navigation

CONSEQUENCES DE LA THEORIE DE L’INFLATION SUR LA POSSIBILITE DE VISITE EXTRATERRESTRE 29 décembre, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

 

universeinflation.jpg

L’inflation cosmique est un modèle cosmologique s’insérant dans le paradigme du Big Bang lors duquel une région de l’univers comprenant l’univers observable a connu une phase d’expansion très violente qui lui aurait permis de grossir d’un facteur considérable : au moins 1026 et probablement immensément plus (de l’ordre de 101000000, voire plus encore dans certains modèles). Ce modèle cosmologique offre, à la fois, une solution au problème de l’horizon ainsi qu’au problème de la platitude.

Cette phase d’expansion se serait produite très tôt dans l’histoire de l’univers, à l’issue de l’ère de Planck, ou relativement peu après (de l’ordre de 10-35 seconde) l’ère de Planck. À l’issue de l’inflation, l’univers était encore extrêmement dense et chaud. On pense que sa densité devait être de l’ordre de 1086, voire 1094 kilogrammes par mètre cube, et sa température de 1026, voire 1028 degrés.

Le problème de l’horizon et le problème de la platitude ont tous deux une origine commune : le fait que si l’on considère un univers empli de matière relativiste ou non relativiste, alors l’expansion de l’univers est en décélération (voir Équations de Friedmann). Quand l’expansion de l’univers décélère, on peut montrer que les distances entre deux objets distants (deux galaxies par exemple) croissent au cours du temps moins vite qu’un signal lumineux. Ainsi, la lumière d’une galaxie, fût-elle très éloignée finit-elle toujours par nous atteindre, exactement comme si l’on imaginait un univers statique, sans expansion. Autre façon de voir les choses, le nombre de galaxies visibles dans l’univers observable croît au cours du temps. C’est précisément ce point qui est paradoxal : à mesure que le temps passe, l’on découvre l’univers sur des régions de plus en plus vastes, qui sont toutes essentiellement identiques les unes aux autres, et qui pourtant n’ont pas eu le temps d’échanger d’information au moment où on les découvre semblables les unes aux autres[7].

L’inflation résout ce paradoxe en s’attaquant au phénomène à l’origine de ce paradoxe, à savoir le fait que la distance parcourue par la lumière au cours du temps croît plus vite que la distance entre deux objets. Inverser cette relation, ce qui signifie que le nombre des galaxies qui nous sont accessibles décroît au cours du temps permet alors de résoudre les problèmes précédents. Pour cela, il faut non plus que l’expansion de l’univers décélère au cours du temps, mais accélère. Schématiquement, c’est un peu comme si l’on agrandissait très rapidement une région de l’univers, jusqu’à ce que celle-ci devienne aussi grosse que l’univers observable, voire plus. Dans ce cas, si la région initiale est au départ homogène, alors on aura au final une région homogène, mais qui désormais englobe l’univers observable tout entier. (source Wikipédia)

.

seti.jpg.

CONSEQUENCES DE LA THEORIE DE L’INFLATION SUR LA POSSIBILITE DE VISITE EXTRATERRESTRE

bis.jpg

(Journal of the British Interplanetary Society [JBIS], Vol. 58; p. 43-50, 2005 )

                                                                                                                                 Par

 

 James Deardorff – Physicien Météorologiste
Bernard Haisch – Astrophysicien

Dr Bruce Maccabee – Physicien spécialisé dans l’Optique.
Harold E. Puthoff – Physicien,  directeur de l’Institute for Advanced Studies à Austin (Texas)

Il a été récemment affirmé qu’un raisonnement anthropique appliqué à la théorie de l’inflation renforcait l’idée selon laquelle nous ne constituerions nous même qu’une infime partie des civilisations existantes à l’échelle de notre galaxie, renforçant par là-même la célèbre question du paradoxe de Fermi : « Où sont-ils? ».

