navigation

OVNI : INTERVIEW DU CONTRE-AMIRAL GILLES PINON 2 mai, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , trackback

gillespinon.jpg

Le contre-amiral Gilles Pinon a cosigné en avril 2008 une lettre ouverte au Président Sarkozy défendant à l’instar du rapport COMETA de 1999 que vous trouverez sur ce blog, la nécessité de la mise en oeuvre de moyens plus conséquents pour évaluer le problème des ovnis qu’il interprète comme une intrusion extraterrestre probable, et la prétendue désinformation en la matière, notamment américaine.

Ci-dessous, l’interview accordée à Nexus dans son No 59 de Novembre-Décembre 2008
 

Nexus :
Quelle est la position du ministère de la défense vis-à-vis du phénomène ovni ? L’état major des armées a t-il effectué une étude portant sur la menace éventuelle que les ovnis feraient peser sur la sécurité nationale ?

Gilles Pinon: Pour ce que j’en sais, le ministère de la défense n’a pas conduit à ce jour une étude exhaustive portant sur une éventuelle intrusion extraterrestre. la France s’est dotée d’un organe officiel de collecte et d’analyse des données des ovnis, le Geipan.Cet organe émanant du CNES, a entrepris de mettre en ligne les diverses observations portées à sa connaissance. Cela tend a montrer que le gouvernement français ne pratique pas une politique du secret en matière d’ovnis. Je pense que le sujet ne dépasse ni les attributions ni la compétence de l’état- major des armées mais que, faute de directive gouvernementale, il ne l’a pas étudié sérieusement. Ce qui ne veut pas dire que n’existe pas quelques dossiers classifiés, émanant des armées et de l’aviation civile, qui dorment dans des armoires de ministères.Dans ses grandes caractéristiques, le phénomène n’est pas hostile. Il ne semble pas menacer la sécurité nationale. Il n’a pas été à ce jour identifié, ni par les grandes institutions, ni par une majorité d’ufologues, comme étant une intrusion extraterrestre. C’est pourquoi nous proposons qu’une étude soit ordonnée afin de valider ou d’infirmer l’interprétation extraterrestre en utilisant une méthode, appropriée et bien éprouvée, procédant par déduction d’hypothèses. Si nous la motivons en faisant appel au principe de précaution, c’est parce que ce dernier à valeur constitutionnelle et qu’il oblige les autorités publiques à entreprendre une évalution des risques dès lors qu’il existe l’éventualité d’un dommage, même incertain. Il n’est pas aujourd’hui d’autres textes constitutionnel, ou législatif, ou réglementaire qui pourrait contraindre l’état à s’impliquer au delà de la création du Geipan. Sauf bien sur si la patrie était en danger, c’est-à-dire en cas d’hostilité déclarée, ce qui n’est pas le cas. Remarquons d’ailleurs que le principe de précaution n’a pas été conçu pour faire face à un quelconque danger en matière de défense mais à un risque potentiel portant sur l’environnement, à savoir nos conditions de vie naturelles, sociales et culturelles. Qui pourrait nier qu’une intrusion extraterrestre n’aurait aucune incidence sur notre environnement ainsi compris ?

Nexus :
Les USA mènent-ils une politique de désinformation en la matière ? Et si oui, pourquoi ?

Gilles Pinon :
Ce qui est vrai pour la France ne l’est pas pour les Etats-Unis. L’ufologie est née aux Etats-Unis ou l’opinion publique éxigea du gouvernement que les ovnis fassent l’objet d’études officielles confiées aux autoritées militaires et universitaires.

Le rapport Condon, sans nier le phénomène, mais en le minimisant, a conclu qu’il ne se prétait pas au progrés de la science et qu’il ne présentait pas une réelle menace pour la sécurité nationale. Il a recu la caution de l’académie nationale des sciences. Une vive polémique s’engagea autour de ses conclusions qui, selon l’avis de scientifiques de renom, étaient contraires à de nombreux cas inexpliqués contenus en son corps.

