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OVNIS ET EXTRATERRESTRES : AUCUNE RENCONTRE 27 juillet, 2010

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Le commandant de la Station spatiale internationale (ISS), Alexandre Skvortsov

Le commandant de la Station spatiale internationale (ISS), Alexandre Skvortsov

MOSCOU, 14 juillet – RIA Novos

Le commandant de la Station spatiale internationale (ISS), Alexandre Skvortsov a déclaré n’avoir jamais vu, depuis le début de son odyssée spatiale, d’ovnis ni de créatures extraterrestres, mais n’exclut pas pour autant la possibilité de leur existence.

« Mes collègues et moi n’avons jamais vu de « petits hommes verts », ni d’ovnis. D’ailleurs, ceux qui ont entrepris ce genre de voyage spatial avant nous n’ont jamais croisé nos semblables venant d’autres planètes. Mais peut-être qu’un jour… », a répondu avec une note philosophique le cosmonaute russe interrogé par RIA Novosti.

Les questions ont été expédiées au commandant Skvortsov dans le cadre du programme intitulé « Boîte postale de l’ISS » avec le concours du service de presse de l’Agence spatiale russe Roskosmos et par le musée mémorial de la cosmonautique de Moscou.

Le premier blogueur spatial Maxime Souraev, durant les six mois de son vol n’a jamais rencontré lui non plus de « messager d’autres mondes ».

« Jusqu’à présent, je n’ai établi aucun contact avec des extraterrestres. Malheureusement, (et peut-être heureusement) je n’ai jamais vu d’ovni.

Cependant, il y a eu beaucoup de situations dans lesquelles un homme doté d’une imagination plus fertile que la mienne aurait pu les distinguer dans les débris spatiaux et dans des miettes de feuille de métal brillant au soleil », a écrit M. Souraev dans son blog.

© RIA Novosti. Oleg Urusov

13:58 14/07/2010

LES SECRETS DE LA PROPULSION ANTIGRAVIFIQUE 24 juillet, 2010

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Dans l’ouvrage » les secrets de la Propulsion antigravifique », le physicien Paul La Violette révèle l’histoire secrète de l’expérimentation de l’anti-gravité – de Nikola Tesla et T. Townsend Brown à la technologie avancée du bombardier B2.

Il révèle l’existence de technologies de contrôle de gravité avancé, en cours de développement militaire secret pendant des décennies, qui pourraient révolutionner le voyage dans l’air et la production d’énergie.

Parmi les projets secrets qu’il révèle, c’est la recherche du projet Skyvault de développer un système de propulsion aéronautique et spatiale en utilisant des faisceaux intenses de l’énergie micro-ondes semblable à celle utilisée par les prototypes étranges  survolant la zone 51.

Utilisant  la cinétique subquantique – la science derrière la technologie anti-gravité – La Violette passe en revue de nombreux appareils et technologies de propulsion qui ont des capacités depoussée des milliers de fois supérieure à celle d’un moteur à réaction et dont les effets ne sont pas expliqués par la physique classique et  la  théorie de la relativité.

Il présente ensuite des données controversées sur la couverture de la NASA dans l’adoption de ces technologies de pointe.

Il détaille également des recherches russes en cours  et montre comment les résultats des expériences sur la gravité avec le faisceau de Podkletnov pourrait être exploitée pour produire un vaisseau interstellaire.

source : http://www.etheric.com/LaVioletteBooks/Book-Secrets.html

Lien : http://www.quanthomme.info/energielibre/gravitation/GR_Inventeur1.htm

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Un longue et récente interview de Paul LaViolette qui évoque le projet Camelot 

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OVNI : APPROCHE PAR LA MECANIQUE DES FLUIDES (MHD) 21 juillet, 2010

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Le dossier ovni a très vite soulevé un problème concret. Certains témoins disaient :

- J’ai vu passer un objet entre le clocher la colline. Ca a duré tant de temps.

Le scientifique, disposant d’une fourchette de distance, pouvait alors la traduire en fourchette de vitesse. Très souvent il concluait, s’il s’avérait qu’il s’agissait bien de l’observation d’un objet matériel, d’un déplacement supersonique en air dense. Or les témoins n’évoquaient pas de bang. Au contraire, l’engin qu’il prétendaient avoir observé était en général complêtement silencieux. Ceci faisait alors dire à l’académicien Evry Schatzmann, dans les années soixante dix, quand il était encore président de l’Union Rationaliste :

- Vous voyez, tout se résume à une simple hallucination. Le vol supersonique sans onde de choc est impossible.

Avant de savoir si on peut éviter les ondes de choc, commençons par nous demander pourquoi elles se créent. La chose n’est pas très compliquée à comprendre, en utilisant un analogie, par ailleurs très fiable. Prenez un plan d’eau. Mettez votre doigt dedans et agitez-le de haut en bas. Il va créer des ondes de surface qui vont sepropager à la vitesse Vs, à une dizaine de centimètres par seconde. Même effet avec un simple bouchon de pêcheur à la ligne :

OVNI : APPROCHE PAR LA MECANIQUE DES FLUIDES (MHD) dans Exo-contacts img1

Ces ondes sont l’analogue fidèle des ondes sonores, lesquelles sont des ondes de pression. Et la hauteur d’eau est par ailleurs l’analogue de la pression dans le gaz. Déplacez ensuite votre doigt horizontalement. Il repousse l’eau devant lui. Vous constaterez que si sa vitesse de déplacement est inférieure à Vs la surface liquide reste plane. De même lorsqu’un objet chemine dans un gaz à vitesse subsonique, la densité reste pratiquement constante autour de lui. Le champ de pressions est modifié, sinon les avions ne parviendraient pas à voler. Mais la densité de l’air reste constante. La modification de la pression reste par ailleurs très faible. Prenez un avion de cent tonnes, dont les ailes représentent une surface de cent mètres carré, en gros. Il volera à l’aide de dépressions, sur l’extrados, inférieures au dixième de la pression atmosphérique.

Déplacez votre doigt plus rapidement. La surface de l’eau est alors de plus en plus alétérée. Il se crée une sorte de bourrelet liquide en amont.

img2 dans Exo-contacts

Si, au lieu de déplacer votre doigt, vous déplaciez la carène d’un navire, vous verriez se former un double système : vague d’étrave, vague de poupe.

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Excusez, au passage, quelque publicité pour un ouvrage : La bande dessinée :

Le Mur du Silence

aux éditions Belin, 8 rue Férou, Paris 75006.

Rempacez la carène par un profil d’aile d’avion. En supersonique apparaissent des ondes de choc obliques, onde frontale et « onde de culot », de géométrie semblable. Ces ondes créent une perturbation de pression qui se propage à grande distance. De même un navire qui croise crée des vagues dont on peut parfois sentir l’effet à des centaines de mètres. Ces vagues sont d’autant plus importantes que la vitesse du navire est élevée. le paramètre important sera le rapport V/Vs, rapport entre la vitesse de déplacement V du navire et la vitesse de propagation Vs des ondes de surface. Dans un gaz ça sera le rapport entre la vitesse V de l’avion et la vitesse du son Vs, autrement dit le :

Nombre de Mach M = V / Vs.

L’amplitude de la perturbation de pression croît très vite en fonction du nombre de Mach, de même que l’amplitude des vagues en fonction de la vitesse du navire. Les cargos doivent ralentir très fortement avant d’entrer dans un port, pour que la perturbation qu’ils y créent soit supportable, sinon leur entrée, plein pot, y créraient des dégats importants.

Même chose pour les avions. Dès qu’un appareil dépasse Mach un, l’onde de choc, qui représente une excursion de pression, est suffisante pour briser des vitres. Pourquoi une excursion de pression ? Regardez les vagues créées par le navire. L’eau se creuse, puis redescend. Une vague c’est une ondulation. Si vous pêchez à la ligne en mer et que passe à proximité un navire, votre esquif va monter puis descendre. De même, l’arrivée d’une onde de choc créée par un avion représente une brusque monté de la pression, puis son retour à la normal. La pression monte et descend. Normal : on a dit que la hauteur d’eau était l’analogue de la pression.

Un cargo qui rentrerait dans un port à cent kilomètres à l’heure, pour peu que ses machines lui permettraient d’atteindre une telle vitesse, créerait un véritable raz de marée. De même un avion qui volerait à Mach trois au dessus d’un village, en basse altitude, en air dense, pour peu que son moteur le lui permette, effondrerait les toitures sur son passage.

Il existe, me direz-vous, des navires qui peuvent croiser à garnde vitesse. Certes, mais sur l’eau, pas dedans. Il leur faut, pour cela, déjauger. Un racer qui court à cent limoètre à l’heure n’est plus un vrai navire. IL ne fait plus que rococher comme un galet à la surface de l’eau et seule son hélice reste en permanence immergée.

Il semble alors qu’il soit impossible de faire se mouvoir un navire dans l’eau à vitesse V > Vs sans créer ce système de vagues. Pourtant nous avons montré, en 1976, que ceci pouvait être évité, grâce à la MHD.

Au fil de l’eau.

Lorsque le navire avance il repousse l’eau devant lui, l’écarte. A l’arrière, phénomène inverse. Quand la vitesse devient supériere à Vs il semble que ceci pose alors des problèmes. Pour bien comprendre ce qui se passe, je vais vous inciter à faire une nouvelle expérience. Il existe, dans votre ville, des caniveaux, où l’eau s’écoule, plus ou moins vite. Vous avez sans doute remarqué que les ondelettes obliques rident la surface liquide. En général elles partent du bord vertical du caniveau. Elles naissent à la moindre aspérité. Vous pouvez créer une telle onde, qu’on appelle une onde de Mach, immergeant l’extrêmité d’un cure-dent, ou une allumette, dans un courant d’eau. Plus grande sera la vitesse de l’eau, plus ces ondelettes seront couchées. S’il existe un déversoir à proximité de chez vous, vous diposerez d’un superbe écoulement à surface libre, à vitesse croissante. Le dessin ci-après évoque l’allure de ces « lignes de Mach » :

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Remontez vers l’amont de votre déversoir. Si l’écoulement devient assez lent, si sa vitesse devient inférieure à celle de la propagation des ondes de surface
( les ondelettes crées par le bouchon du pêcheur à la ligne ), elles disparaîtront. L’écoulement deviendra « subsonique ».

