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L’AFFAIRE DE L’AMARANTE (1982) 3 août, 2009

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Présentation du cas 

Dans la soirée du jeudi 21 octobre 1982 vers 18h, la gendarmerie de V3, banlieue de V2, est avisée par un couple, Monsieur et Madame Henri, de l’observation d’un phénomène inhabituel survenu le matin même chez eux.

De retour chez lui, Monsieur Henri découvre dans son jardin une série de fleurs flétries, chose qu’il pense être liée au phénomène lumineux observé le jour même.

Le lendemain matin il fait appel de nouveau à la gendarmerie qui se rend sur place pour prélever des échantillons.

Intervention de la gendarmerie

Enquête de la brigade de gendarmerie de V3 :

C’est le 21 octobre 1982 vers 18 heures que débute l’intervention de la brigade de gendarmerie de V3, la plus proche du domicile de Monsieur Henri.

Cette brigade est située au centre d’un grand ensemble d’immeubles de la banlieue de V2, lieu dit “Quartier Haut”.
Cette brigade traite de nombreux problème mes liés à la vie des grands centres urbains, et, lorsque Monsieur et Madame Henri s’y sont rendus spontanément, leur témoignage a été aussitôt enregistré avec la plus grande attention.

Le brigadier de service nous explique que la personnalité, la situation sociale du témoin et le fait qu’il veuille conserver l’anonymat et la plus grande discrétion donnaient à priori une certaine crédibilité à son récit.

Un télex est transmis dès le 22/10/82 ( voir ci-après ).
Le GEPAN est informé le 23/10/82 puis après contact téléphonique à la brigade de V3, décide d’entreprendre une enquête.

Proces verbal d’audition

Le 21.10.82 à 18 heures, au Bureau de notre Brigade, entendons Monsieur Henri, 30 ans, biologiste, demeurant V1, 102 Avenue Noël Bernard, né le 16/4/52 à V2, fils de Maurice et de Geneviève Laurent, de nationalité française, qui déclare :

Ce jour vers 12 heures 15, sortant de mon travail, et me trouvant dans mon jardin, devant la maison, j’ai assisté au phénomène suivant ; vers 12 heures 35, j’ai vu un engin volant que j’ai pris tout d’abord pour un avion, venant du Sud-Est.

Je l’ai vu briller, il n’y avait pas de nuage, je n’avais pas le soleil dans les yeux et la visibilité était totale. Sa vitesse de descente n’était pas grande, je pensais que l’engin allait passer au-dessus de ma maison. A un moment donné, j’ai vu que sa trajectoire aboutissait au-dessus de moi, je me suis reculé de trois à quatre mètres, et là, j’ai vu la forme ovale de l’engin. Cet engin est resté en sustentation à un mètre environ du sol, pendant vingt minutes. Je suis affirmatif ayant regardé l’heure. J’ai observé cet engin d’abord à un mètre cinquante, puis m’approchant doucement jusqu’à cinquante centimètres.

Je peux donner la description suivante :

Forme ovoïde, diamètre environ un mètre cinquante, épaisseur zéro mètre quatre-vingt, la moitié inférieure avait un aspect métallisé genre béryllium poli la moitié supérieure était de couleur bleu-vert lagon dans son remplissage interne. Cet engin n’émettait aucun son, ne dégageait ni chaleur, ni froid, ni rayonnement, ni magnétisme, ni électromagnétisme. Je vous remets un croquis sommaire de l’engin et je pense avoir approché au maximum la réalité quant aux dimensions et aux formes. J’ajoute que la masse volumétrique me paraissait très lourde.

De plus, la forme de cet engin épousait étroitement la surface de mon jardinet. Pendant les vingt minutes d’observation, je suis allé au premier étage de ma maison, j’ai pris mon appareil photo chargé et je suis redescendu dans le jardinet. L’engin n’a pas bougé de sa place.
J’ai essayé de déclencher, mais mon appareil s’est bloqué car je précise qu’il a déjà présenté plusieurs fois des défectuosités.
Comme je l’ai déjà précisé plus haut, l’observation a duré vingt minutes au bout desquelles l’engin s’est brusquement élevé à la verticale constante, trajectoire qui a été maintenue jusqu’à perte de vue. Le départ de l’engin, et non pas le décollage, car il ne s’est jamais posé, a été très rapide, comme sous l’effet d’une forte aspiration.

Je précise que sur le terrain, aucune marque ne fut déposée, ni dans l’infrastructure externe. L’herbe n’est ni calcinée, ni écrasée, j’ai simplement remarqué qu’au départ de l’engin, l’herbe s’est dressée droit pour revenir rapidement à sa position normale.

