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EINSTEIN ADORERAIT CELA ! 25 décembre, 2009

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EINSTEIN ADORERAIT CELA ! dans Exo-contacts nassim_at_casseyCet été, durant la 9 ème conférence internationale CASY’09 organisée par l’Institut de Mathématiques de l’Université de Liège, Nassim Haramein a obtenu auprès de 11 pairs le prix de la meilleure publication scientifique, tous secteurs confondus (Physique, Mécanique Quantique, Relativité, Théorie des Champs, et Gravitation).
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Il a tout simplement révolutionné le monde de la physique en donnant enfin une explication cohérente des interactions fortes au cœur du noyau atomique. Il se débarrasse de la force forte (inexpliquée) et par une série de 16 équations simples de physique classique, il montre que les protons, tournant à la vitesse de la lumière au cœur du noyau atomique, obéissent aux conditions du rayon de Schwarzschild. Ils fonctionnent donc comme un « mini trou noir ».
nassim-haramein best paper award dans Exo-contacts Haramein, recalcule la valeur exacte de la force qui maintient les protons au cœur du noyau et corrobore ses calculs comparant le rapport entre les masses et les rayons des matières organisées dans notre univers.
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Sur la figure, nous pouvons constater que la valeur utilisée actuellement par le modèle standard (en rouge) est considérablement en dehors de la progression linéaire du rapport Masse/Rayon, alors que le proton Schwarzschild (en bleu) se positionne gentiment sur cette progression linéaire prenant en compte les objets de notre univers, y compris un trou noir d’une distance de Planck.
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Cette nouvelle perspective n’est pas sans conséquences pour notre quotidien ! C’est de notre compréhension de la composition de notre univers que nous créons notre réalité. Or, nous sommes composés de milliards d’atomes dont les centres seraient en réalité des mini trous noirs…
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Alors que dire de l’origine du Big Bang ? Et si, lorsqu’il fait nuit et que nous nous promenons dehors, nous pouvons constater que notre ciel (si il fait beau) est rempli d’étoiles. Alors comment se fait-il que nous ne voyons pas comme en plein jour ? Serait-ce que nous vivons en fait dans un immense trou noir ?
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Oui, cela est troublant sur bien des plans mais aussi rafraîchissant, car Nassim relance, par ses affirmations, un espoir de voir rapidement une unification de la physique et comme Einstein le souhaitait tant -avec de la vraie physique.
Pour en savoir plus !
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source : http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/einstein-adorerait-cela-66635
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LE PROFESSEUR REMY CHAUVIN NOUS A QUITTE 15 décembre, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , 1 commentaire

remychauvincourte.jpgLe savant Rémy Chauvin s’est éteint le 8 dé­cembre 2009 à l’âge de 96 ans.

Biologiste et entomologiste, professeur honoraire émérite à la Sorbonne, docteur ès sciences, maître de recherches depuis 1946, il défendait les droits des animaux et s’intéressait au paranormal, à la vie après la mort, à l’ufologie…  Il a été auteur d’une quarantaine d’ouvrages consacrés essentiellement à l’éthologie animale (science du comportement) mais aussi sur le paranormal et de plus de deux cents publications parues dans des journaux scientifiques spécialisés. Il était l’ami d’Aimé Michel, le collaborateur de France Catholique. Ils avaient tous les deux collaboré à la revue Planète de Jacques Bergier et Louis Pauwels. Il a été un des premiers membres du conseil de la SSE (Society for Scientific Exploration – http://www.scientificexploration.org/). Il est resté longtemps aux côtés de l’Institut Métapsychique International (IMI) et membre de son comité d’honneur (http://www.metapsychique.org/Remy-Chauvin.html) , également le premier français à recevoir l’Oustanding Career Award de la Parapsychological Association en 2002.

Ses travaux sur les insectes et les oiseaux  font autorité. Auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages – consacrés essentiellement à l’éthologie animale (science du comportement) – et de plus de deux cent cinquante publications parues dans des journaux scientifiques spécialisés, tels les revues Insectes ou Abeilles et Fleurs (mais aussi dans « Question de » de Louis Pauwels, entre 1974 et 1977), il a été également membre du conseil de rédaction bruxellois de la Revue internationale Pierre Teilhard de Chardin en 1960, membre  du conseil scientifique de l’Université interdisciplinaire de Paris (UIP), depuis 1995, et membre d’honneur de l’association Plasticités Sciences Arts.

En septembre 1977 il est co-fondateur de la « Ligue française des droits de l’animal ». Il a aussi été conseiller scientifique de la fondation Marcel et Monique Odier de psycho-physique à Genève, depuis 1992 (autres membres: Louis Pauwels et Gabriel Véraldi). En 2002, il a parrainé l’association de consommateurs « Terre d’Abeilles », avec le professeur Jean-Marie Pelt.

Scientifique de réputation internationale, Rémy Chauvin s’est toujours insurgé contre une insidieuse dictature interdisant aux scientifiques français de s’intéresser à des sujets tabous. Anticonformiste, en rupture avec une conception étriquée de la science, Rémy Chauvin dénoncait l’attitude sectaire de certains groupes prétendument sceptiques, dont l’attitude inquisitoriale muselle les esprits et empêche tout progrès dans les sciences d’avant-garde (cf. « Le retour des magiciens »Ed. JMG- ISBN 2-912507-80-4 – novembre 2002.)

Son ouverture depuis plusieurs décennies à la parapsychologie et l’ Ufologie lui a attiré les critiques des sceptiques. Dans son ouvrage « A l’écoute de l’au-delà », il prend position en faveur de la Trans-Communication Instrumentale (TCI) ( Recherche de communication avec les morts au moyen de la technologie moderne ). Il lui est reproché de faire appel à la notion d’égrégore (notion ésotérique) pour expliquer le phénomène ovni tout en  défendant une position qui relève de l’hypothèse extraterrestre au second degré.

Les sceptiques lui ont reproché une proximité d’esprit avec la revue Planète  et l’ouvrage Le Matin des Magiciens de Jacques Bergier et Louis Pauwels.

Son point de vue sur la théorie de l’évolution

Le néodarwinisme est un ensemble de tautologies (par exemple la sélection naturelle prédit la survivance du plus apte. Or quel est le plus apte ? Celui qui survit !).
La vie se caractérise par une immense adaptabilité à des variations très étendues de milieux.
L’étroitesse de l’adaptation, c’est la mort (ex : le panda, ne se nourrissant que de bambous, est condamné à mort à plus ou moins long terme).
A côté d’un dispositif compliqué, on peut souvent en trouver un plus simple à proximité qui fonctionne apparemment aussi bien.
L’Evolution s’intéresse au but et non aux moyens qui peuvent être très différents (ex : l’aile et le vol).
Le milieu n’est sélectif que dans un très petit nombre de cas.
L’Evolution est dirigée. C’est un programme interne qui se déroule et qui ne revient pas en arrière. Le but visé semble être le plus haut psychisme possible.

Nous l’avions rencontré dans sa propriété du centre de la France il y a plus de 20 ans. Nous étions en admiration devant son ouverture d’esprit, son courage intellectuel , son éclectisme et sa simplicité. Il était pour nous une « référence » et nous étions toujours intéressés à le consulter pour connaître son point de vue sur tel ou tel sujet.

INTRODUCTION A CERTAINES CHOSES QUE JE NE M’EXPLIQUE PAS(par Rémy Chauvin)

Le fantastique connaît actuellement une vogue extraordinaire. Tous les éditeurs se croient tenus d’avoir leur propre collection consacrée à toutes les branches du bizarre, de l’étrange et du fantastique. Et ces collections ont un grand caractère commun : leur épouvantable médiocrité, d’autant plus qu’elles se copient les unes les autres. Ce ne sont qu’extra-terrestres plus ou moins douteux, révélations extraordinaires qu’on vous promet sans jamais vous les donner, invocations à tout propos et hors de propos à la parapsychologie. Bref, l’encéphale du public se trouve soumis à un lavage des plus énergiques avec un liquide d’une propreté douteuse.
C’est dommage. Cela me tourmente passablement; surtout parce que la jeunesse constitue une clientèle assidue pour toutes les branches du fantastique, ce qui doit vouloir dire qu’il lui manque quelque chose d’important dans notre civilisation. Mais que faire?