Dans un écoulement gazeux on pourrait aisément mettre ces mêmes ondes de Mach en évidence. Il suffirait par exemple de tendre un fil métallique, en travers d’une tuyère « bidimensionnelle ». Une soufflerie supersonique fonctionne comme une tuyère de fusée. En amont: un réservoir de gaz sous pression ( en l’occurence la chambre de combustion ). Le gaz, en s’échappant, accéléère constamment. La tuyère possède un « col ». En amont le gaz circule à vitesse subsonique. La vitesse du son est atteint au col. En aval la vitesse devient supersonique. Plus la section de tuyère s’accroît alors et plus la vitesse augmente. Ce sont les « coquetiers » des fusées spatiales.

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Ci-après, la classique tuyère supersonique du mécanicien des fluides, à section rectangulaire :

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A droite, les deux ondelettes planes, crées par un fil tendu transversalement, les ondes « Ondes de Mach », qu’on met classiquement en évidence par strioscopie. Evidemment, à gauche, en amont du col, un tel fil n’engenderait pas ces deux « surfaces de Mach », puisque l’écvoulement est subsonique.

Mais revenons à notre soufflerie supersonique naturelle, notre caniveau. Que voyez-vous ?

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Des ondelettes qui partent de la paroi, et qui sont créées par les moindres aspérités. Elles forment aussi avec la direction de l’écoulement, ou la paroi, « l’angle de Mach », évoqué plus haut. Mais cette observation est riche d’enseignements. Regardez avec attention vos ondelettes. Près de l’autre bord, elles s’incurvent et disparaissent. Pourquoi ?

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Le frottement sur le fond, sur l’asphalte, ralentit le fluide. La vitesse décroît. Sur la ligne pointillée cette vitesse devient inférieure à la vitesse de propagation des ondes de surface ( l’analogue de la vitesse du son ). En desous de cette ligne pointillée cet écoulement devient « subsonique ». La pente des ondes de Mach décroît, jusqu’à ce que celles-ci deviennent perpendiculaire à la vitesse, sur la ligne pointillée. Là on est « sonique.

Lorsque la pente de la route s’accroît la vitesse et le « nombre de Mach » augmentent. Inversement, lorsque l’écoulement a l’allure ci-après, il se passe quelque chose :

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Les ondelettes-ondes de Mach ont tendance à se télescoper et apparaît un « front d’onde » un ressaut liquide. C’est l’analogue fidèle d’une onde de choc.

Passons maintenant à une carène de navire, d’une forme un peu particulière. A l’atrave, elle est coupante comme un rasoir, puis la paroi se courbe. On a représenté les ondes de Mach :

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On voit que celles-ci on tendance à se télescoper. Là où elles se concentrent, se focalisent, naissent les ondes de choc. Vous savez maintenant d’où viennent les ondes de choc : de la concentration des « Ondes de Mach ». Dans la figure ci-dessus, on distingue trois régions. En amont ( et en aval ) les ondes de Mach sont parallèles. Cela signifie que la vitesse est constante et que les grandeurs caractéristiques du gaz, en particulier la pression, sont constantes. Quand les ondes de Mach se resserent, la pression augmente et la vitesse diminue. Quand elles s’épanouissent ( on parle alors « d’éventail de détente » ) la vitesse augmente et la pression diminue. L’analogie vaut pour la carène du navire. On a représenté ici la hauteur d’eau ( analogue de la pression dans le gaz ), bien visible à cause de la « ligne de flotaison ». Quand le navire se déplace, à une vitesse supérieure à celle de la propagation des ondes de surface, des fronts d’onde apparaissent ( vague d’étrave et vague de poupe ). Entre les deux, l’eau se creuse. Elle descend en dessous du niveau de la ligne de flotaison. Remarque : si le navire se déplaçait très lentement, ils n’y aurait ni lignes de Mach, ni vagues et l’eau serait tout le long de la coque au niveau de la ligne de flotaison.

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L’eau qui déboule sur cette carène, à vitesse V > Vs commence par être brutalement ralentie à la traversée de la vague d’étrave. Puis elle s’accélère de nouveau le long des flancs, à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse amont. Elle se trouve ainsi « suraccélérée » et il « faut » donc une seconde « onde de choc », une vague de poupe, pour la ralentir de nouveau et lui redonner la même vitesse que sur l’amont. On a donc un système de deux ondes, selon le principe, énoncé dans ma bande dessinée

« on est prié de laisser le fluide dans l’état où on l’avait trouvé en entrant ».

Tout cela c’est de la mécanique des fluides « passive », sans MHD. Que se passe-t-il quand on agit dans la masse fluide en utilisant des forces électromagnétiques, des « forces de Laplace ».

Celles-ci obéissent à la « règle des trois doigts ».

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Si on fait passer un courant électrique dans le sens indiqué par l’index, et qu’on soumette le fluide à un champ magnétique transversal, selon la direction du médius, alors on exercera sur le fluide une force dirigée selon le pouce. Dans une tuyère MHD on aura le schéma ci-après :

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Une telle tuyère MHD est dite « de Faraday », du nom de son découvreur ( en mille sept cent et quelques…). Concrèrement, voici à quoi ressemble un accélérateur MHD de Faraday :

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Les champ magnétique est produit par un système de solénoïdes franquant cette tuyère prismatique. Pour que le courant se distribue plus régulièrement on utilise un système à plusieurs électrodes, dit à « électrodes segmentées ». Chaque paire d’électrodes est alimentée par un générateur électrique. C’est comme cela que fonctionnent les deux propulseurs du navire MHD japonais Yamato 1. Il en possède deux, sous sa coque. En jouant sur l’intensité des courants, cela lui permet de se diriger, à la manière d’un char d’assaut qui régule la vitesse de rotation de ses deux chenilles. Pour la petite histoire j’avais fait naviguer un tel navire sur le plateau de l’émission Temps X, en 79, au temps où les frères Bogdanoff étaient encore à l’antenne. Le champ magnétique était fourni par des aimants permanents, disposés sur le côté.

Avant de nous poser la question de la manière dont ceci agit sur les lignes de Mach, un rapide remarque. Les forces de Laplace agissent à la manière d’une hélice sur le fluide où l’intensité du courant électrique qui circule dans celui-ci deviendrait le nombre de tours sur l’arbre et le champ magnétique le calage des pales d’hélice. Ce champ magnétique est « gratuit ». Avec des aimants permanents il ne demande aucune consommation d’énergie. Même chose pour les moyeurs du Yamato 1, qui est équipé de solénoïdes supraconducteurs. L’énergie à fournir est celle de la réfrigération de ce système de magnétisation. Si on disposait, comme on l’espère un jour, de matériaux qui soient supraconcteurs à la température ordinaire, le courant y circulerait indéfiniment, sans perte d’énergie, en circuit fermé, « gratuitement ».

D’où vient le champ magnétique créé par un aimant permanent ? De minuscules courants qui y circuleraient ? Non, de l’alignement des spins des électrons. Les électrons possèdent un moment magnétique et sont en fait de minsuscules aimants. En chauffant un morceau de fer doux magnétisé on secoue tous ces électrons et on leur fait perdre cette belle ordonnance qui créait le champ. Ils s’orient alors dans tous les sens et le champ résultant devient… nul.

Plus le champ magnétique est intense et plus la force est grande. En fait cette force est propotionnelle à la valeur de ce champ magnétique. Elle est aussi proportionnelle au courant de décharge électrique qui passe dans le fluide
( dans l’eau salée, dans le cas du Yamato 1 ). Dans les expériences faites à TF1 mes aimants permanents donnaient misérablement mille Gauss. Dans l’eau, on est également limité en courant par l’électrolyse. S’il passe plus d’un ampère par centimètre carré, des bulles apparaissent. Donc mon navire MHD avait une poussée d’un gramme et un rendement effroyablement bas. Où passait cette énergie ? A chauffer l’eau. Le Yamato a des aimants supraconcteurs qui donnent 40.000 gauss. C’est déjà meilleur. Mais lui aussi perd beaucoup d’énergie à chauffer l’eau de mer. Le seuil de rentabilité de la propulsion marine est chiffré à cent mille gauss ( dix teslas. Un tesla égale dix mille
gauss ). Donc toute la MHD est conditionnée par les progrès qui pourront être réalisés en matière de supraconduction.

Mon navire MHD était comme équipé d’une hélice dont le calage des pales aurait été ridicule et qui aurait tourné comme un fou sans beaucoup d’efficacité. Mais la propulsion MHD, si on dispose un jour de champ magnétiques suffisamment intenses, peut offrir des rendements excellents. Les sous-marins MHD du futur pourront croiser à des vitesses atteignant quatre cent kilomètres à l’heure. Tous les spécialistes sont d’accord là-dessus.

Quid de la propulsion aérienne ? Là on butte sur le poids des systèmes de magnétisation. Les gauss, ça pèse un poids d’âne mort. Par contre, plus d’électrolyse. On peut gagner sur l’intensité du courant de décharge électrique.

