D’UN CERTAIN USAGE DE LA PARAPSYCHOLOGIE EN UFOLOGIE PAR RENE FOUERE (1ère partie) 15 août, 2009
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Il faut être reconnaissant à René FOUERE, ingénieur, fondateur du GEPA, pour sa contribution à l’ufologie française.
Le Groupe d’Étude des Phénomènes Aériens (GEPA) était une association française d’étude du phénomène OVNI, fondée en 1962. Elle regroupait des scientifiques et des militaires français. Entre 1964 et 1970, elle a été présidée par le général Chassin.Ce fut la première grande association ufologique à prétention scientifique et sérieuse en France. Le GEPA menait des enquêtes auprès des témoins, et en publiait des comptes-rendus détaillés. Par ailleurs, l’association publia 51 numéros de son bulletin Phénomènes Spatiaux et 2 numéros hors-série. En raison du sérieux de sa démarche, l’association obtint la collaboration de scientifiques et de chercheurs. En 1977, l’association cessa ses activités suite à la création par le CNES du Groupe d’étude des phénomène aérospatiaux non-identifiés (GEPAN), un organisme scientifique officiel français chargé de l’étude du phénomène OVNI.
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D’UN CERTAIN USAGE DE LA PARAPSYCHOLOGIE EN UFOLOGIE
Introduction
Depuis plusieurs années, une mode – insidieusement encouragée par tous ceux qui font profession de démolir la « soucoupe volante, écrous et boulons » veut à tout prix réduire le phénomène à une simple manifestation parapsychologique (NDLR ou psychosociologique comme l’intellectualise actuellement Pierre LAGRANGE), sans lien avec le vaste univers qui nous entoure.
Or, sans nier pour autant que les investigations ufologiques doivent être menées dans de multiples domaines, y compris celui-là, il est clair que beaucoup de spécialistes et non des moindres, n’ont pas su résister à la tentation qui consistait à vouloir tout expliquer et à tout prix, ce qui est pour le moins dangereux et téméraire. En l’occurrence, il faut reconnaître que la parapsychologie constituait un tremplin idéal pour toutes les fraudes et déviations, y compris les déviations intellectuelles ou scientifiques.
Certes, nous ne voudrions pas que les adeptes sérieux de la parapsychologie ou encore appelée « métapsychique » se croient ici visés.
Notre seul objectif est la recherche de la VERITE et c’est pourquoi il nous est apparu qu’il était bon dans ce domaine, spécifiquement aux confins de a marginalité, de mettre en garde le lecteur dont la bonne foi ou la naïveté pourraient se trouver insidieusement abusées par les séductions redoutables des passionnés du « PSI ».
Les faits demeurent les faits : toute affirmation incontrôlée ne saurait résister à une vérification sinon scientifique à tout le moins rigoureuse. Il faut bien le dire, dans ce domaine si mal exploré du paranormal, les affirmations incontrôlées de cette nature abondent, ce qui ressemble fort à une autre forme d’imposture.
Tout le mérite de René Fouéré consiste précisément, à nous mettre en garde contre certains « mirages ».
Philippe SCHNEYDER
Nous nous intéressons depuis bien longtemps à cette recherche appelée aujourd’hui parapsychologie qui fut jadis connue sous le nom de « métapsychique ».
Pour étudier le plus objectivement possible les applications éventuelles de la parapsychologie dont, comme son nom l’indique, les manifestations se situent à côté ou en dehors, sinon au-delà, du domaine propre à la psychologie commune, il convient d’avoir logiquement une bonne connaissance de cette psychologie et de ses pièges.
Or, à lire ce qui s’écrit sur la question, on à l’impression que, chez certains auteurs ou prétendus chercheurs, le recours exalté, sinon autoritaire, à la parapsychologie, pour justifier quelques affirmations aventurées, trahit chez de telles personnes, une regrettable et grave méconnaissance de leurs motivations profondes, des conditionnements archaïques inconscients auxquels elles obéissent sans parvenir à les déceler et à les identifier.
Elles ne se rendent pas compte que leur soif de prouver telle ou telle thèse, en appelant la parapsychologie à leurs secours, procède de peurs anciennes et secrètes, de préjugés millénaires, d’orgueils, fussent-ils collectifs, ou de convictions vétustes qu’elles n’ont jamais vraiment dévisagées.
Elles oublient que faute d’avoir pénétré tous les replis de sa propre intimité, de s’être rendu transparent à son regard intérieur le plus profond, on ne peut connaître ni la signification exacte, ni la valeur réelle des attitudes qu’on prend, des objectifs qu’on se donne, des actes qu’on accomplit.
Le précepte socratique « connais-toi toi-même » reste le guide le plus sûr de ceux qui veulent savoir ce qu’ils font, pourquoi il le font, et ne pas suivre des chemins d’illusions – ces chemins fussent-ils immémoriaux-, en s’imaginant qu’ils rencontreront une vérité dont ils seront à la face du monde les proclamateurs.
La recherche qui se veut digne de ce nom doit être désintéressée. Elle doit tendre à la découverte de ce qui est et non à l’affirmation de ce qu’on voudrait qu’il fut.
Parce que nous gardons sans cesse présentes à l’esprit ces conditions ou dispositions préalables à toute recherche véridique et sérieuse, nous accueillerons avec beaucoup de réserve et de prudence les affirmations qui se font jour périodiquement dans la littérature spécialisée ou dans la presse, et qui se voudraient décisives quant aux caractères et à la nature du phénomène des soucoupes volantes; affirmations dont beaucoup, au fil du temps, ont sombré sous nos yeux, dans un grandissant oubli.