Deux attitudes sont possibles

A mon avis, deux attitudes sont possibles : ou bien lutter à l’aveugle, comme l’Union rationaliste, en prétendant que tout est faux, qu’il n’y a rien de rien dans tout cela et qu’il faut s’en tenir en tout et pour tout à la science (mais c’est de la science du XIXe siècle qu’il s’agit). C’est une attitude inefficace: ces négations forcenées, ce refus de voir parfois l’évidence enlèvent à leurs auteurs toute crédibilité. Tout le monde sait qu’ils sont «obligatoirement contre» et seuls les écoutent ceux qui sont déjà convaincus d’avance. On ne peut guérir la folie par une cure de fanatisme.
La deuxième attitude est plus raisonnable.
N’est-il pas préférable, en effet, d’instruire et d’éduquer le public plutôt que de contredire d’une manière si radicale qu’elle en devient complètement inopérante? Pourquoi ne pas tenter une étude objective des phénomènes vrais ou supposés, essayer de trier le vrai du faux et raisonner le bon peuple à partir de cela, mais seulement après étude préalable et non pas avant?


Un exemple…

Prenons l’exemple des vitamines. Après la guerre de 1940 et dans les années difficiles qui ont suivi la Libération, beaucoup de personnes étaient ou s’imaginaient carencées en vitamines; en réalité, ils l’étaient bien plutôt en protides, glucides et lipides, car dans le régime moyen de l’Occidental les vitamines ne font guère défaut. Mais toujours est-il qu’ils le croyaient et que d’astucieux charlatans en profitèrent. J’ai tenu entre mes mains une préparation pharmaceutique qui contenait, dans toute la boîte, une dose de vitamines diverses correspondant à peu de chose près à ce que l’Occidental absorbe en une journée avec sa nourriture ! Et on recommandait de n’en prendre qu’une cuillère à café après les repas! Tous ces abus n’empêchent pas que les vitamines sont des substances physiologiquement intéressantes et les physiologistes ne rougissent nullement de les étudier. Que diriez-vous si de quelconques rationalistes avaient pris bruyamment parti contre les vitamines sous prétexte qu’en parler est malsain, trompe le public et l’emmène ainsi dans des voies contraires à la science? Cependant c’est ce qu’ils font non pas à propos des vitamines – ils ne sont pas fous à ce point-là! – mais à propos de mille autres questions tout aussi importantes.


Les rationalistes

Ah! Ces braves rationalistes! J’en ai lourd sur le cœur à leur propos et, de par tous les diables, il faut que je me libère!
Je les connais bien. J’ai même pris la parole dans leur antre et ils ne m’ont pas dévoré. Parce qu’ils ne sont pas méchants. Ce sont même de fort honnêtes gens. Mais j’ai toujours été l’ennemi du fanatisme, de la bigoterie et de la superstition, et ces trois maux les affligent au suprême degré. Et je vous jure qu’ils prostituent la déesse Raison dans de curieuses circonstances, et souvent.
Il faut savoir qu’ils se sont forgé une sorte de religion extrêmement tyrannique et se sont investis eux-mêmes de la mission de protéger le public contre le Mal, de le guider dans la voie du Bien, et par la force si c’est nécessaire. Oui, mais, qu’est-ce que le Mal? Pour eux, il réside dans toute une série de problèmes interdits et dont la liste s’allonge tous les jours.
Passons sur le problème de Dieu: il est entendu depuis au moins deux siècles qu’il n’existe pas. Nous voilà soulagés. Mais il reste bien des mauvaises herbes dans le champ du père de famille rationaliste. Par exemple, les planètes. Il ne faut pas parler des planètes; qui parle de planètes est soupçonné d’être astrologue, surtout s’il insinue qu’elles peuvent avoir une influence quelconque sur quoi que ce soit. Mais, me direz-vous, la Lune et les marées? Sans doute, un rationaliste admettra d’assez mauvaise grâce que la Lune n’est peut-être pas tout à fait inutile pour expliquer les marées. Mais tenez-vous-en là; il serait malsain de vous demander si, parce qu’elle agite la mer, elle ne pourrait pas non plus agiter les pattes d’une mouche (Brown a cru distinguer une certaine influence des phases de la Lune sur le comportement de divers insectes): mais ceci constitue une influence des astres sur le plan biologique, et donc de l’astrologie! Je ne plaisante aucunement; moi qui suis du métier, je vous jure bien que si un jeune s’avisait de faire une thèse sur l’influence de la Lune sur les végétaux et les animaux il aurait tout le monde contre lui, et il faudrait que le travail soit diablement bon pour être admis; et, même dans cette hypothèse, je ne suis pas sûr que la thèse passerait.
Donc, les influences planétaires sont exclues. Reste le Soleil. Ce n’est pas une planète, mais il a tout de même un passé chargé du côté astrologique. Il n’est pas dépourvu de toute influence sur la Terre ; on ne peut pas le nier, il est trop gros. Mais, s’il vous plaît, pas de recherches malsaines sur l’influence du Soleil en biologie! Les taches solaires et leurs variations? Oui, peut-être; enfin il est admis qu’elles «font quelque chose» à la terre. Mais des travaux là-dessus ne sont que modérément recommandés. Il y a tant de belles choses à faire, disent les rationalistes; pourquoi vous exciter justement là-dessus? N’auriez-vous pas par hasard des tendances mystiques refoulées et, pour tout dire, astrologiques, embusquées dans votre subconscient?


La vie ailleurs que sur la Terre

A part l’influence des planètes, on peut lever un autre lièvre, horrible, quant à l’existence possible de la vie ailleurs que sur la Terre. Et comme cela paraît difficile à supposer sur les étoiles, il faut bien que ce soit sur les – excusez l’obscénité du terme, j’hésite à l’écrire – sur les planètes. Alors, là, vous déclenchez des accès de rage véritables chez une foule de collègues qui, à part leurs obsessions rationalistes, sont tout à fait gentils et normaux. Je me souviens d’une scène incroyable dans le bureau d’Ostoya, l’ancien directeur de «la Nature». Il me suppliait, à propos d’un article que je devais écrire, de convenir du moins avec lui qu’il ne pouvait y avoir de vie sur Mars, non seulement des animaux supérieurs mais même pas des inférieurs! Je me défendais comme un diable en réclamant le droit de ne pas savoir, et donc ne rien dire ni pour ni contre! Cela a duré près d’une heure; et, après plus de dix ans, je m’en souviens encore sans parvenir à y croire.
Avez-vous noté le ton triomphal avec lequel les rationalistes ont accueilli les premiers matériaux lunaires parvenus sur la Terre, en déclarant que maintenant on était bien sûr qu’il n’y avait pas de vie sur la Lune : Or, j’admet bien volontiers que si on trouvait quelque chose de vivant à la surface de la Lune, cela serait bien surprenant ; si l’on y trouvait des fossiles, ça m’étonnerait déjà moins. Mais convenez à votre tour que nous avons à peine égratigné une infime partie du sol lunaire et qu’il ne faut pas parler trop vite. Croyez-vous qu’un Martien qui atterrirait au milieu du Tanezrouft ou dans le désert de Perse y trouverait la vie en abondance? Enfin, passons pour la Lune. Je crois que la vie, dans l’hypothèse improbable où elle existerait, n’y abonde pas! Mais il y a Mars.


Mars

La planète Mars! Le nom à ne jamais prononcer. Qui dit Mars dit Martiens et qui dit Martiens dit soucoupe volante, et pourquoi pas serpent de mer? Le scandale des scandales. Vous souvenez-vous? Quand la première sonde spatiale américaine a pris quelques photos – assez minables – à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de la planète rouge, on y a vu des cratères; et j’ai lu des articles qui, avec une joie visible, annonçaient que la surface de Mars ressemblait à celle de la Lune et qu’on devait donc renoncer à tout espoir d’y trouver la vie! Je vous demande un peu! Est-ce que ces photos autorisaient la moindre conclusion? Dans un sens ou dans l’autre? Et puis il y eut les expéditions suivantes, où les photos étaient bien meilleures et prises de bien plus près. Et l’on a dû convenir que Mars ne ressemblait à rien d’autre qu’à Mars… Que des ravinements tortueux évoquaient la présence d’eau, au moins dans le passé (je n’ai pas dit «dans le présent»; je proteste de la pureté de mes intentions: je n’ai pas écrit une abomination pareille). Et l’on a commencé à me dire que peut-être l’existence de quelque sorte de vie rudimentaire ne devait pas être farouchement exclue. Quelle défaite pour le rationalisme!