Pour donner une idée de ce que peut produire un accélérateur MHD, citons des expériences faites en 1967 dans mon ancien laboratoire de Marseille, l’Institut de Mécanique des Fluides. Dans une tuyère MHD de dix centimètres de longueur et de 5 cm par 5 cm de section, on parvenait à donner à une masse gazeuse, à la pression atmosphérique, un gain de vitesse de près de cinq kilomètres par seconde, ce qu’aucune fusée conventionnelle ne fera jamais ( les vitesses d’éjection des moteurs cryogéniques de la navette spatiale sont limitées à 2500 mètres par seconde ).

Pour faire passer un fort courant électrique il faut encore négocier la très mauvaise conductivité électrique des gaz. L’air est un … isolant, très pauvre en électrons libres, à la température ordinaire. Dans les manips de Marseille le gaz ( de l’argon ) était préchauffé à dix mille degrés avant d’entrer dans la tuyère MHD ).

On voit donc poindre tout un éventail de difficulté d’ordre purement technologique, liées à cette propulsion MHD. Celle-ci correspond-t-elle déjà à une réalité ? On pense aux super avions furtifs américains, dans le genre Aurora, etc. En tant que spécialiste, je reste sceptique. Cela impliquerait, entre autre, des progrès notables en matière de maîtrise de la supraconduction, qu’il aurait fallu tenir cachés, sans les exploiter dans le domaine civil. Si les gauss pèsent lourd, il en est de même pour les watts. Pour régulariser un écoulement supersonique, annihiler les ondes de choc, dans ces conditions de vol, il faut mettre en uvre des puissances se chiffrant en centaines de mégawatts électriques, voire en milliers, selon la taille de l’engin. Ce sont des puissances relativement modestes, si on se réfère à une propulsion chimique. Un chasseur supersonique développe cinq kilowatts par kilo de poids, une navette spatiale, au décollage, vingt. Mais il s’agit de mégawatts chimiques. De nos jours, l’électricité reste lourde. Le stato-réacteur constituerait une solution plus simple, ou la « combustion externe ».

Quid des sous-marins MHD ? Là, on s’affranchit immédiatement du problème du poids, puisque la poussée d’Archimède assure gratuitement la sustentation. Les soviétiques, qui avaient toujours été leaders en matière de MHD ont très probablement expérimenté dans cette voie ( thème du film « Octobre Rouge » ). Mais on peut alors penser à de simples systèmes d’appoint, permettant d’échapper à la détection sonar ( le principal bruit créé par les sous-marins provient de leurs hélices ).

Revenons aux problèmes fondamentaux. Que se passe-t-il quand on agit sur un fluide avec des forces de Laplace ? On peut tout aussi bien, localement, l’accélérer ou le ralentir. Prenons un écoulement liquide, à surface libre. De l’eau acidulée pénètre dans ce canal MHD à une vitesse supérieure à celle de la propagation des nondes de surface. C’est donc, analogiquement, un « fluide supersonique ». Sa surface pourrait être « rayée » par un système d’onde de Mach, qu’on appelle aussi « lignes caractéristiques ». Disons que le physicien parlent de lignes ( ou de surfaces ) de Mach et le mathématicien de lignes ou de surfaces caractéristiques.

Prenons un canal parcouru par de l’eau, à vitesse constante. On pourrait faire plonger de fines aiguilles et créer tout un réseau d’ondes de Mach, comme ceci :

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Les lignes de Mach permettent de « lire » in écoulement supersonique. Celles-ci forment des petits losanges. Une des diagonales donne non seulement la direction de la vitesse, mais une mesure de son intensité :

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Pour le physicien, cette diagonale ne serait l’intensité de la vitesse que si la vitesse des ondes de surface restait strictement constante ( équivalente de la vietsse du son dans un gaz ). Mais dans un écoulement supersonique le ralentissement s’accompagne d’un échauffement. Or la vitesse du son varie comme la racine carré de la température absolue. Donc ça n’est qu’une indication qualitative. Prenons-là comme telle.

Si on adapte sur ce canal un système d’accélération MHD

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( Ici l’aimant ou le solénoïde produit un champ B vertical et les électrodes un courant I horizontal, traversant le canal ) on pourra à volonté accélérer ou ralentir le fluide. Ceci se lira sur la déformation des lignes de Mach :

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On voit que la décélération MHD peut aller jusqu’à l’écrasement des lignes de Mach les unes contre les autres. Apparaît alors une onde de choc ( en hydraulique un ressaut liquide ) qui change l’écoulement totalement. Quand les lignes de Mach s’écrasent ainsi, la « diagonale-vitesse » tend vers zéro, ce qui ne signifie pas automatiquement que la vitesse s’annule. Le ralentissement échauffe fortement le gaz, élève la valeur locale de la vitesse du son. Ne retenons de ce schéma que son aspect qualitatif. Si, dans un écoulement, on débouche sur une telle altération des lignes de Mach, c’est que « quelques chose va se passer », et ce quelque chose, c’est la naissance d’une onde de choc droite, qui traduit effectivement un très fort ralentissement du gaz.

Avec la MHD, sans obstacle matériel, il est donc possible de créer une onde de choc droite dans une tuyère à section constante, si le ralentissement dû aux forces de Laplace est suffisamment intense. Nous avons obtenu ce type de résultat en 1967 à L’institut de Mécanique des Fluides de Marseille, avec le même type de soufflerie. La présence de l’onde de choc était démontrée par les visualisations classiques.

On voit donc qu’à condition d’y mettre le prix, d’utiliser des champs magnétiques et des intensités de décharges électriques suffisamment forts on peut altérer profondément un écoulement gazeux.

A titre indicatif le champ magnétique que vous utilisions à l’époque atteignait vingt mille gauss, soit deux teslas. Le courant de décharge total était de l’ordre de dix mille ampères et était délivré par une simple batterie de condensateurs à forte capacité.

La thèse de doctorat de Bertrand Lebrun ( 1997 ).

Reprenons notre écoulement à surface libre autour de notre carène de navire.

Il y a en fait deux « familles de lignes de Mach », puisque par tout point de cet écoulement bidimensionnel, il en passe deux.

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Ceci forme un ensemble un peu compliqué. Les lignes de Mach qui nous intéressent sont celles qui partent de la paroi et qui sont susceptibles de s’accumuler, à la manière des rayons lumineux dans une caustique, et de créer là des ondes de choc. Mais nous savons que nous pouvons agir sur les directions de ces lignes de Mach en faisant agir un champ de forces de Laplace adéquat. En fait il s’agit de « peigner » nos lignes de Mach. Revenons à nos lignes de Mach issues de la paroi :

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Elles commencent par se redresser ( ralentissement du fluide ). Puis elles ont tendence à se coucher ( accélération dans l’éventail de détente ). Régulariser cet écoulement MHD impliquera donc, dans certaines régions, d’accélérer le fluide ( de l’empêcher de se ralentir ) et dans d’autres de le freiner ( de l’empêcher d’accélérer ). C’est ce que nous avons découvert en 1985 avec mon étudiant Bertrand Lebrun, sur la base de calculs purement théoriques, réalisés à l’époque sur un ensemble de Mac Intosh ne disposant chacun que de 512 K de mémoire centrale. Chaque appareil gérait, chaque nuit, une partie des calculs, et Lebrun, après avoir procédé au ramassage de ces calculs avec sa moto, en faisait la synthèse sur sa propre machine.

Ce travail a fait l’objet de sa thèse de doctorat d’Etat ( Poitiers 1987 ) et de plusieurs publications, dont une communication au 9° colloque international de MHD de Tsukuba ( Japon ), où nous ne pûmes nous rendre, faute de moyens. Voir aussi Pékin 1990. Le résultat se lit sur la figure ci-après :

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On voit que ces lignes de Mach montantes restent sagement parallèles et, ne se recoupant pas, ne peuvent donner naissance à des ondes de choc. Un vol supersonique sans onde de choc était donc théoriquement possible.

Si on trace le réseau complet des lignes de Mach, on obtient ceci :

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Ceci est un résultat entièrement original, brillant, qui ouvrait sur une nouvelle mécanique des fluides, celles des écoulements supersoniques exempts d’ondes de choc. Les calculs avaient été effectués en vue de piloter une expérience en soufflerie. On aurait alors placé dans un courant de gaz chaud
( toujours de l’argon à dix mille degrés, déboulant à la pression atmoshérique à une vitesse de 2750 mètres par seconde ) sur une sorte de profil d’aile : la partie grisée de la figure représentant sa section droite. En munissant cette « aile » d’électrodes et en créant en son voisinage un champ magnétique adéquat, dont nous avions calculé la géométrie, on aurait pu mettre en évidence la disparition complète des ondes de choc. Je suis convaincu que cette expérience, comme toutes celles que j’ai menées dans ma carrière, après les avoir soigneusement cal:culées, aurait marché au premier essai.

Le CNRS, au début des années quatre vingt ( Pierre Papon, Directeur Général et Michel Combarnous, directeur du département Science Physique de l’Ingéieur ) appuyèrent ce projet. L’expérience fut préparée, avec crédits CNRS, dans un laboratoire de Rouen ( celui du professeur Valentin ). Claude Thénard, maître de conférence à la faculté, était chargé de ces aspects expérimentaux. Mais le projet ne put jamais être amené à son terme. J’ai raconté dans plusieurs ouvrages dans quelles conditions. On y trouvera également les confidences d’un haut respoonsable du CNRS ( Mr Le Quéau, président de la section d’astrophysique ) montrant que l’armé s’était opposée à ce que cette expérience soit poussée à son terme, se réservant de la faire elle même « dans ses laboratoires secrets ».

Donner tous les détails de cette affaire, qui vont de l’inélégant au sordide, ne servirait à rien. De toute façon, le public ne va pas descendre dans la rue pour manifester. La démarche serait simplement inefficacité et perte de temps. Concentrons-nous sur les aspects scientifiques.

Faisons le point.