Au moment de cette observation j’étais seul dans mon jardin et dans ma maison. Je n’ai pas vu de voisin immédiat. J’ajoute que ma maison est en contrebas de la route et que l’engin n’a pas pu être vu lorsqu’il était dans le jardinet. Je ne vous ai pas prévenu de suite, car j’en ai d’abord parlé à mon épouse à 17 heures, et c’est là que nous sommes venus à votre bureau. C’est tout ce que je peux dire.

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Reconstitution du positionnement du phénomène

Effets directement ressentis par le témoin

Monsieur Henri indique dans son récit qu’il s’est approché de très près du phénomène.
Il déclare même qu’il s’est penché en dessous pour mieux observer les détails :

Rien ne se passait, ni chaud, ni froid, pas de rayonnement dont le corps n’est pas toujours capable de capter….
Il n’avait pas d’odeur particulière, les Gendarmes ont voulu savoir ce que je pensais de l’électromagnétisme, d’attirements, je leur ai dit :
Messieurs je veux bien être attiré ou même repoussé, je n’ai rien ressenti de tout cela…

Effets constatés sur l’environnement

Monsieur Henri apporte quelques cléments sur d’éventuels effets physiques concernant plus particulièrement la flore.

Le premier élément a trait au comportement mécanique de brins d’herbe de la pelouse au moment du départ du phénomène.

Alors que, pendant 20 minutes, il n’a perçu aucun mouvement, si léger soit-il, venant du phénomène ou de son environnement le témoin observe que les brins d’herbe situés sous le phénomène se soulèvent à la verticale au moment du départ.

Dès la disparition, il constate que ces brins d’herbe sont revenus dans leur position initiale :

La seule chose qui s’est passée quand l’objet est parti, c’est l’herbe qui s’est frisée sur la tête, mais vraiment droite, l’herbe qui était humide, de l’herbe d’automne…

Par ailleurs, Monsieur Henri a mentionné que les roses trémières, fleurs très hautes sur tige, et par conséquent sensibles au moindre souffle d’air, n’avaient à aucun moment bougé.

Comme il avait aussi précisé que le mouvement des brins d’herbe s’était limité à ceux situés directement sous le phénomène, il semble difficile d’interpréter ces déplacements d’herbe comme résultant d’un mouvement d’air.

Le second élément est relatif à la dégradation physique de plants de fleurs du jardin.

Monsieur Henri nous explique comment il a découvert cette anomalie et pourquoi il la met en relation avec le phénomène.

Le soir même après notre passage à la Gendarmerie, on est revenu au jardin tous les deux ensemble, et on se dit :

Il y a les queues de renard ( c’est-à-dire les amarantes figure 3 ), il y en a des quantités dans le jardin, c’est l’automne, et les feuilles sont encore bien vertes, les quenouilles violines. Et il y en avait, disons une partie au centre, qui était près de l’objet, qui étaient complètement déshydratées, sèches mais sèches, sèches, alors qu’aux alentours elles étaient dans un état impeccable…

Monsieur Henri précise qu’il est, ainsi que son épouse, très soigneux pour son jardin, maniaque même.

C’est pourquoi, après que les Gendarmes eurent prélevé les échantillons sur les plants d’amarante, il préféra retirer les fleurs du massif.

Toutes les plantes que j’ai retirées sont des plantes d’automne qui étaient vertes, qui n’avaient plus leur cycle pour la décoration…“.

Monsieur Henri apporte quelques éléments supplémentaires sur le pied d’amarante desséché :

Aucun des pieds n’était pourri, on aurait pu dire que celui de la plante, non, c’était un pied comme les autres, vivant en terre, il était complètement déshydraté au niveau de l’air, l’aérien était déshydraté, mais au niveau, le pied, les racines, étaient comme les autres…“.

Présentation du témoin

 

Monsieur Henri ne signale avoir été victime d’aucune maladie grave.
Il ne prend habituellement aucun médicament ni somnifère.

 

 

Monsieur Henri dit ne pas être “Polarisé” par cette question, qu’il laisse “aux spécialistes”. Il fait seulement référence aux informations apportées par les média et dit ne pas posséder d’ouvrages dans ce domaine, ni dans celui de la science-fiction.

Il se décrit plutôt comme “le petit naturaliste de l’ancien temps” qui aime collectionner les papillons et jardiner.

 

Cette description de lui-même se complétera par le fait que cette personne est très sensible à l’ordre et à la propreté. Nous avons pu le constater en nous rendant chez lui : sa maison, son jardin, son atelier, ne laissaient pas l’impression du désordre. Tout était soigneusement rangé, Monsieur Henri nous indiquant que sa femme partageait ce souci, notamment pour le jardin.

