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RENDEZ-VOUS REPORTE POUR LA RENCONTRE DU TROISIEME TYPE 15 août, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

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Comme Steven Spielberg, beaucoup de scientifiques sont maintenant persuadés de l’existence d’une vie extraterrestre. Reste à savoir sous quelle forme.

Quand sort, en 1977, le troisième long-métrage de Steven Spielberg, « Rencontres du troisième type », le public découvre l’intérêt des scientifiques pour une question qu’il croyait purement métaphysique : sommes-nous seuls dans l’univers ? Cinq ans plus tôt, l’astronome américain Josef Allen Hynek a proposé dans son livre « L’Expérience des Ovni : une étude scientifique », une classification des observations. Le troisième type témoigne d’une rencontre rapprochée exceptionnelle pendant laquelle le témoin voit un Ovni et ses occupants. Celle dont s’inspire Spielberg pour écrire son scénario s’est prétendument produite dans la nuit du 21 août 1955, près des localités de Kelly et d’Hopkinsville, dans le Kentucky, un classique de l’ufologie mettant en scène plusieurs créatures pourvues d’oreilles en pointe et d’yeux lumineux…

Cinquante ans plus tard, les scientifiques cherchent toujours la preuve d’une vie extraterrestre. Leurs moyens d’investigation ont considérablement évolué. Une étape importante sera franchie en 2016, date à laquelle l’Europe enverra sur Mars un véhicule d’exploration (ExoMars) pour rechercher des traces chimiques de la vie. « Si la vie existe sur Mars, cela veut dire qu’elle existe partout dans l’univers », explique Michel Viso, responsable de l’exobiologie au Centre national d’études spatiales (CNES).

Objectif Mars

Un autre système intéresse les scientifiques : les lunes de Jupiter, et en particulier Europa, qui pourrait abriter un océan susceptible de contenir des réactions chimiques - et pourquoi pas des micro-organismes. Problème : comment y accéder, alors qu’au moins une centaine de kilomètres de glace le recouvre ? Dans un premier temps, la mission de l’Agence spatiale européenne Cosmic Vision, qui prévoit de survoler le système entre 2015 et 2025, devra d’abord prouver l’existence de cette mer et son contact avec le manteau rocheux du satellite, préalable indispensable à une chimie organique.

Pour exister ailleurs dans l’univers, la vie doit impérativement voisiner l’eau liquide. « L’histoire de la vie sur terre s’est passée dans l’eau et toutes les formes connues d’organismes vivants contiennent entre 60 % et 99 % d’eau, explique la biologiste Marie-Christine Maurel. C’est la raison pour laquelle les recherches d’une vie extraterrestre dans le système solaire se concentrent sur Mars, où on sait avec une forte probabilité que de l’eau liquide s’y est écoulée. Les prochaines missions sur cette planète vont y chercher des biosignature, des traces de molécules, des briques élémentaires qui seraient la trace de vie passée ou présente. »

Les dernières découvertes ont montré que la vie est capable de s’adapter aux environnements les plus extrêmes comme les fonds des océans, les sources hydrothermales ou les bâtiments au coeur des centrales nucléaires. Ces milieux longtemps ignorés pour leur stérilité supposée sont donc aussi dans le collimateur des scientifiques. D’autant qu’on a retrouvé dans des météorites et des comètes des composés présentant un intérêt biologique : des acides aminés constituant les protéines du vivant, des bases azotées constituant l’ADN, des lipides constituant les membranes des cellules… « Si on retrouve les briques élémentaires du vivant dans des objets spatiaux, c’est que la recherche de formes de vie extraterrestre est riche d’espoir », pense Marie-Christine Maurel.

Les scientifiques ont donc poussé leurs investigations au-delà du système solaire à la découverte de planètes gravitant autour d’étoiles lointaines. « En analysant leur atmosphère à l’aide de télescopes spatiaux extrêmement précis, on espère trouver des signes qui pourraient montrer qu’elles abritent une activité biologique », explique Michel Viso. Depuis la découverte de la première exoplanète il y a quinze ans, les astronomes en ont recensé plus de 400. « La plupart sont des planètes chaudes qui en sont encore au stade magmatique, voire gazeux », détaille Claire Moutou, une des spécialistes françaises à l’observatoire astronomique de Marseille. Mais certaines présentent des caractéristiques prometteuses. La plus proche de nous - Gliese 581 -est distante de 19 années-lumières. « Il s’agit d’un système sans doute rocheux composé de quatre planètes situées dans la zone habitable de leur soleil, là où des conditions de température pourraient permettre à l’eau de rester longtemps », poursuit Claire Moutou.

Galvanisés par cette découverte, les scientifiques cherchent d’autres candidates plus proches. La mission d’observation américaine Kepler pourrait en fournir le catalogue en analysant pendant quatre ans la lumière émise par 100.000 étoiles de la constellation du Cygne. « Statistiquement, ce recensement de masse doit permettre d’observer des centaines de planètes », explique la Nasa. Il fournira la « shortlist » des candidates aux premières observations télescopiques, vers 2030.

PAUL MOLGA, Les Echos

 

source : http://www.lesechos.fr/info/hightec/020684033251-rendez-vous-reporte-pour-la-rencontre-du-troisieme-type.htm

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