Le phénomène ovni soulevait donc une question cruciale. Selon des récits de témoins, des objets pouvaient avoir été aperçus, dans de configurations telles que leur allure, en tant qu’objets supposés matériels, aurait du correspondre à une évolution supersonique à basse altitude, silencieuse. Le travail préalable a donc consisté à réfléchir sur la nature du phénomène « onde de choc dans un gaz » et de voir si des coulements supersoniques, autour d’objets matériels, sans onde de choc, donc sans « bang », étaient concevables. On a donc pris un « cas d’école » correspondant à un objet assez particulier, un profil d’aile, immergé dans un courant supersonique de gaz dense et chaud et on a montré que, théoriquement, c’était chose faisable, avec des paramètres physiques relativement modeste et des technologies somme toute, très simples, parfaitement maîtrisées dès le milieu des années soixante.

L’expérience a pu être rééditée en hydraulique. Comme il existe un lien analogique très étroit entre les deux phénomènes, voici le résultat obtenu
( décrit dans la bande dessinée le Mur du Silence et présenté au 8° colloque international de MHD de Moscou ).

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Sur le dessin on distingue trois des six électrodes pariétales, partiellement immergées, avec leur polarité. Le champ magnétique (un tesla = 10.000 gauss) est simplement perpendiculaire au plan de la surface liquide.

Il s’agit, bien sûr, d’un résultat se référant à une évolution supersonique dans un courant de gaz chaud, et même très chaud ( 10.000° ). Serait-ce envisageable en gaz froid, dans l’air de notre atmosphère ? La réponse est positive et le cahier des charges a été établi il y a plus de dix ans. La MHD est un monde en soi, dont on ne découvre ici qu’une infime partie. Il suffit pour s’en convaincre de lire un traité sur le sujet ( Engineering MHD, Sutton et Sherman, Mac Graw Hill, 1967, malheureusement difficile à trouver aujourd’hui ). Il faudrait mettre en uvre toutes les ficelles du métier, créer l’ionisation de manière « non-thermique », la contrôler ( instabilité de
Vélikhov ). Mais nous avions toutes les idées, toutes les clefs, et de nombreuses manips en tête. Pour nous, tout ceci appartient au passé puisque nos activités se sont reconcerties dans le domaine de la physique théorique, de l’astrophysique et de la cosmologie théorique. On ne saurait être partout à la fois.

La question qui brule les lèvres est « que se passe-t-il, ailleurs ? Où en sont les gens ? « . En France, la MHD a connu une éclipse totale d’un quart de siècle, ce qui n’est pas rien. Puis, comme les japonais faisaient mine de s’amuser avec des péniches propulsées par des accélérateurs de Faraday, un certain Marbach, du CEA, monta un groupe : PAMIR ( pôle des applications de la MHD à l’Industrie et à la Recherche ). Un congrès international de MHD se tint au Centre Nucléaire de Cadarache, en 91 ou 92, et je m’y rendis. Première impression, générale : chute complète du niveau scientifique, dans tous les pays ( l’éclipse a été générale ). Il ne faut pas croire qu’une école internationale dans une discipline puisse se maintenir d’elle-même. Il faut des crédits, des hommes, des enseignements, un dynamisme. Je me souvenais de la qualité des hommes des années soixante ( comme le célèbre Vélikhov ). Le moins qu’on puisse dire est que cette excellence avait disparu. Un homme des pays de l’Est présenta une manip de MHD en milieu liquide, visant à recoller un sillage. Il fut tout surpris d’apprendre que nous avions fait celle-ci en 1976.

- Mais, où est-ce publié ?

- Au colloque de Moscou. Mais vous avez aussi cette BD…

En France, à Grenoble, l’équipe du professeur Moreau bénéficie de contrats de la marine, pour la propulsion dans l’eau salée. Mais là encore, stupéfaction. Les idées chevauchées dataient d’au moins trente ans. Les chercheurs ne connaissaient pas le concept de propulsion externe ( pourtant décrit en long, en large, et en travers, dans ma bande dessinée, presque dix ans plus tôt ). Les grenoblois étudaient yn sous-marin propulsé par la MHD qui n’ était qu’un simple tuyau, aspirant l’eau de mer par sa bouche grande ouverte et la recrachant à l’arrière, ce qui posait des problèmes de logeabilité à la limite du surréalisme.

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Je passais sur l’estrade et expliquais au conférencier qu’il aurait nettement intérêt à réaliser l’accélération de l’eau de mer à l’extérieur de son engin, et non à l’intérieur, ce qui sembla le déconcerter.

Mais à l’étranger ?

Là aussi on est tenté de se poser des questions.

L’accélérateur pariétal.

Le principe est fort ancien. Nous avons personnellement effectué des expériences de ce genre en 1977, il y a vingt ans. Le proncipe est décrit dans la Bande dessinée, le Mur du Silence, page 35. Ce dessin représente un fragment de la paroi, avec une série de lignes supraconductrices sub-pariétales, des électrodes pariétales, de polarités alternées.

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Ci-après l’allure du champ magnétique créé par ces lignes.

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Physics of Fluids n’est pas une des meilleures revues de mécanique des fluides mondiale, c’est la référence absolue en la matière. Or deux papiers viennent d’y être publiés :

C.Henoch & J.Stace :

Experimental investigation of salt water turbulent boundary layer modified by an applied streamwise magnetohydrodynamic body force.

Physics of Fluids 7(6) june 1995, C.Henoch and J.Stace pp. 1371-1382

Catherine H.Crawford & Georges Em Karniadakis

Reynolds stress analysis of EMHD-controlled wall turbulence. PartI Steamwise forcing.

Physics of Fluids 9 §5) March 1997 C.H.Crawford, G.E.Karniadakis

pp. 788-807

Ces travaux sont, au plan technologique, du niveau d’un lycée technique, ou presque ( les chercheurs n’ont pas été jusqu’à utiliser des lignes supraconductrices, c’était inutile ). Ils.. découvrent que ces accélérateur supprime la turbulence pariétale. De là à s’apercevoir que ce gadget pourrait déboucher sur un système de propulsion, il n’y a qu’un pas. De plus ce système offre de multiples avantages. On n’a pas besoin de créer le champ magnétique dans un énorme volume. Il est confiné à la paroi. Les électrodes partiétales peuvent être très proches. Donc on peut faire passer un courant de décharge avec des tensions modérées, même dans les gaz. Etc….

La réduction ou la suppression de la turbulence évoque de nouveau le thème ovni. Les ondes de choc ne sont pas les seules sources de bruit. La turbulence est aussi bruyante. Si les ovnis sont des machines volante set si elles utilisent, du moins dans certaines phases du déplacement, la MHD, alors le péhnomène de turbulence est totalement maîtrisé.

Il est impossible que de tels travaux ne soient pas révélateurs d’un retard général, au plan mondial, y compris dans le secteur militaire. Un chercheur l’écrivait, après avoir découvert ces travaux :

- Comment est-ce possible ? Ces travaux auraient pu être menés il y a trente ans !

C’est cela qui est stupéfiant. La science n’est pas homogène. Il y a des phases et des zones de stagnation, de retours en arrière à peine croyables. Tout vient du fait que la science dite moderne ne se fonde plus sur des idées, mais sur des subventions, elles-mêmes tributaires de modes. Ainsi les chercheurs se désintéressent-ils immédiatement de tout sujet de recherche qui ne leur semblent pas de nature à provoquer un intérêt dans le domaine, donc un afflux de crédits. Conséquence logique : ils n’effectuent pas de recherches et n’obtiennent pas de résultats. Le sujet reste ainsi « gelé » et ce gel peut s’étendre sur des décennies. Je pense que la MHD a connue cette sorte de gel, très dommageable, dans tous les pays. Le fait que des japonais s’amusent à faire naviguer des péniches à faible vitesse et des américains à supprimer la turbulence n’est peut être pas le signe avant-coureur d’un redémarrage foudroyant. Il faut ajouter que l’effort MHD des années 60-70, très important, a été un goufre à crédits énorme, pour des résultats extrêmement décevants. A l’époque c’est come si on avait essayé de développer l’aviation avec des machine à vapeur, au point d’en conclure : « l’aviation, c’est sans avenir… ».

Les aérodynes MHD

C’est sous ce titre que j’avais présenté ces machines dans ma première communication à l’Académie des Science, en 1975. Leur principe est simple. Prenez un ouvrage traitant de propulsion MHD, comme l’excellent livre de Sutton et Sherman, cité plus haut, où tous les propulseurs fonctionnent comme des turboréacteurs, c’est à dire avalent de l’air par un bout, l’accélèrant dans leurs intérieurs, puis l’éjectent à l’autre bout, et « inversez-les ». Mettez-leur les « tripes au soleil », c’est à dire réalisez l’accélération du fluide ambiant, de l’air atmophérique ou de l’eau, non à l’intérieur de l’engin, mais à l’extérieur. Vous obtenez une gamme extrêmement variée d’engins.

L’intérêt de procéder ainsi est évident, ce que n’avaient visiblement pas encore compris les gens de Grenoble, travaillant pour le compte de l’armée, en 1992. Il n’y a plus de surface passive, sur laquelle s’exerce le frottement, et susceptible d’engendrer de la turbulence, génératrice de bruit et consommatrice d’énergie. Imaginez une machine volante réduite à son simple moteur, un moteur à réaction par exemple. L’extérieur du moteur engendre une traînée. C’est ce qu’on appelle en aéronautique une surface mouillée ».