A la suite du rapport Condon, les pouvoirs publics se sont officiellement désengagés de l’étude des ovnis. Les forces armées ont pris cependant une directive, la directive JANAP 146 ( Joint Army, Navy, Air Force Publication ), qui soumet les militaires et certains civils ( commandants de bord de l’aviation civile, commandants de batiments de la marine marchande)  à l’obligation de rendre compte aux autoritées militaires, en urgence et confidentiellement, de l’observation des objets suspects, parmis lesquels les ovnis nommément désignés, susceptibles d’entraîner une action défensive.

C’est dire que le retrait de l’état n’est qu’apparent et que des enquêtes se poursuivent à l’abri de toute médiatisation.

Il apparait aujourd’hui évident que les USA appliquent une politique de désinformation car ils ont vraisemblablement éffectué en toute confidentialité une étude du type de celle que nous demandons et conclu à la réalité brulante du phénomène.

Il entendent ainsi protéger leur position dominante et écarter le risque éthnocidaire en l’absence même de toute intention hostile des éventuels intrus.

Nexus :
Quel enseignement peut-on tirer, selon vous, de la somme d’informations déjà disponible ?
Le phénomène présente-t-il un danger pour la société humaine ?

Gilles Pinon :
S’il n’est pas hostile, pourquoi le phénomène adopte t-il d’une façon constante un comportement discret, furtif et brouillé ?

Sans doute parce qu’il entend nous préserver du danger éthnocidaire, plausible, mais non certain, qui résulterait d’un contact brutal, accidentel ou délibéré, auquel nous ne serions pas préparés.

Rappelons que l’éthnocide n’est aucunement une extermination physique. L’ethnocide est la destruction d’une entité culturelle, soit à la suite d’un choc culturel violent faisant douter une civilisation de sa capacité de maitriser son avenir, soit par la substitution de sa culture par une autre non immédiatement assimilable.

La meilleure façon de se prémunir d’un tel danger, qui ne peut être négligé, c’est d’en prendre progressivement conscience en toute sérénité. D’ou la nécessité de l’implication de l’état.

Nexus :
Il semble que le phénomène ait toujours été présent dans l’histoire des hommes, mais que depuis plusieurs décennies, il se montre d’une façon plus soutenue. Qu’en pensez vous ?

Gilles Pinon :
Depuis ses origines et jusqu’à lère industrielle, l’homme à observé dans le ciel des phénomènes insolites présentant des caractères ovniens. il les a interprétés comme des signes des étres surnaturels, dieux, anges, démons ou esprits, bienveillants ou hostiles, qui, conformément aux croyances universellement répandues, peuplaient le ciel et intervenaient sur terre pour faire la pluie et le beau temps et démontrer leur supériorité et leur puissance.

Il est probable que parmi ces manifestations bon nombres étaient des événements atmosphériques ou cosmiques naturels que nous identifierons comme tels de nos jours. il reste que quelques- unes semblent bien participer du phénomène ovni, qui serait donc bien apparu dès les premiers ages de l’humanité.

Nous sommes aujourd’hui sur le point d’accéder au statut de civilisation interplanètaire. Partant, les civilisations avancées de la galaxie ne peuvent pas plus longtemps nous maintenir dans l’ignorance de leur existence.

Des signes ostensibles et ostentatoires comme Fatima, ou discrets et brouillés comme les ovnis, donnent à penser qu’une opération subtile et graduelle de prise de contact est en cours. Voila probablement la raison première de la multiplication des observations.

Nexus :
Que pensez-vous de la prise de position de José Gabriel Funes, directeur de l’observatoire du Vatican, à propos de l’existence d’intelligences extraterrestres ?

Gilles Pinon :
Il faut se réjouir que le directeur de l’observatoire du Vatican veuille bien reconnaitre que d’autres planètes habitées pourraient exister dans l’univers et que cela n’est pas en contradiction avec la pratique de la foi. Il me semble toutefois hasardeux de penser que ce prêtre jésuite s’exprime au nom du Saint Siège.

