figure 2 – Fréquence des cas de rencontres rapprochées comprenant des effets électromagnétiques, en fonction de l’heure de la journée [F. Merritt, basé sur UFOCat]

Après la publication de ces résultats, d’autres chercheurs se sont penchés sur la question, et ils ont abouti à des distributions semblables. En particulier Merritt, en 1977, travaillant à partir du catalogue UFOCat établi par Saunders, a trouvé que les cas avec effets électromagnétiques, traces matérielles ou observation de personnages, présentaient un maximum à 21 h, et qu’ils étaient rares le jour [Merritt, Fred, "Statistical Notes on the UFO Phenomenon", Bulletin du CUFOS, hiver 1977]. Les rencontres du 3ème type présentaient un pic secondaire vers 3 h du matin (figure 2).

En 1981, Jenny Randles a étudié 223 cas provenant des archives de 2 groupes britanniques [Randles, Jenny, UFO Study, Londres, Robert Hale, 1981], et elle a également abouti au constat d’une forte activité nocturne, avec un maximum le soir et un autre, moins marqué, juste avant l’aube. Toutefois, les cas d’enlèvements présentaient un maximum vers minuit (figure 3).

Connaissant cette distribution horaire stable, nous sommes amenés à nous demander quelle serait son allure si le nombre de témoins potentiels était constant, en d’autres termes, si tant de gens n’avaient pas tendance, la buit, à dormir. On peut approcher la réponse à partir de la distribution, en fonction des heures de la journée, du nombre de personnes se trouvant dehors [Szalai, 1972], et en corrigeant en conséquence heure par heure, pour atteindre un maximum vers 3 h du matin. On constate également que le nombre d’observations, toujours dans la même hypothèse, devrait être 14 fois supérieur à celui que nous connaissons. Il en résulte que l’HET, comprise dans son sens strict, conduit à une estimation totale d’environ 14 millions d’atterrissages en 40 années.

Une question se pose alors : quels objectifs pourraient bien poursuivre des extraterrestres qui auraient besoin de se poser 14 millions de fois sur notre planète ?
Figure 3 – Fréquence des cas de rencontres rapprochées comprenant des enlèvements en fonction de l’heure de la journée

Il ne faut pas perdre de vue que la surface de la Terre est clairement visible depuis l’espace, ce qui n’est pas le cas de planètes telles que Vénus, enveloppées dans des atmosphères denses. De plus, nous avons émis depuis le début du siècle, sous forme d’ondes radio, une grande quantité d’informations concernant tosu les aspects de nos diverses cultures, auxquelles sont venus s’ajouter depuis 30 ans les émissions de télévision. Il est donc possible d’acquérir à distance toutes sortes de connaissances sur notre civilisation, sans même avoir besoin de s’introduire parmi nous. Certes, la collecte d’échantillons matériels imposerait la nécessité d’atterrissages, mais elle pourrait être menée à bien sans débarquements, grâce à des missions soigneusement programmées, à la manière de nos sondes Viking opérant sur Mars. Toutes ces considérations semblent donc contredire l’HET.

Argument n° 2 : la physiologie des êtres

Une très grande majorité des « ufonautes » observés sont de type humanoïde, avec 2 jambes, 2 bras, et une tête pourvue d’organes sensoriels comparables aux nôtres, en nombre égal et de même aspect. Leur langage utilise la même gamme de fréquences que le nôtre, et leurs yeux sont adaptés, dans le spectre du rayonnement électromagnétique, aux mêmes longueurs d’onde que les nôtres. Tout cela indique une architecture génétique qui ne devrait être guère différente de son équivalent humain.

Si ces êtres étaient bien le produit d’une évolution planétaire, comme le voudrait l’HET, les remarques que nous venons de faire devraient prolonger le champ de nos connaissances en biologie. L’Homme, en effet, partage avec de nombreuses créatures proches de lui par le processus d’évolution de leur espèce un ensemble de particularités liées à la pesanteur terrestre, à l’exposition au rayonnement solaire, aux caractéristiques de l’atmosphère et à la composition chimique de l’environnement, alors même que certaines de ces créatures présentent, par rapport à l’Homme, des différences de morphologie considérables, au point de n’avoir ni jambes ni bras, comme les dauphins, ou de posséder des yeux multiples, comme les araignées.

N’oublions pas non plus que la morphologie humaine s’est constituée en réponse à des contraintes très précises imposées par le milieu. Ainsi, elle ne serait pas ce qu’elle est, si la masse de la Terre avait été double de celle que nous connaissons, ce qui aurait eu pour conséquence une accélération de la pesanteur, au niveau du sol, égale à 1,38 g. Une telle contrainte aurait abouti au développement d’un squelette plus robuste, et il aurait même pu interdire l’essor des bipèdes. De même, sur une planète de masse 2 fois moindre que celle de la Terre, avec une accélération de la pesanteur de 0,73 g seulement à sa surface, nous n’aurions pas la même morphologie. Comme l’a montré Dole [Dole, Stephen, Habitable Planets for Man, N. Y., Blaisdell, 1964] en 1969, si l’inclinaison du plan de l’équateur par rapport à celui de l’orbite terrestre, n’avait pas été de 23,5 °, mais de 60 °, les variations climatiques liées aux saisons seraient pour nous insupportables. La vie aurait eu beaucoup de mal à se développer, et l’Homme ne saurait être tel qu’il est. Si un jour durait 100 h et non 24, nous ne serions pas non plus ce que nous sommes.

Comment, dès lors, pourrions-nous nous attendre à des visiteurs extraterrestres issus d’un environnement planétaire très différent du nôtre, qui non seulement nous ressembleraient physiquement, mais en outre respireraient notre atmosphère et macheraient normalement sur notre sol ?

Même si, sous l’effet de quelque loi inconnu de l’exobiologie, les ufonautes avaient tout naturellement acquis une morphologie comparable à la nôtre, n’auraient-ils pas pu la corriger, par des techniques de génie génétique, pour améliorer leur capacité à travailler et à survivre dans l’espace, ainsi que nous pourrions être tentés de le faire nous-mêmes, dès le siècle prochain ?

On peut s’opposer à ce dernier argument, en supposant que nos « visiteurs » sont précisément le produit de telles manipulations génétiques, en vue d’une interaction possible avec nous. Mais si tel était le cas, pourquoi ne pas produire des individus biologiquement identiques à nous ? L’HET n’apporte aucune réponse satisfaisante à cette question. Plus étonnant encore est le fait que les « ufonautes » semblent avoir, en certains cas, manifesté des sentiments quasiment humains, tels que l’étonnement, la curiosité ou l’amusement (comme dans l’affaire Betty Hill, en 1961, ou dans celle de Valensole, en 1965). Cela suggère non seulement une similitude biologique, mais une acculturation poussée. En somme, la physiologie des « ufonautes » s’apparente à la biologie et à la culture humaines à un point qui n’est pas compatible avec l’HET.

Argument n° 3 : les cas d’enlèvements

Le nombre croissant de cas d’abductions est mis en avant par une frange bruyante de la communauté ufologique dans le but de montrer que nous serions, en fait, visités par des extraterrestres, même si leur origine n’a pas encore été révélée. Or, un examen attentif des comportements prétendumment observés chez les « ufonautes » peut aussi bien servir à étayer la thèse opposée.

Selon les publications ufologiques récentes, les cas d’abductions se compteraient désormais par milliers. Les incidents de ce genre sont caractérisés par le fait que le témoin rapporte avoir été emmené dans un local, souvent sphérique ou hémisphérique, pour y subir une sorte d’examen médical. Souvent (mais pas toujours), il y a prélèvement de sang, diverses formes d’actes sexuels, et perte de la notion de temps. L’événement dans son ensemble est fréquemment effacé de la mémoire de l’intéressé, de sorte qu’on ne peut en avoir connaissance que par le recours de l’hypnose.

Actuellement, plus de 600 « abductés » ont été interrogés par des ufologues, parfois avec l’assistance de psychologues cliniciens. Bien qu’il semble que ces tentatives ne nous aient rien appris de très concret quant à l’origine et aux buts de nos visiteurs, ceux qui mènent ce genre d’enquêtes ont souvent tendance à affirmer que les cas d’abduction constituent une preuve supplémentaire en faveur de l’HET.

Pour examiner cette question, imaginons une intelligence extraterrestre ayant à la fois les moyens et la volonté de visiter la Terre. On peut raisonnablement supposer que de tels visiteurs en sauraient au moins autant que nous dans les disciplines scientifiques fondamentales telles que la physique et la biologie. Bien peu d’ufologues, d’ailleurs, refusent ce postulat.

En particulier, ces visiteurs n’ignoreraient probablement rien des techniques et procédures médicales connues de nos praticiens. De nos jours, le médecin américain moyen est capable de prélever sang, sperme, ovules ou échantillons de tissus, sans laisser de cicatrices permanentes ni infliger de traumatisme à ses patients. L’état actuel de la biologie moléculaire (une science qui, sur Terre, en est à ses balbutiements) permettrait déjà à leurs médecins d’obtenir à partir de ces prélèvements des informations sur l’ »empreinte » génétique du sujet. Il pourrait également fertiliser des ovules et pratiquer la fécondation in vitro, et l’on peut concevoir que, par la technique du clonage, il puisse même reproduire sans limites des individus identiques.

Une équipe de scientifiques disposant de la technologie couramment associée aux ovnis serait à même de prendre le contrôle des banques du sang et de banques du sperme, ou d’embryons stockés dans des hôpitaux où l’on pratique la recherche, sans avoir à créer des incidents aussi peu discrets que les cas d’abduction. Disposant des techniques de pointe de la médecine américaine actuelle, ils pourraient, à l’aide de ce stock de matériaux génétiques, donner un nouveau départ à la race humaine. Même la thérapie génique et la création d’espèces hybrides, si elles ne font pas encore l’objet de pratiques courantes, ne se situent pas au-delà du champ des théories actuelles. Rien de tout cela ne justifie le comportement des « médecins ufonautes » tel qu’il nous est rapporté par les victimes d’enlèvements.

La pharmacopée courante fournit en outre les moyens d’effacer, dans leur mémoire, les souvenirs de ces incidents. Quels que soient les buts des prétendus « extraterrestres », s’ils réalisent effectivement sur les personnes qu’ils enlèvent ce qui apparaît comme des simulacres grossiers et cruels d’expériences biologiques, il y a peu de chances pour qu’il s’agisse là d’une mission scientifique. Il semble qu’il faille chercher des réponses dans de tout autres directions.

Argument n° 4 : l’histoire du phénomène

L’HET a été formulée pour la 1ère fois à une époque où les plus anciennes observations connus ne dataient que de la 2nde guerre mondiale. On pouvait alors soutenir que ce conflit majeur avait été observé de l’espace, et que les premières explosions nucléaires avaient conduit des extraterrestres à la décision d’observer notre planète, peut-être dans l’objectif d’évaluer la menace que la race humaine pouvait faire planer sur d’autres formes de vie intelligente.

L’accumulation incessante de données concernant des phénomènes analogues, survenus non seulement avant 1945, mais aus 19ème siècle, et même à des époques plus reculées, a fini par devenir convaincante, même s’il est des ufologues qui considèrent que ce dossier ne présente guère d’intérêt.

S’il est possible d’établir que le phénomène s’est réellement manifesté tout au long de notre histoire, se bornant à adapter ses apparences, mais non sa structure sous-jacente, aux concepts propres aux cultures visitées, alors il y a bien peu de chances que nous ayons affaire à des extraterrestres étudiant la Terre. Et il ne s’agit pas d’avantage de prototypes avancés. Je le répète, il nous faut chercher des explications d’un genre plus élaboré.

Dans des publications antérieures, j’ai insisté sur le fait que des phénomènes aériens très comparables à nos ovnis ont été observés au 19ème siècle, sous laforme de vaisseaux célestes, de dirigeables à l’époque de Jules Verne, de fusées fantômes en 1946 et, plus récemment, de vaisseaux spatiaux, comme si le phénomène s’adaptait aux concepts humains du moment. Tout se passe comme s’il gardait constamment une longueur d’avance par rapport à notre technologie. Au cours des 10 dernières années, alors que la biologie moléculaire acquérait plus de prestige que l’électronique, et même que la recherche spatiale, il ne faut pas s’étonner de voir les « extraterrestres » se livrer à des simulacres d’interventions génétiques. Les tenants de L’HET pourraient bien être tombés dans le piège consistant à lire le message au 1er degré.

De telles considérations d’ordre historique, associées à des recherches poussées sur la mythologie et le folklore [Méheust, Bertrand, Science-Fiction et Soucoupes volantes (1978) et Soucoupes volantes de folklore (1985). Les 2 livres furent publiés à Paris par le Mercure de France], ont conduit des chercheurs européens tels que Méheust (1978, puis 1985) et Evans (1986) à considérer l’ensemble du phénomène ovni comme une projection du conscient des témoins. Ils font remarquer que la science-fiction et les légendes, elles aussi, gardent une avance sur les réalisations humaines du moment. Cette « hypothèse psychosociologique » a soulevé de la réprobation considérable chez les ufologues américains, et elle a créé un profond fossé entre les ufologies européennes et américaine, la 1ère proposant une lecture au 2ème degré, de nature symbolique, des récits des témoins.

Les cas d’enlèvement présentent un intérêt tout particulier pour les partisans de la théorie psychosociologique : il est difficile de trouver, sur Terre, une culture qui n’ait pas sa tradition ancienne concernant des petits personnages qui volent et qui enlèvent les humains (comme je l’ai écrit en 1969 et 1988). Il est classique que ces personnages conduisent leurs victimes dans des locaux sphériques, uniformément éclairés, où il leur font subir divers traitements tels que des opérations pratiquées sur les organes internes et des « voyages en astral » vers des paysages inconnus. Actes sexuels et opérations génétiques sont également monnaie courante, dans le folklore.

Argument n° 5 : considérations d’ordre physique

Au fur et à mesure que les témoins montrent moins de réticences à rapporter leurs expériences, la notion d’ovni en tant que « vaisseaux spatiaux de quelqu’un d’autre » (selon les termes de Friedman), avec tout ce que cela implique de technologie et de systèmes de propulsion, devient de moins en moins défendable, et il est possible que, d’un point de vue scientifique, elle présente moins d’intérêt que certaines autres notions. Mais les autres tentatives d’explication, et singulièrement l’hypothèse psychosociologique, sont elles-mêmes durement remises en cause.

Les phénomènes restant à expliquer comprennent non seulement d’étranges machines volantes décrites comme des objets physiques par les témoins, mais également des objets et des êtres qui ont la capacité d’apparaître et de disparaître de manière soudaine, de changer de forme et de se fondre dans d’autres objets physiques. De tels récits paraissent absurdes, en termes de physique ordinaire, car ils suggèrent une maîtrise de l’espace et du temps sans commune mesure avec nos possibilités actuelles. Toutefois, si ces événements peuvent être confirmés, soit par l’observation directe, soit par la photographie, soit encore par le biais de statistiques, ils peuvent représenter une occasion de mettre à l’épreuve de nouvelles idées de la réalité physique, en un temps où de nombreux théoriciens manipulent le concept d’univers à N dimensions, N étant supérieur à 4.

Nouvelles hypothèses
Tableau 1 – Hypothèses classiques

Technologie avancée

Phénomènes naturels

Hypothèse Extra-Terrestre

Hypothèse Psycho-Sociologique

En conclusion, il est utile de réfléchir à plusieurs hypothèses qui vont au-delà des hypothèses classiques énumérées dans le tableau 1. Ces idées tiennent compte, avec divers degrès de succès, des 5 objections que nous avons développées. Il ne faut voir, dans ces hypothèses nouvelles (voir tableau 2), rien d’autre que des thèmes de réflexion.

L’une de ces hypothèses a été avancée en 1982 par Devereux [Devereux, Paul, Earth Lights, Welligborough, Turnstone Press, 1982], qui suggérait que les ovnis pouvaient n’être que des « lumières sismiques », un phénomène physique mal connu, supposé capable d’agir sur la conscience des témoins en créant des images mentales ayant peut-être un contenu mythologique. Derr et Persinger ont poussé plus loin les idées de Devereux.

Tableau 2 – Nouvelles hypothèses

Lumières sismiques

Système de contrôle

Voyage par « trous de vers »

Au milieu des années 1970s, j’ai émis l’idée que les ovnis pouvaient être un système de contrôle, sans me prononcer sur sa nature possible (humaine, extra-humaine ou simplement naturelle). Les exemples de systèmes de contrôle, qu’il agissent sur le monde physique ou sur les sociétés, abondent autour de nous. On en trouve dans les mécanismes régulateurs de l’équilibre de la planète, ainsi que des processus écologiques et économiques. Certains d’entre eux sont très bien compris par la science. Cette théorie présente 2 variantes intéressantes :

Une intelligence non humaine, peut-être installée sur Terre, pourrait nous entraîner vers un nouveau type de comportement. Ce pourrait être « le phénomène Visiteurs » que décrit Strieber (1987), ou une quelconque forme de « super-nature ».

Ou bien, dans une interprétation jungienne du même thème, l’inconscient collectif de l’humanité pourrait projeter une imagerie nécessaire à sa survie à long terme, bien au-delà des conflits sans précédent qui ont ravagé notre siècle.

En Grande-Bretagne, Jenny Randles a mis en lumière le fait que l’analyse des récits de personnes enlevées révèle l’existence d’un point de rupture dans le temps, au-delà duquel le sujet échappe à la réalité ordinaire. Passé ce point de rupture, la physique que nous connaissons ne semble plus s’appliquer, et le sujet semble évoluer comme dans un rêve lucide (bien souvent, un cauchemar lucide), jusqu’à son retour à l’état normal. C’est ce que Randles appelle le Facteur Oz. On peut, dans cette ligne de pensée, supposer l’existence d’un état particulier de fonctionnement du cerveau, qui altérerait la perception de l’environnement physique, tout en produisant des traces et des phénomènes lumineux perceptibles par d’autres témoins, demeurés dans leur état normal.

Finalement, on peut imaginer des visiteurs extraterrestres utilisant des moyens radicaux de manipulation de l’espace-temps, notamment des « trous de vers » à 4 dimensions, pour voyager dans l’espace et peut-être même dans le temps [Sur ce sujet, voir Morris, Michael S., Thorne, Kip S. et Yurtserver, Ulvi, "Wormholes, Time Machines and the Weak Energy Condition" dans Physical Review Letters, vol. 61, n° 13, 26 septembre 1988. Sur les modèles multi-dimensionnels, voir "The Self Reproducing Universe" par Mallowe, Engène F., Sky and Telescope, septembre 1988, p. 255]. Sur cette question, on peut se reporter à Morris, Thorne et Yurtsever (1988). Sur les modèles d’espaces multidimensionnels, voir Malove (1988, p. 255). De tels voyageurs de l’espace-temps pourraient accomplir les prodiges attribués aux « ufonautes » et ils pourraient également se manifester à travers les différentes périodes de notre histoire. Nous avons là affaire à une variante améliorée de l’HET, dans laquelle nos visiteurs pourraient venir de n’importe où et de n’importe quand ; ils pourraient même être originaires de la Terre [Les arguments pour une approche multidimensionnelle de l'histoire naturelle du phénomène ovni ont été développés par l'auteur dans le livre Autres Dimensions, Robert Laffont, Paris, novembre 1989]. J’ai développé des arguments à l’appui de cette hypothèse dans mon ouvrage intitulé Autres Dimensions, dont l’édition originale (américaine) date de 1988.

Conclusion

Quel que puisse être l’attrait de l’HET, nous venons de voir que l’état actuel de nos connaissances sur les ovnis s’accorde mal avec cette hypothèse au sens où on la conçoit généralement. Les données acquises contredisent également l’idée selon laquelle le phénomène pourrait être expliqué en termes d’effets naturels ou de nature psychosociologique. Il semble donc judicieux de poursuivre les recherches en explorant d’autres hypothèses, telles que celles qui mettent en jeu des systèmes de contrôle (qu’ils soient naturels ou artificiels), les lumières sismiques, ou encore les possibilités de « voyage par les trous de ver ».