Il est bien évident qu’on peut utiliser le système de l’accélérateur pariétal pour rendre toute la surface d’un engin « active », pour que l’accélération du fluide s’y effectue en tout point, ou sa décélération, si le besoin s’en fait sentir. Ci-après, un aérodyne MHD avec un système d’accélération pariétale, formule « quartiers d’orange », et l’écoulement externe produit :

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Ce sont des expériences que nous avons faites, en 1977, il y a vingt ans, en hydraulique ( eau acidulée ). Les champ magnétique était produit par des aimants permanents. Pour info on trouve des aimants en Ticonal dans les société qui vendent du matériel pour laboratoire, qui produisent mille gauss en surface, en forme de parallélépipèdes rectangles. Typiquement : 5 cm par
2 cm par 1 cm. On peut les tailler avec des meules diamantées, les meuler
( matériel qui se trouve dans les laboratoires d’optique et qui servent à tailler le verre ). Cet entrainement pariétal du fluide produit un écoulement analogue à celui qu’un paramécie crée autour d’elle avec ses cils vibratils :

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L’engin produit alors un écoulement semblable à celui créé par un rotor d’hélicoptère.

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Le vol horizontal s’obtient par basculement de l’ensemble. Dans de l’air atmosphérique, le passage du courant s’obtient avec des champs électriques de l’ordre de dix mille volts par centimètre. Si les électrodes étaient à un millimètre l’une de l’autre, la tension à appliquer serait alors de mille volts, ce qui est remarquablement faible. La décharge électrique ionise alors directement l’air. Microscopiquement parlant, le champ électrique créé par les électrodes accélère les rares électrons libres qui se trouvent dans l’air froid. Ces électrons acquèrent une énergie cinétique important sur des très courtes distances, percutent les atomes et molécule et arrachent des électrons de ceux-ci, lesquels seront à leur tour accélérés. Voir à ce sujet ma bande dessinée

Pour quelques ampères de plus

toujours aux éditions Belin, 8 rue Férou, 75006, Paris. On appelle ce phénomène l’avalanche électronique. Un état de régime s’établit. C’est exactement ce qui se passe dans le tube au néon de votre cuisine. Là, les choses sont facilitées parce que la pression qui y règne est plus basse. Le « libre parcours moyen électronique » est plus grand, les électrons ont plus de place pour prendre de la vitesse et se lancer. Dans l’air la molécule qui donne le plus d’électrons libres est l’oxyde d’azote NO, qui possède le « potentiel d’ionisation » le plus bas. On peut aisément réaliser des expériences dans une cloche à vide, dans une enceinte où la pression est diminuée en utilisant une simple pompe à vide, une pompe à palettes.

Si la tension appliquée reste limitée, on obtient un régime de « décharge diffuse » ( comme dans le tube au néon ). En accroissant la tension on obtiendrait des arcs électriques, il y aurait « claquage ». Dans l’air à pression atmosphérique la tension de claquage correspond à trente mille volts par centimètre. Evidemment tout ceci est générateur de lumière. Les molécules de l’air, même si les élecrons accélérés ne les ionisent pas, peuvent vibrer. Elles possèdent un spectre étendu de « modes vibratoires ». Les molécules sont alors excitées par chocs électroniques. Mais ces « états excités » sont de brève durée. Les molécules se désexcitent spontanément en un temps qui est de l’ordre de 10-8 seconde et évacuent cette énergie en émettant des photons. Il y a aussi le phénomène de recombinaison. L’air ne reste pas ionisé. Quand cette ionisation n’est pas entretenue par la constante accélération des électrons par le champ créé par les électrodes, les électrons libres, attiréspar les ions, chargés positivement, retournent sur ceux-ci. Ils redeviennent des atomes ou des molécules à l’état neutre. L’énergie excédentaire, l’énergie d’ionisation, est restituée sous forme de lumière. Ainsi les aérodynes MHD sont-ils naturellement lumineux, enveloppés d’une couche de plasma, de gaz ionisé. Selon la puissance électrique injectée, la « température électronique » variera danzs ce plasma. A bas régime, la lumière émise sera d’un rouge sombre. A haut régime, en accélération, elle virera au blanc-bleu.Comme la désionisation n’est pas instantannée, la machine pourra, dans certains régimes, donner l’impression qu’elle traîne derrière elle, ou sous elle, une sorte de queue lumineuse :

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L’ionisation peut être facilitée en enrichissant l’air avec une susbstance plus facilement ionisables, comme du césium, par « sudation pariétale ». On peut aussi arracher des électrons des molécules et des atomes de l’air en soumettant cet air ambiant à un champ électrique alternatif ( hyperfréquences ). Les électrons sont alors « secoués » et font des allers-et-retours entre les molécules, en rebondissant sur elles. L’ionisation ne s’effectue pas en général en un seul temps. Les molécules sont excitées par chocs et les électrons changent d’orbite, les orbites les plus externes correspondant à des possibilités d’évasion ( étape finale : l’ionisation ).La dernière collision avec un électrons entraîne le départ d’un électrons liés, le transformant en électron libre. Pour réaliser au mieux l’opération il est recommandé de faire osciller les électrons libres selon un mouvement qui s’accorde avec leur libre parcours moyen naturel, pour que l’effet soit optimum. Dans de l’air atmosphérique ceci correspond à des fréquences de l’ordre de trois gigahertz. On se rappelera alors la célèbre affaire du RB-47, boeing équipé pour détecter les radars russes dans le golfe du Mexique. Les ondes en trois gigas correspondent à des ondes radar. L’appareil américain, croisant un ovni sur sa route, avait enregistré une émission dans cette gamme. Celle-ci était pulsée ( impulsions d’une microseconde toutes les millisecondes ). Il n’est en effet pas nécessaire d’opérer en continu et la propulsion MHD peut très bien s’accommoder d’un fonctionnement en pulsé, qu’il s’agisse de l’ionisation ou de la phase d’accélération de l’engin. Un temps d’une milliseconde correspond alors à la fois au temps de transit du plasma autour de l’engin et à la durée de vie des électrons libres, jusqu’à ce que s’effectue leur retour naturel sur les molécules.

Si on veut faire des expériences ( ce que nous avons fait dans les années soixante-dix, il y a vingt ans ) on peut se simplifier la vie en opérant dans de l’air à basse densité ( quelques torrs, ou millimètres de mercure ). Sous une pression d’un dixième de millimètre de mercure la fréquence optimale d’ionisation de l’air se situe alors autour du mégahertz, qui peut être générée par une simple bobine Rhumkorff, qui traîne dans tous les laboraoires de physique. Des expériences très spectaculaires.

D’où vient la sustentation ? La machine aspire l’air au dessus et le repousse vers le bas, comme le fait un rotor d’hélicoptère. Ceci modifie le champ de pression sur sa surface. Pour ces questions de mécanique des fluides, voir une autre bande dessinée :

Si on volait ?

Tout ceci est sans mystère. Mais cette sustentation s’accompagne d’un effet de souffle. Sous un rotor d’hélicoptère, on sent ce souffle, même si celui-ci reste modéré. Or il existe nombre d’observations d’ovnis où les témoins n’ont pas vu bouger les feuilles des arbres, ni n’ont été décoiffés par ce souffle. Celui-ci peut être éliminé. En aspirant l’air sur le dessus, il n’est pas automatiquement nécessaire de le rejeter vers le bas. On peut l’éjecter sur les côtés, comme ceci :

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Il se crée alors une dépression sur la partie supérieure de l’engin, suffisante pour compenser un poids, même important. Il n’est pas dit d’ailleurs que les ovnis, s’ils existent, fonctionnent avec la MHD. Des modes de sustentation plus sophistiqués peuvent être envisagés, déjà envisagés dans plusieurs de mes ouvrages. Voir « Le mystère de Ummites », Albin Michel, page 130. Nous y reviendrons plus loin. Mais la MHD offre un avntage : elle est technologiquement à notre portée. Si un laboratoire de MHD avait pu être créé en France, de très nombreuses expériences, fort intéressantes, auraient pu être réalisées immédiatement, donnant lieu à des dizaines de thèses de doctorat et de publications scientifique dans des revues de haut niveau. Dans la mesure où la revue Physics of Fluids fait état d’une « redécouverte » des vertus de l’accélérateur pariétal, on peut s’attendre à ce que ces expériences soient faites dans les années à venir et laissent des traces sous forme de publications, avec …. vingt ans de retard. Mais mieux vaut tard que jamais. On peut d’ailleurs se demander si les chercheurs qui s’amusent « à réduire la turbulence » réalisent vraiment que, ce faisant, ils s’asseyent sur le sujet ovni comme sur un nid de frelons.

Ces textes INTERNET sont diffusés à des fins de sensibilisation du public aux aspects scientifiques liés au phénomène ovni, longtemps méconnus. A cet effet, pour les sceptiques ou les mal-comprenants, on peut suggérer quelques expériences simples, déjà décrites dans Le Mur du Silence.

Des expériences simples :

Quittant le thème de l’accélérateur pariétal, on peut s’orienter vers des formules avec des électrodes-plots, ou barres. Une machine en forme de cylindre peut être conçue comme suit :

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Un champ magnétique qui vient « lécher les parois, en retour », peut être créé par un solénoïde ou un simple aimant permanent ( les aimants permanents en ticonal sont constitué d’ailleurs par un matériau pratiquement isolant et peuvent ainsi former le corps de la machine. Il suffit de disposer deux électrodes, diamétralement opposées, le long de deux génératrices du cylindre, en les collant. La décharge électrique ( par exemple dans de l’eau acidulée ) a la forme ci-après :

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Le champ magnétique est alors perpendiculaire au plan de cette figure. L’écoulement induit ( Petit et Viton, 1976 ) est alors :

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On observera un recollement parfait des « lignes de courant » à la partie inférieure, sur l’aval, et un effet de succion sur les dessus, ce même effet qui tendra à supprimer l’onde de choc frontale, en empèchant la compression de l’air au « point d’arrêt ».