Jusqu’à plus ample information, ses propos n’engagent que lui même. Avant que l’église romaine ne reconnaisse dans les ovnis des visiteurs de l’espace, il lui faudra soumettre à une nouvelle critique la mariaphonie douteuse de fatima et apporter la démonstration que la danse du soleil du 13 octobre 1917 n’était pas une manifestation ovnienne mais un miracle divin. Sinon elle se trouvera devant la douloureuse obligation de devoir renoncer à un culte imprudemment encouragé par Jean Paul II et Benoît XVI.

Nexus :
Pensez-vous que la science-fiction puisse avoir joué un rôle dans la naissance et dans l’entretien du phénomène ovni ?

Gilles Pinon :
Qu’il y ait un rapport entre les moeurs d’un pays et l’aspect pris par le phénomène ovni est un fait assez bien établi qui reçoit deux explications non exclusives l’une de l’autre. Chez les témoins, une propension à interpréter leurs observations d’après leur culture et leurs aspirations. de la part du phénomène, une tactique de brouillage reposant sur le mimétisme.

Il me semble cependant que l’examen des influences réciproques entre la sience-fiction et les ovnis conduit au constat que ce sont plutôt les observations des soucoupes volantes qui ont alimenté la science-fiction. et non l’inverse. C’est le point de vue de l’ufologue Gildas Bourdais qui a longuement étudié cette question.

Nexus :
Pensez-vous que les pouvoirs publics puissent rendre publiques leurs préoccupations sur les ovnis ?

Gilles Pinon :
La création du Geipan fut une façon habile de se dérober et de laisser croire que l’état se donnait les moyens de mieux connaitre le phénomène. Les banques de données sont maintenant suffisament fournies pour que l’on puisse espérer, par une étude appropriée, mettre en évidence la stratégie suivie par les intrus.

Mais je conviens volontier que c’est un sujet très délicat et je ne serais ni surpris ni choqué que l’étude que nous demandons soit ordonnéee en toute confidentialité et conduite dans le plus grand secret.

Il appartiendra au chef de l’état, au vu des conclusions, de décider de l’information qu’il serait éventuellement nécessaire de porter à la connaissance de l’opinion publique. A mon avis, cette information devrait être rassurante, controlée et graduée.

Nexus :
Que pensez-vous de l’affaire de Rosswell survenue en 1947 ?

Gilles Pinon :
L’affaire de Roswell s’appuie sur des témoignages dignes de foi. L’hypothèse du crash d’un ovni ne peut être écartée. Si elle était avérée, l’existence des extraterrestres deviendrait une certitude.

Il serait alors plausible que le gouvernement des Etats Unis, comme d’aucuns le soutiennent, soit parvenu à une entente avec la civilisation à laquelle appartenait l’engin et se trouve ainsi contraint à une politique de secret absolu et de rétention systématique d’information.

Il ne serait pas exclu, le cas échéant, que le film sur l’autopsie fût une tentative, somme toute réussie, de désinformation amplifiante dans le but de ridiculiser les ufologues, de les couper ainsi de l’opinion publique et de mieux préserver le secret.

Quoi qu’il en soit , la réalité de Roswell n’est pas une condition nécessaire à l’interprétation extraterrestre des ovnis.

Les conclusions des études conduites confidentiellement aux USA après la publication du rapport Condon suffisent à expliquer leur politique de désinformation.

Nexus :
Si vous vouliez sensibiliser l’opinion sur la necéssité que les pouvoirs publics s’impliquent davantage dans l’étude du phénomène ovni, que lui diriez-vous ?

Gilles Pinon:
Que les ovnis sont une affaire trop sérieuse pour être abandonnée aux seuls Geipan, ufologues et associations ufologiques. Qu’ils doivent donc faire l’objet, selon une méthode appropriée, d’une étude d’évaluation des risques, notamment le risque éthnocidaire, en application du principe de précaution.

Que le risque d’éthnocide doit être pris en considération au plus haut niveau de l’état.

Qu’il faut donc soutenir d’une façon ou d’une autre la lettre ouverte que nous avons adressée au président de la république.

Commentaires»

pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

tsnouak |
la terre ça chauffe |
Historia |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | nouvelle vision
| CEVENNES ET CAUSSES
| marjo