Les arguments présentés ici ne visent pas à constituer une réfutation complète de l’HET, ni de l’hypothèse des phénomènes naturels. Tant que la nature et l’origine du phénomène ovni n’auront pas été clairement établies, on pourra toujours imaginer que des facteurs de provenance extraterrestre, y compris des formes de conscience encore inconnues, puissent jouer un rôle dans ces manifestations. Mais toute théorie future devra, pour être constructive, apporter des réponses aux objections que nous venons de voir. Au minimum, l’idée d’une intervention extraterrestre doit être remise à jour, en tenant compte des actuelles spéculations théoriques sur de nouveaux modèles de l’espace physique. »" »

Jacques Vallée

MISSION STS-75 : L’INCIDENT DU « TETHER » 29 mars, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

MISSION STS-75 : L'INCIDENT DU

VIDEO OFFICIELLE DE PRESENTATION DE LA MISSION DU 22 FEVRIER 1996 – 17 Min

L’objectif de la mission STS-75 était le déploiement d’un satellite filoguidé italien TSS (Tethered Satellite System).

Image de prévisualisation YouTube

.

L’INCIDENT « TETHER »

Le satellite devait être placé en orbite par filoguidage avec le « tether ». Très peu de temps après le commencement de la mission, le « tether » s’est détaché.
De nombreux phénomènes non-identifiés se sont manifestés alors autour du « tether » de près de 20km de long. Le satellite qui était au bout du « tether ». s’est finalement perdu  dans l’espace. Mais la NASA a déclaré que l’opération avait été un succès.

Image de prévisualisation YouTube

LIEN

PIERRE GUERIN :  » US AIR FORCE : ANTIGRAVITATION ET OVNIS » 15 mars, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

pierreguerin.jpg  Pierre GUERIN était un astronome français, astrophysicien,  ancien Directeur de recherche à l’Institut d’astrosphysique du CNRS (Paris).

Guérin commence à s’intéresser aux ovnis à partir des années 1950s. Il rencontre les premiers intéressés au phénomène, tels que Aimé Michel à partir de la parution du premier livre de ce dernier en 1954. C’est au cours de leurs discussions que Guérin énonce sa loi-boutade, mais qui résume bien un des problèmes principaux des ufologues : En ufologie, toute loi une fois découverte et démontrée est aussitôt réfutée par les observations suivantes ! Il rencontre également Jacques Vallée dans les années 1960s, et commence à mener sur le terrain, plusieurs enquêtes. 

Par la suite, il est nommé « conseiller scientifique extérieur » du GEPAN, puis mène en 1972 une analyse scientifique (calculs et examens approfondis des négatifs) des photos de l’observation du Lac Chauvet prises le 18 juillet 1952 (il publiera ses résultats en 1993 , dans différentes revues ufologiques, en concluant « mathématiquement » — par triangulation — à la réalité d’un disque volant. Hélas, les négatifs de ces 4 clichés seront perdus dans l’intervalle. Guérin évalue le diamètre du disque à 15 m environ, se déplaçant à 170 km/h à 590 m d’altitude). 

En 1973, il défend à la télévision le 1er livre de Hynek lors de sa parution en France. Il écrit également des articles dans plusieurs revues, dont LDLN et la FSR.  

En mars (février?) 1974, alors membre de L’Institut d’Astrophysique de Paris, Guérin participe à une série d’entretiens à la radio qui incluent des rapports de témoins, les réactions du Ministre de la Défense Robert Galley, et des déclarations de 2 autres scientifiques français qui étudient le phénomène ovni depuis de nombreuses années : Claude Poher et Jacques Vallée. Cette même année, une première émission télévisée (produite par la future RTBF) réunit sur un même plateau quelques-uns des protagonistes du débat scientifique à propos des ovnis : Auguste Meessen, André Koeckelenbergh, Guérin et Claude Poher. 

A partir de 1975, Guérin défend l’idée que que certains phénomènes parapsychologiques pourraient être d’origine extraterrestre, c’est-à-dire que les observations d’ovnis sont des hallucinations provoquées… par des ovnis. Dans le même temps d’autres acteurs, tels Pierre Viéroudy, prétendent que certains ovnis pouvaient avoir été matérialisés par des sujets psi. Cette année-là Guérin rencontre Jean-Pierre Petit. Dans un texte publié en 1976, Guérin propose d’interpréter ainsi certains aspects des rencontres rapprochées. Cette théorie, généralement connue sous l’expression de « rêve induit », a depuis fait son chemin.

En 2000, Guérin publie un dernier livre . Il décède le samedi 7 octobre 2000, d’une infection suite à une première séance de traitement contre un cancer.  

(source RRO.org)     

US AIR FORCE : ANTIGRAVITATION ET OVNIS  

On connaît plusieurs exemples de personnes ayant été apparemment soumises à un lavage de cerveau avant qu’elles aient pu sortir de Groom Lake. Citons en particulier un pilote de la Royal Air Force en entraînement dans le Nevada, qui avait atterri par inadvertance dans la base, et un ingénieur électricien (Bob Lazar) embauché temporairement pour travailler dans des hangars secrets de l’armée situés dans la même zone. Lazar conscient de l’absurdité de certains souvenirs qu’il avait gardés de son séjour, raconta qu’on l’avait fait travailler à la remise en état d’un Ovni récupéré en lui donnant comme matériel un simple voltmètre électronique sans lui fournir aucune explication sensée, et qu’il avait pu manipuler et transporter impunément sur lui un morceau de l’élément lourd transuranien 115 (inconnu sur la Terre) servant soi-disant de base au moteur antigravitationnel (?) de l’engin. Des assertions aussi peu crédibles purent malheureusement tromper quelques ufologues naïfs, mais elles contribuèrent surtout à ridiculiser l’ufologie auprès des gens sensés, et plus précisément à discréditer les rumeurs sur la réparation d’Ovnis récupérés ou la fabrication de copies d’Ovnis à Groom Lake, ce qui était sans doute le but recherché. Il est à noter que Lazar se souvient d’avoir dû absorber des liquides et se soumettre à des séances d’hypnose lorsqu’il travaillait à Groom Lake. Quant au pilote de la R.A.F., il fut gardé dans la base pendant plusieurs jours, et lorsqu’il en sortit, il était devenu amnésique et ne se souvenait même plus de son nom. De tels faits peuvent laisser croire raisonnablement qu’il se passe à Groom Lake des choses inavouables.

Des informations qui filtrent au compte-gouttes   

Que cette base existe, personne ne peut le nier, et pour cause. Et cela en est au point que parviennent officieusement, de temps à autre, dans les milieux journalistiques spécialisés, certaines informations sur les activités qui s’y exercent. En premier lieu, il est reconnu que l’on y met au point les avions hypersoniques du futur. On précise que ces avions auraient au moins 15 années d’avance sur ceux que l’on construit dans le reste du monde, et que leurs caractéristiques de fonctionnement ne seront pas divulguées avant un laps de temps du même ordre. Quelques indiscrétions ont filtré cependant sur l’un de ces avions, Aurora, qui atteindrait Mach 8 dans la stratosphère. Les autorités américaines ont organisé récemment une opération « portes ouvertes », non pas sur le site même de Groom Lake bien sûr, mais sur la base de Nellis qui l’entoure, pour montrer à un public choisi certains de ces appareils posés au sol – mais sûrement pas les plus futuristes! On peut se demander si cette opération n’a pas été une autre façon de désamorcer les bruits sur la présence d’Ovnis à Groom Lake ou dans d’autres bases aux Etats-Unis. Les avions exposés ont été filmés par une équipe de reporters de la télévision (FRANCE 2). Vus par la tranche, ils pourraient évoquer vaguement des « soucoupes volantes », mais ce n’en sont pas et il s’agit plutôt d’ailes volantes. Ces engins, aussi rapides soient-ils, fonctionnent jusqu’à preuve du contraire selon les lois de la physique classique, bien qu’on ait déjà avancé (Aviation Week and Space , 9 mars 1992) que le B-2 utilisait un système anti gravifique lorsqu’il vole à haute altitude. En tout cas, ces avions ne sont pas des copies d’Ovnis. On ne signale pas qu’ils puissent faire du surplace silencieusement ni décrire des zigzags à vitesse supersonique sans produire d’onde de choc. De nombreuses personnes ont vu voler l’Aurora dans le ciel de l’ouest américain. Cet avion semble propulsé par des statoréacteurs. On a dit qu’il ricochait sur l’air (?), sans doute parce qu’il laisse derrière lui un chapelet de petites condensations et émet un grondement pulsé. Sa conception relève à coup sûr d’une technologie de pointe très en avance sur ce qui existe ailleurs, mais rien ne prouve à l’évidence que l’Aurora soit équipé d’un système anti gravifique ni à plus forte raison qu’il puisse emprunter d’hypothétiques passages par des raccourcis spatio-temporels comme il semble que sachent le faire les Ovnis.
Et cependant, parmi les informations, vraies ou fausses, qui filtrent dans les milieux industriels et politiques sur les recherches américaines secrètes dans le domaine des engins volants, il en est qui citent nommément l’étude de la propulsion par effet « antigravitationnel ». (Depuis fort longtemps, il s’est trouvé des ufologues qui ont invoqué sans aucune preuve ce type de propulsion pour les Ovnis, car il pourrait rendre compte de certains aspects de leur mouvement.) Dans son livre Les Étrangers de l’Espace, Donald Keyhoe rapportait qu’au début des années 60, un certain « Programme G » avait été mis sur pied aux Etats-Unis, qui dès 1964 mobilisait 7 firmes d’aéronautique et 21 universités américaines et étrangères, dont le fameux M.I.T., en vue de découvrir le principe de l’antigravitation et de l’exploiter. Selon Keyhoe, il fallut admettre, en 1966, que ces recherches n’avaient toujours pas abouti. Or elles n’auraient pas cessé et elles auraient même progressé, c’est ce que nous apprend un article de la très sérieuse revue britannique Jane’s Defense Weekly, spécialisée dans les questions de défense et d’armement dans le monde. Le mieux est que je cite des passages de cet article, publié dans le numéro du 10 juin 1995 de la revue:« Les spécialistes de la technologie qui s’essayent à la futurologie ne prédisent pas toujours l’avenir avec bonheur. On en prendra pour exemple les propos attribués à Lawrence D Bell (fondateur de la Compagnie qui porte son nom), que citait en 1956 un magazine spécialisé dans les questions aéronautiques: « Nous sommes en train de travailler sur des dispositifs en vue d’annuler la gravité. »"Bell, semble-t-il, n’était pas la seule firme travaillant sur ce sujet. Plusieurs autres cherchaient à maîtriser cette mystérieuse « science », parmi lesquelles la Glenn L Martin Company Convair, Lear et Sperry Gyroscope. D’ici peu d’années, on nous prédisait que les vaisseaux aériens, les voitures, les sous-marins et les centrales électriques fonctionneraient tous grâce à cette technique de propulsion radicalement nouvelle. Malheureusement, cela ne se vérifia pas. »La suite de l’article passe en revue les différentes réalisations dans le domaine des avions futuristes américains, qui relèvent des « black projects » (c’est-à-dire des projets financés hors tout contrôle parlementaire). Pour conclure, l’article aborde plus précisément la question des activités très secrètes qui sont menées à Groom Lake:« Groom Lake, dans le Nevada, est l’épicentre d’une zone de recherches secrètes de l’US Air Force sur (….) des techniques aérospatiales exotiques. Plusieurs années après 1′écroulement de la menace soviétique, l’activité et les investissements dans cette base aérienne isolée et très secrète (si secrète même, que son existence n’a jamais encore été reconnue par le gouvernement américain) sont en constante progression. Tandis que des recherches dans des domaines technologiques moins sensibles (….) sont poursuivies au grand jour dans la base proche d’Edwards, en Californie, Groom Lake continue de garder ses secrets. La récente confiscation de 1600 ha de terrain autour du périmètre de Groom Lake confirme bien la volonté du Pentagone de maintenir sa prééminence dans le domaine des technologies qui représentent un saut dans l’inconnu – certaines de celles-ci, d’après les témoignages d’observateurs très qualifiés dans la base et autour d’elle, défiant les idées habituelles que l’on peut normalement se faire de l’évolution naturelle de l’ingénierie aérospatiale. »
« Le fait que des firmes aérospatiales (américaines) continuent à envisager une alternative radicalement nouvelle aux concepts sur lesquels sont fondés aujourd’hui les véhicules aériens, est bien la preuve de leur quête d’avancées révolutionnaires Les aperçus que nous pouvons avoir sur ce sujet sont rares, mais ils fournissent cependant quelques indications sur ce que sera l’activité de recherche au vingt et unième siècle Le projet (non classifié) intitulé Etudes sur la Propulsion électrique (un autre nom pour désigner la recherche d’un système de propulsion anti gravifique), qui date de 1990 et qui est conduit par Science Applications International Corp dans les laboratoires d’Edwards AFB. Témoigne bien que les visionnaires de l’Air Force donnent libre cours à leur imagination. British Aerospace consacre également une partie de ses ressources à ses propres recherches sur l’anti-gravité, et cette société est même allée assez loin d ans cette voie pour présenter des esquisses de ses projets dessinées par des artistes – une vitrine pour les idées de Lawrence Bell peut-être pas si éloignée après tout du but à atteindre. »" On rapporte qu’avant de mourir Ben Rich, qui fut à la tête de Lockheed’s Skunk Works de 1975 à 1991, aurait déclaré: « Nous avons (réalisé) quelques nouvelles choses Nous ne stagnons pas. Nous restons à jour en travaillant, sans publicité. Nous avons quelques nouveaux programmes, et il y a certaines choses déjà trouvées il y a 20 ou 30 ans qui restent aujourd’hui encore des percées à ne pas ébruiter. Les autres peuples n’en disposent toujours pas. »"Dans 30 ans, il se peut qu’on ne nous ait toujours pas révélé la moitié de ce qui est aujourd’hui testé à Groom Lake. »Comme on le voit, ce texte fait très clairement état de recherches entièrement nouvelles qui représentent un « saut dans l’inconnu ». Ces recherches, engagées avec le concours de grandes firmes industrielles américaines (et de plusieurs universités, selon Keyhoe), porteraient en particulier sur la « propulsion anti gravifique » (baptisée « propulsion électrique », nous comprendrons bientôt pourquoi) et auraient débuté peu après la fin de la seconde guerre mondiale. Elles auraient assez vite donné des résultats toujours gardés secrets et ignorés des autres nations, sans que l’on nous dise clairement si l’antigravitation proprement dite a été maîtrisée et si certains des engins testés à Groom Lake utilisent déjà ce mode de propulsion – mais cela est indépendamment suggéré par les descriptions de témoins postés autour de la base, auxquelles nous avons fait allusion plus haut. Il n’est évidemment pas fait mention dans l’article des allégations de certains ufologues américains de la « Lunatic Fringe », tel John Lear, selon lesquelles des Aliens occuperaient des laboratoires souterrains dans la base de Groom Lake et fourniraient aux militaires américains une aide scientifique et technologique en échange de leur silence sur les mutilations de bestiaux et les enlèvements d’humains. Tout se passe comme si l’on préparait progressivement l’opinion américaine et mondiale à l’annonce de progrès majeurs, et évidemment d’origine purement terrestre, de la science et de la technologie aérospatiales, réalisés dans le plus grand secret par les USA (et éventuellement la Grande Bretagne) depuis 30 années ou plus. L’antigravitation serait au coeur de ces recherches. 
  

La physique actuelle ignore l’antigravitation

De telles révélations n’ont jusqu’à présent guère fait de vagues dans les milieux de la Recherche en physique théorique, on comprendra bientôt pourquoi. En revanche, elles risquent à juste titre d’être prises au sérieux dans les milieux du Renseignement, mais je crains que ces milieux ne voient pas les implications extrêmement graves qui en découlent. Car les choses ne sont pas aussi simples qu’il peut le paraître, et elles demandent à être examinées d’un point de vue critique dont il me semble qu’il n’a guère été pris en compte jusqu’à présent. Le problème posé est celui-ci: Est-il réaliste de croire qu’à coup de dollars distribués sans compter pour alimenter une recherche planifiée ultrasecrète, la découverte de la théorie physique de l’antigravitation (sans parler de sa mise en oeuvre) puisse être réalisée dans un délai raisonnable en partant des bases fondamentales de notre science terrestre, sans que le reste de la communauté scientifique soit au courant, et surtout sans que des signes avant-coureurs soient apparus d’une crise de la physique obligeant à modifier ou à élargir ces bases? J’affirme que la réponse est non. Et voici pourquoi. On confond trop souvent physique fondamentale et physique appliquée (cette dernière débouchant sur les réalisations industrielles). Cette confusion risque de conduire trop de responsables politiques et militaires à se référer à l’exemple du Manhattan Project pour appuyer l’idée qu’en « mettant le paquet » sur un projet, les Américains sont capables d’aboutir à une percée décisive dans un délai raisonnable tout en maintenant les recherches secrètes. Or le Manhattan Project n’était en fait qu’un projet technologique en vue de fabriquer la bombe atomique. Projet certes gigantesque pour l’époque, mais qui ne remettait nullement en question les bases mêmes de la physique théorique. Bien au contraire, il s’appuyait entièrement sur celles-ci, et plus précisément sur le principe théorique de l’équivalence de la masse et de l’énergie (E=mc2), qui découle de la Relativité restreinte d’Einstein, auquel s’ajoutait le fait expérimental de la réaction en chaîne des neutrons dans une masse critique d’Uranium ou de Plutonium, découvert dès 1939 et connu de tous les physiciens atomistes dès le début de la seconde guerre mondiale. S’il y eut un secret, ce fut d’abord celui de la nature du projet lui-même: construire la bombe. Ce fut ensuite celui des techniques à développer pour y arriver: séparation des isotopes de l’Uranium, fabrication du Plutonium, détermination expérimentale de la masse critique (qui coûta la vie à plusieurs chercheurs irradiés), etc. Il fut possible de garder secrète une recherche technologique comme celle-là pendant une durée d’ailleurs limitée, en maintenant cloisonnées ses différentes branches de façon que seuls les concepteurs du projet en connaissent la finalité. La mise au point d’un système de propulsion anti gravifique, au contraire, impliquerait que l’on an découvre au préalable les fondements théoriques. Pour le moment, ces fondements sont complètement inconnus des physiciens terrestres (même si quelques-uns uns les suspectent), pour la simple raison qu’ils ne relèvent apparemment pas des bases de la physique établie, et qu’ils semblent même à première vue les contredire. Dans le modèle à trois dimensions d’espace (qui est celui de l’univers visible dans lequel nous vivons), la « gravité » – ce que Newton appelait la « force d’attraction » des masses matérielles – est inhérente à la présence de ces masses qui, dans le cadre moderne de la Relativité généralisée, courbent en fait les « géodésiques » de l’espace-temps (c’est-à-dire les trajectoires des corps massiques), comme si une « force » était appliquée à ces corps. Toute matière « attire » de cette façon la matière en déformant l’espace-temps, et nous savons aujourd’hui que même l’antimatière, dans notre univers, est attractive et non pas répulsive comme on a pu le croire un moment. La Relativité généralisée n’est évidemment pas le dernier mot de la science, même si jusqu’à présent elle s’est trouvée confirmée avec une grande précision par de nombreuses conséquences que l’on peut en déduire. Il est possible que certains tests expérimentaux la mettent demain en échec, mais on n’en est pas là encore. On a d’ailleurs déjà proposé d’assez nombreuses variantes à cette théorie, toujours dans le cadre d’un univers à trois dimensions d’espace. Aucune ne s’est imposée jusqu’ici, mais toutes conservent en tout cas cette propriété fondamentale de l’effet gravifique d’être inhérent à la masse. Bien mieux, les tentatives nouvelles de modélisation d’espaces complexes à plusieurs feuillets d’univers (tel celui des univers jumeaux de J.-P. Petit, qui permettrait de trouver des raccourcis spatio-temporels pour voyager dans le cosmos) conservent cette propriété fondamentale de la gravitation. Celle-ci ne paraît donc pas, à première vue, pouvoir être annulée par quelque moyen que ce soit en l’état de nos connaissances théoriques les mieux établies, à moins d’annuler la masse elle-même, ce qui est un non-sens. En fait, certains physiciens suspectent qu’il puisse exister une porte de sortie qui reviendrait à considérer la gravitation comme une conséquence de l’électromagnétisme, et non comme une force à part. D’où l’idée que certains dispositifs électromagnétiques permettraient d’annuler le poids (c’est-à-dire l’attraction) sans bien entendu annuler la masse. (Cela explique peut-être pourquoi les journalistes qui évoquent les projets secrets de l’Air Force font précisément état de recherches sur l’ »électro gravité »). Parmi les tentatives connues faites dans ce sens par certains chercheurs universitaires, certaines se sont révélées mathématiquement erronées. D’autres ne prêtent pas à ce reproche, mais ne peuvent en aucun cas prétendre au titre de théorie scientifique structurée analogue à la Relativité ou aux quantas: il s’agit tout au plus (Puthoff, Haisch) de prospectives exploratoires plus qualitatives que mathématiquement établies, et totalement impropres encore à une exploitation expérimentale et a fortiori industrielle. Aucune véritable théorie d’un effet anti gravifique de nature électromagnétique n’a encore à ce jour été élaborée ni publiée au sein de la communauté scientifique internationale des physiciens théoriciens. Voilà, en résumé, quel est l’état actuel des connaissances du monde savant universitaire sur ce sujet.
Il est à noter toutefois qu’au plan expérimental, une expérience aurait été réalisée en 1992 par Podkletnov et Vuorinen de l’Université Tempere en Finlande. Ces auteurs auraient mis en évidence un effet anti gravifique produisant une diminution de poids de 2% des objets placés au-dessus d’un tore magnétique de céramique supraconductrice en rotation rapide (New Scientist 21 septembre 1996). Aucune théorie explicative du phénomène n’était fournie par les auteurs, qui se virent curieusement refuser de voir leur papier publié dans le Journal of Physics D: Applied Physics, malgré l’avis contraire des trois referees commis pour l’examiner. Podkletnov aurait prétendu qu’il avait été soumis à des pressions lui enjoignant de ne rien divulguer avant que des brevets d’exploitation commerciale aient été passés. 
  