Nature des prélèvements

Les échantillons analysés proviennent de la première série d’échantillons recueillis par la Gendarmerie le 22/10/82 disposés en vrac dans des sachets plastiques et conditionnés par le GEPAN sous le n°22 le 29/10l82 pour la plante flétrie et sous le n°23 le 27/10/82 pour la plante témoin.
Ces échantillons se présentent sous la forme d’extrémités de tiges portant la hampe florale, les racines étant exclues.

Alors que le n°23 avait conservé sont aspect normal ( feuilles et tiges vertes, fleurs Colorées ), le n°22 exposé au phénomène était desséché.
Signalons l’abondance de graines apparemment mâtures dans la plante flétrie.
Un essai de germination de ces graines n’a à ce jour, donné aucun résultat tant chez le témoin que chez la “flétrie”.

Résultats des analyses

La comparaison des teneurs en eau des deux échantillons a donné une valeur de 80% pour le témoin contre 40% pour la plante flétrie ; aussi, avons-nous rapporté les résultats au poids de matière sèche afin d’avoir des valeurs comparables.

2.1 Acides organiques

La méthode d’isolement et de dosage des acides n’a pas permis de mettre en évidence des différences notables entre les deux échantillons.

ll y a peu d’acides organiques mais ceci peut être dû à la conservation défectueuse des prélèvements.

Par contre, ces deux échantillons contiennent des quantités importantes d’acides minéraux, surtout dans les feuilles de la plante flétrie ( cf. fig.13 ).

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Fig.13 – Analyse qualitative des acides des organiques par chromatographie

Par ordre décroissant de leur abondance, on trouve les acides sulfurique, phosphorique, nitrique et chlorhydrique.
Les variations entre les deux prélèvements pourraient s’expliquer par une fumure azotée du sol, voire par un drain d’eaux usées passant à proximité de la plate-bande.

2.2 Oses

Une fois de plus, l’état de conservation des échantillons nous a empêché de réaliser une analyse quantitative et nous nous sommes limités à une analyse qualitative par chromatographie.

Comme il est normal à la saison du prélèvement, les feuilles se sont vidées de bon nombre de métabolites au profit des fleurs où s’accumulent normalement les réserves pour la constitution des graines.

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Fig.14 – Répartition des oses dans les fleurs des plantes témoins et flétries

Il apparaît ( Cf. fig.14 ) une augmentation de la teneur en oses de la fleur flétrie, avec surtout une accumulation de saccharose et de polyoses ( stachyose, raffinose ) alors que dans le témoin, c’est le maltose qui domine. Ces différences peuvent être reliées à la richesse en graines de la fleur flétrie du fait de l’abondance des formes de transport et de réserves des oses.

2.3 Acides aminés libres

Partant de l’hypothèse de la parfaite identité des pieds d’amarante avant l’apparition du phénomène, nous avons déterminé les acides aminés par rapport au poids de matière sèche pour diminuer l’influence éventuelle d’une perte en eau irrégulière au cours de la conservation.

Par ailleurs, nous avons accordé une plus grande attention aux résultats observés à ce niveau, car la teneur en acides aminés est souvent une constante d’une espèce déterminée et dépend surtout de la richesse en azote du sol.

Un phénomène extérieur normal, à variation lente, infléchit progressivement le métabolisme des acides aminés alors qu’un phénomène transitoire, ou bien n’aura aucune influence parce que trop rapide ou bien aura un effet intense parce que détruisant des mécanismes cellulaires fondamentaux.

A/ Acides aminés libres des feuilles

Les feuilles de la plante flétrie n’ont subi aucune variation de la quantité totale d’acides aminés.
Toutefois, il faut noter d’importantes variations individuelles, en particulier au niveau de l’acide aspartique (Asp) [plus 900% chez le témoin], l’acide glutamique (Glu) [moins 30% chez le témoin], de la glutimine (Gln) [moins 50%], de l’asparigine (Asn) [absente chez la “flétrie”], de l’acide gamma-aminobutyrique (gamma-NH2) [30 fois plus chez le témoin] et de la proline (Pro) [8 fois moins chez le témoin] (cf. figure 15).

En fait, en première approximation, comme le total Asp+Asn+Glu+Gln est sensiblement le même dans les deux cas ( 1095 pour le témoin contre 950 pour le “flétri” ), on peut admettre que ces variations ne sont pas significatives et traduisent simplement une différence dans les formes de réserve et de transport de l’azote au moment du prélèvement.

L’élévation de la teneur en proline (Pro) libre peut être due à une lyse des parois cellulaires comme le confirmerait alors l’élévation de la teneur en glycine (Gly).