Cependant, les théories des cordes et des supercordes autorisent et prévoient la possible existence d’univers parallèles, dont certains, en principe, pourraient être habitables. La discussion au sujet de modes de propulsion et de transport exotiques tels que des « trous de ver traversables » apparaît maintenant dans les écrits de physiciens rigoureux. En conséquence, la réponse de Fermi à son propre paradoxe et selon laquelle « Nous sommes seuls », était conditionnée par une vision courante au milieu du 20ème siècle, qui apparaît aujourd’hui incompatible avec les nouveaux développements dans notre physique et avec les théories les plus récentes en astrophysique. Par conséquent, nous devons réexaminer et réévaluer l’hypothèse selon laquelle des extraterrestres (ET) ou leurs sondes pourraient ou non se trouver sur notre Terre ou dans son voisinage, et nous soutiendrons l’idée selon laquelle des preuves de leur présence pourraient être trouvées dans certains rapports Ovni de haute qualité. Cette étude s’inscrit dans le prolongement des arguments précédents selon lesquels :
1 – la possibilité pour des civilisations avancées d’effectuer des voyages interstellaires n’est pas à écarter a priori par les principes de notre physique et peut donc être retenue, et
2 – ces civilisations avancées peuvent très bien considérer que la recherche et l’étude d’autres espèces passe par une non-contamination directe de ces espèces, que de ce fait ils doivent s’interdire toute communication inter-espèces, ce qui expliquerait la dissimulation apparente en ce qui concerne leur présence.

1. Introduction
La question récurrente de savoir pourquoi la Terre n’aurait apparemment toujours pas été visitée par des extraterrestres a largement été discutée au travers des débats autour du Paradoxe de Fermi. Le problème a prit naissance suite à une boutade qu’Enrico Fermi adressa à ses collègues lors d’un déjeuner à Los Alamos un jour de 1950. En supposant l’existence d’une ou plusieurs civilisations extraterrestres dans notre galaxie la Voie Lactée, et en supposant que toute colonisation implique obligatoirement le voyage interstellaire, et que ce dernier se fasse à une vitesse proche de la lumière ou bien inférieure à celle-ci : le modèle d’expansion et de colonisation de l’époque prédisait une colonisation ou du moins la visite de toutes les planètes habitables de la galaxie sur une période de plusieurs dizaines de millions d’années, période bien inférieure toutefois à l’âge de notre galaxie.

D’où ce paradoxe : « Où sont-ils ?« 

Des possibilités théoriques inconnues à l’époque de Fermi viennent encore renforcer ce paradoxe aujourd’hui. On peut maintenant et rationnellement se lancer dans des conjectures quant aux perspectives offertes par les univers adjacents prédits par les théories des supercordes. En effet, si les multidimensions sous-jacentes des supercordes sont correctes, il pourrait exister des univers habités séparés du nôtre uniquement par des distances interdimensionnelles.

En outre, le raisonnement anthropique récemment appliqué à la théorie de l’inflation, arrive une fois de plus à la conclusion que nous devrions nous trouver au sein d’un foisonnement énorme de civilisations galactiques. Bien qu’à une certaine époque, la solution «Nous sommes seuls» proposée par le Paradoxe de Fermi soit apparue comme valide, cette réponse est désormais incompatible avec notre conception de l’univers et avec l’hypothèse d’auto-panspermie aléatoire qui concorde avec la théorie de l’inflation. Nous nous retrouvons donc actuellement dans la curieuse position d’une théorie cosmologique qui prédit que nous devrions recevoir la visite d’extraterrestres. Dans le même temps, la physique et l’astrophysique suggèrent aujourd’hui que de telles visites ne sont peut être pas si impossibles qu’on le croît.