rationalisme…

Mais enfin, me direz-vous, tout cela est idiot et vous raisonnez comme une pantoufle. Qu’est-ce que cela a à voir avec le rationalisme?
Rien du tout, il est vrai, mais ce n’est pas moi qui raisonne-je devrais dire qui «sens» – comme cela. Pour le rationalisme, le vrai, un fait est un fait, on s’incline devant; il n’y a pas de dogmes et de tabous dans les sciences. C’est ce qui fait la grandeur de cette école philosophique.
Mais pour le rationalisme, le petit, avec un r minuscule, celui de l’Union du même nom, l’univers fourmille de dogmes et de tabous, comme les puces dans la fourrure d’un vieux chien. Voilà leur «raisonnement», si j’ose appeler ainsi une pareille bouillie: s’il existe de la vie ailleurs que sur la Terre, il est impensable qu’elle n’ait pas évolué (bien sûr). Et donc qu’elle ait donné naissance à l’intelligence. Et donc qu’il puisse exister des civilisations. Et donc que certaines soient plus avancées que nous. Beaucoup plus. Monstrueusement plus.
Impossible d’échapper à ce carcan logique. Mais alors la raison humaine n’est pas tout. Il peut y avoir plus et mieux. Et peut-être même que Dieu existe, ou, pis encore, les soucoupes volantes?
J’y vais trop fort? D’accord. Mais je vous jure que cette plaisanterie d’un goût assez douteux n’est pas tellement éloignée, je ne dis pas de la «pensée», mais des réflexes de beaucoup de ces braves gens.
Ils m’agacent, mais je conviens qu’à la racine de leur attitude il y a des motifs non méprisables. On leur a conté l’histoire de la Raison que les vieux Grecs ont adorée sous la forme d’une déesse aux beaux yeux verts; et comment, à l’origine, c’était une petite flamme écrasée sous le poids des mythes déments et du monde obscur. Comment, beaucoup plus tard, elle essaya de libérer l’homme des «vaines craintes et du fracas de l’avare Achéron», comme dit Virgile. Elle se heurta à mille obstacles et, notamment, à l’Église, à mon Église, hélas! Qui avait détenu à elle seule pendant tant de siècles la science, la sagesse et la puissance et qui enrageait de les perdre. Sous combien de crimes et de mensonges on essaya d’étouffer la Raison! Et parmi ses cruels persécuteurs, beaucoup étaient de bonne foi, confondaient la superstition avec la grandeur de leur foi et croyaient œuvrer pour le bien de l’homme. Tout cela soulève dans le cœur des rationalistes une indignation généreuse et justifiée. Mais l’histoire de la Raison ne s’arrête pas là. La déesse aux dons inépuisables a poursuivi son chemin; de plus en plus vite. Elle a créé une Science rigoureuse, claire et précise, telle que tous les secrets de l’univers nous paraissaient à notre portée, prêts à s’inclure dans une formule unique. Et cela, beaucoup d’hommes de science du XIXe siècle l’ont cru ardemment et totalement. Elle est même devenue un tantinet persécutrice pour ceux qui l’avaient combattue naguère.
Et puis cette claire image d’elle-même, la Science l’a démolie; l’Univers, dont on ne sait pas s’il est fini ou infini, s’il a commencé ou non, est mille fois plus grand et plus étrange que nous ne le croyions. L’astronome y découvre tous les jours des objets extravagants, comme les quasars. Le physicien rêveur est aux prises avec des particules qui bondissent de toutes parts dans ses instruments monstrueux; et il ne sait plus les intégrer dans un système cohérent. D’autant plus que le concept même d’une Science indépendante de l’observateur s’effrite devant la mécanique quantique.
Qu’est-ce que cela prouve? Je ne sais pas. Je ne sais plus… Sauf qu’il ne faut rien affirmer trop vite comme nous le faisions il y a cent ans. Que le destin humain est de plus en plus mystérieux. Mais qu’il faut garder la foi dans la Science qui nous a menés si loin ; l’honnêteté nous y oblige, et cette éthique des sciences dont a parlé Jacques Monod, sauf qu’elle est bien plus ouverte et bien plus angoissée encore qu’il ne l’imagine. Encore une fois, la Science n’a pas peur des faits, elle ne connaît ni tabous ni dogmes. C’est son devoir. La Raison est bien plus grande que nos petites raisons; et elle sait admettre un fait, même s’il paraît inconcevable pour la Science d’aujourd’hui.
Ce livre aurait dû être rédigé par un ensemble de spécialistes et non par un homme seul. Nul n’est à la fois physicien, paléontologiste, géologue et astronome. Donc il est bien probable que, dans le détail, j’ai dû commettre plus d’une bévue, et il va m’en cuire. On s’appuiera sur des défauts, que je crois mineurs, pour contester l’ensemble de mes thèses. Je le sais mais, ces spécialistes, il faudrait d’abord les trouver! Cent jeunes chercheurs auraient pu rédiger ces chapitres; mais on sait bien ce qu’ils risquent. La sainte Inquisition, ni plus ni moins ! Oh ! On ne leur dira rien ; mais de bouche à oreille passera le renseignement, suivant lequel un tel n’est pas sérieux car il écrit sur l’astrologie et les soucoupes volantes; et les crédits de recherche se tariront, l’avancement marquera le pas. Hélas, une seule chose amuse vraiment les hommes: empêcher leurs congénères de penser ce qu’ils veulent. On ne les brûle plus, d’accord; mais on peut très bien les empêcher de vivre ou de travailler. Cela se fait tous les jours.
Mon souhait le plus sincère est de pouvoir convaincre, non pas d’une thèse ou de son contraire, mais seulement qu’il y a problème; des problèmes que, dans une foule de cas, on a peureusement escamotés et qu’il faut maintenant regarder en face, comme des hommes, comme des scientifiques, comme des rationalistes, des vrais…

HYPOTHESES SUR LES OVNIS 

Les hypothèses qui essaient de rendre compte des Ovnis sont évidemment multiples et violemment opposées. L’astrophysicien Pierre Guérin qui a beaucoup étudié le phénomène, les a bien résumées. Laissons de côté les personnes dont la névrose consiste à affirmer que le témoignage humain n’a aucune valeur quand il porte sur des phénomènes qui les ennuient. Mais la première hypothèse a été celle des extraterrestres venant nous visiter dans leurs merveilleuses machines. On ne peut écarter une telle idée mais il faut l’assortir de plusieurs considérations. D’abord il existe dans notre galaxie nombre d’étoiles bien plus vieilles que notre Soleil quoique d’une composition analogue. Comme il n’y a aucune raison pour qu’elle n’aient point leur cortège de planètes et comme la vie, dans un certain pourcentage de cas, n’a pu manquer de s’y développer, nous sommes amenés à une conclusion surprenante : les civilisations beaucoup plus vieilles que la nôtre ont forcément développé le voyage interplanétaire ou même interstellaire…..

Pour ces civilisations qui nous ont précédé de plusieurs millions d’années, l’exploration de la galaxie doit être chose faite depuis longtemps. Ramasser sur notre planète des échantillons de quoi que ce soit est une tâche devenue certainement sans intérêt pour elles : il y a si longtemps que nous sommes inventoriés, répertoriés, mis sur fiche dans quelque immense bibliothèque centrale ! Donc les motifs de la visite doivent être fort éloignés de ce que nous pouvons imaginer et les moyens de cette visite également. Il est impossible que ces lointains voyageurs n’aient pas trouvé un moyen de tourner (non pas de nier ou de contredire) la barrière d’Einstein qui impose une limite finie, celle de la lumière, à toute vitesse possible. Les méthodes de propulsion des engins ne sauraient donc appartenir à notre physique qui n’a que des vitesses trop lentes à proposer. Il y a la un obstacle fondamental à la compréhensions des Ovnis, obstacle qu’il serait imprudent d’estimer définitif (rien n’est définitif en science) mais qui est pour l’instant impossible à franchir : nous n’allons pas rattraper un million d’années de retard si facilement !