Physique théorique et recherches militaires

De la même façon que la physique nucléaire n’est pas un chapitre de la chimie et transcende celle-ci, la physique de demain transcendera la Relativité généralisée (ou la théorie améliorée qui sera appelée à la remplacer dans un premier temps)- Peut-être une théorie dite « unitaire » finira-t-elle par être élaborée, qui conciliera gravitation et mécanique quantique et sera le prélude à une nouvelle révolution scientifique ouvrant la voie au concept électromagnétique d’antigravitation. Pour le moment, ce concept reste en dehors des bases classiques de la physique enseignée et n’est pas vraiment à l’ordre du jour dans les instituts de physique théorique. S’il doit trouver dans l’avenir un fondement rationnel, cela ne pourra être qu’au prix d’une nouvelle interprétation des bases fondamentales de notre physique terrestre actuelle. Une telle révolution, d’une importance au moins égale à celle de la Relativité ou de la mécanique quantique, ne pourrait se produire dans quelque laboratoire universitaire de recherche théorique sans que cela se sache dans le monde entier. Car tous les spécialistes en ces matières se connaissent personnellement, échangent leurs idées, publient leurs travaux, se rencontrent à l’occasion des congrès internationaux. C’est la condition même de leur créativité. Imposer le secret à ceux d’entre eux qui passeraient des contrats avec l’armée serait à la fois préjudiciable à cette créativité, et totalement irréaliste. Le chercheur théoricien de la physique travaille avec du papier, un crayon, son sens de l’intuition, sa maîtrise de l’outil mathématique, et (de nos jours) un ordinateur pour tester numériquement les conséquences tirées de ses modèles- Il doit laisser mûrir lentement et librement ses idées. Et dès qu’il a trouvé quelque chose, il faut qu’il en parle- Comme me le disait un jour un collègue: « Il est plus difficile de confiner un théoricien dans son bureau que l’antimatière dans une bouteille ». La recherche théorique ne peut être planifiée dans le cadre contraignant d’un projet militaire secret, elle en est aux antipodes. On n’a pas découvert la relativité ou la mécanique quantique sur contrats.   

En guise de conclusion

J’ignore complètement ce qui se passe à Groom Lake. J’ignore si des « Petits Gris » sont installés en maîtres dans les sous-sols de la base. J’ignore si les Américains y réparent des soucoupes volantes capturées, ou s’ils en fabriquent de toutes pièces. J’ignore s’ils se contentent d’y tester des matériels militaires d’une technologie très avancée mais ne faisant pas appel à une physique exotique. Ce que je crois pouvoir affirmer en revanche, c’est ceci:

Ou bien les bribes de renseignements que laisse filtrer l’Air Force sur les prétendues recherches qu’elle poursuit sur l’antigravitation relèvent de la désinformation, ce qui ne saurait être exclu après l’analyse faite plus haut. Mais alors, pourquoi cette désinformation? – Plusieurs réponses viennent à l’esprit- La plus immédiate est que l’on veut lancer sur une fausse piste les analystes qui tentent de connaître les véritables projets secrets de l’Air Force.

Ou bien l’Air Force, ou le Pentagone, poursuit réellement à Groom Lake (et sans doute aussi dans d’autres sites) des recherches ultrasecrètes sur l’antigravitation, qui représentent un saut majeur « dans l’inconnu » pratiquement ignoré de l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Une telle ignorance implique que ces recherches s’effectuent en circuit fermé, hors tout échange avec les autres physiciens du monde entier- Le fait qu’en dépit de cet handicap, elles auraient pu aboutir en un temps record à la création d’une nouvelle physique permettant de concevoir et peut-être même d’entreprendre dès à présent (?) la construction d’engins volants anti gravifiques révolutionnaires, irait tout-à-fait à l’encontre de la façon dont notre science terrestre fondamentale a toujours progressé depuis qu’elle existe. Un tel résultat impliquerait que l’Air Force ait pu brûler les étapes en ayant accès à d’autres informations théoriques que celles fournies par la physique fondamentale terrestre connue. Ces informations auraient donc eu nécessairement une origine non terrestre. D’aucuns penseront aux retombées du crash de Roswell, mais je n’y crois guère pour ma part, car l’analyse d’un engin, accidenté ou non, peut difficilement à elle seule permettre de comprendre les bases physiques de son fonctionnement lorsque celles-ci n’entrent dans le cadre d’aucune théorie connue – ce qui était le cas de l’antigravitation en 1947- On est donc conduit à envisager plutôt de véritables échanges avec les détenteurs d’une science plus avancée, et l’on retombe sur le scénario catastrophique de John Lear Une telle situation serait évidemment inavouable, et justifierait le mystère exceptionnel dont les responsables américains entourent Groom Lake. Je dis bien exceptionnel, car je ne sache pas qu’on ait drogué et hypnotisé les ingénieurs qui travaillaient au Projet Manhattan lorsqu’ils quittaient leur lieu d’activité.

Chacun tranchera en fonction de ses préférences. J’ai fait mon choix, on l’aura deviné, mais j’avoue ne pouvoir le fonder sur aucun argument décisif. Je constate seulement que, quelle que soit la réponse, on nous trompe. Mais il est vrai que depuis le début de l’affaire des Ovnis, nous y sommes habitués…

Note additive : Il est amusant de constater que dans son passionnant ouvrage Révélations, Jacques Vallée (qui vit en Californie, connaît parfaitement le dossier de l’ufologie et a enquêté auprès des principaux représentants de la « Lunatic Fringe » pour dénoncer leur manipulation et leur crédulité), apporte bien malgré lui des arguments (certes non décisifs) à l’appui de la thèse d’une technologie non humaine à l’oeuvre à Groom Lake. Il reconnaît en effet très objectivement qu’on a vu voler au-dessus de cette base des objets qu’il serait « très difficile de différencier de véritables soucoupes » et qui sont à l’origine « d’observations spectaculaires semblables à de vraies évolutions d’ovnis ». Il s’agit bien évidemment, selon lui, d’engins relevant d’une technologie terrestre avancée. Ces drones télécommandés existeraient en plusieurs dimensions, depuis les petites plates-formes mobiles discoïdales quasi silencieuses d’environ 1 m de diamètre, bourrées d’électronique sophistiquée et d’une très grande maniabilité, jusqu’aux engins de reconnaissance aérienne plus grands atteignant quelques mètres, dotés ou non de projecteurs, etc. Ce pourrait être un engin de ce dernier type qui aurait atterri près de Bentwaters (Grande Bretagne) en décembre 1980 sur une base anglo-américaine de l’OTAN. Cet « Ovni » était apparemment attendu par les autorités, qui avaient déployé des soldats de la base sur les lieux avant l’atterrissage, comme pour tester leur réaction – une interprétation plausible que je ne contesterai pas. Mais de la même façon que Vallée, voulant ridiculiser ceux qui croient en l’existence d’une grande base souterraine peuplée d’Aliens à Groom Lake, rapporte dans son livre qu’il leur posa la question: « Qui ramasse les ordures? », je renverrai la balle à Vallée en lui posant à mon tour une question peut-être bien plus embarrassante: « Avec quelle source d’énergie et par quel mode de propulsion ces drones silencieux qu’il nous décrit peuvent-ils voler? » Les moteurs-fusées sont toujours bruyants et exigent un poids élevé de carburant, solide ou non, si le vol doit durer longtemps. La propulsion par turbine rotative (pour la sustentation) peut être presque silencieuse si la source d’énergie est électrique, et elle rendrait compte du léger bourdonnement des objets. Mais le rapport poids/puissance pour des accumulateurs produisant cette énergie serait rédhibitoire, s’agissant d’un engin volant, et c’est également vrai d’un réacteur nucléaire. La propulsion par MHD, enfin, qui rendrait compte de la luminosité nocturne des objets et de leurs performances, exigerait encore plus d’électricité et supposerait résolu le problème de la fusion contrôlée, qui ne l’est toujours pas en cette fin de siècle, près de 20 années après l’affaire de Bentwaters. Comment peuvent donc voler les faux Ovnis de Groom Lake et d’ailleurs, s’ils n’utilisent pas une technologie fondée sur une autre physique? J’attends que Vallée m’en donne la réponse. Celle-ci existe peut-être, mais j’avoue que je ne l’ai pas encore trouvée. 

Pierre Guérin 

Lumières dans la nuit  

 

source : http://www.rhedae-magazine.com/U-S-Air-Force-Antigravitation-et Ovnis_a165.html#ixzz0ZgNPJt9X   

 

DEBAT TELEVISE AVEC PIERRE GUERIN (1974)

« Le 4 février 1974, Antenne 2 (l’actuelle France 2) diffusait un débat sur les OVNI dans le cadre de l’émission : « Actuel 2 », présenté par François DE CLOSET, sous le titre : « Le dossier des soucoupes volantes ».
L’astronome Pierre GUERIN, astrophysicien au CNRS, y est opposé à Robert CLARKE (de « France-Soir »), Gérard BONNOT (de « L’Express »), Jean-Claude BOURRET (France Inter), et à Michel ROUZE, le fondateur de l’Association Française pour l’Information Scientifique (organisme ayant pour but de lutter contre les « pseudo-sciences »).
Tout seul face à ces quatre contradicteurs, on a la désagréable impression de voir, en fait d’un débat, Pierre Guérin devant un tribunal, voire un peloton dexécution…
Cependant, que l’on soit « pro- » ou « anti- » OVNI, je pense que tout le monde s’accordera pour dire qu’il y a 35 ans, les débats télés avaient une autre classe qu’aujourdhui ! »
(et bon nombre d’arguments de Guérin sont toujours valables aujourd’hui)

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

OVNI : INTERVIEW DU DR JACQUES VALLEE PAR MARC MENANT(Europe 1)

Posté par skystars dans : Exo-contacts , 1 commentaire

Image de prévisualisation YouTube  

 

 

   »La destinée de l’homme est de se tenir toujours entre la certitude de sa réussite scientifique et l’évidence embarrassante qu’elle ne rend pas compte de la réalité que nous observons : il existe d’autres forces. Nous les appelons fantômes, esprits ou extraterrestres. Quand ils nous échappent totalement, nous en faisons des dieux avec une lâcheté abjecte, pour mieux adorer ce que nous sommes incapables de comprendre ou pour mieux idolâtrer ce que nous sommes trop paresseux pour analyser. C’est une vérité d’un autre ordre que je cherche … »  Jacques Vallée 

Jacques Vallée est un informaticien, astronome et ufologue français né le 24 septembre 1939 à Pontoise, près de Paris.

Fils d’un magistrat, il obtient une licence de mathématique à la Sorbonne et une maitrise d’astrophysique à l’Université de Lille. Adolescent, à Pontoise, deux choses orienteront sa vie : la vision d’un OVNI dans le ciel de sa ville natale, « classique, argentée, réfléchissant le Soleil, avec une sorte de dôme transparent dessus » (observation qui sera confirmée par l’un de ses amis habitant la même ville) et la lecture d’un livre de l’ufologue français Aimé Michel en 1958. Après la lecture de ce livre, il correspondra avec lui.

Lors de ses études d’astrophysique, il observera d’autres OVNI, qu’il ne put pas expliquer. En 1961, il débuta sa carrière professionnelle en tant qu’astronome à l’Observatoire de Paris.

En 1962, il quitte la France pour pratiquer l’astronomie à l’Université du Texas (États-Unis). Là-bas il co-développe la première carte informatisée de Mars pour la NASA. Ensuite, il étudie à la Northwestern University où il obtînt un doctorat en informatique. Enquêteur capital du grand projet de la NSF de réseau d’ordinateurs, qui aboutit au premier système de conférence sur l’ARPANET des années avant l’avènement de l’Internet, il officie également au National Advisory Committee of the University of Michigan College of Engineering.

C’est en 1961 que son premier roman de science-fiction, Le Sub-espace, est publié par Georges H. Gallet, directeur du « rayon fantastique ». Avec ce roman, Vallée remporte le prix Jules Verne sous le pseudonyme de Jérome Sériel.

Il découvre l’intelligence artificielle et rejoint le projet Blue Book. S’intéressant sans cesse davantage aux ovnis, il propose en 1966 un système de classification des observations d’ovnis (qui sera suivit d’un second en 1990)

Il fonde avec son mentor, le professeur J. Allen Hynek le Collège Invisible (qui se fondra ensuite dans le CUFOS, un groupe d’experts du monde entier qui s’interrogent sans pour autant croire forcément aux soucoupes volantes).

Il est choisi par Steven Spielberg comme modèle pour le personnage de Lacombe, le savant français interprété par François Truffaut dans son film « Rencontres du troisième type » 

Interview de Jacques Vallée par Marc Menant (MAI 2001)

Marc Menant : …la bonne nouvelle, c’est parce que nous allons nous consacrer à un personnage étonnant, sortant véritablement de l’ordinaire, et comme il vit aux Etats-U nis, et bien il n’était de passage que dans la semaine à Paris et par conséquent, nous ne pouvions pas l’avoir dans notre studio en ce dimanche matin. Ce personnage, il est chercheur, il est astronome, il habite aux Etats-Unis depuis 35 ans – aujourd’hui il est informaticien – Rencontre du 3ème Type, au cinéma ça vous dit quelque chose, le film de Spielberg ; et bien le scientifique, c’était lui, scientifique incarné par Truffaut. Je nomme Jacques Vallée, il est à nos côtés, et avec lui nous allons vers le point sur les extraterrestres, grâce à tous ces dossiers qu’il a eut en sa possession. Alors il y a les croyants purs et durs qui disent : « A n’en pas douter, ça existe » ; il y a les autres qui disent : « Bouchons-nous les oreilles, tout çà n’est qu’inepsies ». Et puis, ben, je dirais que vous êtes entre les 2, et peut-être le plus crédible parce que vous êtes le seul a avoir eut accès, entre autres, aux dossiers de l’Air Force, et pendant des années et des années, vous avez pu puiser là matière à information et surtout mener des enquêtes pour voir ce qu’on pouvait en tirer. 

Jacques Vallée : Mais je ne sais pas d’ailleurs pourquoi vous m’avez invité parce que je suis probablement la seule personne au monde qui ne sait pas ce que sont les ovnis… tous mes… 

Marc Menant : (rires) 

Jacques Vallée : …tous mes collègues en science savent très bien que ce sont des hallucinations, des mirages, etc. et tous mes amis en ufologie savent que nous sommes visités par des petits-gris extraterrestres, etc. Je continue à faire de la recherche, je suis persuadé qu’il y a un phénomène, qu’il y a un phénomène physique, non expliqué, matériel, mais qu’il n’y a pas que çà. Et je suis arrivé à cette conclusion par une lente progression qui a commencé en France – j’ai fais comme vous le rappelez mes études d’astrophysique en France – et j’étais persuadé que s’il y avait des ovnis, les astronomes les verraient et les astronomes nous le diraient. Sur quoi, au cours de mon adolescence, j’avais vu un objet au-dessus de Pontoise, là où je suis né, originaire de cette région, et j’ai vu un objet avec d’autres témoins, indépendants, que je n’ai jamais su expliquer. 

Marc Menant : Alors il était comment cet objet déjà ? 

Jacques Vallée : Ben cet objet, c’était une soucoupe classique. C’était un disque, argenté, qui réfléchissait le Soleil, avec ce qui ressemblait à un dôme transparent par-dessus. J’avais un ami qui était… qui se destinait à des études d’ingénieur, qui habitait à 1 km de chez moi et qui l’a regardé à la jumelle et qui a décrit exactement la même chose. On a jamais réussi à l’expliquer, mais sur le moment je me suis persuadé que ça devait être un prototype de quelque chose… seulement ça faisait pas de bruit, ça… c’était suspendu dans l’air… pas à très grande altitude, c’était clairement visible. Et, bon, sur le moment je… c’était tellement en dehors de la réalité normale que je n’y ai pas vraiment prêté attention, j’ai continué mes études… 

Marc Menant : D’autant plus que votre papa, il n’était pas très ouvert dans le… Jacques Vallée : Non, il n’était ouvert à çà… 

Marc Menant : Il y a un livre, qui est prétexte à notre rencontre, c’est… il s’appelle Science Interdite, et c’est le journal intime que vous avez rédigé de 1957 à 1969, où on voit bien tous les atermoiements, toute vos curiosités, d’abord comment vous êtes dans l’avalisation, du phénomène, presque dans la croyance pure et dure, et après vous dites : « c’est peut-être pas tout à fait çà ». Et c’est passionnant parce que en plus vous avez une sorte d’impudeur qui nous permet de vous comprendre et de suivre ce qu’est le cheminement d’une pensée pour un jeune chercheur. 

Jacques Vallée : Mon père était magistrat, il avait été longtemps juge d’instruction ; il avait une grande expérience du témoignage humain. Et pour lui les témoignages qui n’étaient pas vérifiables – parce que souvent on se trouve devant des témoignages de gens qui ont été surpris par le phénomène mais qui n’ont pas de preuve du phénomène – donc pour lui ces témoignages étaient suspects. Et… 

Marc Menant : Pour un juge c’est normal que les témoignages soient suspects… (sourire) 

Jacques Vallée : …Non mais c’est normal. Il avait l’expérience de… Bon, c’est vrai que quand vous avez un accident de voiture, s’il y a 10 témoins, il y a 10 histoires différentes ; bon il faut arriver à reconstituer ce qui s’est vraiment passé. Ce qui m’a vraiment convaincu de me passionner pour le problème c’est, dans mon travail d’astronome, c’était tout à fait au début de nos expériences spatiales, et nous faisions du suivi de satellites, du tracking de satellites artificiels, et de temps en temps nous faisions du tracking de satellites n’auraient pas dû être là. Or, bon il y a des satellites secrets bien sûr… sauf que c’est difficile de garder secret un lancement de fusée. Et que le satellite peut être difficile à voir, mais la fusée on la voit. Et à ce moment-là il n’y avait pas tellement de satellites c’était tout à fait au début – et, plusieurs nuits de suite, nous – c’est-à-dire toute l’équipe en fait à l’observatoire de Meudon – avait fait le suivi d’un objet sur lequel on avait 11 pointés, qui était rétrograde en plus. Alors ça ne dit peut-être rien pour les gens qui nous écoutent mais à cet époque là il n’y avait pas de fusée au monde qui pouvait lancer un satellite qui était en orbite autour de la Terre dans le sens inverse de la rotation de la Terre. Donc c’était très… donc ça m’a passionné parce que c’était un objet non identifié… 

Marc Menant : Et qui était, disons, au rendez-vous tous les soirs ? 