A partir d’un tel montage il a été possible de monter une expérience cruciale, toujours en 1976. Nous avons dit qu’il existait une analogie très fidèle entre les ondes de choc dans les gaz et les vagues d’étrave et de culot dans les écoulement liquides à surface libre. Commençons par décrire une expérience que n’importe qui peut faire dans sa cuisine. Le matériel nécessaire :

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Les lames de cuivre, découpées sur une pile usagée, feront des électrodes de cuivre très convenables.

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Ci-après, le montage complet :

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Une simple goutte d’encre permettra de mettre en évidence l’entrainement de l’eau ( quelques millimètres par seconde ). Plus le courant sera élevé, plus l’effet sera visible ( piles montées en série ). Mais le Cl Na du sel de cuisine, en se dissociant, attaque le cuivre des électrodes, qui se ternissent assez vite : phénomène de polarisation. On éviterait cet effet en utilisant des électrodes de carbone ( des mines de crayon ).

En quittant ce niveau du bricolage scolaire il est possible de passer à des expériences plus fécondes. En 1976 Viton et moi avions utilisé une cuve en plexiglass le long de laquelle de l’eau acidulée s’écoulait à 8 cm/s. A cette vitesse cet écoulement à surface libre simulait un « écoulement supersonique », puisque cette vitesse était supérieure à celle des ondes de surface ( analogues à la vitesse du son ).

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On voit sur de cessin la petite manquette en plexi ( diamètre 7 mm ), avec ses deux électrodes et les vagues qu’elle engendre.

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Sur le dessin la vague frontale ( analogue à ce qu’en aérodynamique on appelle une « onde de choc détachée » ). Sur l’arrière, les ondes de culot et le sillage très turbulent. Des photos prises dans des souffleries supersoniques conduisent au même aspect général. Le champ de force de Laplace, à cause de la succion frontale, tend à éliminer la vague de tête ( mais renforcera la vague de culot ). Comment dimensionner cette expérience ? Dans l’eau le phénomène d’électrolyse limite la « densité de courant » J à un ampère par centimètre carré. Or la force de Laplace par unité de volume est J B . Il faut donc jouer sur l’intensité du champ B.

Soit r la masse volumique dans le fluide, en kilos par mètre cube. Pour de l’eau : 103 kilos par mètre cube ( on opère en système MKSA ). Soit V la vitesse du fluide en amont ( 8 10-2 mètres par seconde ). A partir de ces données on peut calculer une pression caractéristique :

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pa pour « pression d’arrêt ». C’est la surpression qui se créera au « point d’arrêt », sur la maquette. Même donnée, grosso modo, pour un écoulement supersonique dans un gaz.

Une pression divisée par une longueur c’est une force par unité de volume. Cette longueur, ce sera celle sur laquelle le fluide se trouve soudain arrêté. C’est la distance de détachement de l’onde détachée, soit 10-3 mètre. Pour que la force de Laplace modifie sensiblement l’écoulement il faut qu’elle soit du même ordre de grandeur que la force de pression, c’est à dire que :

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J correspond à un ampère par centimètre carré, soit 104 ampères par mètre carré. Ceci permet de dimensionner B, en teslas :

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soit 6400 Gauss. Nous diposions d’un électro-aimant donnant un tesla : 10.000 gauss. Dimensionnement correct, expérience immédiatement couronnée de succès. Avant action du champ de force de Laplace :

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Avec force de Laplace :

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L’expérience démontrait plusieurs choses. Primo, analogiquement, il était montré qu’une vague d’étrave, analogue de l’onde de choc frontale en mécanique des fluides, pouvait être annihilée. Secondo l’effet pouvait être suffisemment important pour créer une dépression au « point d’arrêt » de l’objet.

On sait que la forte recompression de l’air, au point d’arrêt d’un objet en déplacement supersionique, s’accompagne d’un échauffement ( qui croit comme le carré du nombre de Mach ). C’est le « mur de la chaleur ». Un aérodyne MHD peut donc non seulement se déplacer sans créer d’ondes de choc, mais éviter ce phénomène de recompression frontal, d’échauiffement, si dommageable. Ainsi le « mur de la chaleur » peut être franchi. Des vols à Mach dix et plus sont parfaitement concevables.

En air dense, c’est simplement impensable. Au ras des toît les avions supersoniques ne dépassent pas Mach 1,2. Les missiles peuvent atteindre Mach 2, pendant des temps de vol brefs. L’intérêt des militaires pour l’aérodyne MHD, qui explique alors l’étouffement des recherches, respose sur le rêve de posséder alors un missile de croisière supersonique, ou même hypersonique. On s’amuse comme on peut.

Dans l’expérience ci-dessus la vague de culot n’était pas annihilée, mais la maquette subissait une poussée ( dépression à l’avant, surpression à l’arrière ). Dans un gaz une telle expérience aurait mis en jeu une poussée phénoménale. On voit donc comment se propulsent les aérodynes MHD. Schématiquement, en faisant le vide devant eux, en creusant l’air à la manière de taupes volantes.

Faites le calcul. Imaginez un engin dont la section droite soit de cent mètres carrés. S’il parvient à créer un vide partiel devant lui, il aura… la pression atmosphérique aux fesses. La pression atmosphérique c’est un kilo par centimètre carré, dix tonnes par mètre carré. Soit une poussée de mille tonnes. Un engin de dix tonnes accélérerait alors à cent « g ».

Qui s’étonnera alors des fantastiques accélérations liées aux observations d’ovnis ?

Une remarque au passage. Les êtres vivant résistent mieux à des impulsions d’accélération qu’à des accélérations continues. D’où une accélération pulsée, meilleure qu’une accélération en continu ( affaire du RB-47, voir plus haut ).

Comment permettre à des êtres humains de mieux encaisser ces accélérations? En les immergeant dans un fluide. Un poisson rouge, dans un aquarium, pourrait encaisser beaucoup plus qu’un être humain assis sur un siège, ou couché. Voir dossier Ummo. Pour maintenair au mieux le corps, pourquoi alors ne pas envisager de placer les sousouponautes dans un fluide tixotropique qui aurait la faculté de passer de l’état liquide à l’état solide sous l’effet d’un champ électrique ( dossier Ummo ). En phase d’accélération, pendant quelques micro-secondes, les passagers sont pris dans une gangue solide. Entre deux impulsions d’accélération, ils flottent dans un milieu retourné à l’état liquide, l’impression étant « de flotter dans un milieu ayant une viscosité apparemment un peu plus élevée ».

L’expérience de 1976 n’annihilait pas la vague de culot. Il aurait fallu, pour ce faire, contrôler plus soigneusement l’ensemble de l’écoulement à l’aide d’un système d’électrodes, ce qui put être fait par la suite sur une carène de navire :

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Une autre formule d’aérodyne MHD.

Revenons à notre machine cylindrique. On ne pourrait évidemment pas la transformer telle quelle en machine volante. Mais nous avons pu, par la suite, mettre en uvre d’autres techniques. On peut alors munir une sphère d’une couronnes d’électrodes équatoriales :

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A l’intérieur de cette machine, un ensemble de trois solénoïdes disposés à 120°, parcourus par des courants aleternatifs, déphasés. N’importe quel étudiant en physique a fait une fois dans sa vie le calcul et vu qu’on obtenait alors un champ équivalent à celui d’un solénoide tournant sur un axe.

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Il suffit alors d’alimenter, séquentiellement, des électrodes diamètralement opposées, sur notre couronne.

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Une telle expérience, faisant suite à celle de l’annihilation des ondes de choc autour d’un profil d’aile, aurait pu être montée dans la soufflerie à argon chaud. Ce type d’expérience de MHD est extrêmement souple et commode et nous maîtrisions parfaitement ces technique dans mon laboratoire de l’IMFM, dans les années soixante. Elles sont de très brèves durées ( rafales d’un demi millième de seconde ). Intérêt : n’importe quel matériau supporte l’échauffement, très bref. Maquettes en… plexiglass, électrodes en cuivre rouge, etc. Champ magnétique, courant de décharge ? Créés par de simples condensateurs. Comme disait Michel Comnarnous en 1980 : « de la physique de pointe avec du matériel de rebut ».

Mais que voir, que mettre en évidence pendant des expériences aussi brèves? Tout. Il suffit que les phénomènes se développent en des temps plus courts que le temps de rafale, ce qui était le cas. Pourquoi poursuivre une expérience pendant plus de cent millionièmes de seconde quand on a eu largement le temps de mettre en évidence, et d’enregistrer, à l’aide de caméras ultra-rapides, tous les phénomènes-clefs, ce que nous savions parfaitement faire dès 1965 ?

Dommage qu’on n’ait pas donné suite. Un labo de MHD correct, c’eût été, disons, cinq personnes, dont trois techniciens, et un budget de cinquante millions de centimes par an. Une goutte d’eau à l’échelle de la recherche française.

Indifférence ? Mauvais vouloir ? Sans doute les deux combinés. Les anglo-saxons ont une expression très parlante :

- Quand on sort un chat d’un sac, il est bien difficile de l’y faire rentrer de nouveau.

Des expériences d’annihilation d’ondes de choc auraient immanquablement attiré l’attention à la fois des scientifiques et du grand public sur le thème ovnis, et lui faisant quitter son statut folklorique, soigneusement entretenu depuis un demi-siècle.

Une autre remarque : la luminosité est plus élevée au voisinage des électrodes, là où la densité de courant est plus forte. D’où un « effet hublots ».

Pourquoi des soucoupes ? La MHD, à elle seule, conduit également à des formes de ce genre. Mais l’affaire devient un peu plus complexe et fait intervenir des notions plus subtiles de physique des gaz ionisés ( l’effet Hall, par exemple ). Surgissent d’autres problèmes, comme celui du confinement pariétal du plasma ou de l’instabilité d’ionisation, résolus par nous en 1977-79 et publié au 8° colloque international de MHD de Moscou. On peut aussi envisager des machines sans électrodes, à induction et ionisation pulsée, système redécouvert dans les années quatre vingt par l’ufologue-savant Auguste Meesen, mais publié par nous en 1975 aux Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris, et plus correctement décrit.