Mais les contradictions et le caractère enfantin des récits des témoins d’atterrissages, le caractère fantasque et en quelque sorte « magique » des déplacements des engins ont fait admettre à un certain nombres de personnes que les Ovnis étaient peut-être l’expression d’une sorte de poltergeist géant à l’échelle de la planète…. Les manifestations parapsychologiques que l’on rencontre chez les médiums et dans les maisons hantées ne sont en effet pas sans rapport avec les Ovnis si l’on n’en considère que le côté paradoxal et absurde. Mais, comme Guérin le fait très justement remarquer, on aperçoit des différences dès que l’on veut examiner de près les deux phénomènes. Les manifestations connues des maisons hantées et des médiums se trouvent certainement sur le plan physique, ce ne sont pas des hallucinations mais ce ne sont pas les mêmes manifestations. Pour ne citer qu’un exemple assez frappant, les ectoplasmes sont généralement des corps qui absorbent l’infrarouge et qui produisent une sensation de froid; il en est de même du « vent glacé » signalé par de nombreux sujets au maximum des manifestations des tables tournantes. Or les Ovnis sont remarquables par les phénomènes calorifiques qui les accompagenent et peuvent amener la combustion des matières organiques au point d’atterrissage. Dans l’immense majorité des cas, les Ovnis ressemblent à des machines; il n’y a rien de pareil dans les manifestations d’ectoplasmes. De plus, les manifestations psychiques spontanées de type poltergeist sont liées dans 100% des cas à des états d’anxiété insupportables pour les sujets qui « se libèrent » dans le poltergeist. Or, des statistiques conduites notamment par Greslou montrent qu’il n’existe aucun rapport entre l’état d’anxiété ou de trouble d’une population et l’apparition d’Ovnis.

Rémy CHAUVIN

sources:

« Certaines choses que je ne m’explique pas », Remy Chauvin, édition Famot

« Voyage outre-terre », Rémy Chauvin, éditions du Rocher

Biographie de Rémy Chauvin : http://planeteattitude.ning.com/forum/topics/remy-chauvin

LIEN :

http://boutique.ina.fr/video/media/entretiens/CPF08008752/verite-de-la-science.fr.html

http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF08009804/hypothese.fr.html

UFOLOGIE : INTERVIEW DE BERNARD THOUANEL 13 décembre, 2009

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

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Bernard Thouanel, vous étiez un des organisateurs de la fameuse conférence sur les OVNI qui s’est tenu à Washington le lundi 12 novembre 2007. Pour les Français qui ne seraient toujours pas au courant, pouvez-vous nous dire quel était le but principal de cette conférence et quels étaient les intervenants ?

Bernard Thouanel :  Je n’ai jamais été le coorganisateur de cette manifestation. C’est le réalisateur producteur James C. Fox et la journaliste activiste Leslie Kean qui en étaient les instigateurs de A à Z. Mon rôle s’est borné à fournir la liste et coordonnées de tous les officiels français et belges afin qu’ils puissent être invités à la conférence. James Fox a d’ailleurs passé deux jours avec moi, à mon domicile de Los Angeles afin de sélectionner les intervenants définitifs. Pour le reste, je me suis contenté de suivre l’évènement dans les coulisses, puisque j’avais réussi avec insistance à me faire intégrer au sein de l’équipe de James Fox. J’avais en ce sens une exclusivité totale.

Cette conférence avait pour but de servir de déclencheur médiatique pour le documentaire de James Fox intitulé provisoirement « Beyond the Blue« ,  qui se devait être initialement une sorte de suite de « Out of the Blue« , son précédent film, et par la suite qui est devenu « I know What I saw« . C’est un premier point. Le deuxième point, était de lancer un pavé dans la marre à quelques encablures du Bureau Ovale. L’hôtel où nous étions se situe effectivement à quelques rues de la « White House » qu’on aperçoit très bien depuis la terrasse-restaurant. C’est vrai, il y avait aussi de la provocation politique quelque part venant de Leslie Kean et de The Coalition for Freedom of Information (CFI) qu’elle représentait. Il faut avouer que L.Kean est très bien introduite dans le milieu de la politique américaine. Son oncle, Thomas H.Kean, a été le Gouverneur de l’état du New-Jersey et accessoirement le président de la commission d’enquêtes du 9/11… Donc, pour résumer, la conférence visait un but de médiatisation des productions de James Fox, et d’autres part, un but politique avoué de la part de Leslie Kean

Ce qui m’a le plus surpris dans cette conférence, c’est la multiplicité des témoignages de pilotes (civils et militaires), très sérieux, et la plupart du temps impressionnants, concernant leurs expériences en matière d’observations d’OVNI. Personnellement, est-ce que vous connaissiez depuis longtemps ce type de témoignages ?  

B.T :  Oui, je connaissais très bien les cas présentés. Depuis que je publiais VSD Hors-Série en 1998. J’ai été extrêmement étonné que le Général P. Jafari de l’IRIAF vienne à cette conférence par exemple. Par contre, j’ai été très déçu de la part des français qui n’ont pas voulu, comme les gens du Cometa prendre cette opération très au sérieux. Ils ont dû le regretter par la suite. Ce qui je pense, explique la longue intervention du Général Denis Letty dans le récent documentaire de James Fox.         

Pourtant, il existe sûrement des pilotes (encore une fois civils et militaires), français qui ont eu des expériences de ce type. Comment expliquez-vous cette frilosité ?

B.T :  La peur du ridicule. Le sentiment se se faire passer pour un toqué. Quand on occupe une fonction de Commandant de Bord, ou celle d’officier supérieur au sein d’une Force Aérienne, on est vite marginalisés lorsque l’on prend position sur un sujet aussi sensible.

Regardez par exemple des pilotes de ligne comme Jean-Gabriel Greslé, ou Jean-Charles Duboc, certains de leurs collègues les prennent pour de vrais cinglés depuis que leurs affaires ont été médiatisées. Je connais un équipage d’Air France qui a observé un Ovni au-dessus de l’Espagne depuis un Airbus A320, hé bien ces gens puisqu’ils étaient à l’époque des responsables syndicaux du SNPL ne se sont jamais manifestés ni n’ont jamais accepté de témoigner en public, encore moins officiellement. 

J’estime pour ma part que la moitié des pilotes ne témoignent pas de qu’ils ont vu, encore aujourd’hui. C’est énorme.  

Est-ce que vous pensez qu’il existe en France (et aux Etats-Unis), des services spécialisés dans l’archivage et l’analyse de ce type de données. Ou bien se perdent-elles à tout jamais ?  
 
B.T :  C’est là bien le problème. Ces services existent sans l’ombre d’un doute. J’ai même rencontré leurs responsables aussi bien aux Etats-Unis qu’en France. L’ Air Force n’a jamais laisser tomber le dossier, soyez-en sûr. Où sont passées toutes les archives ? Je dirais qu’aux USA, on a encore moyen malgré tout de retrouver les dossiers grâce à la loi FOIA de 1974. En France, par contre on ne retrouve pratiquement rien, « Peanuts » ! Quand vous voyez les dossiers du GEIPAN mis en ligne, vous vous apercevez qu’il sont soit tronqués, soit caviardés, soit qu’il manque des parties importantes. C’est le cas notamment de témoignages de pilotes du 5 novembre 1990 et du fameux cas du Commandant Jean-Charles Duboc du 28 janvier 1994 qui n’a jamais été rendu public. Vous admettrez avec moi, qu’il s’agit d’une transparence plutôt opaque de la part des autorités françaises.

Pourquoi alors, pensez-vous que la France ait soudainement mis en ligne, et à la disposition du grand public, une partie des « archives » du GEIPAN. Est-ce à votre avis en rapport avec le COMETA ? Est-ce que c’est l’arbre qui cacherait la forêt ? 

B.T : Le rapport COMETA n’a rien à voir avec la mise en ligne des documents du GEIPAN. A l’époque, il n’était même pas question de vouloir rendre public les archives. Dixit les propos du comité directeur du Cometa qui était d’ailleurs totalement réfractaire à ce que VSD publie le rapport sous sa bannière. D’où la solution du cahier détachable rouge qui accompagnait le numéro en kiosques, en juillet 1999. L’arbre qui cacherait la forêt est une « Lapalissade » ! Prenez l’exemple du cas de Quarouble ou de Colmar en 1954. Ces dossiers existent mais ils ne sont pas au GEIPAN. Pourtant des gens les ont vus. Notamment, Edmond Campagnac qui en avait parlé lors de l’émission débat sur Planète, toujours en 1999, débat auquel je devais participer sur le plateau et dont j’ai été écarté par le producteur sur conseil des membres du COMETA. Ce qui explique la chaise vide aux côtés du sociologue Pierre Lagrange et de l’astronome François Biraud. Voilà pour l’anecdote !     