Jacques Vallée : On l’a vu plusieurs fois et plusieurs observatoires français l’ont vu, oui. 

Marc Menant : D’accord. 

Jacques Vallée : Et… Ben il y a une question qui se pose tout de suite un astronome, c’est : est-ce que ça peut-être une météorite ou un objet cosmique qui se trouvait en orbite autour de la Terre ? Ce qui serait très intéressant… Et le lendemain le directeur du département a pris cette bande magnétique et l’a effacée. Or, çà, ça m’a beaucoup choqué parce que en astronomie – bon en physique on peut toujours refaire une manip – en astronomie on apprend que si on ne peut expliquer une observation on la garde. Et surtout si on ne peut pas l’expliquer on le communique à ses collègues et puis peut-être que dans 1 an, dans 50 ans, ou dans 100 ans, quelqu’un découvrira la raison du phénomène. 

Marc Menant : Mais surtout on considère ça comme un trésor, un filon potentiel, et on a la curiosité et je dirais la déontologie de le conserver et de l’étudier. 

Jacques Vallée : Oui. Alors pour moi ça a vraiment été un choc parce que je voyais que les astronomes voyaient des choses qu’ils expliquaient pas, et ils détruisaient les données. Alors ce n’est pas du tout comme ça que je concevais la science, et d’ailleurs la principale raison qu’il nous a donnée pour cette destruction des données c’est : « Si on transmettait çà aux américains » – parce qu’on faisait partie de l’année géophysique internationale, donc on transmettait toutes les données internationalement – « …nos collègues étrangers se moqueraient de nous ». C’était déjà cette peur du ridicule qui causait cette crispation… destruction des données. Plus tard j’ai donc travaillé… or plus tard j’ai donc travaillé à l’Université Northwestern, où j’ai fait mon doctorat en informatique. J’ai travaillé… j’ai eu le privilège de travailler avec le professeur Hynek qui était le conseiller scientifique de l’Armée de l’Air américaine sur la question des ovnis, tout à fait officiellement. Et c’est là que j’ai eu accès aux dossiers de l’Air Force. Et ils avaient non seulement les observations du même, du même objet que nous à l’observatoire de Paris, mais ils avaient les photographies. Et cet objet n’a jamais été expliqué. Les américains en avaient fait le tracking aussi et j’ai toujours la photo. 

Marc Menant : Alors ce qui est formidable, c’est que dans ces dossiers de l’Air Force, quand on suit l’élaboration je dirais de cette accumulation d’éléments troublants, il y a ceux, qui sont là avérés, vous sentez bien qu’il y a des manipulations, et puis un jour, vous allez vous aperçevoir qu’en réalité tout cela c’est peut-être aussi une façon de faire plaisir aux scientifiques mais pour mieux les endormir… 

Jacques Vallée : Le phénomène est tellement varié dans les… entre… Alors en 4 ans si vous voulez – sur mon temps personnel bien sûr – j’ai épluché 11 000 dossiers de l’Armée de l’Air américaine. Bon. C’était… cette époque-là, l’Armée de l’Air américaine faisait 1 rapport toutes les ans au Congrès en disant : « Cette année encore nous avons réussi à expliquer 97 % ou 98 % de tous les cas », ce qui voulait dire que si on dépensait un petit peu plus d’argent, si on avait un peu plus de chercheurs, on pourrait expliquer les 3 % qui restaient. … plutôt que les statistiques, il était clair qu’une majorité des cas était explicable – donc y compris les cas vus avec des pilotes, etc. c’était explicable par des effets de l’atmosphère – tout ça c’est bon – ce que disent rationalistes, les sceptiques. C’est vrai qu’une majorité de cas est explicable. des mirages… Mais il reste les cas qui ne sont pas expliqués. Et c’est ceux-là qui devraient… Alors il y a un crime qui est commis, aux Etats-Unis, en France, dans tous les grands pays : c’est que les vraies données ne sont pas à la disposition des scientifiques. Les vraies données sont les cas des pilotes militaires, des radars militaires, souvent même des cas donnés venant du public, sont censurées, ou sont gardées par des équipes militaires et qu’ils… alors les militaires ont une raison légitime de s’intéresser à ces questions-là… parce que… 

Marc Menant : Ils croient que ça vient de l’ennemi… potentiel… surtout à l’époque, parce que c’était les soviétiques. 

Jacques Vallée : Bien sûr, c’était à l’époque de la guerre froide… ou bien ils peuvent… Je me souviens d’un des 1ers dossiers du projet Blue Book de l’Air Force, c’était donc au début des années… fin des annés 1940s ou début des années 1950s,… des gens qui voyaient un objet au-dessus de l’Alaska, 1 objet qui volait très très haut, et qui visiblement ne pouvait pas être un avion parce qu’il était beaucoup plus haut qu’un avion. Bon. Et ils ont donc fait un rapport à l’Armée de l’Air, et l’Armée de l’Air l’avait classé comme non identifié, c’est-à-dire comme ovni. En fait ils savaient très bien ce que c’était, c’était des U-2 qui allaient vers l’Union Soviétique, mais ils ne pouvaient pas donner l’explication. Donc il y avait une censure… D’autre part il peut y avoir des phénomènes, ou naturels ou artificiels, qui sont… on sait que le phénomène ovni, entre autres choses, a un effet sur les capteurs, sur les radars, sur un certain nombre d’appareils déployés par les militaires, et il pourraient à la limite déclencher une alerte, voire une alerte nucléaire. Si on supposait qu’un ovni, quel que soit cet objet, arrive sur une trajectoire qui ressemble à un missile, il déclencherait une alerte. Et en fait c’est arrivé… c’est arrivé aux Etats-Unis… c’est arrivé en Union Soviétique. 

(…) Marc Menant : Eh bien vous avez eu ce bonheur de pouvoir être en contact avec ces dossiers presque secrets de l’Air Force pendant des années et des années. On a commencé à les ouvrir avec vous, on a vu qu’il y avait, ben oui, les cas qui n’étaient pas à prendre en considération. ce que les sceptiques devraient quand même prendre en considération au lieu de se fermer les yeux. 

jacquesvallee.jpg

Jacques Vallée : Mon professeur d’astrophysique de France, qui s’appelait Vladimir Kourganoff, il avait écrit que « Toute vérité pour entrer dans le royaume de la science doit passer entre 2 montres qui sont le fanatisme et le scepticisme ». Je crois que ça s’applique particulièrement à ce sujet. Pour beaucoup gens, s’il y a des ovnis, c’est des extraterrestres. Pour eux, il n’y a pas de problème, on a fait l’équation, si vous voulez, entre ovnis et extraterrestres. Pour les sceptiques, bien sûr, ça ne peut pas exister, donc ça n’existe pas, donc c’est pas la peine d’aller voir les cas. Je me souviens il y avait un organisme français au sein du CNES, qui s’appellait le GEPAN, qui s’appelle maintenant le SEPRA(NDLR : GEIPAN depuis peu), dont les chercheurs avaient invité des sceptiques français, en particulier des rationalistes astronomes, à venir avec eux sur le terrain ; ils avaient toujours refusé d’ailleurs d’aller sur le terrain, ils n’avaient pas besoin d’aller sur le terrain puisque ça n’existait pas. Donc on avait déjà la réponse. Alors ce n’est pas comme çà qu’on fait de la science. On fait de la science en regardant le phénomènes, les phénomènes et en essayant de les trier. J’avais repris l’ensemble des statistiques de l’Armée de l’Air, donc il y avait une majorité des cas s’expliquait, il y avait quelques cas qu’on pouvait attribuer à des phénomènes naturels mal connus, et d’ailleurs depuis on a découvert sur un certain nombre de choses sur la haute atmosphère, à cause des satellites, à cause des… et puis il restait des cas qui étaient vraiment des cas où il y avait un objet physique, matériel… 

Marc Menant : Est-ce qu’il y a un pourcentage à peu près ? C’est 5 % ? 10 % ? 

Jacques Vallée : Alors il y avait en gros 4 catégories : il y avait une catégorie de… vraiment d’erreurs physiques classiques… 

Marc Menant : Les cas qui pour vous appartiennent à l’inexplicable ? C’est 5 % ? 

Jacques Vallée : C’est 5 à 10 %. C’est vrai dans tous les pays, hein, on fait des statistiques en France, des statistiques aux Etats-Unis… c’est à peu près la même chose. Le phénomène est très robuste. 

Marc Menant : Alors, pour parler très clairement : dans votre livre Science Interdite, ce journal intime de 1957 à 1969, aux éditions O.P., vous dites très clairement par exemple en 1954, alors là il y en a partout des ovnis. Et puis, bon, après, on s’apperçoit que… c’est à tel endroit… qu’il y aurait également une sorte d’ordonnancement, c’est-à-dire que les apparitions ne se feraient pas tout à fait au hasard. 

Jacques Vallée : Oui alors, au début, on avait réuni un petit groupe, un petit club qui s’appellait le Collège Invisible de scientifques à la fois aux Etats-Unis et en France qui se passionnaient pour le sujet. Alors il y avait par exemple Yves Rocard, le professeur Rocard, on avait des gens comme Pierre Guérin, qui est mort récemment, qui était astronome, et on avait une certaine arrogance. … on a une formation scientifique, on a des ordinateurs, on va classer tout çà, on va prendre les meilleurs cas, et puis on va trouver la réponse. Alors on a commencé à chercher … dans le temps, dans l’espace, etc. On est tout de suite tombé sur ce découpage en vagues, hein, le phénomène n’est pas un phénomène constant sur la planète, il se manifeste par des vagues intenses sur une région donnée, qui durent 2 à 3 mois, et puis qui disparaissent. Et donc on va essayer de reconstituer cette structure de vague et de voir s’il y avait une corrélation avec quelque chose. On a jamais trouvé de véritable corrélation. Donc ça reste un problème. Le phénomène est extrêmement robuste, dans la mesure où les manifestations sont les mêmes sur toute la planète dans toutes les cultures. Donc quand les psychosociologues nous disent « C’est des hallucinations », les hallucinations au Brésil c’est pas la même chose que les hallucinations au Grand Nord du Canada et les hallucinations en France. Bon. Donc… 

Marc Menant : Alors on peut s’arrêter sur cette notion là d’hallucination, puisque vous avez dit… alors on va faire une petite dérive. C’est-à-dire que les hallucinations, pour certains ce sont des hallucinations mystiques. Alors vous parlez du Brésil, extrêmement religieuses, il y a, hein, Jésus qui est sur la baie de Rio, la vierge Marie, etc. etc. Alors est-ce qu’on pourrait considérer qu’il y a une sorte d’analogie dans le fait de l’envisager comme hypothèse entre ce type quand même de ressenti d’une population capable de croire à une sorte de d’omniprésence comme çà, et puis les phénomènes ovni en tant que tels ? 

Jacques Vallée : J’ai beaucoup travaillé sur… le livre s’attachait à rappeler et noter les conversations que j’avais pu avoir avec notamment avec Aimé Michel par exemple, qui est un esprit méconnu, un des… vraiment brillants esprits qui ont existé en France sur ce sujet… C’est lui qui m’avait orienté vers ce lien qui existe entre le phénomène ovni et les phénomènes paranormaux. Alors – et là je suis responsable un peu d’une erreur, il y a beaucoup de gens qui m’ont attaqué là-dessus et qui m’ont… essayé de me classer parmi ceux qui nient le phénomène parce que j’employais le mot de « psychisme ». Alors c’est un peu erreur, une mauvaise traduction de l’anglais parce que en anglais, « psychic research » ou « psychic phenomenon » ça veut dire un phénomène lié à la conscience. Or quand on emploie phénomène « psychique » en français ça suggère quelque chose qui n’existe pas, ça suggère une hallucination. Et là, franchement, j’ai fais un contresens. Il est clair que, au-delà des manifestations matérielles, physiques, réelles du phénomène, environnement, interaction électromagnétiques, traces, résidus matériels, etc… qu’on a étudié et continue à étudier, il y a un effet sur le psychisme des témoins. Alors… du moins sur la conscience des témoins. 

Marc Menant : Donc il y a des personnes qui se retrouvent avec une réalité au moins pour eux. 

Jacques Vallée : Oui… Marc Menant : Et puis bon on ne peut pas non plus, dans notre conversation – et on va rapidement l’aborder parce que, si on était uniquement dans le rapport avec des photos, il y a toujours les doutes, les trucages, etc. etc. – mais il y a les stigmates de relations pseudo-extraterrestres. 

Jacques Vallée : Le cas classique c’est le cas de Betty et Barney Hill, que je connais, qui était le 1er témoin… les témoins dans le 1er cas d’abduction aux Etats-Unis… Ils… 

Marc Menant : Abduction c’est quand on est enlevés, c’est çà ? 

Jacques Vallée : C’est des… Oui. Le rapport qu’ils ont fait c’est que d’abord ils avaient vu un objet dans le ciel du New Hampshire dans l’est… le nord-est des Etats-Unis ; ils rentraient chez eux, et à la suite de leur voyage – ils rentraient de vacances – ils ont une série de cauchemars absolument affreux et ils ont allés voir un médecin qui les a amenés voir vers un psychiatre. Le psychiatre était un psychiatre ex de l’armée américaine pendant la guerre, quelqu’un qui avait une grande expérience de l’hypnose, qui les a hypnotisé en étant à peu près certain qu’il allait trouver une raison dans les relations du couple, et il a été obligé de se convaincre que, sous hypnose, indépendamment l’un de l’autre, les 2… entre Betty et Barney se rappelaient de quelque chose dont ils n’étaient pas conscients normalement : d’avoir approché cet engin – il faut bien l’appeler un engin – et d’avoir été emmenés à l’intérieur de cet engin. Alors j’ai passé 2 jours avec Betty et Barney Hill et le docteur Simon, dans… chez le … dans le New Hampshire. Et j’ai demandé à un certain moment, un certain moment où on a écouté les bandes – qui sont absolument terrifiantes, hein, c’est horrible – je lui dit : « Docteur, si vous et moi avions été dans cette voiture, avec eux, qu’est-ce que nous aurions vu ? Est-ce que nous aurions vu Betty et Barney simplement rouler comme çà et puis voir une lumière dans le ciel, ou est-ce que vous avez vu arrêté par un objet qui bloquait la route, et puis des petits êtres qui les emmenaient à l’intérieur ? ». Il me dit : « Je ne peux absolument pas répondre à cette question. Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est réel pour eux. C’est réel, ça fait partie de la réalité de mes patients, je ne peux pas vous dire ce que vous et moi on aurait vu à ce moment là ». (…) 

Marc Menant : Je rappelle votre livre quand même … de temps en temps parce que il mérite le détour car, au-delà du phénomène, j’ai beaucoup ap… aimé cette impudeur qui est la vôtre, où on voit les mélanges, je dirais, de psychologie personnelle, de philosophie et également de façon d’envisager l’existence. On sent l’homme qui aime vivre. Et puis, bon, cette difficulté, dans la différence qui est la vôtre, à insérer le monde, à vous faire comprendre. Et donc tout ça rend le livre extrêmement attachant au-delà du phénomène, et c’est donc une originalité en soi qui permet d’entrer dans un univers qui est celui de la recherche d’un homme sortant de cette façon de vivre le quotidien dont on souffre pour la plupart. Alors Jacques Vallée, Science Interdite, journal 1957-1969 ; il y aura également tout un reportage dans le journal de l’association ONDES sur vous prochainement. Et puis, continuons donc… Il y a ce cas de la famille Hill, mais il n’est pas le seul. Dans votre livre à un moment donné on va faire un saut, un peu plus loin, c’est au le Brésil. On va retrouver 2 techniciens qui étaient montés sur une montagne afin de prendre rendez-vous avec des extraterrestres, c’est bien çà ? Alors que ce passe-t-il à ce moment-là ? 

Jacques Vallée : Tout à fait, et je crois que là on touche l’aspect du phénomène qui me… qui continue de me passionner… qui continue à m’inciter à poursuivre cette recherche ; ce qui est pas évident, hein, parce que on tombe… dès qu’on entre pas dans une… dans… si vous voulez le catéchisme de l’ufologie – ou du scepticisme – on tombe dans une série de chapelles, et les ufologues ont vraiment une attitude totalement inepte vis-à-vis des scientifiques, pour essayer de convaincre les scientifiques de s’intéresser à la question. L’ufologie est un bastion d’inaptitudes… 

Marc Menant : Allez, laissons-les de côté, et intéressons-nous à… 

Jacques Vallée : Le phénomène lui-même dépasse tout çà et il nous force à nous poser des questions, non seulement sur la vie extraterrestre, sur ce genre phénomènes, mais sur notre histoire sur la Terre, et sur la nature de la réalité. Alors il y beaucoup de choses en science aujourd’hui qui interrogent la nature de la réalité. Et on rejoint ce que vous disiez tout à l’heure sur les phénomènes religieux, et sur les miracles soit-disant… qu’on peut faire un parallèle entre les effets… Si on retire le dogme, si on retire la croyance, des ufologues, ou des différentes sectes ou des différentes religions, et qu’on regarde simplement les phénomènes. Et bien il y a un parallèle absolu dans… au cours de toute l’histoire entre le phénomène ovni tel qu’on peut le voir aujourd’hui et les phénomènes religieux – il y a qu’à voir Fatima par exemple au Portugal – Alors au Brésil, il y a effectivement un certain nombre de groupes qui se sont passionnés pour ce genre de choses, et qui se sont… qui ont cru qu’ils pouvaient rentrer directement un contact avec ce phénomène. 

Marc Menant : Alors ils ont envoyé par exemple un message ou pas ? Ils se postaient en haut d’une montagne, et puis ils attendaient parce qu’ils pensaient, en fonction d’une informations qui auraient pu détenir, ou cru détenir, que théoriquement… ben… je sais pas… qu’il y avait une piste d’atterrissage qui était là…

 Jacques Vallée : Ils pensaient que… qu’ils étaient en contact, ils ont reçu des messages… 

Marc Menant : D’accord. 

Jacques Vallée : …de la part d’extraterrestres, ou d’une certaine conscience liée au phénomène et que ils allaient avoir une rencontre. Et ces 2 techniciens ont visiblement pris, ingéré quelque chose, une capsule… des capsules particulières… qui leur donnait un état de conscience altéré, modifié, et on a retrouvé leurs cadavres sur cette montagne. 

Marc Menant : Avec un masque sur les yeux. 

Jacques Vallée : Avec un masque de plomb sur les yeux. Je l’ai appelé « Le Mystère du Masque de Plomb ». Le message qu’ils avaient reçu disait qu’il fallait qu’ils protègent leurs yeux de la radiation de l’objet qui allait… Ce qui est curieux c’est que des personnalités brésiliennes ce jour-là avaient indépendamment fait un rapport sur une lumière lenticulaire qu’ils ont vu au-dessus de la montagne à ce moment-là. Cà ça n’a jamais été expliqué. Je suis retourné au Brésil avec des amis, des correspondants. Je suis allé sur les lieux avec le témoin qui avait découvert les corps et avec le détective de la Police de Rio qui continue à faire une enquête sur le cas. Parce que ils ont… bien entendu c’est un cas qui n’a pas été résolu, et la police a un certain nombre de dossiers qu’ils continuent à regarder, et qui n’est pas classé. 

Marc Menant : Attendez… Est-ce qu’on pourrait simplement penser qu’il s’agisse d’un fait divers… criminel, particulièrement bien mené, et que on aurait du mal à pouvoir récolter des indices pour confondre les auteurs du crime, mais est-ce que cette hypothèse-là est recevable ou est totalement à écarter ? Est-ce qu’il y a, disons, dans les éléments dont on dispose, d’observation sur les lieux du crime, les indices qui laisseraient supposer que, non, il y a bien eu là une manifestation qui ne peut pas être dans le registre terrestre je dirais ? 