Si par exemple, on vient nous dire que des lumières qu’on a vues dans le ciel n’étaient rien d’autres que des soucoupes volantes qu’on avait délibérément évoquées, ardemment appelées, en se fondant sur des considérations passant pour parapsychologiques, nous sommes attentifs à nous garder de toute précipitation et nous nous mettons à réfléchir.
Il nous apparaît d’emblée qu’il n’y a, ni sur le plan de la recherche rationnelle ni même au regard du simple bon sens aucune mesure entre une observation faible portant sur de simples lueurs, identifiées d’enthousiasme aux soucoupes volantes qu’on prétendrait faire apparaître au nom de la parapsychologie, et la surprise totale, dans certains cas angoissée, de découvrir à quelques mètres du sol, posée au sol ou presque, une soucoupe volante qu’on attendait absolument pas, à laquelle on ne pensait même pas, à supposer qu’on eût jamais entendu parler d’objets de son espèce ! (NDLR c’est fort rare aujourd’hui)
D’autant moins de commune mesure que la soucoupe découverte au sol ou à très faible hauteur au-dessus du soi peut, non seulement revêtir des formes ou produire des phénomènes ne ressembalnt à rien de ce que l’on aurait pu imaginer, mais encore se trouver entourée de personnages insolites et souvent minuscules. elle peut même aller jusqu’à laisser sur le terrain des traces matérielles ou jusqu’à provoquer dans certains cas, des modifications de terrain incompréhensibles qui n’ont pu, selon toute vraisemblance, être l’oeuvre du ou des témoins de cet atterrissage ou quasi-atterrissage.
Nous ferons remarquer que dans la première éventualité, celle où l’on observe des lumières dans le ciel, fussent elles mobiles et inattendues, pour les soucoupes volantes qu’on s’entrainaîent à convoquer, cette identification nous paraît plus imprudente que convaincante et cela pourrait friser l’autohallucination pure et simple.
Non seulement, en effet, il y eut toujours dans le ciel des phénomènes naturels susceptibles de présenter des aspects des plus déconcertants et des plus propres à abuser des témoins non-avertis, mais de surcroît, on peut voir aujourd’hui dans le ciel beaucoup de choses que l’homme y lance ou y fait voyager.
(…)
Le moins que l’on puisse dire des prétendues observations, faites dans des conditions artificielles et avec tant de préméditation, c’est qu’elles sont de nature à jeter le discrédit sur celles effectuées, imprévisiblement et honnètement, par des témoins qui ne cherchaient absolument pas à voir ce qu’ls ont vu, à contraindre à se manifester devant eux des objets auxquels ils ne pensaient en aucune façon et dont ils pouvaient même ignorer l’existence. A telle enseigne que dans certains cas, la découverte soudaine ou l’apparition subite de ces objets les ont effrayés et mis en fuite.
En effet, les gens qui sont quelque peu psychologues se méfient à juste titre des rapports d’observations insolites venant de témoins qui avouent leur désir, leur passion de découvrir cette sorte d’engins. Nous disons bien à juste titre car notre longue expérience en la matière, nous a appris que c’est dans les rapports de passionnés de soucoupes volantes, de ceux qui veulent en voir à tout prix, qu’on trouve le plus de méprises et de confusions.
On peut donc dire au regard des gens réfléchis et, plus encore, des scientifiques qualifiés, qu’une observation faite par un prétendu témoin, qui reconnaît qu’il désirait intensément rencontrer une soucoupe volante, paraîtra toujours quelque peu suspecte.
Si l’on a quelque expérience de la vie et quelque mémoire de ce que l’on a fait soi-même, on sait très bien qu’un être humain qui a un vif désir de quelque chose est plus que tout autre enclin à prendre ce qu’il voit pour ce qu’il cherche – surtout quand une vérification directe et décisive est malaisée ! Il est tout prêt à s’abuser quant à la nature de ce qui se présente à lui, et dans sa satisfaction, son enthousiasme, il n’est guère exigeant en matière de preuves.
Qu’il s’agisse d’une recherche qui se flatte d’être parapsychologique ou d’une simple « marotte », on cherche quelque chose qu’on espère trouver et qu’on se réjouira de découvrir.
Désir ou espoir : on n’est pas dans l’état d’expectative désintéressée du chercheur authentique
RENE FOUERE
Note de la rédaction :
Rappelons que le Docteur Guennadi KROKHALEV de l’hôpital psychiatrique de Perm en Russie a démontré au début des années 90, que les hallucinations visuelles étaient de nature électromagnétiques et qu’ainsi elles pouvaient être prises en photo. Des appareils photographiques ont été utilisés (selon une méthode qu’il serait trop long d’expliquer ici) pour enregistrer les hallucinations visuelles de malades mentaux. Des résultats positifs (images nettes ou imprécises) ont été obtenus dans 52% des cas, avec les visions suivantes : amis réunis autour d’une table, vieille femme au long nez, lumière blanche, croissant de lune, un lion, un chat, un couvercle, un carré, un frère, le diable, un scarabée, une méduse, un avion, une église, un monument, une bouteille de vodka (!), un visage, un dauphin, etc…. (mais pas d’ovni !)
LIEN : http://skystars.unblog.fr/2007/07/25/linstitut-metapsychique-international-imi/