Nous estimons que cette présentation suffit largement à sensibiliser le lecteur sur l’intérêt d’une approche MHD, vis à vis du dossier ovni, à projeter celui-ci dans le champ de la science. Comme nous l’avons dit, pour nous, ma MHD, après vingt année d’effort continu ( de 1965 à 1985 ) appartient au passé. Nous allons donc clore ici cette évocation. Le cas échéant, si des scientifiques réellement compétents et dotés de moyens voulaient en savoir plus, il serait toujours possible de leur répondre et de les guider, via le réseau Internet.

Il est remarquable que ces concepts soient en général totalement ignorés des ufologues, dans tous les pays. Un ingénieur américain, à la retraite, dont j’ai oublié le nom, a publié l’an passé un gros traité du genre « aspects scientifiques du phénomène ovnis ». Nombreuses considérations concernant la mécanique des fluides, mais pas un mot sur la MHD. Même outre-Atlantique, ces travaux et idées, pourtant vieux de vingt ans, semblent superbement ignorés. Aucun « ufologue-savant » ( inutile de citer des noms ) ne serait capable de faire un exposé de MHD cohérent.

Ces textes, traduits en anglais changeront-ils cet état de fait ? Peut être, un jour, sera-ce la fin du temps des « bandar-logs ».

Jean-Pierre PETIT

CNRS.

source : http://jppetit.chez.com/mhd.html

RAPPORT D’ETAPE DE LA COMMISSION 3AF-SIGMA DU 31 MAI 2010 11 juillet, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

La commission technique 3AF-SIGMA (ex-Pan) de l’Association Aéronautique et Astronautique de France, très concernée par les questions de défense aérienne,  a présenté au cours d’une conférence de presse  le 31 mai 2010 à Paris,  un rapport d’étape  exposant ses travaux  sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés (PAN), durant les deux années qui viennent de s’écouler depuis sa création. Hauts gradés français mais aussi attachés militaires de nombreux pays étrangers étaient présents.
Au cours d’une réunion interne qui a eu lieu fin juin, la commission  a débattu de la suite à donner auprès des institutions et de quelle manière elle poursuivra ses investigations.

Merci à l’association  »Les Repas Ufologiques » pour la diffusion de la vidéo de la conférence de presse .

fichier pdf rapport-etape-31-mai-2010-sigma-3af-pdf

 

http://www.dailymotion.com/video/xdtuq4

LA VAGUE DU 5 NOVEMBRE 1990 (FRANCE) 6 juillet, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , 3 commentaires

Par Daniel Robin (juillet 2009)

ovninov1990.jpg

reconstitution d’un des objets observés lors de la vague d’ovnis du 5 novembre 1990.

Une manifestation massive et impressionnante du phénomène ovni. Près de 1000 personnes ont été témoins de phénomènes inexpliqués vers 19h00.

1) La version officielle.

Le 5 novembre 1990, aux environs de 19h00, de nombreux phénomènes lumineux furent observés au-dessus de la France. Pour expliquer l’origine de ces phénomènes étranges, la version officielle prétendait qu’il s’agissait de la rentrée dans notre espace aérien (à une altitude estimée à plus de 80 kilomètres) du 3ème étage d’une fusée Proton SL 12 de fabrication soviétique, qui avait mis sur orbite quelques jours auparavant (soit le 3 novembre précédent), un satellite de télécommunication baptisé Gorizon 21. Ce 3ème étage (identifié sous le numéro 20925 / 1990 / 94C ) était un simple cylindre de 6,50 mètres de long, avec un diamètre d’environ 4 mètres. Selon les sources officielles et un astronome amateur (Pierre Neirinck, spécialiste des satellites artificiels, membre d’un réseau d’observation particulièrement efficace, qui identifiera l’étage de l a fusée Proton dès le mardi 6 novembre), cette structure cylindrique a commencé à être visible à l’oeil nu au-dessus de Pau, et c’est déplacée jusqu’au nord-est vers la frontière allemande. Durée de la rentrée atmosphérique : de une à deux minutes maximum. Au moment des faits, cette explication avait été donnée par le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques), organisme directement rattaché au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et destiné à l’étude des phénomènes aériens non-identifiés (PAN, donc les ovnis). La NASA confirme la version officielle française le jeudi 8 novembre indiquant que le 5 novembre il y a bien eu la rentrée du 3ème étage d’une fusée soviétique Proton lancée le 3 octobre précédent (immatriculée 20295 / 1990). Par ailleurs, les services d’orbitographie du CNES confirment eux aussi la trajectoire de cette rentrée qui traversa la France du golfe de Gascogne à l’Alsace. Ces informations seront fournies aux agences de presse le vendredi 9 novembre pour expliquer les nombreuses observations de cette soirée.

Le GEIPAN met à la disposition du public plusieurs enquêtes (format PDF).

http://www.cnes-geipan.fr/geipan/regions/nat/etude_1990-11-01225.html

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Ci-dessus : la fusée soviétique Proton.

2) Des objets triangulaires aux dimensions imposantes.

Une des caractéristiques de la vague du 5 novembre 1990 est la diversité des objets observés dans le ciel à basse altitude, soit à une hauteur comprise entre 100 et 300 mètres environ. Parmi toutes les formes décrites par les témoins, la forme triangulaire est très souvent mentionnée. De plus, dans de nombreuses observations, ces structures triangulaires ont des dimensions que les témoins ont qualifié « d’imposantes ». Lyon et ses environs furent largement touchés par cette « déferlante » (si je puis dire) de lumières étranges formant des triangles. Ce sont des dizaines, voir des centaines de personnes, qui assistèrent aux évolutions de ces phénomènes lumineux triangulaires. Un étudiant en économie, par exemple, qui se trouvait sur le pont de l’Université qui enjambe le Rhône en plein centre de Lyon, décrira ainsi la scène à laquelle il assista : « D’instinct, dira-il, les gens se sont arrêtés pour regarder le ciel. En ce qui me concerne, j’ai vu plusieurs points lumineux qui formaient un triangle, avec un point très lumineux à l’arrière, un peu comme une flamme ou une torche. Il y avait deux autres points vert et orange, l’un au-dessus, l’autre au-dessous. L’altitude et la vitesse n’étaient pas très élevées ».

La description de ce témoin coïncide parfaitement avec les images d’un film amateur fait à Colmar le même jour (paragraphe 3, ci-dessous). Un autre témoin lyonnais raconte : « J’aiaperçu hier soir un étrange triangle formé par trois points blancs lumineux qui se déplaçaient dans le ciel à une vitesse assez rapide au-dessus de Villefontaine (commune située au sud-est de Lyon). Cette forme se trouvait à environ 300 mètres d’altitude, elle venait du nord-est et se dirigeait vers l’ouest », donc dans le sens contraire, semble-t-il, de la trajectoire suivie par le troisième étage de la fusée Proton soviétique. Selon Joël Mesnard, de la revue « Lumières dans la nuit » (L.D.L.N), il existe au moins 500 témoignages tout à fait crédibles, dont 30 contredisent de façon absolue l’hypothèse de la rentrée dans l’atmosphère d’un étage d’un fusée Proton.

3) Le film de Colmar.

Par chance, nous possédons un document filmé exceptionnel qui montre sans ambiguïté une structure triangulaire de grande dimension éclairée (au bord supérieur gauche sur le document cidessous) par une lumière intense rappelant une « lampe torche ». Nous devons ce film à Monsieur Patrick de Pin de Colmar, professeur d’arts plastique à l’époque. Ce film a été commenté de façons très diverses par les médias. La version la plus aberrante est sûrement celle donnée par le journaliste de TF1 (PPDA) au journal télévisé de 20h00. En « gros » il dit ceci : « nous avons enfin une explication simple et rassurante aux phénomènes observés tout au long de la soirée du 5 novembre 1990. Il ne s’agit que de la rentrée d’une météorite dans notre atmosphère, et oh mon dieu que c’était beau (sic) ! ». Et pour illustrer les propos lénifiant du journaliste, on nous montre en arrière plan la partie « lampe torche » du triangle qui peut effectivement rappeler une sorte d’objet rentrant dans l’atmosphère. Il faudrait vraiment être stupide (ou de mauvaise foi) pour voir une météorite sur le film de Monsieur Patrick de Pin !

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Ci-dessus : une image de mauvaise qualité extraite du film de Colmar, où l’on distingue notamment trois points formant un triangle et la lumière intense en haut à gauche

4 L’observation de Jean-Gabriel Greslé (pilote de ligne).

Dans la soirée du 5 novembre 1990, à 19h00 précise, dans la commune de Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne), juste avant de donner un cours d’Aïkido, Jean-Gabriel Greslé et sept autres personnes aperçoivent une structure rectangulaire se déplaçant vers l’est et balisée de nombreuses lampes rouges. Cette structure de taille imposante a la forme d’une « flèche de grue » avec, à l’avant, deux phares projetant une lumière blanche tronquée. La longueur apparente de l’objet est estimée à environ 400 mètres, et sa largeur à 80 mètres, soit des dimensions un peu plus grandes que celles de la Tour Eiffel ! Sous l’effet de l’émotion Jean-Gabriel Greslé dira : « J’ai vu une  véritable ville voler au-dessus de notre petit groupe ». La vitesse de l’objet est assez faible (entre 150 et 300 km/h) mais le plus impressionnant est le silence avec lequel il se déplace. Si nous considérons le nombre et la qualités des témoins de cette observations, la version officielle est à l’évidence inadéquate. Le pilote de ligne ne reviendra jamais sur ses déclarations.