Jacques Vallée : Je crois que sur ces cas-là on ne peut pas se prononcer. Il n’est pas évident qu’il y a eu crime… il est possible que… qu’ils aient pris une dose … de cette substance qu’ils avaient prise… Je pense qu’ils étaient… On sait beaucoup de choses sur eux quand même ; on sait que ils avaient fait un certain nombre d’expériences… c’était des techniciens en infor… en électronique, on sait qu’ils avaient fait un certain nombre d’expériences pour essayer de contacter le phénomène. Là où… il y a une autre région du Brésil, où il s’est passé quelque chose de beaucoup plus intéressant à mon avis du point de vue physique : c’est à l’embouchure de l’Amazone, j’ai passé 15 jours avec une équipe brésilienne parce que il y avait eu une série de rapports sur… vraiment une vague d’ovnis qui s’était passé en 1977, qui était d’une intensité telle que l’Armée de l’Air brésilienne a envoyé une équipe sur place, une équipe de renseignement, qui comprenait comprenait un photographe, qui comprenait des experts en renseignement, qui ont campé pendant 3 mois sur une plage du nom de Colares, où le phénomène se produisait. Et le phénomène se produisait tous les soirs. Il y avait des objets qui sortaient de l’eau, il y avait des objets qui venaient du ciel, et il y avait des objets qui venaient de tous les points de l’horizon. 

Marc Menant : On a des films ?… 

Jacques Vallée : Absolument. On a des films, des photographies, des enregistrements, des enregistrements radar. Il y avait une équipe de militaire, une équipe de renseignement militaire qui était d’une cinquantaine de personnes. Pendant 3 mois. La population locale était évacuée. Il ne restait plus que quelques personnes, dont un médecin que j’ai pu interviewer, qui ont soigné un certain nombre de témoins… qui arrivait c’est que les objets s’approchaient des habitations et émettaient une sorte de faisceau qui avait un effet physiologique sur les témoins. Alors… 

Marc Menant : C’est-à-dire ? Ils se retrouvaient par exemple immobilisés c’est çà ? Dans la… 

Jacques Vallée : …ils se retrouvaient immobilisés, ou ils se retrouvaient affaiblis. Affaiblis au point qu’ils pouvaient à peine se traîner dans les jours qui suivaient. Il y a une personne qui est décédée, une personne âgée qui est décédée, mais le faisceau si vous voulez ce n’était pas une arme, c’était pas… ils sauraient très bien faire une arme qui tueraient les gens directement. Donc c’est pas nécessairement… l’intention, si on peut prêter une intention à ce phénomène, c’est pas nécessairement de blesser la population. Mais la population l’a ressenti comme çà. Donc tous les gens qui avaient de la famille sur la terre ferme sont partis. Les pêcheurs n’allaient plus à la pêche, donc ils n’étaient plus alimentés parce que en général ils pêchent la nuit et la nuit il y avait ces objets. J’ai pu… j’ai passé 1 journée entière sur la base militaire proche, à Bélêm, une base militaire du Claudio Comar – qui est la région… une région brésilienne de la taille de la France, qui couvre toute la basse Amazone – avec le moniteur qui dirigeait cette task force, qui dirigeait cette équipe. Donc là c’était eux qui étaient les témoins, c’est-à-dire que les militaires étaient pas venus pour interroger les témoins, ils étaient là pour être témoins. Et il m’a donné accès à leur rapport sur ces observations. Et c’est ce genre de document qui devrait être mis à la disposition des scientifiques. 

(pub) Marc Menant : …Bon, euh… Là, c’est plus que du suspens, c’est mieux que le héros de Rencontres du 3ème type de Spielberg, dont vous êtes le héros – le scientifique c’est vous dans ce film, joué par Truffaut. Alors revenons… ce dossier, inimaginable, vous y avez accès… Ces militaires qui deviennent en quelque sorte les acteurs de la situation, acteurs volontaires, qu’ont-ils vécu ?… Ou du moins, la sensation de vécu ? 

Jacques Vallée : Ce qu’ils décrivent, c’est des objets, des objets physiques, matériels… Marc Menant : des disques ? 

Jacques Vallée : Non, qui étaient de toutes sortes de formes. Il y avait des disques, il y avait des ovoïdes, il y avait… vraiment une série de forme différentes ; des objets de très grandes dimensions, dont certains sortaient des eaux de l’Amazone, qui sortaient illuminés, ils ont pris des… j’ai vu les photographies – je n’ai pas vu toutes les photographies, hein… 

Marc Menant : Vous êtes scientifique, vous n’êtes pas le premier venu, bon, vous êtes vraiment un vrai chercheur, astronome… 

(…) Jacques Vallée : Absolument pas. 

Marc Menant : Bon, ça c’est le 1er point. 2ème point : dans – on va revenir au témoignage en tant que tel – Je suppose qu’on a essayé de faire des relevés sur le terrain, afin de voir s’il y avait des indices… 

Jacques Vallée : Les trajectoires sont connues. Les trajectoires sont absolument cataloguées dans le rapport que j’ai vu, et des rapports comme çà, il y en a d’autres, il y en a en France, il y en a… 

Marc Menant : Mais est-ce qu’il… 

Jacques Vallée : Ce qui était intéressant dans cette vague brésilienne, c’est l’intensité… 

Marc Menant : Bien sûr bien sûr… restons simplement dans l’observation, hein, on est à vos côtés, on a les dossiers, et on essaie de voir. Est-ce qu’il y a par exemple sur le sol des traces qui laissaient, donc… la preuve, qui affirmeraient… qu’il y a bien eu des objets qui se sont posés là. 

Jacques Vallée : Euh les objets ne se sont pas posés. C’est-à-dire il n’y a pas eu… Mais il y a d’autres cas, notamment aux Etats-Unis où on a des traces. Il y a des cas en France, qui sont bien connus, qui sont bien répertoriés, ne serait-ce que Trans-en-Provence sur lequel le GEPAN a travaillé, où il y a des traces qui ont pu être analysées. J’ai constitué une petite collection personnelle de matériaux, si vous voulez, de résidus matériels, qui sont… qui ont été liés à l’observation d’un ov… d’un objet au sol, que j’ai analysés… Alors j’ai eu la chance d’avoir accès à des sociétés de haute technologie où ce genre d’appareils est disponible, et j’ai pas mal d’amis si vous voulez à la Silicon Valley et ailleurs, qui m’ont aidé à faire ces analyses que j’ai publiées d’ailleurs. 

Marc Menant : Alors ces analyses… là on est… on oublie  les brésiliens – mais on va y revenir, on va pas se perdre. Ces analyses, est-ce qu’elles permettent de dire : tiens, on est avec des molécules qui ne sont pas les molécules dont on a les composants sur le globe terrestre ? Jacques Vallée : Jusqu’ici ce qu’on a pu dire, notamment l’article publié récemment par professeur Sturrock à l’Université de Stanford, analysant justement un de ces… un de ces… échantillons… 

Marc Menant : de ces échantillons, ouais, c’est çà, oui… 

Jacques Vallée : …on a été jusqu’à l’analyse des isotopes. Hein, on peut… Parce que même si c’est un élément qu’on trouve sur la Terre, si les… la composition isotopique est différente, on pourrait dire que ces éléments sont venus de l’espace extraterrestre. 

Marc Menant : D’accord, mmh. 

Jacques Vallée : …et jusqu’ici la réponse est non. Notamment ces échantillons ont été analysés avec la collaboration de laboratoires français, etc. Ce qu’on peut dire c’est que l’analyse des échantillons confirme ce qu’ont dit les témoins. C’est-à-dire il y a des choses qui ne trompent pas dans la structure des échantillons qui correspondent à ce que le témoin nous raconte. Donc si ce que le témoin nous racontait, c’était un canular, on pourrait le trouver. Mais il y a une chose sur laquelle je veux revenir quand même. C’est vrai que j’ai une formation scientifique… C’est vrai que des gens comme Hynek, comme Sturrock, comme Poher en France, comme Pierre Guérin qui a analysé ces cas sur le terrain, mais on a pas fait de la science. On a fait çà… 

Marc Menant : Non mais avec beaucoup de logique. 

Jacques Vallée : Oui mais on avait pas avec nous l’appareil de la science. C’est-à-dire on faisait çà à temps… un petit peu à temps perdu, le week-end, je continue à le faire, à financer mes propres recherches mais quand même limitées aux cas que m’envoient mes lecteurs par exemple. Mais – bien que je sois scientifique j’applique la méthode scientifique dans mes petites études – mais on ne peut pas appeler çà de la science. 

Marc Menant : D’accord. Il n’en reste pas moins, c’est le sérieux de l’approche… et puis après donc, le matériel humain, là, le témoignage. Il y n’a a pas que les mots en l’occurrence, il y a les témoignages physiologiques, puisque des traces apparaissent sur le corps.

 Jacques Vallée : Absolument. Et au Brésil il y avait 50 patients qui ont été traités, soit par le dispensaire local, soit par le personnel militaire 

Marc Menant : Alors que souffraient-il ? De brûlures par exemple ? 

Jacques Vallée : Alors ils présentaient d’une part des – alors je ne sais pas si on peut appeler çà des brûlures – mais ils présentaient des… – j’ai publié les photographies – des lésions. Des petites lésions circulaires sur la peau, en général sur la face ou sur le torse… 

Marc Menant : Est-ce que toutes ces lésions étaient identiques d’un corps à l’autre ? 

Jacques Vallée : Elles étaient identiques. 

Marc Menant : D’accord. C’est important. 

Jacques Vallée : Ils souffraient d’anémie… et il souffraient d’une faiblesse générale. D’ailleurs la seule personne… il y avait eu des rumeurs comme quoi des gens étaient tués par les engins, etc. Cà on a pu vraiment l’exclure en allant sur le terrain, mais il y a 1 personne qui est morte, qui est morte essentiellement de faiblesse… 

Marc Menant : et d’émotion aussi on peut penser. 

Jacques Vallée : …et peut-être d’émotion mais surtout de faiblesse ; une personnage âgée. Mais encore une fois c’est pas une arme. Ce n’est pas une arme. 

Marc Menant : D’accord. 

Jacques Vallée : …Les militaires bien sûr, les militaires brésiliens – c’était encore une fois une équipe de renseignement militaire des renseignements de l’Armée de l’Air brésilienne – ils cherchaient à l’origine s’il y avait une expérimentation d’une arme étrangère… clairement. Et puis ça a rapidement débordé sur ce cas… 

Marc Menant : Est-ce que parmi les militaires lorsqu’ils se retrouvent en situation d’acteurs témoins, certains se retrouvent avec ces stigmates physiologiques ? 

Jacques Vallée : A ma connaissance non. A ma connaissance il n’y en a pas eu dans cet équipe. 

Marc Menant : D’accord. Et dans d’autres coins du monde, lorsqu’il y a eut ce type de pseudo-contacts – gardons le terme de pseudo-contacts – avec les extraterrestres, est-ce qu’il y a des personnages, qui soient des personnages ayant une notoriété, étant des scientifiques patentés, etc. etc. et dont on puisse moins mettre en cause la parole ? 

Jacques Vallée : Oui mais alors souvent ces observations restent confidentielles. C’est un des drames du problème de l’ufologie aujourd’hui. Les media ont tellement… vraiment prostitué le sujet, polarisé vers le sensationnel que les vrais témoins, les gens qui ont vraiment quelque chose à dire, et qui risqueraient leur carrière n’en parlent plus. 

Marc Menant : Mais est-ce que vous en avez rencontré vous, personnellement, sous le sceau du secret ? 

Jacques Vallée : Je vous donne un exemple récent, le président d’une société qui connait mes recherches et qui m’aide, m’a dit qu’il avait un ami qui voulait me parler de ses observations. C’était un officier de la Marine, on a déjeuné ensemble, et il m’a raconté qu’il avait vu 3 fois des objets. La 1ère fois quand il était adolescent au Texas, et les 2 autres fois il était aux commandes d’un jet de haute performance, et il avait été suivi, il avait observé des objets qui étaient clairement à une altitude étant donné les performance des jets… qui était inexplicable, sous un aspect inexpliqué. Et je lui ai dit, évidemment la question à 64000 $, à 4 millions de $ : « A qui avez-vous raconté çà ? », et qui vous a projet secret recueilli votre observation ? ». Il m’a regardé dans les yeux en disant : « Je ne serais pas aujourd’hui le commandant d’un porte-avion nucléaire de la Marine des Etats-Unis d’Amérique si j’avais raconté çà à qui que ce soit ». 

Marc Menant : Alors çà, on comprend, effectivement. Mais il y a un point sur lequel j’aimerai avoir un éclairage. Vous, vous êtes adolescent, vous voyez un ovni. Lui, il a une 1ère expérience, il est jeune. Peut-on imaginer que des personnages, comme vous, sont très tôt dans l’effervescence de l’esprit, qui lisent énormément, qui… se soient à leur corps défendant imprégnés d’une certaine fantasmagorie… sans doute avec quelques incursions dans la littérature de science-fiction, Interprètent un phénomène, et ensuite et bien que ça mature, et que ça aide à l’émergence de quelque chose ? 

Jacques Vallée : Ben, je passe beaucoup de temps à écouter les témoins… 

Marc Menant : Est-ce qu’il y a toujours une 1ère expérience dans la jeunesse comme çà, une sensibilisation qui se ferait de façon précoce ? 

Jacques Vallée : Pas nécessairement. Il y a beaucoup de témoins qui me disent : « J’ai jamais cru à ces trucs-là, j’ai toujours crû que c’était des hallucinations des visions, et puis un jour ça m’est arrivé » et… bon. On a tendance, il est très tentant de… Le phénomène est tellement varié que, quand on a une hypothèse, on peut la prouver. C’est-à-dire que, si vous me laissez choisir… il y a une base de données qui est tellement large, que si vous me laissez choisir les cas, vous me donnez une hypothèse, je vous la prouve. A condition bien entendu de censurer tout le reste… mais ça, on passe sous le tapis, on en parle plus. 

Marc Menant : Mais çà c’est le propre de l’intime conviction. Bon, un enquêteur, il est là, même s’il se croît honnête, il pense que untel est le coupable, il va chercher les preuves à charge, il va construire son raisonnement. 

Jacques Vallée : Absolument. Mais c’est pas comme çà qu’on fait de la science. J’ai essayé, et j’ai d’ailleurs antagonisé beaucoup de gens en faisant comme çà, j’ai essayé de ne pas adhérer à une hypothèse quelconque. Alors l’hypothèse extraterrestre, bien sûr, c’est possible. Ca semble évident, quand on est astronome que la vie soit très répandue dans l’univers – d’ailleurs en ce moment on trouve des planètes toutes les semaines – C’est une hypothèse parmi d’autres, mais c’est pas la seule hypothèse. 

Marc Menant : Bon Jacques Vallée, il y a un petit point sur lequel j’aimerai revenir. Tout à l’heure vous disiez : ils sont acheminés ces personnes qui ont des brulûres, qui ont des traces. Est-ce qu’on a pu remarquer par exemple, une charge ionique ou atomique plus dense que chez un personnage… 

Jacques Vallée : Les effets… bon la 1ère chose qui vient à l’esprit c’est qu’ils ont été exposés à des radiations. 

Marc Menant : Mmh. 

Jacques Vallée : On pourrait expliquer ces lésions par une combinaison de faisceaux de micro-ondes. Mais ça ne ressemble pas à l’échelle des radiations classiques. Il y a par contre 1 cas aux Etats-Unis, où il est incontestable que les 3 témoins ont vu du côté de Houston… des lésions après – ils n’en sont pas morts. Il y avait autour de cet objet une vingtaine d’hélicoptères. Alors ça… comme… La route était brûlée, la route était fondue… 

Marc Menant : Est-ce qu’on pourrait imaginer là un prototype ? 

Jacques Vallée : Oui absolument. On a retrouvé les hélicoptères. Ca a été très très loin… Il y a eu une enquête de l’Armée de l’Air, une enquête de l’Armée, et il semble qu’il s’agissait d’un prototype de propulsion nucléaire… qui était peut-être transporté d’une base à l’autre. 

Marc Menant : Là on est dans les dossiers qui à priori intéresse l’ufologue, mais… que tous les gouvernements, l’armée et les services secrets, aient tendance à mettre sous le manteau… 

Jacques Vallée : Sous le manteau, ou alors le contraire. Et là il faut faire très attention, la part des choses. Je suis un petit peu tombé dans un panneau… dans les journaux, dans les journaux soviétiques. Les gens décrivaient des espèces de croissants lumineux jaunes qui se déplaçaient dans l’atmosphère… ces cas étaient plantés dans les journaux… en envoyant des satellites illégaux dans l’espace et comme ils ne pouvaient pas cacher la fusée… double tuyère, quelque chose qui ressemblait à une soucoupe volante jaune… et ils avaient planqué dans les journaux le fait qu’il y avait des ovnis dans cette région de l’Union Soviétique. 

Marc Menant : Là il est évident qu’on finit par abonder dans votre sens, on est ni pour ni contre, on est au moins persuadé d’une chose, c’est qu’il se passe effectivement des événements qui méritent le détour. (…) 

Marc Menant : Eh ben oui Jacques Vallée, je crois qu’on peut pas en rester là… passer à côté de phénomènes purement psychiques, les rendraient encore plus attachants… (…) 

Marc Menant : Alors tout à l’heure vous avez parlé de ce qui s’est passé au Brésil, vous nous avez ouvert, bon, bien des perspectives, mais moi j’aimerais revenir sur une autre information qui apparaît dans votre ouvrage : à un moment donné vous parlez de scientifiques – je crois que c’était des scientifiques mais si je me trompe vous me corriger bien sûr – enfin tout du moins d’un groupe de personnes qui est en situation de spiritisme, et qui vont faire apparaître une soucoupe. Racontez-nous çà… 

Jacques Vallée : Alors c’était pas vraiment des scientifiques, enfin des vrais… des gens qui… font de la haute technologie, mais c’était une équipe de renseignement américain. Ca a avait commencé par un lieutenant de la Marine qui avait enquêté sur un cas où il y avait 1 femme qui faisait de l’écriture automatique et qui était persuadé qu’elle avait… qu’elle était entrée en contact avec une forme de conscience extérieure, et que cette forme de conscience extérieure lui disait qu’elle pouvait se manifester physiquement. Et donc ça avait intrigué le… ce lieutenant et ses amis et ils avaient réuni une équipe, de très très haut niveau, une équipe de renseignement militaire américain. Et ils avaient… le… ce lieutenant pensait qu’il pouvait lui-même faire de l’écriture automatique et contacter cette même entité, disons, de conscience extérieure. Et ce qui est extraordinaire c’est que non seulement ils a contacté cette entité mais quand il a posé la question : « Est-ce qu’on peut voir quelque chose ? », la réponse était « Allez à la fenêtre ». Ils ont ouvert la fenêtre et au-dessus de Washington ils ont vu un ovni. Il y en a 1 qui s’est précipité sur le téléphone, qui a appelé le centre de radar, des radar militaire au-dessus de Washington qui lui ont dit que le radar était bloqué dans cette direction-là. 

Marc Menant : Donc il y avait une information qui aurait été reçue par le centre radar en l’occurrence ? 

Jacques Vallée : Le radar lui-même était bloqué. Le radar ne voyait rien dans cette direction. 

Marc Menant : Ah bon d’accord. 

Jacques Vallée : Il y avait une panne dans cette direction. 

Marc Menant : Ah il y avait une panne. Jacques Vallée : Ca n’a jamais été expliqué. C’est une situation assez absurde. On en a jamais parlé. Ca a fait l’objet d’un rapport confidentiel qui est parvenu au professeur Hynek et c’est ainsi que je l’ai appris. J’ai rencontré plus tard 1 des participants, qui s’appelait Arthur Lundahl, qui était le fondateur, en fait, des études par satellite – d’abord par… des… de la photographie aux Etats-Unis et ensuite des satellites – c’est lui qui était venu à Paris montrer au général de Gaulle les photos de Cuba, au moment de l’intervention liée au problème de Cuba. Donc c’est lui qui dirigeait le Centre d’Interprétation Photographique des services américains. Il faisait partie de ce groupe et m’a confirmé l’observation, m’a confirmé qu’il n’avait jamais pu comprendre ce qui s’était passé ce jour-là. 