  
Vous dites avoir rencontré les responsables des services qui s’occupent de l’analyse des données relatives aux observations d’OVNI en France et aux Etats-Unis. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
 
B.T : Quand j’entends analyse, il s’agit de modélisation, c’est à dire de reproduire le fonctionnement de ce qui a été observé dans certains cas. Là, c’est aux Etats-Unis que l’on travaille la question. En revanche en France, on se contente faute de budget de mettre de côté certains dossiers qui méritent une attention. C’est essentiellement le bureau Espace de l’Etat-Major des Armées qui s’en occupe. La section « Technologies sensibles » du SGDN et côté civil, la DST maintient quelques dossiers notamment liés aux observations des pilotes. En revanche, c’est bien la DGA (Délégation Générale à l’Armement) qui est principalement ampliataire des dossiers Ovnis en France. Donc, pas étonnant que l’on retrouve certains de ses représentants au sein de la commission 3AF. CQFD.        

Lors d’une conférence, Jean-Jacques Velasco vient de déclarer qu’il avait remis personnellement en 1999 (au Premier Ministre de l’époque, Lionel Jospin), le rapport COMETA. Est-ce que vous pensez que ce rapport était accompagné (ou non), de preuves qui ne figureraient pas dans la rapport (version grand public) ?        
 
B.T : C’est exact. Jean-Jacques Velasco a remis le rapport en main propre à son ami le Premier Ministre de l’époque, Lionel Jospin, au Printemps 1999, dans le terminal de l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour être plus précis. Je confirme. En revanche, je ne crois pas qu’il était accompagné de pièces. Les hommes politiques n’aiment pas se balader avec des caisses de documents, et se contente la plupart du temps de synthèses. Ce qui est logique, sinon ils seraient obligés de se balader en semi-remorque à chaque déplacement. Je ne crois pas en l’existence de pièces jointes pour la simple et bonne raison que le rapport dans sa version originale était bourrée d’erreurs notamment dans la datation des cas d’observations d’Ovnis. Et je peux vous dire que les membres du Cometa aussi respectables soient-ils m’ont jeté un regard rempli de haine lorsque, simple journaliste que je suis, j’ai osé mettre sur la table toutes les erreurs collationnées en présence de mon directeur de publication, François Siégel. Je crois d’ailleurs, qu’ils m’en ont tenu une certaine rigueur depuis lors. Ceci expliquant cela… On ne s’attaque pas impunément à des polytechniciens ou des officiers généraux surtout lorsqu’ils sont dans l’erreur. En France, on considère cela comme un crime de lèse-majesté. Aux Etats-Unis, on vous remercie pour vos connaissances et de votre aide. C’est toute la différence. Mais de taille !     

Pour en revenir à la conférence de Washington de Novembre 2007, Est-ce que vous vous attendiez à de telles retombées au niveau médiatique ?

B.T : J’en était convaincu depuis le début. Sinon je n’y aurais jamais participé, croyez-le bien. D’autant que James Fox avait un atout maître en main, à savoir la chaîne d’informations CNN. Lorsqu’on est très ami de la productrice de l’émission de Larry King Live, ça aide considérablement ! 

Cette conférence se trouvait effectivement à quelques encablures de la Maison Blanche. Est-ce que vous avez noté la présence de quelques membres des services de renseignements ou autres ?

B.T : Bien entendu. Je me suis même baladé pendant la conférence que je connaissais par coeur pour avoir assisté aux répétitions. J’ai vu personnellement un type n’appartenant pas aux médias qui était en train de tout filmer depuis le balcon latéral du National Press Club à l’étage supérieur, et j’ai pu aussi entre apercevoir un badge dans le sac qui contenait ses équipements. Par la suite dans le lobby de l’hôtel où nous étions, en discutant le soir même avec James Fox et Jim Penniston, ce dernier m’a confirmé qu’il devait vraisemblablement appartenir aux renseignements militaires au regard du descriptif du badge et de l’écusson que je lui en avais fait !

Et pour terminer ce chapitre des agents extérieurs, j’ai remarqué parmi d’autres choses, qu’il y avait effectivement des ufologues mais aussi des illustres inconnus présents à cette conférence, notamment une jolie dame qui a essayé de nous poser un tas de questions lorsque nous marchions en groupe avant d’aller déjeuner. Il faut dire que je n’ai jamais entendu parler à nouveau de cette personne après la conférence. Il y avait sans l’ombre d’un doute, des agents des services concernés dans la salle de presse, des femmes notamment comme cette personne qui ne disposait d’aucune carte de presse professionnelle ni d’affiliation.    

Quel a été pour vous l’intervention la plus remarquée au cours de cette conférence ?

B.T :  Question à dix points. Pour moi, c’est celle du Général Parviz Jafari de l’Islamic Republic of Iran Air Force. Car il était celui que l’on connaissait le moins et pour cause. Il a fallu trois mois de négociations pour James Fox et Leslie Kean afin de le faire venir aux USA. C’est ainsi d’ailleurs que les gens de la production des UFO Hunters sur History Channel (qui faisaient le pied de grue devant l’immeuble du National Press Club à Washington) ne se sont pas gênés pour le récupérer et faire une émission avec lui. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne manquaient pas d’air…

Comment expliquez-vous qu’un Général Iranien ait pu se rendre à  Washington pour témoigner d’une observation d’OVNI dans une conférence internationale ?

     B.T :  Oui, cela m’a d’autant étonné sachant les relations tendues avec l’Iran. Toujours est-il que ce Général Iranien a pu faire escale par le Moyen-Orient avant de repartir aux Etats-Unis, sans être incommodé le moins du monde. Il a dû passer pas moins de 24 heures ou plus afin d’effectuer son voyage… Mais qu’on ne s’y trompe pas, cela s’est fait avec l’assentissement des autorités iraniennes…

    D’ailleurs, lorsque j’ai rencontré à nouveau le Général, quelques jours plus tard cette fois à Los Angeles, tandis qu’il rendait visite à l’une de ses filles résidant aux USA, je peux vous dire que le café « Starbucks » où il m’avait donné rendez-vous était bourré d’agents iraniens, à droite à gauche et au milieu… 

Cela voudrait-il dire que les autorités Iraniennes cautionnent ce type de manifestations internationales ! Ne trouvez-vous pas cela étrange voire suspect ?

  B.T :  Caution, je n’irai pas jusque-là. Mais enfin, ils ont donné leur aval quelque part sinon le Général n’aurait jamais pu revenir en Iran. Soyez-en sûr…

  Si on prend du recul, je dirai que toute cette affaire paraît comme suspecte. Nous sommes amenés à nous poser quand même quelques questions. Comment un producteur plutôt désargenté peut réussir à mettre sur pied un tel évènementiel à l’aide de sponsors privés. Personnellement, ça m’épate. Il faut vraiment tirer le bon numéro à la loterie. J’ai participé à l’élaboration d’un ambitieux projet de documentaire sur les Ovnis pour la télévision française. Plus de 12 épisodes de 52 minutes. Un réalisateur très pro, avec un Background de premier choix. Des présentateurs célèbres et connus de l’audiovisuel. Une coproduction par une maison ayant pignon sur rue. Malgré cela, le projet n’a jamais vu le jour et pourtant il a suscité l’intérêt de tous. Cherchez l’erreur !

Pour les gens qui ne sauraient pas, pouvez-vous nous parler de l’expérience du Général Jafari ?

B.T :  Le Général (à l’époque des faits, Major) Parviz Jafari était le pilote d’un des deux chasseurs-bombardiers F-4 E « Phantom II » du Squadron 32 de l’IIAF qui avaient décollé dans la nuit du 18 septembre 1976, pour aller intercepter un Ovni gigantesque au-dessus de Téhéran. C’est lui qui avait été contraint de rebrousser chemin à la suite du brouillage de ses moyens de communication radio et de ses instruments de bord, notamment du panneau d’armement de ses missiles Air-Air rendu inutilisable. Sans entrer dans les détails, ce cas est exemplaire en matière de confrontation aérienne avec un Ovni…

Vous voulez dire que James Fox aurait été en quelque sorte « cornaqué » par des services officiels américains dans le cadre d’une campagne de divulgation « partielle » du phénomène OVNI au niveau international ?