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Ci-dessus : l’immense structure observée par J-G Greslé et sept autres personnes, vers 19h00, le 5 novembre 1990. « J’ai vu une ville voler au-dessus de nous », confiera par la suite l’ancien pilote de ligne pour rendre compte des dimensions impressionnantes et de la puissance de l’engins observé.

5) L’hypothèse d’un engin étranger à notre planète est crédible.

D’après les témoignages recueillis, et en étudiant les recoupements de ces témoignages entre eux, il semblerait que bon nombre des observations faites en ce début de soirée du 5 novembre 1990, audessus de Lyon et de ses environs, se rapporteraient à différents objets de forme triangulaire ayant des dimensions impressionnantes. D’après les témoins, les objets se déplaçaient à une altitude moyenne de 300 mètres et étaient éclairés à chaque angle par des feux blancs, jaunes, rouges, ou verts. Outre les témoignages d’observateurs isolés, nous avons confirmation de l’existence de ces étranges phénomènes lumineux par les contrôleurs de l’aéroport Lyon-Satolas (rebaptisé aéroport Saint-Exupéry), par les astronomes de l’observatoire de Saint-Genis-Laval, et aussi par des gendarmes en service (ce qui fait au total trois sources officielles différentes et crédibles). Les gendarmes décrivirent un des phénomènes observés comme étant « une sorte d’aile delta de forme triangulaire, de grande dimension, laissant échapper des traînées blanchâtres ». Dans une interview télévisée de l’époque, Jean-Claude Ribes (alors directeur de l’observatoire de Lyon) confirme les déclarations de ces sources officielles : « ils ont vu quelque chose de vraiment bizarre,  peut compatible, selon moi, avec une météorite ou la rentrée d’une fusée Proton dans l’atmosphère ». Même le célèbre spationaute Jean-Pierre Haigneré, qui s’était manifesté spontanément auprès du SEPRA, déclara qu’il avait observé le phénomène dans la région parisienne et qu’il était très étonné par son étrangeté. Il affirma par ailleurs, qu’il ne pouvait pas s’agir, selon toutes les apparences, d’une simple rentrée dans notre atmosphère soit d’un météorite, d’un satellite, ou d’un débris de fusée. Bien que les observations du 5 novembre 1990 aient fait l’objet de nombreuses enquêtes sur une vaste étendue de notre territoire, il semble difficile, pour certains ufologues, de se prononcer sur la nature exacte du phénomène. Cependant, il apparaît que l’hypothèse de la rentrée dans l’atmosphère du 3ème étage de la fusée Proton soviétique ne permet pas d’expliquer de façon cohérente les nombreux témoignages enregistrés dans la région lyonnaise ainsi que tous ceux recensés dans d’autres villes de France. En ce qui me concerne, l’hypothèse d’un engin étranger à notre planète me paraît, aujourd’hui, l’explication la plus crédible.

6) Une enquête de OVNI INVESTIGATION dans la région lyonnaise.

Comme nous l’avons déjà indiqué dans les paragraphes 2 et 5 ci-dessus, Lyon et sa région ont été largement touchés par la vague du 5 novembre 1990, et de nombreux témoins se sont manifestés spontanément. Au mois de mars 2005, l’association OVNI INVESTIGATION, basée à Lyon, ( pour plus d’infos sur l’association : http://www.lesconfins.com/ovni_investigation.htm ) a retrouvé un témoin, Monsieur Alain L., qui habite Dardilly, une commune située au pied des Monts d’Or (626 mètres d’altitude) au nord-ouest de Lyon. Il faut savoir que les Mont d’Or abritent à leur sommet des installations militaires de l’Armée de l’Air qui accueillent notamment le Centre National des Opérations Aériennes (CNOA), ainsi que des installations de contrôle des Forces aériennes stratégiques (FAS) et de la Force océanique stratégique (FOST). Le site est donc truffé de radars et de moyens de détection longue portée. Le 5 novembre 1990 vers 19h00, Monsieur L. « sort ses  poubelles comme d��habitude », quand soudain son regard est attiré par un objet de forme triangulaire qui survole à basse altitude la propriété située de l’autre coté de la route (chemin de Cogny). Il observera pendant 45 secondes une immense masse triangulaire sombre avec à chacun de ses sommets une lumière. L’engin, qui n’était pas très haut dans le ciel (une centaine de mètres), produisait un « bourdonnement ou un ronflement sourd ». Selon le témoin, les cotés du triangle pouvait avoir 200 mètres chacun. L’objet qui arrivait lentement du nord, exécuta un rapide demitour (quasiment sur place) et reparti à grande vitesse dans la même direction. Monsieur L. fit une déposition à la gendarmerie de Limonest dans les jours qui suivirent son observation.

7) Désinformation. La vague du 5 novembre 1990 : un modèle du genre.

Les événements étranges et spectaculaires qui se sont déroulés dans la soirée du 5 novembre 1990 ont sans aucun doute provoqué, sinon la panique, du moins un étonnement mêlé de crainte chez tous ceux qui, officiellement, sont en charge de surveiller le ciel au-dessus de la France. Ce qu’il ont vu (ou détecté avec leurs radars) ce jour-là, sortait à l’évidence de l’ordinaire. J’imagine aussi que les militaires ont dû avoir des « sueurs froides ». Cette apparition brutale d’engins énormes au-dessus du territoire a sans doute provoqué quelques troubles dans leur esprit. Ils ont peut-être cru, un moment, que l’invasion de notre planète avait commencé. Si nous comparons la version officielle décrite au début de ce dossier, avec l’ampleur des phénomènes qui se sont réellement produits, nous ne pouvons qu’être choqués (étonnés et perplexes) par le décalage entre les deux. D’un côté, la pauvreté et l’incongruité d’une explication bricolée à la hâte, et de l’autre, un véritable « feu d’artifice » d’ovnis. Vraiment, je pense que les autorités, et le SEPRA tout particulièrement, nous ont pris pour des imbéciles. Comme si nous étions incapables de faire la différence entre un modeste cylindre de quelques mètres cube qui se désintègre dans l’atmosphère, et cette profusion de formes étranges et de taille imposante qui se déplaçaient lentement au-dessus de nos têtes, parfois à quelques dizaines de mètre seulement.

8) Le point de vue officiel.

Certes, il ne fait aucun doute (selon moi) que les français ont été désinformés sur ce qui s’est réellement passé dans la soirée du 5 novembre 1990, mais d’un point de vue officiel le mensonge (énorme !) peut s’expliquer. Essayons de nous mettre à la place (un instant seulement) de ceux qui avaient la responsabilité de surveiller notre espace aérien, et d’intervenir éventuellement en cas d’intrusion avérée. Q’aurions-nous fait si nous avions été confrontés, comme eux, à des centaines de témoignages d’observations décrivant des objets triangulaires de grande envergure se déplacement lentement dans l’atmosphère à basse altitude (bien en-dessous de la couche nuageuse comme l’indiquent de nombreux témoignages) ? Peut-être aurions-nous fait exactement la même chose : cacher à tout prix la vérité pour ne pas affoler les populations. Car c’est peut-être cela en définitive le « noeud du problème », la question centrale qui dicte le comportement des autorités face à l’imprévu : ne pas générer de trouble, ne pas semer la panique, ne pas affoler nos braves citoyens (dormez tranquilles). C’est cette règle fondamentale, et apparemment intangible, qui semble être à l’origine de la désinformation qui entoure toute manifestation ovni quelque peu ostentatoire. Mais il faut aussi souligner le fait que cette règle de conduite repose sur deux préjugés (qui ne sont pas entièrement faux d’ailleurs) solidement établis :

1) nous ne sommes pas assez mûrs pour accepter la « vérité nue »,

2) si cette vérité était divulguée officiellement dans la population, la crédibilité des autorités seraient immédiatement remise en question. Voilà, selon le point de vue officiel, deux bonnes raisons pour entretenir une certaine forme de désinformation sur toutes les questions sérieuses que soulève le phénomène ovni.

9) Vague belge et vague du 5 novembre 1990.

Ce que les ufologues appellent couramment la « vague belge », c’est déroulée entre le mois de novembre 1989 et le mois de décembre 1991. En fait, des observations ont été faites beaucoup plus tard, jusqu’au mois de janvier 1993 (le cas de Houtain-Saint-Siméon province de Liège). Cette vague, considérée comme l’une des plus importantes survenues en Europe, est essentiellement caractérisée par l’observation d’engins de forme triangulaire volant lentement à basse altitude. Un examen attentif des deux vagues montre à la fois des différences et des ressemblances. A noter que nous disposons dans les deux cas d’une documentation abondante (et de qualité), ainsi que des témoignages hautement crédibles. Malgré des différence notables, les engins observés offrent cependant une forme généralement décrite comme étant celle d’un triangle, avec de nombreuses variantes dans les dimensions, l’épaisseur, les lumières, et les vitesses de déplacement. La proximité dans l’espace et dans le temps des deux vagues plaide aussi en faveur d’un rapprochement des deux phénomènes. D’un point de vue purement logique, il paraît évident d’établir un lien entre elles et d’imaginer une vaste opération de démonstration de la part de nos visiteurs extraterrestres. Bien que la finalité d’une telle opération reste incompréhensible pour nous, elle ne semble cependant pas relever d’un pur hasard. Il est difficile d’imaginer qu’une civilisation extraterrestre très évoluée (peut-être de Type III) puisse agir de façon aléatoire, et en quelque sorte accidentelle, vis-à-vis de nous.

source : http://www.orp5.com/site/5novembre1990.pdf

http://www.dailymotion.com/video/xdfguh

http://www.dailymotion.com/video/xdfgol

http://www.dailymotion.com/video/xdfgee

http://www.dailymotion.com/video/x51ade

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