Marc Menant : Alors est-ce qu’il y a une sorte de constante lorsque l’un de ces phénomènes se produit, qu’il y a suffisamment de témoins, qu’apparemment le cas soit recevable et que les objets d’observation style radar et autres tombent en panne ? Est-ce çà c’est… 

Jacques Vallée : Le problème c’est qu’on a pas la méthodologie. Bon, c’est une anomalie. Comme le disait Niels Bohr, l’auteur de la théorie de l’atome : « Il n’y a pas de science sans anomalie ». Hein, il faut… Dans un laboratoire, on fait des expériences ; il y a des expériences qui marchent, et d’autres qui ne marchent pas comme elles devraient, c’est une anomalie, on creuse l’anomalie, et c’est comme çà qu’on avance dans la découverte. C’est comme qu’on découvre la radioactivité, c’est comme qu’on découvre les particules élémentaires, c’est comme qu’on découvre la mécanique quantique, etc. c’est en avançant dans les anomalies. Donc une anomalie pour un scientifique c’est pas choquant. Mais au laboratoire vous avez par définition autour de vous la méthodologie, les instruments, etc. pour avancer dans l’étude cette anomalie. Quand vous êtes sur le terrain et qu’un truc comme çà arrive, vous êtes pris par surprise, mais la méthodologie n’existe pas. C’est là que les scientifiques devraient rentrer dans le dossier, et pas le laisser à des… 

Marc Menant : Justement. Mais simplement, simplement. Puisque vous aviez accès, et pendant des années, bon, aux dossiers de l’Air Force, que vous ne le faisiez pas en pirate, que les autorités le savaient, que vous pouviez leur poser des questions, je suppose que, dans la structure d’esprit qui est la vôtre, extrêmement logique, vous avez cherché à savoir si lorsqu’un phénomène qui semblait avéré se produisait, il y avait sur les radars, sur les éléments d’observation satellite, des points d’ancrage qui vérifient l’information ? Est-ce que… Est-ce que… 

Jacques Vallée : Oui absolument, on a ce genre de dossiers, on en a de plus en plus. En regardant historiquement, si vous voulez, en remontant un peu l’histoire du phénomène, on retrouve tous ces éléments. 

Marc Menant : Mais est-ce que dans d’autres cas, et avec suffisamment de constance, il y aurait le mutisme des objets, une sorte de paralysie, tel ce que vous avez évoqué il y a quelques instants ? C’est-à-dire que le radar est en panne, il est bloqué. est-ce que çà ça s’avérait souvent aussi ? 

Jacques Vallée : Euh… 

Marc Menant : Une sorte d’affolement de la matière ou au contraire de fainéantisme de la matière, de panne ou de grève involontaire. (rires) 

Jacques Vallée : Les ovnis font les 35 h… (rires) Je pense pas qu’on puisse dire çà, je pense que c’est simplement un phénomène qui est au-delà de… qui ne suit pas les règles techniques… nos règles techniques habituelles. Il y a des cas par exemple où les ovnis ne sont détectés par le radar, et des cas où les ovnis sont vus au sol, vu par un pilote, absolument avérés, et où le radar ne voit rien. 

Marc Menant : Voilà c’est çà. Ce qui pourrait expliquer qu’on ait une structure de la matière dit « ovni », et que bon, ça ne corresponde pas à notre capacité de perception. 

Jacques Vallée : Oui alors c’est très ennuyeux pour les ingénieurs, mais c’est pas ennuyeux nécessairement pour les physiciens. …J’ai émis une des hypothèses sur laquelle je me suis orienté c’est : est-ce que nous avons devant nous un phénomène qui est très précieux parce qu’il nous donne une information sur d’autres dimensions que les dimensions habituelles de l’espace-temps telles qu’on l’apprend à l’école ? Et aujourd’hui ça fait partie du principal courant de la physique, de la recherche de la physique ; on sait très bien aujourd’hui en cosmologie qu’on peut pas expliquer l’univers avec 4 dimensions. Il faut aller au-delà, avec la théories des cordes, les théories qui dépassent si vous voulez les théories qu’on a apprises à l’école, mais c’est pas du tout choquant pour les physiciens mais c’est choquant pour les ingénieurs. 

Marc Menant : Bien sûr, mais est-ce que… 

Jacques Vallée : Alors en particulier pour les ingénieurs par exemple en France, sans être méchant, des ingénieurs militaires qui aujourd’hui cherchent la moindre soucoupe en tôle et boulons… (rires) et qui ne veulent surtout pas entendre… 

Marc Menant : (rires) Y’a pas de boulons, y’a pas de soucoupe. 

Jacques Vallée : Il y a des boulons et de la tôle mais il y a autre chose, ça marche pas simplement… C’est pas des super-fusées. 

Marc Menant : On pourrait penser, dans la logique de la physique quantique – tiens je prend la place d’Alain Cirou d’un seul coup – qu’il y a une sorte de projection et que ce que nous percevions soit plus une image de quelque chose se situant ailleurs. Est-ce que çà c’est recevable ? 

Jacques Vallée : C’est recevable. On peut supposer… On a déjà dans notre arsenal des hologrammes, des hologrammes qu’on peut projeter. Ca, on a vu… à Hollywood mais ils sont aussi utilisés dans la guerre psychologique. On peut projeter des images, on peut projeter des objets, mais ils ne seront pas matériels. 

Marc Menant : Alors là… 

Jacques Vallée : Alors le problème… Bon ce serait une très bonne explication si on avait pas les traces matérielles. Bon, malheureusement, on a les traces matérielles, on a les résidus, on a tout çà. 

Marc Menant : D’accord. Malgré ces résidus, malgré toutes ces preuves tangibles, j’aimerais qu’on revienne au phénomène lié à la psyché pure. Tout à l’heure vous avez parlé de ces séances de spiritisme, qui souvent font … la soucoupe. Même s’il n’y en a qu’une seule, elle me plaît bien cette séance-là. Mais il n’y a pas que çà : vous avez fait allusion aussi à Fatima, vous avez fait allusion aussi à ces hallucinations mystiques. Mais, je me souviens d’avoir fait une émission, et çà ça apparaît clairement dans votre livre Science Interdite, sur les lutins, sur les fées… de personnes disant bon teint : « oh mais moi j’ai été enlevé par un petit lutin, etc. » et c’était exactement les caractéristiques d’un témoignage d’une personne qui aujourd’hui serait enlevée par un… par les ovnis. 

Jacques Vallée : Ecoutez il y a un cas moi qui m’a vraiment charmé et passionné, continue à me passionner, c’est l’archevêque Agobard. Au 9ème siècle, de Lyon, qui s’appelait Agobard, était un homme absolument remarquable. Il a écrit une série de 22 livres – en latin bien sûr – sur les superstitions. Il était… et c’était un sceptique, c’était un rationaliste, Agobard. Il écrivait des livres contre les superstitions. Et son argument c’était : si les sorcières pouvaient faire des tempêtes, etc. ça retirerait quelque chose à la majesté de Dieu. Alors Dieu seul contrôle les phénomènes atmosphériques et s’il veut faire des tempêtes, il fait des tempêtes, mais les sorcières ne peuvent pas. Et il dit dans un de ses livres qui s’appelle De Grandine Tonitruis, c’est-à-dire De la grêle et du tonnerre – justement sur les phénomènes aériens – que un jour les braves gens de Lyon lui ont amené 4 individus, 3 hommes et une femme, enchaînés, qui étaient descendus d’un vaisseau aérien. D’un… Et visiblement les gens de cette région-là voyaient des vaisseaux qu’ils croyaient venir de la Magonie. La Magonie c’était le pays magique au-dessus des nuages, donc la nuit et les étoiles. Et ils parlent donc de la Magonia – j’ai écris un livre qui s’appelle d’ailleurs qui s’appelle « Visa pour la Magonie » – où j’ai commencé à reprendre ce genre de témoignages, dans les archives de l’Eglise. Et il a prêché sur les marches de la cathédrale en leur disant que, comme ces vaisseaux des nuages ne pouvaient pas exister; il fallait relâcher ces braves gens. Donc la population voulait les jeter dans le Rhône, elle voulait les enchaîner et les jeter dans le Rhône. Donc ça prouve que les sceptiques peuvent quand même servir à quelque chose. … Mais qu’est-ce que c’était ces vaisseaux dans les nuages, hein ? Alors les gens croyaient que c’était des sorciers… française. Bon des cas comme çà, quand on regarde – bien sûr il y a les contes de fées – mais quand on regarde derrière les contes de fées, quand on regarde le folklore, le folklore celtique, le folklore de… on retrouve la robustesse de ce phénomène… à ce moment-là il y avait une censure ; la censure c’était la censure de l’Eglise ; c’est-à-dire le paysan qui se trouvait devant une espèce de lumière lenticulaire, avec des petits êtres qui l’emmenaient danser et qui perdait 1 h ou 2 h, etc. il ne pouvait pas raconter çà à son curé, parce que à ce moment-là on lui dirait qu’il avait vu le diable ; ça pouvait très mal finir. Donc ces histoires-là étaient censurées, et là je comprends que ça passionne les sociologues, parce que ces histoires-là sont ressorties par le contes de fées, les histoires un petit peu amusants, qu’on racontait aux enfants… anodin. Et derrière çà il y avait une vérité… 

Marc Menant : Et on le retrouve aujourd’hui. 

Jacques Vallée : Et on le retrouve aujourd’hui ! La censure, aujourd’hui, c’est la science qui la fait. C’est la science et les militaires… ces informations et le paysan qui trouve un truc dans son champ et qui va danser avec des petits êtres aujourd’hui, ça ressort sous forme de bande dessinée, ça ressort sous forme de films… 

Marc Menant : Mais la question à poser : ces paysans, sous couvert d’une certaine poésie, ne faisaient-ils pas rapport des phénomènes que nous vivons aujourd’hui ? Mais qui pose aussi des questions, parce que si depuis aussi longtemps nous sommes entourés d’extraterrestres – qui n’évolueraient pas spécialement – à ce moment-là… 

Jacques Vallée : C’est pas forcément des extraterrestres. Il y a peut-être d’autres formes de conscience. Là je crois qu’il faut garder l’éventail d’hypothèses complètement ouvert, quand on en est à ce stade de la recherche, il y a une chose qu’il ne faut surtout pas faire c’est s’enfermer dans une hypothèse. 

Marc Menant : Voilà c’est çà. 

Jacques Vallée : Et ce que j’essaie de faire avec mes collègues américains et avec mes collègues français, c’est de démontrer qu’on peut faire de la science sur des observations sans présupposer une explication finale. Et l’erreur qu’on a faite depuis des années, c’est de dire « s’il y a des ovnis, c’est des extraterrestres », donc il faut sélectionner les ovnis qui répondent à çà. Cà c’est une erreur scientifique énorme. Je crois qu’il faut regarder les données quellles qu’elles soient… On peut analyser les radar, on peut analyser les… on peut analyser la puissance optique, on peut mesurer la puissance optique de ces objets sur la base des observations qui sont données par des témoins bien placés. Le GEPAN a commencé à le faire, on le fait aux Etats-Unis maintenant, et on peut arriver à des données, et sur cette base de ces données, on fera de la science plus tard. 

Marc Menant : Alors aux Etats-Unis il y a, encore, des faits bien troublants qui ne trouveraient pas d’explication ; j’aimerai qu’on feuillette le dossier quelques instants. Il s’agit de bétail. 

Jacques Vallée : Oui. 

Marc Menant : Alors racontez-nous, parce que çà ça… 

Jacques Vallée : J’ai été un des premiers des observations sur ce genre de cas… nombreuses enquêtes moi-même sur le terrain, que je ne l’ai jamais publiées. La raison pour laquelle je ne l’ai jamais publié c’est que je n’ai pas pu trouver un lien au sein des observations où des… les ranchers, des propriétaires de ranch, des éleveurs de bétail, ont retrouvé leur bétail mutilé. 

Marc Menant : Alors mutilations… parce que des mutilations, bon on pourrait penser que c’est le paysan d’à côté, le ranch-man… à porter tort à l’image de son camarade pour vendre plus cher son propre bétail, j’en sais rien moi. Quels sont le types de mutilation et en quoi sont-elles intéressantes ? 

Jacques Vallée : Très souvent c’est… ça s’applique aux organes de la communication et les organes sexuels. C’est-à-dire les yeux, les oreilles, les organes sexuels, parfois des organes internes. Et c’est fait d’une façon qui ne correspond pas à ce que feraient les prédateurs. Et souvent sur les cas que j’ai étudiés, c’était sur sur des relatives petites propriétés, ont été retrouvés au matin avant que les prédateurs, les coyotes, les serpents, les oiseaux aient pu intervenir. Marc Menant : Bon mais ça pourrait être une intervention humaine. On en revient à la logique… 

Jacques Vallée : Alors je n’ai jamais pu trouver la preuve qu’il y avait un lien avec le phénomène ovni. Mais c’est pas exclu, il y a des cas… 

Marc Menant : Par exemple, est-ce qu’une incision… Quand vous dites il y a ablation de… des parties génitales, est-ce que c’est fait de telle sorte que l’on pourrait imaginer qu’un coup de bistouri d’une personne suffisamment adroite arrive à ce résultat ou c’est plus… 

Jacques Vallée : On pourrait trouver… moi je me souviens d’un cas que j’ai étudié, j’étais sur le terrain avec le rancher qui… j’ai dis au vétérinaire, qui avait fait l’autopsie de l’animal. J’ai dis au vétérinaire : « Qui a fait çà, qui aurait pu avoir la technique pour faire ce genre de chose ? » et il m’a dit : « C’est pas un vétérinaire, c’est un chirurgien ». On peut imaginer que ce soit une intervention humaine, mais alors pourquoi ?  

Jacques Vallée : Mais encore une fois, je n’ai pas publié si vous voulez, je ne ne me suis pas engagé dans ce genre de recherches… d’abord c’est un problème de compétence, il faut que ce soit fait par des vétérinaires, des professionnels, et puis surtout j’ai pas pu faire le lien avec des observations d’ovnis au même moment au même endroit. 

Marc Menant : Alors le lien, le faites-vous lorsque vous vous retrouvez face à une personne, qui a des brûlures, des cicatrices – comme vous l’avez évoqué dans une partie de l’émission – et puis le temps ; car il semblerait bien qu’il y ait une dilatation du temps dans la vie des personnes qui vivent le phénomène. 

Jacques Vallée : Alors dans les rencontres rapprochées, il y a un certain nombre d’effets… D’abord désorientation… Il y a des gens qui nous disent : « J’ai pris ma voiture, je suis parti vers le nord ». Vous regardez et vous voyez qu’ils sont partis vers le sud. donc ils étaient désorientés. Souvent une perte de temps – qu’on retrouve d’ailleurs dans les contes de fées – hein, on danse avec les fées, et puis on essaye de … et il y a un vieux… qui dit « oh vous devez être le fils de machin, le fils de McDonald qui a disparu en 1895… » Et donc il y a déjà cette idée de la relativité du temps dans les contes de fées… 

Marc Menant : qu’on fasse des sortes de bonds, qu’on va appeler quantiques, et qui nous rende le temps, non plus référent mais que l’on puisse avoir cette projection qui nous vaut d’être au 14ème siècle et puis même pourquoi pas un… 

(…) Jacques Vallée : On est en totale révolution aujourd’hui… on est en évolution constante, la cosmologie est en évolution constante, et on va vers des grandes interrogations sur la nature du temps, la nature de la réalité, la nature des dimensions… dimensions… on peut imaginer que l’univers a une dimension, on peut imaginez que l’univers n’a pas de dimensions… Et c’est demain que viendra… un jour ou l’autre je crois que la physique rencontrera ce genre de phénomène et à ce moment-là… Je crois que tout ce qu’on peut faire aujourd’hui… pour le mettre à la disposition de ces gens-là… 

Marc Menant : Alors ce qui est intéressant aussi, c’est ce que vous avez évoqué tout à l’heure avec la séance de spiritisme. En général, le spirite, il espère entrer en contact avec des esprits, et donc là c’est l’idée du mort, de l’éclairage de ceux qui cherchent à nous porter la parole et nous rassurer sur notre devenir. Est-ce que dans cette logique-là, on est pas dans un phénomène paranormal mais… notre sensibilité d’expression. Est-ce qu’il arrive souvent des spirites disent : « J’ai eu des informations… » tels ces 2 techniciens qui se placent au sommet d’une colline pour rencontrer une soucoupe, est-ce que les informations qu’ils avaient eues c’était de cette manière-là ? 

Jacques Vallée : Alors, la conscience humaine, c’est quelque chose qui … La théorie sur la conscience… le fait que la conscience soit ou non liée au cerveau, c’est une hypothèse. La conscience,. il n’est pas évident que la conscience se… Il y a des gens qui se posent des questions en informatique par exemple sur : « peut-on créer une machine qui serait consciente d’elle-même ? » Est-ce que la conscience a besoin d’une structure physique ou est-ce que la conscience peut se passer de cette structure physique ? La question est ouverte en science aujourd’hui. La question est ouverte quand on regarde ce genre de phénomène… 

Marc Menant : Et quel est le cas qui vous a le plus perturbé. Là où vous vous êtes dis : là, il y a des enseignements à prendre, et qui soient des enseignements totalement imprévisibles dans notre structure mentale actuelle ? 

Jacques Vallée : …Le cas qui continue vraiment… C’est le cas qui est bien connu en France, le cas de Valensole en 1965, où un exploitant agricole dans la région de Valensole qui s’appelle Maurice Masse a vu un objet… c’était un matin, en arrivant dans son champ… il croyait que c’était une espèce d’hélicoptère ou d’avion, il s’en est approché, il y avait des être près de l’objet… il a été paralysé. Il est resté paralysé pendant 20 mn après le départ de l’engin, qui a décollé. Des traces qui ont été analysées par 5 services différents du gouvernement français : … la gendarmerie, le service… la DST, etc. pensaient que c’était peut-être un hélicoptère qui faisait de la contrebande d’or avec la Suisse ou des trucs comme çà… Ils sont tous arrivés à la même conclusion qu’il y avait quelque chose de matériel qui s’était passé, avec des traces inexplicables comme… a été profondément bouleversé par .. par cette paralysie. Et on a refait une partie de l’enquête … en France… On a rencontré… Maurice Masse, vraiment après. Je sais que Pierre (NDLR : Pierre Guérin)… a fait une enquête sur les choses… physique, mais aussi une composante agissant sur la conscience, et quand on regarde bien les observations dans la région, il y en a certaines des observations au même moment, là c’était une autre observation à un moment donné… d’autre personnes dans la même localité ont aussi fait des observations qui sont restées inexpliquées. Moi ça continue de m’interroger… 

Marc Menant : Alors est-ce qu’on est sujet, comme certains seraient sujets aux hallucinations, aux « rencontres » – très entre guillemets – avec ce type d’objets et donc avec les extraterrestres… est-ce qu’il y a une sensibilisation … (rires) 

Jacques Vallée : Non je vous arrête sur le mot… le fait… Une forme de conscience sociale existe ça ne veut pas dire que… 

Marc Menant : Oui oui d’accord. 

Jacques Vallée : Ils sont tombés dans le même panneau des phénomènes spirites qui disent, « puisqu’il y a un phénomène spirite, c’est les morts » 

Marc Menant : Bien sûr. 

Jacques Vallée : C’est la tante Marthe… 19ème siècle on rencontrait des trucs… 

Marc Menant : …et je partage… l’enquête telle que vous l’avez menée – simplement c’est que ceux qui disent : « J’ai rencontré un humanoïde », « J’ai rencontré un personnage »… quand on regarde … est-ce qu’il y aurait une sorte de portrait-robot d’un extraterrestre potentiel ? 

