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OVNI ET SECURITE AERIENNE 14 août, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , trackback
Il y a neuf ans, une étude conduite par le NARCAP (National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena) « La sécurité aérienne en Amérique : Un Facteur Précédemment Négligé« . avait passé en revue 3.400 rapports d’observations d’Ovnis venant du monde entier, déposés par des commandants de bord civils, des militaires, et des pilotes privés, concernant la période de 1950 à 2000.

L’analyse réalisée par Richard Haines, un ancien scientifique de la NASA, se fondait sur les données de la FAA, de la NASA, et du Bureau National de la Sécurité aérienne. Elle avait mis en évidence les effets électro-magnétiques des Ovnis sur les systèmes électroniques de commandes, pouvant causer des changements de régime ou des situations critiques de possibles collisions. Richard Haines

Ce constat est si dérangeant, particulièrement pour les pilotes Américains, que Haines s’était senti obligé de remplacer le sigle Ovni par celui d’UAP (unidentified aerial phenomenon). Le NARCAP montra que 23% des pilotes qui avaient répondu au sondage avaient vu quelque chose qu’ils ne pouvaient identifier, mais seulement 25% en avaient informé leur compagnie ou une agence gouvernementale, par crainte du ridicule. On voit clairement que le nombre de rapports d’Ovnis, ou d’UAPs, est très en dessous de la réalité.

NARCAP logo

Haines ne se souciait pas tellement que les Ovnis puissent entrer en collision avec nos avions; leur vitesse étonnante et leur maniabilité permet d’écarter ce risque. En revanche, l’ancien responsable du Bureau des Facteurs Humains dans l’Espace au centre Ames de la NASA considérait que le risque était grand, à l’occasion de telles rencontres inattendues, de voir se produire des erreurs de pilotage aux conséquences dramatiques.


Haines avait basé ses recherches sur l’étude détaillée de 56 cas de collisions évitées de peu impliquant la présence d’Ovnis à proximité, sur une période de près d’un demi-siècle. Il démontra que les pilotes qui tentaient d’éviter les collisions pouvaient sur-corriger leurs trajectoires, aboutissant à des résultats catastrophiques.

Ses recherches se sont poursuivies au sein du NARCAP, (National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena) avec une équipe d’analystes bénévoles composée de pilotes, de contrôleurs aériens et d’administrateurs de l’aviation civile. Dans un effort de sémantique pour éviter la connotation tendancieuse du terme Ovni, l’équipe fit le choix d’un nouvel acronyme « UAP » ou Unidentified Aerial Phenomena, – Phénomènes Aériens Non identifiés.

En avril, le NARCAP publia un rapport complémentaire monstre de 154 pages qui devrait obligatoirement être lu par Seth Shostak, Paul Davies, Stephen Hawking et tous les autres chouchous des médias qui n’ont de cesse de convaincre le public qu’il n’existe pas de données scientifiques à analyser concernant les Ovnis. En effet, « Spherical UAO Activity : A Critical Review – Activité d’Ovnis Sphériques : Une Révision Critique » contient des rapports techniques provenant d’une équipe de 16 contributeurs internationaux et montre à quel point l’inventaire est vaste.

De sa résidence Hawaïenne, Ted Roe, le directeur exécutif du NARCAP nous raconte : « Vous pouvez bien avoir toutes les anecdotes du monde, mais à moins de présenter une étude sur laquelle le public pourra s’acharner vous n’irez pas très loin. Nous pensons que c’est un document stupéfiant. C’est une première étape, un document fondateur« .

Richard Haines
Richard Haines

Une première étape pour quoi ? Pour commencer, que diriez-vous de couvrir vos arrières sur la question des responsabilités dans le cas du pire scénario ? Après tout, ce n’est pas comme si les UAP avaient été découverts hier.

Haines écrit : « Alors qu’une approche dynamique à l’égard des UAP et de la sécurité de l’aviation peut coûter de l’argent et peut-être obtenir certains soutiens politiques, cet état d’inaction et de passivité continuelle envers le problème des UAP est-il réellement justifié ? Si les gouvernements du Chili, de la France, du Pérou et de l’Uruguay peuvent créer des commissions d’études officielles (composées de l’aviation civile, d’universitaires, de l’aviation militaire et d’organismes privés) pour enquêter sur les implications liées à la sécurité vis-à-vis des UAP, pourquoi ne le fait-on pas aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et ailleurs ? »

Narcap logo

Avec prudence et retenue, Le Projet Sphère prend une approche remarquable envers l’une des configurations d’Ovnis les plus fréquemment rapportée, arrivant en deuxième place après les disques. Si nous les voyons comme des boules incandescentes dans la lumière nocturne ou comme des orbes métalliques dans la journée, la détection de ces sphères extrêmement manœuvrables est compliquée par leurs signatures souvent insaisissables sur les écrans radar. De plus, leur embrasement spontané et parfois leurs effets néfastes sur l’électronique de bord rendent leur détection encore plus difficile .

Le NARCAP explore toutes les possibilités, y compris les phénomènes naturels, tels que les plasmas et la foudre en boule. En notant comment les pilotes suivent régulièrement des formations sur simulateur pour se préparer à des événements relativement rares tels que le cisaillement du vent, Haines affirme qu’il est illogique pour la FAA d’ignorer les risques documentés dans l’UAP. Voici la cerise sur le gâteau :

Haines écrit : « Le NARCAP estime que ses connaissances sont suffisantes sur le comportement de vol habituel des UAP. Il est capable de planifier des programmes d’entrainement particulièrement efficaces pour les pilotes, programmes pouvant être utilisés dans les simulateurs de vol des compagnies aériennes« .