B.T :  Ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit… Je ne pense pas du tout que James Fox ait été sponsorisé par des services gouvernementaux. Vu de l’intérieur, cela semble totalement impossible et relevant plus du fantasme conspirationniste. En tout les cas, pour moi, ce n’est que le fruit d’une initiative privée MAIS avec l’assentiment des autorités fédérales. C’est indiscutable. Il faut quand même avouer que nous étions tous réunis dans un hôtel à deux pas de la Maison Blanche. Comme provocation, on ne pouvait pas mieux faire. S’ajoutaient à cela, les émissions avec Larry King sur CNN. Tout cela semblait orchestré de main de maître. Il faut bien l’avouer. C’est quelque chose qui aurait été impensable et infaisable en France, dans les mêmes conditions…           
 

Le succès de cette conférence débouchera-t-il vers la création d’un nouveau projet évènementiel sur le thème des OVNI ?

B.T :  Déjà, le succès de cette conférence a débouché sur le documentaire de James Fox « I know What I Saw« , c’est pas mal en soit. Il s’agit d’un excellent film qui ne se veut pas être révolutionnaire. Il n’y a pas de scoops, mais une prise de conscience à l’attention des sceptiques et de la communauté rationaliste appartenant aux sphères du ou des pouvoirs en place, plus particulièrement américains. Encore une fois, c’est quelque chose d’unique qui a coûté quand même, conférence et tournage confondu aux alentours d’un demi-million de Dollars plus ou moins après trois années de travail. Je ne pense pas sauf évènement exceptionnel, qu’un autre projet puisse voir le jour dans les mêmes conditions

Que pensez-vous de l’émergence de l’exopolitics aux Etats-Unis ?

 B.T :  Pour moi, après avoir vécu dans les coulisses des bases aériennes et des centres militaires pendant plus de 25 ans, et dans le monde entier, après avoir participé à la publication de VSD Hors-Série, du rapport COMETA et d’évènements comme la conférence de Washington en 2007, l’Exopolitics appartient plutôt plus à l’émergence de l’UFO Business, vu depuis ma lucarne qu’avec les Repas Ufologiques en France, qu’on peut rapprocher d’un autre côté de l’ »ufologie de quartier » populaire au sens noble du terme. Autrement, je considère cela plutôt comme un épiphénomène à connotation religieuse, mais certainement pas un évènement à vocation d’étude scientifique

A propos des Repas Ufologiques en France, il y a en ce moment au sein de cette structure (une des plus importantes d’Europe), une vive polémique. Elle est due en partie à une tentative de noyautage venant de la part d’un contacté bidon qui semble vouloir faire du prosélytisme au cours de ces manifestations. Ce qui porte atteinte au sérieux de cette organisation. Cela vous étonne-t-il ?

B.T : Non, ça ne m’étonne pas du tout. J’en suis désolé pour Gérard Lebat pour qui j’ai beaucoup d’estime. Malheureusement, le fait de fédérer n’est pas donné à tout le monde et je crains que les successeurs de Gérard n’arrivent jamais à la cheville de leur prédécesseur dans ce domaine. Si vous voulez mon avis, il faudrait que les Repas Ufologiques perdent leur vocation à caractère gratuit, et deviennent une association à part entière où l’on se soucie de la sélection des intervenants et aussi de la qualité des spectateurs. Dans le cas contraire, ça deviendra rapidement du n’importe quoi et l’on va retomber dans ce que vous décrivez. C’est ce que j’appelle l’ufologie de quartier ou à la limite l’ufologie Bourdaisienne. C’est-à-dire, de l’ufologie se basant sur des rumeurs, des cancans de pipelets, et certainement pas sur des enquêtes menées sur le terrain. Vous savez, il n’ y a rien de valorisant à compiler les enquêtes faîtes par d’autres pour les mettre à son propre compte dans des livres, et ensuite se faire passer pour un expert.  

N’importe qui sachant un tant soit peu écrire et se faire publier peut le faire. C’est à la portée du premier venu. D’où les conflits que vous mentionnez dans votre question…

 Posez la question à Jean-Jacques Velasco, à Claude Poher, à Jacques Vallée, ils vous diront tous qu’on ne peut pas confier à n’importe qui des questions pluri-disciplinaires aussi ardues que celles relevant des questions ufologiques, à moins que l’on souhaite en faire une religion à part entière. Dans ce cas-là, cela relève d’un tout autre registre !     

 Ce qui m’étonne le plus dans votre parcours, c’est que justement vous sillonnez  depuis de nombreuses années les centres militaires du monde entier. Comment les militaires vous accueillent-ils en connaissant votre profil de journaliste favorable au phénomène OVNI ? Est-ce que vous êtes tenu à un devoir de réserve pour certaines choses ? Sous peine de perdre vos accréditations pour vos prochains reportages ?

B.T : Tout à fait exact. Nous sommes une toute petite poignée de journalistes aéronautiques avec un point en commun, nous nous intéressons tous aux « Blacks Programs« . Parce que c’est là effectivement qu’il y a du grain à moudre. Je suis allé au NORAD. Je vais régulièrement sur des bases aériennes. Il y a quelques jours, j’étais à Edwards AFB. On ne m’a jamais ennuyé le moins du monde. Pourquoi ? Parce que, il faut savoir faire salon comme on dit, c’est-à-dire ne pas venir avec une idée en tête, celle de provoquer. S’intéresser aux Ovnis n’est pas illégal… A ce que je sache. Le grand secret et le grand complot appartiennent plus à des gens comme Gildas Bourdais et à Jean-Pierre Petit qui n’ont jamais mis les pieds dans les endroits que je visite régulièrement…

Là, cela relève du fantasme pur… Mais la réalité est fort heureusement différente que les propos et fantasmes littéraires des deux auteurs suscités. Chacun son truc. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours pu mener mes enquêtes plus loin que les autres. Avec objectivité, honnêteté et en mettant mes convictions au placard de temps à autre. Encore une fois, il faut savoir se montrer fins d’esprit. Je ne suis pas convaincu que Gildas Bourdais ou Jean-Pierre Petit soient des enquêteurs scrupuleux. Ce sont des religieux chacun dans leur domaine. On adhère à leurs thèses où l’on n’y adhère pas. Pour des raisons évidentes d’éthique professionnelle, je n’y adhère à aucune…

UFOLOGIE : INTERVIEW DE BERNARD THOUANEL dans Exo-contacts Bernard_Thouanel_devant_le_démonstrateur_F-16_VISTA_à_Edwards_AFBOctobre_2005.30882003_std

Bernard Thouanel devant le démonstrateur F-16 Vista à Edwards AFB (octobre2005) / Copyright Collection B.Thouanel

A propos des « Blacks Programs » américains, vous réfutez complètement les thèses de Jean-Pierre Petit. Pouvez-vous nous dire si vous avez des informations toutes fraîches sur les « supposés programmes » en cours ?

  B.T : Sans dévoiler de grands secrets, je dirai oui. Car Jean-Pierre Petit est certes un excellent théoricien, un chercheur de laboratoire talentueux à l’imagination débordante mais certainement pas un expérimentateur éprouvé au fait des retours d’expérience opérationnels. Un exemple récent. L’USAF et le DARPA mettent au point comme vous le savez le X-51, un prototype hypersonique sans pilote qui sera largué depuis un bombardier B-52H dans les mois qui viennent. Il se trouve que j’ai rencontré deux de leurs responsables, des officiers appartenant à l’U.S Air Force. J’ai appris au détour de ces conversations qu’ils se heurtent à un problème technique majeur. Le plasma ! Aucune émission radio électronique, aucune communication, aucun signal ne peut passer à travers lors du vol hypersonique de l’engin en question, comme pendant les rentrées atmosphériques des capsules ou de la navette spatiale. Ils n’ont pas à ce jour trouvé aucune parade à ce problème. Alors les théories de Monsieur Jean-Pierre Petit Ex-Directeur de recherches au CNRS s’écroulent alors comme un château de cartes. Lui qui prétendait que l’hypersonique était parfaitement opérationnel au sein des forces armées US, a tout faux. Comme quoi de temps en temps il faut sortir de son coin perdu pour se renseigner, tout docteur en cosmologie, mécanique du vol que le Dr.Petit soit, j’en passe et des meilleures…

C’est un exemple parmi d’autres qui démontre que rien ne vaut l’enquête sur le terrain. Le savanturier qui découvre tout tel un passe-muraille derrière un écran d’ordinateur relève du fantasme et de la fantaisie à part entière. Appelons cela pudiquement de la science-fiction, j’appelle cela pour ma part toujours du délire technologique !  

Est-ce que vos accréditions vous donnent droit à une visite de sites sensibles comme la zone 51 par exemple ?