Jacques Vallée : Le cinéma nous a longtemps… aujourd’hui oui il y a un portrait-robot… En 1954 il n’y avait pas de portrait-robot. le problème c’est … échelle… qui contrôle la réalité… ça c’est certain qu’il n’y a pas 1 seul type d’êtres… le problème c’est… ça on en a discuté souvent avec Aimé Michel ; Aimé Michel me disait, écoute, … le témoin nous raconte un truc auquel on peut pas croire puisque il fait partie du phénomène aussi… le témoin… On se trouve un petit peu, l’analogie qui me plaît beaucoup c’est le cinéma. si vous interrogez 100 personnes qui sortent du cinéma, vous leur demandez ce qu’ils ont vu, ils vous diront qu’ils ont vu Godzilla. Ils sont tous d’accord sur l’existence de Godzilla. En fait, Godzilla c’était juste une projection sur un écran. C’était le projecteur. Moi je voudrais rencontrer le projectionniste. 

Marc Menant : Merci d’avoir eu la gentillesse de faire ce détour en notre compagnie. Connivence avec Jacques Vallée, scientifique français… Si vous voulez partager en quelque sorte une connivence avec Jacques Vallée, Une longue connivence, entre 1957 et 1969, Son journal intime, tout intime, parce que … Ca s’appelle Science Interdite, c’est aux éditions O.P., Il y aura également un long papier sur Jacques Vallée dans le journal de l’association ONDES. Merci beaucoup. Si vous avez un phénomène qui sort de l’ordinaire, n’hésitez pas à nous donner un petit coup de fil. 

Jacques Vallée : Ben vous aussi… 

(rires) Marc Menant : Parfait (rires)   

 

PREMIER COLLOQUE INTERNATIONAL SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) 11 mars, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

 

clipimage002.gif

Sommes-nous seuls dans l’univers ? Comment détecter des signaux radio ou optiques de civilisations extra-terrestres ? Devons-nous émettre des messages dans le cosmos? Qu’est-ce que la vie ? Comment identifier des traces biologiques sur d’autres planètes ?

Telles sont quelques unes des interrogations qui ont été débattues par quelques 80 scientifiques lors de la première conférence internationale organisée par ‘’ l’Académie Internationale d’Astronautique’’ et qui s’est déroulée dans les locaux de l’UNESCO à Paris, du 22 au 25 septembre 2008

Par Philippe Ailleris

 

clipimage003.gif

 

Selon les organisateurs, c’était le premier colloque SETI (acronyme de ‘’ recherche d’intelligences extra-terrestres) qui se tenait dans un établissement des Nations Unies. Ceci se justifiait d’une part par l’impact important attendu au niveau mondial dans le cas d’une détection de signal d’une civilisation extraterrestre et d’’autre part par la constitution même de l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) qui soutient le libre échange d’idées, la connaissance globale et dont l’objectif primordial consiste à construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication. Le but d’une conférence SETI entrait certainement dans ce cadre et poursuivait des objectifs similaires. Lorsque l’IAA avait demandé en Mars 2008 sur internet des propositions pour cette conférence SETI, il m’était apparu tout à fait opportun de proposer un sujet en relation avec les phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN). En effet depuis les premières tentatives de détections de signaux d’autres civilisations (1960), les polémiques entre les scientifiques SETI et les ufologues n’ont jamais cessé et les reportages des medias sur la vie extra-terrestre font figurer de façon systématique les deux sujets. Il est vrai qu’aucun signal électromagnétique ou optique n’a jamais été détecté, alors que la documentation sur les PAN n’a pris de l’ampleur que depuis les années 1950. De nombreuses personnes doivent se demander pourquoi chercher aussi loin l’existence d’extraterrestres alors que la réponse a la question ‘’ Sommes nous seuls dans l’univers ?’’ pourrait peut être se trouver sous nos yeux, ici même sur Terre ! La notion de vie extraterrestre fait certainement immédiatement référence dans de nombreux pays aux PAN, et pas uniquement pour les ufologues. Il m’était également apparu évident que les deux catégories d’acteurs (scientifiques SETI et Ufologues) étaient motives par le même objectif : découvrir que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Le fossé qui semble existé entre les deux ne serait donc pas aussi important que certains veulent le faire croire. Il me semblait finalement que bien que rares, il était certainement possible, de trouver des personnes assez ouvertes et suffisamment intéressées pour engager le dialogue entre les communautés scientifique et ufologique. Côtoyant depuis de nombreuses années des scientifiques et ingénieurs a l’Agence Spatiale Européenne (ESA), je reste persuadé qu’une collaboration pourrait être envisagée, tout en tenant forcement compte des mentalités et des façons de travailler différentes. 

 

Revenons tout d’abord à l’organisme qui organisait cette conférence, l’Académie Internationale d’Astronautique : 

clipimage004.gif 

Créée (1) en 1960 à Stockholm, Suède, par Théodore Von Karman, c’est une organisation non gouvernementale indépendante reconnue par l’Organisation des Nations Unies en 1996. Son organigramme actuel est le suivant : 

Président: Prof. Edward C. Stone, USA, vice-présidents: Dr. Claudie Haigneré, France; Dr. Madhavan G. Nair, Inde; Dr. Hiroki Matsuo, Japon; Dr. Stanislav N. Konyukhov, Ukraine, ancie  Président Dr. Michael Yarymovych, USA, Secrétaire Général Dr. Jean-Michel Contant, France.

  

Les objectifs de l’Académie sont: 

Promouvoir le développement de l’astronautique à des fins pacifiques; honorer les personnes qui se sont distinguées dans une branche de la science ou de la technologie; réaliser un ensemble de programmes visant à encourager la coopération internationale pour l’avancement des sciences aérospatiales. 

  

En terme d’activités peuvent etre indiquées: 

- La réalisation de symposiums et conférences avec le support de six commissions spécialisées dans le domaine spatial: sciences physiques, sciences de la vie, technologie et développement de systèmes, systèmes spatiaux, opération et utilisation, politique spatiale, droit et économie, espace et société, culture et éducation 

- L’élaboration d’une série d’études et de livres blancs traitant de nombreux aspects de coopération 

internationale tels que : l’exploration et l’habitat du système solaire et au-delà, les débris spatiaux, les petits satellites, les activités extra véhiculaires, les missions à bon marché pour satellites scientifiques, l’exploration lunaire et martienne, les prochaines étapes dans l’exploration de l’espace lointain, l’espace pour promouvoir la paix, le contrôle du trafic spatial, la gestion de la connaissance dans les activités spatiales et les missions à côut réduit pour l’observation de la Terre. 

Les publications de l’académie sont: Le journal Acta Astronautica (mensuel), la lettre électronique, les publications de conférences, l’annuaire, les dictionnaires en 16 langues, les livres blancs et les études, la banque de données des publications sur le site web IAA. 

Quant aux membres et correspondants : ils sont environ 1200 répartis dans 75 pays. Finalement il est à est noter que l’Académie a formellement instauré depuis 2001 un groupe permanent d’études SETI, ainsi qu’un comité de programme SETI, rattachés à sa commission ‘’ sciences spatiales physiques’’. 

Revenant à la conférence SETI, l’appel pour les documents/présentations sur internet comportait en relation avec les objectifs de la conférence le texte suivant

[SETI se réfère aux expériences destinées à trouver ou bien des signaux radio ou optiques de civilisations extraterrestres situées sur des planètes autour d’autres étoiles. Les plus grands radiotélescopes dans le monde ont occasionnellement conduits des recherches SETI depuis les années 60, dans la plupart des cas dans la fréquence 1420 MHz (ligne d’émission de l’hydrogène neutre). Des recherches SETI optiques ont été poursuivies depuis les années 90. Ces tentatives de détection de signaux extra terrestres sont appeler ‘’SETI passif ’’. 

Durant les dernières années, une nouvelle activité SETI, appelée SETI actif, a été discutée par les radios astronomes et a été essayé quelques fois. Cette activité consiste à délibérément transmettre des signaux afin d’augmenter la probabilité d’établir un contact avec d’autres potentielles civilisations technologiques. En plus, la découverte depuis 1995 de plus de 200 planètes extrasolaires montre que les deux méthodes actif et passif  SETI peuvent être maintenant dirigées vers des exo-planètes situées dans des zones habitables, ce qui amènerait à augmenter la probabilité de succès de l’activité SETI. En conclusion, il est maintenant temps d’organiser une grande conférence internationale d’experts du SETI, des recherches de traces de vie, de la recherche d’autres planètes et des autres disciplines directement liées à ce sujet ; et de discuter ouvertementdes stratégies passives et actives SETI].   

La sélection des dossiers ainsi que le programme final (2) ont été officialisés en Juin, et j’ai alors reçu la confirmation que ma proposition avait été retenue. Avec des présentations de 20-30 minutes, et quelques 5 minutes pour des questions éventuelles, le calendrier des quatre journées promettait d’être intense, varié, et riche en contenu. Les principales personnes s’occupant du programme SETI aux Etats-Unis (SETI institute et SETI league (3) ) figuraient au programme :F. Drake (initiateur du SETI dans les années 60 et créateur de la fameuse équation Drake pour estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre Galaxie) ; J. Tarter directrice du centre pour la recherche SETI en Californie et qui a inspiré le rôle de Jodie Foster dans le film Contact ; P. Shuch directeur de l’organisation américaine SETI league ; S. Shostak ; astronome, écrivain sortira en Mars 2009 son livre ‘’ Confessions of an alien hunter : a scientist’s search for extraterrestrial intelligence’’) qui apparait régulièrement aux Etats-Unis dans les débats télévisés sur la vie extra-terrestre et les OVNIs. De nombreux autres scientifiques et universitaires d’Europe, Russie, Corée, Russie…etc.…figuraient également au programme. Au cours de la conférence et même s’il ne figurait pas sur le programme, je remarquais la présence de David Grinspoon, scientifique et auteur du livre ‘’ Lonely planets, the natural philosophy of alien life ’’ (4) 

  Il serait trop fastidieux de donner dans ce résumé des détails sur tous les intervenants et sujets abordés. Le point le plus important pour la communauté ufologique réside dans le fait qu’en plus des sessions consacrées aux programmes actif/passif SETI, aux exoplanètes, aux méthodes de détection, deux autres sessions étaient un peu moins techniques et particulièrement intéressantes pour des non spécialistes: une session générale dédiée aux aspects historiques, philosophiques et sociologiques du SETI ; et une dernière session de la conférence intitulée « Aux limites de la connaissance ». Cette dernière partie incluait trois présentations faisant directement référence au sujet des PAN. J’avais l’honneur de lancer le sujet à travers ma présentation : ‘’ L’attrait du SETI local : 50 années d’expériences sur le terrain ’’. Le deuxième intervenant n’était autre que Pierre Lagrange,  bien connu des ufologues. Son intervention s’intitulait : ‘’ Quand SETI rencontre une forme extra terrestre d’intelligence : comprendre la relation difficile entre SETI et l’ufologie ‘’. La troisième présentation allait être faite par H. B. Gitle, un professeur Norvégien a la faculté d’ingénierie de Ostfold (Norvège) impliqué dans le projet Hessdalen, du nom de la vallée Norvégienne bien connu en raison de la répétition d’apparitions lumineuses inexpliquées depuis les années 80. Le titre de son intervention était : ‘’ Investigation et analyse de phénomènes lumineux transitoires dans l’atmosphère basse de la Vallée d’Hessdalen, Norvège ‘’. Bien entendu je reviendrai plus en détails dans ce compte-rendu sur le déroulement de cette dernière partie de la conférence.

 

clipimage005.gif 

Durant l’été, je notais un certain intérêt pour la conférence dont la presse s’était fait l’écho (Le Pèlerin 31/07/08, Courrier International 24-31/07…) et me préparé donc à participer à une importante conférence SETI. Arrivé à Paris le Lundi 23 Septembre et en totale contradiction avec mes attentes, il me fallut reconnâitre que le nombre de personnes présentes n’était pas important…une cinquantaine…et la logistique n’était pas la meilleure. La conférence ne se passerait pas dans un auditorium (l’UNESCO en a au moins deux a Paris) mais dans une petite salle sans fenêtre, typique salle de classe, avec du vieux mobilier, et équipée seulement d’un ordinateur et d’un modeste écran de projection. On s’y est tous habitué sans problème mais cela manquait un peu de confort et de modernité. 

J’aborderai maintenant les points du colloque qui ont particulièrement retenu mon intérêt. La conférence était ouverte par Didier Queloz, codécouvreur avec M. Mayor de la première planète extrasolaire (51 Pegasi B, 1995), qui présentait les dernières méthodes de détection et soulignait l’accélération du rythme de découvertes d’autres planètes en orbite autour d’autres soleils. Il prédit que nous étions proches de découvrir une première planète d’une taille similaire a la Terre, et qu’aussitôt que les moyens et techniques d’observation seraient plus performants les astronomes découvriraient une grande quantité de corps célestes de ce genre. 

Franck Drake, le fondateur de l’activité SETI et de la fameuse Drake équation, fit ensuite sa présentation par téléphone depuis la Californie. Il décrivit les principaux faits historiques du SETI depuis les années 60, et rappela qu’initialement cette activité avait reposé sur deux paradigmes : Premièrement qu’une vie intelligente se développerait sur des planètes similaires a notre Terre, et deuxièmement l’espérance que les technologies des extra-terrestres seraient similaires aux nôtres. F. Drake souligna que ces deux concepts avaient profondément évolués en 40 ans. La possibilité pour la vie de s’adapter et de se développer dans des endroits extrêmement inhospitaliers avait été prouvée sur Terre (extrémophiles), et la variété de corps célestes susceptibles d’abriter la vie s’était également agrandie. Du point de vue technologique, en raison du passage de l’analogique au digital, nos signaux électromagnétiques deviennent de plus en plus difficiles a détecter a distance en dehors de la Terre. Selon Drake, le plus sophistiqué deviennent nos technologies, le plus difficile il est de nous détecter a distance. Par rapport aux années 60, Il apparait aujourd’hui plus difficile et plus coûteux que de pouvoir trouver un bruit non naturel dans le cosmos. Drake concluait en proposant plusieurs futures pistes d’explorations : les recherches de signaux ne devraient pas ignorer les étoiles de type M, le mieux serait de diriger les recherches dans la direction vers laquelle un maximum d’étoiles pourraient être étudiées : prés du plan galactique, et finalement qu’il ne faudrait pas ignorer les observations de signaux provenant de l’espace vide. Je ne suis pas certain que j’ai bien compris ce dernier point, mais cela m’a rappelé une interview de Scot Stride (NASA) s’intitulant : ‘’ Est-ce que SETI peut détecter des sondes extra-terrestres?‘’ Ensuite Jill Tarter présenta le Allen Télescope Array (ATA), le premier radio télescope construit pour chercher des signaux artificiels d’autres civilisations, et en parallèle de procéder a des études de l’univers astrophysique. Financé principalement par Paul G. Allen (co-fondateur de Microsoft), le site situe au Nord de San Francisco comprendra éventuellement à sa finition quelques 350 antennes. En Juillet 2008, combinant les capacités de 12 antennes, l’ATA arriva à détecter le signal de la sonde Voyager 1, l’engin humain le plus éloigne de la Terre (a 106 AU= 106 fois la distance Terre-Soleil) ! Je me disais alors que Scott Stride avait vu juste en 2004…peut-être que le premier signal extra-terrestre serait détecté de cette manière…   

Au commencement de la deuxième journée, Seth Shostak lança le débat concernant le SETI actif, à savoir si nous devions seulement continuer à essayer de détecter des signaux ou bien également transmettre des informations. Malgré le fait que de nombreuses personnes pensent que signaler notre présence pourrait se relever dangereux, Shostak souligna le fait que nous émettons déjà depuis quelques décennies des messages non intentionnels dans le cosmos. Ce que l’on a appelé des fuites technologiques (radars militaires, émissions télé, lasers…) et donc qu’il était trop tard. Mais d’après moi, de là à envoyer des messages tous les jours a n’importe quelle occasion, il y a une différence…  Question « contenu » la variété existe déjà… puisque la chanson des Beatles ‘’Across the Universe’’ a été envoyée par la NASA dans l’espace vers l’étoile Polaris en Février 2008. En contrepartie Il faut bien reconnaître que si toutes les civilisations extra-terrestres se contentent d’écouter, le dialogue deviendra impossible. 

Shostak était contre cette interdiction, ne voulant pas faire apparaitre le SETI comme une activité potentiellement dangereuse. Un des collègues de Shostak au SETI institute, Doug Vakoch, communiqua un point de vue différent. Selon lui en effet le SETI passif serait potentiellement plus dangereux que d’envoyer activement des signaux. Si l’on captait une fois un signal extra-terrestre, ce succès engendrerait une cacophonie complètement incontrôlée, un déluge de réponses par n’importe quelle personne ayant accès à un transmetteur. La véritable question bien entendu, par ailleurs soulignée par l’anthropologue Canadienne K. Denning, est de déterminer qui est en droit de prendre ce genre de décision qui pourrait avoir un impact sur l’humanité entière. Dans l’hypothèse de la réception d’un signal extraterrestre, s’ensuivrait au sujet de la réponse ainsi que des responsabilités un important débat. Que répondre et qui serait en charge? Comment s’assurer de l’unicité de cette réponse ? 

L’intervention d’Alain Labeque se démarqua singulièrement des précédentes présentations. La lecture du résumé faisait référence a l’Hypothèse du Zoo (Formulée en 1973 par J. A. Ball), une des solutions au Paradoxe de Fermi : si des civilisations extraterrestres existent et si elles sont beaucoup plus avancées que la notre, et sont capables de traverser des distances interstellaires et de rester invisibles à l’humanité ; alors il est possible que ces extraterrestres veuillent éviter le contact avec nous pour une raison éthique, de sécurité ou toute autre. Le résumé faisait également référence à une potentielle stratégie de communication vers une proche base extra-terrestre ! L’audience allait alors écouter, avant l’heure, la première présentation faisant référence aux PAN

Labeque, de l’institut d’Astrophysique Spatiale d’Orsay, proposa devant une audience perplexe une possible méthode scientifique afin de tester cette hypothèse du Zoo. Faisant référence au catalogue des cas d’ovnis astronautiques de Dominique Weinstein, il utilisa le fameux cas américain de Juillet 1957 du RB-47, qui détecta et suivi un OVNI sur prés de 900 kilomètres. L’avion équipé d’équipements de mesures électroniques détecta durant le vol une transmission micro-onde à 3 GHz. Labeque émit l’hypothèse que cet OVNI pourrait avoir été une sonde envoyée depuis une base extra-terrestre située dans notre système solaire, et il proposa d’envoyer un signal similaire dans de nombreuses directions afin de voir si cela pourrait provoquer une réponse. Labeque conclut sa présentation disant « quelque chose est là », en référence au phénomène OVNI. Aucune question ne fut posée par les participants… 

L’intervention de Luc Arnold (Observatoire de Haute Provence, CNRS) me rappelait avoir lu un de ses documents : « On artificial transits feasibility and SETI» (2005) et avoir trouvé son idée excellente. Depuis plusieurs années les astronomes tentent de détecter, avec succès, la présence d’exoplanètes en regardant des étoiles à travers des changements de luminosité. Ces changements trahissent le passage de planètes devant ces étoiles. Arnold eu l’idée que cette technique pourrait s’appliquer également a la détection de structures artificielles, qui seraient mises en orbite autour de leurs étoiles par des civilisations extra-terrestres. Etant donné qu’un consensus existe sur le fait que des civilisations pourraient être plus avancées que nous de plusieurs millions d’années, la plausibilité de telles structures n’est pas aussi fantaisiste qu’il puisse paraître. Il est rassurant de constater que des idées simples et originales sont toujours imaginables, d’autant plus qu’Arnold me confiait que l’idée lui était venue suite a un test erroné et des résultats totalement faux…ufologues au travail ! 