Oh vraiment ? C’est le moment où, dans le cas où il y aurait des questions, vous vous attendriez à ce que les experts désignés sonnent l’alarme et disent : « Fermez-là et dites nous ce que vous savez« . Sauf qu’ils ne le feront pas. Ils vont simplement tout ignorer. Comme d’habitude. Parce qu’ils le peuvent.

Ted Roe
Ted Roe

Pour finir, nous laissons le dernier mot à Ted Roe : « Nous continuons d’entendre « Il n’y a aucune preuve, il n’y a pas de données, il n’y a pas de ceci, il n’y a pas de cela ». Eh bien, nous sommes des experts, dans la mesure de tout ce qui est connu, nous écrivons sur ce sujet. Nous sommes plus qualifiés pour en parler que Seth Shostak« .

Si vous n’avez pas pu consulter le rapport complémentaire du Projet Sphère du National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena – NARCAP, voici en exemple le niveau de détail de ce rapport :

UAP-Airplane
Dans l’une des séquences de photos, une sphère lumineuse (UAP) située à 7 heures
suit un avion de ligne en partance de Palo Alto en 2005. CREDIT: NARCAP

Dominique Weinstein est membre du Centre National d’Etudes Spatiales – le CNES français et plus spécifiquement le GEIPAN pour l’étude des OVNIS. Il a analysé 300 cas de Phénomènes Aériens Non identifiés (UAP) signalés dans le monde par les pilotes militaires et civils de 1947 à 2007.

Weinstein souligne que 39 incidents, soit 14%, ont produit des effets électromagnétiques. Ces données soutiennent l’affirmation du fondateur du NARCAP, Richard Haines, qui maintient que ces rencontres présentent des dangers pour la sécurité aérienne.

Plus particulièrement, le cas de ces 15 avions qui ont perdu leurs communications radios UHF/VHF, neuf ont vu leurs boussoles en dysfonctionnement, l’un d’entre eux montrait deux compas magnétiques pointant vers des directions opposées.

Sept radiocompas automatiques ont déraillé, six avions ont connu des problèmes de moteurs, cinq ont signalé différents niveaux de panne du système d’armement et trois ont enregistré des problèmes électriques généraux.

Dans tous les cas sauf deux, les effets étaient temporaires, puisque les systèmes ont repris leur fonctionnement habituel lorsque les UAP avaient quitté le voisinnage.

Mexique Septembre 1993
Mexique Septembre 1993

Quatre-vingt-sept pour cent de ces rencontres sont survenues en altitude de croisière. Les données radars de confirmation ou le manque de celles-ci, étaient disponibles pour 146 rapports. Quatre-vingt-une rencontres ont généré des données radars, dont 15 qui ont produit un écho au sol et dans les airs

Mexique Janvier 2004
Mexique Janvier 2004

 

Weinstein a identifié 122 cas de dangers pour la sécurité aérienne. Trente-quatre incidents impliquaient des trajectoires de collisions avec des UAP, 20 autres ovnis ont croisé la route de vol d’un avion, 24 pilotes ont du prendre des mesures d’évitement, et trois rencontres dans les années 50 ont entraîné des blessures chez les passagers. Et dans le mystérieux cas de Frederick Valentich en 1978, le pilote et l’avion ont tout simplement disparu.

Les plus troublants pour Ted Roe, le directeur du NARCAP, sont ceux qui restent invisibles au radar, particulièrement les sphères. Roe a analysé 120 cas, dont 44 qui impliquent des sphères au dessus du territoire des États-Unis; un exemple local :

« En 1966, lors d’un vol d’Orlando à Tallahassee pendant une campagne électorale, le gouverneur de Floride, Haydon Burns, a ordonné au pilote de son avion d’affaire Convair « de tourner autour » lorsque deux globes lumineux en forme d’haltère se trouvaient à proximité de son aile droite ; les sphères sont alors rapidement montées pendant la manœuvre.« 

Seuls quatre de ces 44 cas ont été détectés par les radars terrestres et 15 ont été classifiés comme des accidents évités de justesse.

Dans quatre cas, les pilotes ont allumé leurs feux d’atterrissage ou leurs phares de roulage pour signaler leur présence aux sphères qui s’approchaient.

Roe nous met en garde dans son rapport : « Compte tenu du faible taux de survie d’un équipage lors d’une collision en plein vol et de l’incapacité des radars à signaler les nombreuses sphères UAP, on ne peut pas dire avec certitude que les UAP n’ont pas été le principal facteur des dernières catastrophes aériennes« .

Mexico Mars 2010

Mexico Mars 2010

Un bon nombre de ces cas sont classés dans des dossiers depuis des décennies mais, comme le rapportent les enquêteurs du NARCAP Carlos Guzman et Alphonse Salazar, des rencontres ont été évitées de peu avec des avions de ligne au-dessus de Mexico en janvier dernier.

Il y a une abondance de données. Mais d’ici à ce que les gens les consultent c’est une toute autre histoire.

Ted Roe nous dit : « La connaissance n’est pas la connaissance à moins qu’il y ait une sanction sociale pour cela« , lui et l’ancien scientifique de la NASA, Haines, ont pris les frais du Projet Sphère à leur charge. »Alors, c’est une expérimentation, vraiment. La science est un processus qui demande du temps. »

Billy Cox

General assignment reporter for the Herald-Tribune.

source : http://ovnis-usa.com

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