  B.T : Aucun journaliste n’a eu accès au centre d’essai de Groom Dry Lake qui est par définition ultra-secret. Celui qui est allé à mon avis, doit être le plus frustré au monde car il ne pourra jamais faire mention de sa visite ni ce qu’il a vu. On y expérimente tout ce qui sera appliqué en matière de technologie militaire sur les appareils qui seront en service d’ici 20 à 30 ans et au delà. De ce côté-là, et c’est parfaitement justifié, il n’y a aucun intérêt à y faire entrer les médias. Cela relève du secret militaire à part entière. Et de la sécurité nationale bien évidemment.

 Comment expliquez-vous que justement, c’est dans ce genre d’endroits qu’ont lieu de nombreuses observations d’OVNI ?

B.T :  Du fait qu’on y expérimente toutes les technologies révolutionnaires connues et encore inconnues du grand public comme les nouveaux types de propulsion, il est normal a priori qu’on y voit des engins étranges et aujourd’hui des drones de tout genre et de toutes formes. Deuxièmement, si des espions venus d’ailleurs veulent se renseigner sur nos progrès technologiques de pointe, fatalement ils survolent ces centres d’essais, et pas seuelment Groom Lake mais aussi de nombreux autres endroits de la planète. Cela semble parfaitement cohérent… Reste à savoir qui sont ces visiteurs. Et là effectivement, c’est la grande question. Mais je crois que la grande erreur est d’attribuer systématiquement ces observations à la question extra-terrestre. c’est un raccourci simpliste à mon sens.  

Pouvez-vous nous dire quels sont les dernières observations importantes d’OVNI, ces derniers mois aux Etats-Unis ?

B.T : Je dirais sans l’ombre d’une hésitation, les observations faîtes à Stephenville, au Texas depuis janvier 2008 et surtout l’affaire de l’aéroport O’Hare de Chicago en novembre 2006. Il y en a eu quelques autres, mais elles restent extrêmement marginales faute d’un nombre suffisant de témoins ou de manque de matière, de dossiers, d’éléments concrets entre les mains.

 A votre connaissance, existe-t-il aux Etats-Unis une structure (civile ou militaire), qui s’occupe d’étudier, d’analyser les observations d’OVNI au niveau mondial ?

B.T : Officiellement non. Officieusement oui. Ce sont les associations privées comme le MUFON ou le National UFO Reporting Center de Peter Davenport qui collectent les observations sur le plan civil. Côté militaire, c’est beaucoup plus obscur. Mais en tous les cas, les laboratoires de recherches militaires font travailler la question à certains de leurs chercheurs pour modéliser et tenter de reproduire un semblant de technologie sur les observations où l’on a recueilli de la matière et des éléments concrets. Les militaires américains appellent cela pudiquement « les sciences énigmatiques« . Voilà ce que je peux vous dire…

 Sans faire de prospective hasardeuse, pensez-vous que le processus de divulgation est en cours sur plusieurs dizaines d’années où cela est juste un fantasme de plus venant des amateurs d’OVNI ?

B.T : « Demain, mon prince viendra… » C’est une phrase prononcée par le professeur Jean-Paul Escande pendant l’émission de Tina Kieffer, diffusée sur TF1 en 1995 « J’y crois, J’y crois pas » consacrée justement à la question des ovnis et des extra-terrestres. C’était  une véritable bouffonnerie mais qui démontre l’état d’esprit des médias français à l’époque…

Je crois que tous les ufologues de tous poils et de toutes nations sont des grands naifs et ne rêvent que de fantasmes de ce genre n’ayant rien à se mettre sous la dent. Je dirai pour ma part, que la divulgation côté gouvernemental ne dépassera jamais le niveau de divulgation des documents mis sur le web. Pour le reste, il faudrait aussi poser la question à nos éventuels visiteurs de savoir s’ils seraient d’accord qu’on divulgue leur présence à visage découvert. A votre avis, ne vaut-il mieux pas continuer à travailler avec efficacité dans la discrétion ? Ou prendre un risque suicidaire d’ouvirir la boîte de Pandore d’une civilisation humaine qui a beaucoup de mal encore à trouver ses repères ? Je pose la question…

Concernant votre actualité, pouvez-vous nous dire quels sont vos projets en matière d’écriture et d’événementiel pour les prochains mois ?

B.T : Comme vous le savez, la presse magazine étant en pleine mutation et souffrant énormément en termes de ventes de la crise économique, les revues dont je m’occupais comme VSD Hors-Série et Sci-Fi Magazine ont cessé de paraître. La première par décision arbitraire de la direction de l’hebdomadaire VSD représentée par Philippe Labi, décision imbécile que je n’ai toujours pas compris car ces publications gagnaient de l’argent. La deuxième publication a stoppé par soucis de rentabilité pour un groupe comme NBC Universal dont la priorité n’est pas de produire des magazines par définition. Je suis donc revenu pour l’heure à la presse aéronautique. Cela me permet de prendre un certain recul afin de pouvoir revenir le cas échéant avec de nouveaux projets dans ce domaine.

 Je vise beaucoup plus l’audiovisuel qui est l’avenir. La presse magazine papier est en train d’évoluer voire de disparaître au profit du web et de l’I-Pod interactif. Tout cela fusionnera d’ici quelques mois voire quelques années. Nous sommes encore au stade du tâtonnement technologique.

En dehors de cela, j’ai donc des projets audiovisuels liés aux Ovnis, comme je vous l’ai déjà mentionné. Là, une certaine confidentialité est de rigueur. Par contre, côté littérature, je suis en train de rédiger un livre un peu sous la forme d’un journal romancé destiné à raconter les coulisses de mes enquêtes et de mes travaux depuis les années 1990 en matière d’ufologie. Ca ne sera pas triste mais on ne peut plus nécessaire pour montrer comment un journaliste a vécu les coulisses de ces voyages et de ses enquêtes au bout de l’extraordinaire. Je dois dire qu’à ce stade, cela relève plus du roman d’espionnage que de la science-fiction pure. En tout cas, ce sera passionnant à écrire et à lire… Ca décoiffera, c’est certain !    

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LIEN : http://skystars.unblog.fr/2009/10/07/i-know-what-i-saw-nouveau-documentaire-ovni/

source : http://www.jcgrelet.com/ufologie__interview_de_bernard_thouanel_-_2009

NDLR : commentaires de Jean Pierre Petit à la lecture de cette interview :

« Ce pauvre Thouanel est vraiment incompétent. Les avions espions hypersoniques procèdent en ricochant sur les hautes couches de l’atmosphère et en passant alors en vol propulsé. Dans ces phases du vol il sont effectivement environnés de plasma et donc incapables de faire des observations au sol. Mais entre deux de ces « ricochets » ils évoluent hors de l’atmosphère, en vol balistique, dans un vide poussé, mais beaucoup plus bas que les satellites, et peuvent alors effectuer des observations. Si on demandait à Thouanel ce qu’est exactement un plasma il aurait sans doute quelque difficulté à répondre. «   JPP

CONNEXION AYAHUASCA-ALIENS 3 décembre, 2009

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L‘hypothèse métamorphique n’est pas souvent développée, parce que le concept est encore peu répandu, mais elle s’offre comme une voie de recherches à part entière pour tenter d’expliquer le phénomène Ovni. Elle est déjà très présente dans les films et les séries TV.

Cet article en deux parties aborde le sujet sous l’angle des pratiques chamaniques et les connaissances obtenues pendant des séances avec l’Ayahuasca, « un breuvage à base de lianes consommé traditionnellement par les chamanes des tribus indiennes d’Amazonie.« 

« Le peintre et chamane péruvien Pablo César Amaringo (1943-16 novembre 2009) avait publié « Ayahuasca Visions, The Religious Iconography of a Peruvian Shaman », un recueil de ses peintures représentant des visions obtenues pendant des cérémonies avec l’ayahuasca. L’ouvrage fut réalisé en collaboration avec l’anthropologue Luis Eduardo Luna, Ph.D. Les Vaisseaux extraterrestres occupent une large part de ses motifs.

Pablo Amaringo

Lorsque la guérisseuse qui avait soigné sa soeur lui a fait prendre de l’Ayahuasca, Pablo vit une immense soucoupe volante dont le bruit effrayant l’avait paniqué (Vision 7). Don Manuel Amaringo, le frère ainé de Pablo, m’a raconté une histoire similaire. Les larmes aux yeux, il m’a raconté que le chant (Icaro) qu’il utilisait le plus souvent pour soigner des gens lui avait été donné par une fée nommée Altos Cielos Nieves Tenebrosas, qui était venue à bord d’un grand vaisseau bleu.