 

Un peu plus tard dans la journée, l’intervention de Jean Pierre Rospars (connu des lecteurs d’UFOmania en raison de son récent livre sur Aimé Michel), un scientifique de l’INRA, présentait également un certain intérêt. Sa présentation s’intitulait ‘’ SETI dans le contexte de l’évolution biologique terrestre ‘’. Selon Rospars, l’évolution de l’intelligence serait un élément essentiel de l’évolution biologique ; des civilisations avancées pourraient être a des niveaux ‘’’ cognitifs ‘’ différents. Ainsi des extra-terrestres ne seraient pas seulement sépares par d’importantes distances spatiales, mais encore plus par de grandes distances cognitives. En particulier les objectifs et motivations d’une intelligence plus évoluée  serait par définition, en grande partie au delà de nos capacités intellectuelles. Malgré cela, si les voyages interstellaires avaient été développés par de telles civilisations, la possible présence d’extra-terrestres dans notre environnement pourrait être partiellement détectable par nos moyens limités de recherche. Un concept peut être inconfortable mais qui serait susceptible d’offrir une solution stimulante au paradoxe de Fermi et qui ouvrirait des nouvelles avenues de recherches au SETI. Je me disais de là à parler de PAN se déplaçant dans notre atmosphère…

Une des dernières présentations de cette deuxième journée était donnée par téléphone depuis l’Angleterre par Chandra Wickramasinghe, professeur de mathématiques appliquées et d’astronomie à l’université de Cardiff. Spécialiste de la théorie de la panspermie, (la poussière cosmique présente dans l’espace interstellaire et dans les comètes est partiellement organique et la vie évolue à partir de cette source plutôt que depuis la ‘’soupe primitive’’). Wickramasinghe est spécialiste du développement de méthodes permettant de détecter la vie dans l’espace. Il annonça que la vie aurait très bien pu ne pas nâitre sur la Terre mais être transportée a travers le cosmos sur des comètes et météorites, et ensemencer plus tard notre planète. Les bactéries, algues, et lichens avaient démontré leurs capacités de survie à plusieurs semaines de séjour dans l’espace et la vie pourrait très bien avoir été transportée d’une autre partie du cosmos. D’ailleurs n’a t’il pas été annoncé récemment (Septembre 2008), qu’un organisme vivant le tardigrade, avait survécu a 10 jours de sortie spatiale ? Une première. Il est certain que les nouvelles s’accélèrent concernant la détection de traces susceptibles d’engendrer des formes vivantes. Ainsi peu après la conférence, en Novembre et Décembre derniers, des molécules essentielles pour la vie ont été détectées les unes après les autres : 

- En Décembre, du dioxyde de carbone a 63 années lumière de la Terre et des molécules d’eau a prés de 11 milliards d’années lumière, 

- En Novembre, une molécule organique le glycol aldéhyde dans un nuage de gaz au centre de la voie lactée. 

Ces nouvelles extraordinaires me rappelèrent un des points soulevé par Wickramasinghe : Annonçant qu’a la distance de 63 Millions d’années lumières les galaxies « antennes » montraient des signes certains de dégradation biologique, la question se posait donc : est-ce que tous ces ingrédients primordiaux ont convergé également dans une autre partie de l’univers pour donner naissance a une ou plusieurs civilisations intelligentes ? 

La dernière session de la conférence s’intitulait « Aux frontières de la connaissance » et comprenait entre autres les trois présentations à tendance ufologique citées en introduction, une par James N. Gardner sur le cloning virtuel interstellaire et deux autres sur les communications avec les animaux et Dauphins. Durant le colloque, je m’étais entretenu avec un des organisateurs et lui avait demandé ce qui avait motivé l’acceptation des interventions ufologiques, alors que traditionnellement les scientifiques du SETI ne voulaient pas en entendre parler. Il a confirmé que les américains avaient été particulièrement opposés à cette idée, et qu’ils avaient au début refusé les trois exposés en justifiant qu’ils ne rentraient pas dans le cadre de la conférence. Le comité de sélection avait finalement décidé de les conserver…Il était clair que chacun avait sa théorie pour expliquer le phénomène PAN, des avions et technologies secrets des grandes puissances aux phénomènes naturels…mais surtout pas extra-terrestre ! Ce qui a été plutôt ironique en ce dernier jour, et ce que je ne savais pas, fut d’entendre un responsable SETI se plaindre du fait que la communauté scientifique astronomique (tel que le COSPA, le comité sur la recherche spatiale) était contre le SETI…J’appris donc à cette occasion que cette activité rencontrait elle aussi un problème de légitimité vis-à-vis de la communauté scientifique, de la même manière que celles que les ufologues rencontraient vis-à-vis de la communauté SETI : un élément à méditer. 

La salle était décemment remplie pour cette dernière journée, les responsables SETI avaient joué le jeu et malgré leur manque de considération pour le sujet avaient respecté les efforts de tous les interlocuteurs invités. Via téléphone-conférence, James N. Gardner (l’auteur de ‘’ Biocosm’’ et de ‘’The intelligent universe’’) nous mit en garde sur la possibilité que la sélection naturelle soit un phénomène universel dans le cosmos, une force implacable et que donc l’humanité devrait adopter une approche prudente vis-à-vis d’une rencontre éventuelle avec une civilisation extra-terrestre. 

J’avais alors l’honneur de lancer le sujet ufologique à travers ma présentation ‘’L’attrait du SETI local : 50 années d’expériences sur le terrain ‘’. Suite à la réaction silencieuse de l’audience envers la présentation d’ A. Lebeque, que celui-ci avait cueillie à froid il faut bien le reconnaitre, je décidais de rester le plus impartial et le moins sujet à controverse possible. L’objectif de mon intervention était de présenter d’un point de vue historique, depuis la fin des années 40, les différentes tentatives de détection de PAN avec du matériel scientifique. Ma présentation était structurée autour des parties suivantes : 

1. Introduction. 

Quelques aspects pour confirmer que j’allais bien parler de PAN : Pour une partie non négligeable de la population dans de nombreux pays, la recherche SETI avait déjà été réussie…Comme l’avait si bien dit S. Shostak en 2005 : ‘’ la bonne nouvelle est que les sondages montrent régulièrement qu’entre un et deux-tiers du public pense que la vie extraterrestre existe. Le fait étrange est qu’une proportion similaire pense que nous sommes visités…’’. Soulignant l’intérêt des medias et du public pour la publication des archives Françaises (CNES/GEIPAN) et Anglaise (MoD) et malgré l’absence de preuve tangible depuis 60 ans et d’intérêt de la part des scientifiques, il était certain que la controverse sur l’existence des PAN perdurera et que le débat se rouvrira régulièrement. 

2. Local SETI 

 

Bien entendu l’éventualité de sondes extra-terrestres venant nous visiter représenterait la parfaite solution au paradoxe de Fermi. Je soulignais alors le fait que même dans la littérature SETI (ex. Allen Tough, 1999), l’idée de telles sondes dans notre environnement  proche (Terre, système solaire) était considérée possible. Considérant le fait que nous n’avons aucune idée de ce que nous cherchons, que beaucoup de scientifiques pensent que nous pourrions être confronté a des civilisations beaucoup plus âgées que nous (même par des millions d’années !) et que le fait de découvrir une vie extra-terrestre serait un événement incroyable pour l’humanité, il serait préférable et indispensable de considérer toutes les différentes pistes…y compris l’étude rigoureuse de phénomènes aériens anormaux se produisant dans notre atmosphère ou notre système solaire. 

3. Projets mis en place en Europe, Canada et Etats-Unis. 

Je voulais dans cette partie revenir sur différents projets, qui avaient émergé suite à  l’observation d’apparitions répétitives de PAN, par des gouvernements, associations ou  particuliers afin de trouver la ‘’ preuve scientifique ‘’. De cette manière je désirais faire comprendre a mon audience que le domaine ufologique avait été, et pouvait être abordé avec rigueur, en délaissant le sensationnel. Limité par le temps, j’avais sélectionné les projets suivants, bien connus des ufologues mais probablement pas des scientifiques ou de la communauté SETI. Avec plus de temps pour des recherches, cette sélection aurait été probablement plus exhaustive et attrayante.

3.1. 1950 USA, New Mexico. – Les apparitions de boules de feu vertes au dessus des installations sensitives atomiques. Cet événement avait amené à la création du projet Twinkle, le précurseur du projet Blue Book. 

3.2. 1953 USA – Les appareils de photos de l’armée de l’air pour les soucoupes volantes. Suite à la recrudescence d’apparitions non expliquées en 1952 aux USA, la décision de l’armée de l’air d’équiper des tours de contrôle et des stations radar d’appareils photographiques spéciaux : les modèles VIDEON. 

3.3. 1950 – 1954 CANADA, Ontario – Projet Magnet. 

Le fameux projet Magnet dirige par Wilbert B. Smith et la création dans la baie de Shirley de l’observatoire Canadien des soucoupes volantes. 

3.4. 1963 FRANCE – Réseau de détecteurs magnétiques. La création et distribution de détecteurs magnétiques sur le territoire Français par les associations “Lumières Dans La Nuit (LDLN)” et ”Société Varoise d’Etude des Phénomènes Spatiaux (SVEPS)”. 

3.5. 1973 USA, Missouri – Projet Identification. 

Le projet mis en place par le prof. H. Rutledge avec son équipe d’observateurs, qui aboutira en 1981 dans un rapport final (livre): Projet Identification, la première étude scientifique sur le terrain du phénomène OVNI. 3.6. 1975 USA, Texas – Projet Starlight International. 

Ray Sanford et sa tentative d’obtenir des données scientifiques et de tester l’hypothèse que les OVNI pourraient communiquer. Il avait également installé au sol un énorme cercle de lampes électriques qui pouvaient clignoter suivant certaines séquences, afin d’attirer des éventuels visiteurs de l’espace (cet aspect rappelait particulièrement le film de Spielberg (Rencontres du troisième type). 

 

clipimage006.gif

3.7. 1984 NORWAY – Projet Hessdalen. 

Endroit très connu des ufologues du monde entier. Comme un responsable Norvégien présentait le projet Hessdalen peu après mon intervention, je me limitais à décrire la première investigation menée sur le terrain en 1984. 

3.8. 1990 BELGIUM – Opération Identification. 

Dans mon dernier exemple, je revenais sur la ‘’vague Belge’’ et la décision sans précédent par la Force aérienne Belge de collaborer avec la SOBEPS, jusqu’au point de mettre à disposition des moyens sans précédent (Aéroport de Bierset, avions, scientifiques, matériel photographique…) lors de la campagne d’observation d’Avril 1990. 

4. Conclusion 

Je clôturais ma présentation en soulignant que même si aucune de ces opérations n’avaient apporté d’éléments concrets prouvant que des engins extra-terrestres évoluaient dans notre atmosphère, ‘’Absence of evidence is not evidence of absence’’ (reprenant une citation que la communauté SETI utilise de temps en temps à son compte). Même si aucun vaisseau extra-terrestre ne nous a encore atteints, il n’est pas certain que cela demeurera toujours pareil ! 

Les moyens technologiques et informatiques existant de nos jours permettraient certainement de nouvelles tentatives, si la volonté existait. Finalement de la même manière que le projet SETI venait se greffer sur de la recherche astronomique ou cosmologique, une étude sur les phénomènes aérospatiaux non identifies ou anormaux pourrait se réaliser en parallèle d’études de phénomènes atmosphériques. Comme l’avait dit Pierre Lagrange, à défaut de trouver des extra-terrestres, on pourrait découvrir des nouveaux phénomènes naturels. A une époque ou le changement climatique et les problèmes de dégradation de l’environnement deviennent une priorité sociale, politique et scientifique, s’engager dans un tel axe de recherche, même de façon limitée, semblerait justifiable. 

La présentation de Hauge Bjorn Gitle clôturait le sujet ufologique. Le professeur assistant Norvégien présentait à l’audience l’historique du Project Hessdalen à travers une riche série de photos sur l’emplacement, l’organisation et les résultats. 24 années d’observation depuis 1984 et surtout une surveillance automatique depuis 1988. La collaboration Italo-norvégienne était soulignée (projet EMBLA 2000) entre la faculté d’ingénierie de Sarpsborg et l’institut de recherche radio-astronomique de Bologne. D’ailleurs le  responsable Italien (S. Montebugnoli) de ce centre avait participé aux deux premiers jours du colloque et avait donné une présentation sur l’organisation et les projets actuels et futurs du SETI en Italie. Bjorn Gitle présenta les différents instruments scientifiques actuellement en fonction dans la vallée d’Hessdalen et montra précisément les différentes données obtenues scientifiquement : photos avec mesure spectrographique, analyse des émissions des spectres (Nitrogène dominant…), données du champ magnétique, relevés radar…etc.…

Ses conclusions étaient les suivantes : le phénomène d’Hessdalen représentait probablement un mécanisme de combustion en fonction, utilisant l’air ambiant et de la poussière minérale de la vallée. Cependant la source d’énergie produisant la combustion demeurait toujours non identifiée. Bjorn Gitle projeta sur l’écran quelques photographies spectaculaires prises en plein jour en Septembre 2004, dont l’une montrait sur un même tirage quatre(!) phénomènes lumineux non expliques, et sur une autre un corps ovoïde lumineux blanc assez imposant, très proche d’une forme traditionnelle de soucoupe volante. Bjorn Gitle finissait son exposé sur les données les plus récentes provenant du camp science de Septembre 2007, et de la fameuse photographie prise en soirée qui a été utilisée dans le reportage diffusé en Mars 2008 sur Canal +. Egalement il projeta à l’écran la longue (plusieurs heures!) corrélation radar qui avait été obtenue a plusieurs reprises au cours de la même semaine d’observation. Demandant à l’audience des nouvelles pistes de recherche pour expliquer le phénomène, il m’a semblé que les scientifiques étaient bien en peine de proposer quelque chose d’original. Mon impression était que malgré la richesse de la présentation et la variété des enregistrements scientifiques, la plupart des personnes étaient persuadées d’avoir affaire ou bien a un phénomène naturel ou météorologique inédit (NDLR : si c’était le cas les phénomènes d’Hessdalen ne seraient pas récents et observés depuis plusieurs siècles…), ou bien à des confusions avec des phénomènes humains. Pour l’audience, ce genre d’apparition ne ressemblait pas du tout à la manifestation d’une intelligence extra-terrestre. Attention quand même à l’excès d’anthropomorphisme…

A défaut de ‘’petits hommes verts‘’ ou de ‘’petits gris’’, deux des dernières interventions du colloque étaient consacrées aux tentatives de communication avec des animaux. La première celle de Denise Herzing (The wild dolphin project) montrait à travers de nombreux clips vidéo les résultats d’observations et de tentatives de communications et d’interactions avec des dauphins.La seconde présentation, donnée par Doyle Laurance R., avait pour objectif de démontrer que la théorie appelée « information théorie » pouvait être utilisée pour mesurer la complexité de systèmes de communication. 

Appliquant cette technique aux sifflements des dauphins et appels sonores des baleines, Doyle démontrait comment quantifier le niveau de complexité de communication et illustrer son utilisation potentielle pour le développement d’un‘’ filtre d’intelligence’’ pour la recherche de systèmes de communications extra-terrestres. 

Les spécialistes SETI se rappelleront certainement que la première conférence dans ce domaine qui s’est tenue a Green bank en 1961, réunissant une dizaine de participants sous le nom de ‘’l’ordre du dauphin’’, avait abordé ce sujet. Un certain Lilly John Cunningam (1915-2001), physicien, neurophysiologiste et chercheur américain, avait présenté ses travaux et avancé la notion que les dauphins représentaient une autre forme d’intelligence avancée présente sur Terre, avec laquelle nous pourrions apprendre à communiquer. Le colloque à l’UNESCO s’est terminé par une présentation de Claudio Maccone à propos d’un projet de protection de la face cachée de la lune. Ceci afin d’avoir l’éventuelle possibilité dans le futur d’installer un observatoire astronomique ou un radiotélescope dans une zone (comme le cratère Deadalus) totalement protégée d’ondes électromagnétiques, provenant de satellites ou propagées depuis la Terre. L’avantage serait également de pouvoir écouter les basses radios fréquences qui ne pénètrent pas l’atmosphère terrestre.  Finalement il sera demandé à chaque participant de soumettre un document concernant sa présentation, en vue d’une publication dans la publication officielle Acta Astronautica, (Elsevier press) de l’International Academy of Astronautics. Si formellement acceptées, cela pourrait être la première fois dans l’histoire des publications de l’académie, que des documents concernant le phénomène OVNI/AUP soient officiellement publiés. Peut-être un début de reconnaissance pour cette discipline controversée? 

Notes: 

(1) International Academy of Astronautics, 6 rue Galilee, Po Box 1268-16, 75766 Paris Cedex 

16, France. http://www.iaaweb.org 

(2) Programme disponible sur: http://iaaweb.org/iaa/Scientific%20Activity/setiparis2008.pdf 

(3) SETI institute : http://www.seti.org/Page.aspx?pid=1241 

SETI league : http://www.setileague.org/ 

(4) ouvrage que je recommande (malheureusement disponible qu’en Anglais) car il contient une 

bonne partie sur l’ufologie et le SETI. L’auteur peut être félicite pour son ouverture d’esprit 

dans ce domaine. 

(6) Disponible sur: http://www.youtube.com/watch?v=cdnkQVKBR60   

  

 

source : http://www.cobeps.org/

DANEMARK : L’ARMEE DE L’AIR OUVRE SES ARCHIVES 5 mars, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

DANEMARK : L'ARMEE DE L'AIR OUVRE SES ARCHIVES dans Exo-contacts 460px-Danske_Forsvars_logo.svg 

L’armée de l’Air du Danemark a ouvert ses archives OVNI, en fournissant des informations sur plus de 15 000 observations.  

Les archives sont dorénavant accessibles au public qui contiennent les observations de ces 30 dernières années. L’armée de l’Air a publié les archives en ligne la semaine dernière, car elle estime que  « il n’y a rien de secret dans les fichiers » . Cette déclassification compte pas moins de 329 pages couvrant les années 1978 à 2002.

On retrouve par exemple ce cas intéressant d’un garçon de 15 ans, qui était sur son vélo à 4 h 30 un matin d’été en 1982, pour un emploi d’été, quand il a remarqué un objet très lumineux à environ 50 à 60 mètres de lui dans un champs. Avec son vélo il s’est approché de l’objet, interpellé par ce phénomène inhabituel. L’objet classique de type soucoupe mesurait environ 2 mètres de haut et 2 mètres de diamètre avec une trappe sur le côté.

A proximité de l’objet, 10 à 15 mètres environ, le jeune garçon a vu 5 petits êtres, pas plus grand que 60 cm avec une grosse tête.

Ce cas a été classé dans les archives par le capitaine Peterson de l’armée de l’Air et maintenant tout le monde peut lire des cas similaires à celui de Funen cité plus haut.

  »Nous avons choisi de déclassifier parce que nous ne voyons aucune raison de conserver le secret en tant que tel. Nous avons régulièrement des demandes de la part des journalistes qui veulent lire les fichiers. Maintenant que nous leur donnons la possibilité, ils perdent tout leur intérêt, car il n’y a pas de secret en cause » , a dit Thomas Petersen sur la station de radio P3.  

 Denmark-UFO-photo_0002_web dans Exo-contactsOdense, Denmark 1974

La Force aérienne a déclaré que la plupart des observations sont restées « non identifiées », car les détails ne sont pas assez précis. Toutefois, certains rapports sont suffisamment précis afin d’exclure des OVNIs tels que les avions, les conditions météorologiques ou les lanternes chinoises. Toutes les observations n’ont pas été rapportées que sur le Danemark mais aussi au Groenland dont une qui a particulièrement attirer l’attention.

Le 5 Janvier 1981 à 12h50 un disque en flamme a été observée à environ 45 degrés sur la terre gelée, près de la base aérienne de Thulé. Il a ensuite disparu aussi soudainement qu’il était apparu.

Par coïncidence, les stations radar de la base américaine a enregistré un objet volant non identifié sur son radar à 12h50.

Le Captaine Thomas Petersen de l’armée de l’Air, qui a une vaste connaissance des dossiers, a fait remarquer que les observations sont toutes remises au Centre Ovni scandinave (Scandinavian UFO Center), s’ils en font la demande.

Il a ajouté que l’armée de l’Air n’a pas d’intérêt à maintenir le secret sur le phénomène OVNI mais qu’elle a pour mission principale de sécuriser l’espace aérien en temps de paix et de défendre le Danemark contre une menace extérieure, et les OVNIs ne font pas l’objet d’une menace.

source : The Copenhagen Post

http://www.barackobamaufo.com/?p=821

http://dhyanchohan.unblog.fr/category/declassification/

tsnouak |
la terre ça chauffe |
Historia |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | nouvelle vision
| CEVENNES ET CAUSSES
| marjo