Par contre, la chute de l’acide gamma-aminobutyrique semble plus intéressante car elle pourrait provenir soit d’une décarboxylation de l’acide glutamique (Glu) et ce métabolisme serait absent chez les feuilles flétries, soit d’un développement bactérien dû à de mauvaises conditions de conservation mais alors on comprendrait difficilement que les témoins aient été, seuls, mal conservés.

B/ Acides aminés libres des fleurs (graines exclues)

Nous avons trouvé trois fois plus d’acides aminés dans les fleurs témoins, que dans les fleurs “flétries” ; en outre le pourcentage relatif de chaque acide aminé n’est pas conservé.

La différence est donc bien réelle mais s’explique éventuellement par un drainage des acides aminés vers les graines matures dans les plantes “flétries” alors que les graines des fleurs témoins sont en cours de maturation.

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Figure 15 – nombre de nano-moles d’Acides Aminés/100 mg de poids sec

Conclusion

Pour essayer de résumer les éléments essentiels de cette enquête, il faut tout d’abord noter que les conditions d’observation, telles qu’elles sont rapportées par le témoin, auraient été très bonnes :

En plein jour, durant plusieurs minutes, à proximité immédiate, avec examen sous plusieurs angles, latéralement et en hauteur, etc… La non-identification du phénomène par le témoin ne semble pas, dans ce cas, pouvoir résulter de confusions superficielles, de détails ; s’il a fait une méprise, elle ne peut qu’être énorme, fondamentale, absolue.

Parallèlement l’analyse du discours et du comportement de cette personne, telle qu’elle a été faite en VI, n’a rien révélé qui puisse être considéré comme symptomatique d’une propension particulière à une distorsion aussi profonde de la perception ou de la mémorisation. A ce stade, aucun indice raisonnable ne permet de rejeter le témoignage. En retour l’unicité du témoin interdit toute analyse de cohérence inter-témoignage, qui eût fourni un certain degré de confirmation. D’autres voies ont été explorées par exemple en essayant d’interpréter certains détails du témoignage ( une hypothèse peut-être intéressante a été fournie en VIII.4 ) ou en procédant à des analyses biochimiques sur l’environnement, mais ce dernier point n’a guère apporté de résultats tangibles en raison de conditions défavorables de prélèvement et de conservation : les plants avaient été déterrés peu après et les premiers prélèvements n’avaient pas été conservés à assez basse température : aucune conclusion n’a pu être tirée de ces analyses.

Une fois de plus deux niveaux de problèmes sont apparus d’une part les techniques de prélèvements et de conservation, d’autre part les possibilités d’interprétation claire et non ambiguë des résultats obtenus. Bien que le premier niveau conditionne le second, il ne le détermine pas entièrement. Même lorsque les prélèvements ont pu être faits dans des conditions adéquates, les interprétations restent délicates en raison du manque d’études systématiques visant à caractériser les déséquilibres physiologiques. Il suffit pour illustrer cette idée de rappeler l’enquête 81/01 ( Note Technique n° 16 ). Pour rendre une telle démarche productive, il faut aussi entreprendre un programme d’études de caractérisation des perturbations.

Bien sûr, ceci permettra d’abord de reconnaître des phénomènes classiques qui auront été préalablement simulés. Mais si on est confronté à un phénomène véritablement original ayant produit des perturbations non encore référencées ?

Le problème ne se posera alors plus vraiment au niveau de l’interprétation du cas particulier, mais plutôt à celui de l’analyse comparative des données répétées : dans le cas d’un phénomène nouveau, sa répétitivité sera une condition essentielle de la recherche, et sa fréquence devrait rythmer les progrès. Le moins que l’on puisse dire c’est que parmi les cas étudiés par le GEPAN et qui pourraient éventuellement rentrer dans cette catégorie ( enquêtes 81/02, 81/01, 82/06 dans les Notes Techniques 11, 16 et 17 ), les différences sont très grandes : forme, couleur, consistance apparente, bruit, etc…, presque tout diffère. Rien ne permet d’affirmer qu’il s’agisse de phénomènes analogues et encore moins d’un même phénomène qui se répète.

Pour tout savoir sur ce rapport, vous pouvez vous documenter à l’aide de la note technique n° 17 dont est extrait le contenu -> ici

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source : http://dhyanchohan.unblog.fr/2007/12/27/lamarante-1982/

liens :

http://benzemas.zeblog.com/420200-ovni-ufo-le-cas-des-amarantes-laxou-nancy-1981-fin/

http://www.forum-ovni-ufologie.com/iv-cas-avec-effets-sur-les-temoins-f62/1981-ovni-ufo-le-cas-des-amarantes-laxou-nancy-t8641.htm

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