Bien qu’il ait souvent représenté des vaisseaux, Pablo n’en parlait pas très volontiers. Selon lui ces véhicules peuvent adopter toutes sortes de formes, ils sont capables de se déplacer à des vitesses prodigieuses, et de voyager sous les eaux et la terre.

Les êtres qui les utilisent sont comme des esprits, leurs corps sont plus subtils que les nôtres, ils ont la faculté d’apparaître et disparaître à volonté.

Ils font partie de civilisations extraterrestres avancées qui vivent en parfaite harmonie. De grandes civilisations amérindiennes telles que les Mayas, les Tiahuanacos, et les Incas étaient en contact avec ces êtres.

Pablo apprit pendant ses voyages avec l’ayahuasca que les Mayas connaissaient ce breuvage, et qu’ils sont partis vers d’autres mondes par ce moyen, mais qu’ils sont sur le point de revenir. Il expliquait que certaines des soucoupes volantes qu’on observe aujourd’hui sont pilotées par des sages Mayas.

Pablo Amaringo

Martti Parssinen, l’historien finlandais, m’a signalé un texte écrit par le Père Francisco de San José qui raconte une une curieuse manifestation observée par des missionnaires au confluent des rivières Pozuzo et Ucayali le 8 août 1767. Une nuit, le Père Francisco et ses compagnons étaient encerclés par un groupe de Conibos hostiles, qui leur lançaient des flêches, et ils tentaient de se défendre au pistolet :

« Pendant cette bataille, il s’est passé un évènement mémorable. Un globe de lumière plus brillant que la Lune a survolé la ligne des Conibos, éclairant toute la zone. Je ne sais si les Indiens ont perçu l’étrangeté de la situation, mais ils ont cessé de nous tirer des flêches… » (San José 1767:364)

Les Extraterrestres sont en contact avec les nina-runas (peuple du feu) qui vivent dans les volcans. Ils communiquent entre eux par télépathie.

On peut voir ces êtres et leurs véhicules grâce à l’ayahuasca, mais peu de pratiquants ont établi un contact avec eux.

Seuls quelques élus bénéficient des chants de pouvoir que ces extraterrestres enseignent, et c’est d’eux qu’ils reçoivent des informations utiles pour soigner leurs patients.

Guillermo Arevalo

[Le chamane Guillermo Arevalo a témoigné dans le même sens lors d'une émission sur 'Radio Ici & Maintenant!' en septembre 2010]

L’anthropologue française Francoise Barbira-Freedman, qui a mené de nombreuses recherches parmi les Lamistas de la province de San Martin, m’a raconté que les visions de vaisseaux étaient fréquentes pendant les cérémonies d’ayahuasca.

Lorsque j’ai rendu visite à Don Manuel Shuna, l’oncle de Pablo, âgé de plus de 90 ans, je lui ai montré plusieurs photos des peintures de Pablo. Alors que j’attirais son attention sur la représentation d’une soucoupe volante, il m’a confié avec beaucoup d’émotion, et un certain stress, qu’il avait été harcelé pendant ces deux dernières années par des êtres qui sortaient de telles machines. Selon lui ces gens se déplacent légèrement au-dessus de la surface des eaux.

Don Manuel explique que leurs machines font environ 50 mètres de long, émanant des lumières qui dissipent la nuit. Au repos, elles ne touchent jamais le sol ni l’eau, mais se maintiennent en suspension dans l’air. Parfois, les êtres à bord de ces machines renversent des arbres qu’elles finissent par emporter. Don Manuel ajouta :

« Ils savent quand je vais boire de l’ayahuasca. Ils approchent et chantent toutes sortes de chants, de même que les icaros que je connais. Ils savent également comment prier.

Ils sollicitent mon amitié, parce qu’il y a des choses qu’ils ne savent pas encore. Ils aimeraient m’emmener avec eux, mais je refuse de les accompagner parce qu’ils se mangent entre eux.

Ils ont essayé de m’effrayer en faisant bouger la terre, ou en faisant tomber de grands arbres. Ils m’ont presque rendu fou. Mais ils ne s’approchent plus de moi, parce que je leur ai soufflé du mapacho (tabac de purification). »

Pablo Amaringo

Il est bien sûr très difficile d’apprécier ce témoignage. Il semble que les chamanes soient en permanence enclins à s’approprier symboliquement tout ce qu’il voient et entendent même si c’est inédit pour eux, utilisant ces éléments dans leurs visions comme des métaphores vivantes afin d’explorer toujours davantage les sphères de l’esprit, d’enrichir leur savoir, ou de se défendre contre des attaques surnaturelles. »

Suite de l’article publié avant-hier, qui concerne les descriptions de soucoupes volantes et de leurs occupants par les chamanes d’Amazonie, en relation avec l’hypothèse métamorphique :

« Le fait de voler est l’un des thèmes parmi les plus récurrents dans toutes les pratiques chamaniques. Le chamane peut se métamorphoser en un oiseau, un insecte, ou un être ailé. Il peut être transporté par un animal ou une entité vers d’autres dimensions.

Pour exprimer l’idée de voler, les chamanes contemporains se servent parfois de métaphores empruntées à des innovations récentes.

C’est pourquoi il n’est pas étrange que le thème des Ovnis, lequel fait partie de l’imagerie moderne – peut-être sous l’angle proposé par Carl Gustav Jung (1959), ou comme une expression archétypale relative à notre époque – soit utilisé par les chamanes pour signifier le ravissement spirituel vers d’autres réalités.

Pablo Amaringo

Les soucoupes volantes, les entités extraterrestres, et les civilisations intergalactiques que représente Pablo Amaringo dans ses peintures ne doivent pas nécessairement être considérés comme des représentations inhabituelles ou étrangères au chamanisme amazonien; ils peuvent être des résurgences de thèmes anciens.

Les récits de voyages chamaniques sous l’influence de l’Ayahuasca et autres plantes psychotropes, même issus de tribus amazoniennes culturellement isolées, intègrent également l’idée qu’un chamane monte vers les cieux où il fréquente des entités célestes.

Dans certains cas, les chamanes expliquent que ces créatures spirituelles viennent se manifester sur le lieu de la cérémonie. (cf. Gomez 1969; Reichel-Dolmatoff 1971:43,173; Vickers & Plowman 1984:19; Ramirez de Jara & Pinzon 1986:173-4; Chaumeil 1982:40; Cipoletti1987;etc.).

Dans la mythologie Cuna, et les récits qui concernent les héros traditionnels, il y a de nombreuses références à ces soucoupes volantes. Cette notion s’est étendue au folklore, mais leurs descriptions concernent également des manifestations dans la vie courante. (Gomez 1969:67)

Pablo Amaringo

Jacques Vallée (1979) et Bertrand Méheust (1988) ont souligné le parallélisme qu’on peut constater entre les thèmes folkloriques, les voyages chamaniques, et les abductions par des soucoupes volantes. De même que les autres parties du monde, l’Amazonie d’aujourd’hui est constamment bombardée par de nouvelles images et des symboles venus d’ailleurs, qui s’intègrent rapidement aux croyances traditionnelles.

Pablo Amaringo

D’un autre côté, la connexion entre les Ovnis et la DMT a été amplement soulignée par Terence McKenna, lequel a démontré statistiquement qu’un grand nombre de personnes ayant absorbé 15mg de psilocybine, de manière « récréative » rapportent un contact extraterrestre.

Cette dose est suffisante pour déployer tout le spectre des effets psychédéliques (cf. McKenna 1984,1989). Des occidentaux ont témoigné dans le même sens après avoir pris de l’Ayahuasca, du Psilocybe Cubensis, ou de la diméthyltryptamine (DMT). « Certaines recherches tendent à montrer que la DMT est produite naturellement en très petites quantités par la glande pinéale, connue également sous le nom d’épiphyse.« 

Ainsi que Jacques Vallée l’a fait remarquer (1979:209-10), les Ovnis sont des manifestations physiques qu’on ne peut appréhender sans leurs références psychiques et symboliques. Le thème des Ovnis ne devrait pas être ignoré des anthropologues cognitifs, de la psychologie des profondeurs, et de tous ceux qui s’intéressent aux mythologies de l’homme d’aujourd’hui. » –

source : http://deoxy.org/ayalien.htm

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