2. Les dernières avancées scientifiques
Les dernières découvertes astronomiques ont permis de cataloguer plus de 100 exoplanètes, avec une sensibilité de détection maintenant augmentée à tel point que, dans un des cas, l’on en a déduit l’existence d’une planète ayant la même taille et une orbite similaire à celle de Jupiter, autour d’une étoile similaire à notre soleil. Dans le domaine de l’exobiologie, beaucoup de travaux récents suggèrent que certains des éléments constitutifs de la vie pourraient avoir l’espace pour origine et avoir été transportés par des météorites. La possibilité d’une panspermie généralisée a reçu un nouvel élan. Ces découvertes et ces études rendent plausible l’hypothèse selon laquelle une vie intelligente existe ailleurs dans l’univers. C’est, bien sûr, l’hypothèse fondamentale faite par les promoteurs du SETI, le Search for Extraterrestrial Intelligence qui utilise les micro-ondes ou des moyens optiques de détection. L’hypothèse extraterrestre (HET), selon laquelle des êtres intelligents venus d’ailleurs dans l’univers pourraient visiter actuellement la Terre, est devenue beaucoup moins impossible du fait de l’idée que les limites imposées par la vitesse de la lumière – «ils ne peuvent pas parcourir de telles distances» – ne seraient pas aussi contraignantes qu’on l’avait supposé auparavant. Cette restriction a son origine dans la théorie de la relativité restreinte, que nous ne remettons pas en question. Toutefois, dans le cadre de la relativité générale (RG), il existe trois approches qui peuvent légitimement permettre de contourner cette limite, si l’on considère des civilisations disposant de connaissances scientifiques et technologiques suffisamment avancées (peut-être des millions d’années d’avance sur la nôtre !).

Une approche popularisée par Thorne et par Sagan concerne la possibilité de trous de ver, ou « métro cosmique », une forme de raccourci au travers du système métrique que constitue l’espace-temps. En prenant la Relativité Générale comme base, certaines exigences mathématiques pour obtenir des trous de ver traversables ont été calculées et publiées dans la littérature scientifique et il semble qu’il y ait la possibilité de calculer les caractéristiques d’ingénierie des trous de ver, du moins en principe.

Une deuxième approche plus récente, publiée dans la littérature scientifique et s’inscrivant dans la RG a été surnommée le « Warp Drive d’Alcubierre ». Contrairement à la limite de la vitesse à laquelle se déplace la lumière à travers l’espace, il n’y a pas de limite à la vitesse à laquelle l’espace lui-même pourrait s’étendre. Ce mouvement relativiste appelé FTL (Faster Than Light) fait partie intégrante de la théorie de l’inflation, et, vraisemblablement, les zones de l’univers situées au-delà du rayon de Hubble (1) s’éloignent de nous plus vite que la lumière (c). Il a été montré qu’un vaisseau spatial contenu dans un volume de Minkowski pourrait en principe utiliser le phénomène d’expansion FTL de l’espace-temps derrière, avec une contraction similaire vers l’avant, subissant alors une dilatation du temps et des accélérations extraordinaires mais incontrôlables. Une approche similaire consiste à construire un «tube de Krasnikov» pour se connecter à distance à d’autres zones de l’espace. Bien sûr, la matière dite exotique (2) serait requise dans les deux cas. Si la RG elle-même devait être réinterprétée en les termes d’un vide polarisable tel que proposé initialement par Dicke, cela laisserait entrevoir la possibilité d’un système métrique différent dans lequel les propriétés diélectriques du vide pourraient être modifiées de façon à augmenter la vitesse de propagation locale de la lumière. En effet on créerait alors un indice local de réfraction inférieur à l’unité.

Enfin, il y a l’approche selon laquelle on pourrait emprunter les dimensions additionnelles prédites par la théorie des supercordes. Cela consiste à faire traverser par un vaisseau des univers adjacents où les limites de la vitesse de la lumière sont peut être très différentes et de revenir ensuite à l’endroit de notre univers que l’on souhaite atteindre. C’est de loin la possibilité la plus hypothétique.

Il est clair qu’arrivés aux tous premiers stades de l’ingeniérie, les trous de ver et les Warp Drive font surgir des obstacles en apparence insurmontables, tels que des besoins en énergie inaccessibles ou la nécessité d’une matière exotique. Ainsi, si l’on veut y parvenir, ce sera au prix de nouvelles découvertes encore imprévisibles sur lesquelles nous ne pouvons que spéculer, telles par exemple qu’une technologie permettant de contrôler et de traverser les fluctuations aléatoires du vide.

Néanmoins, la possibilité pour des civilisations extraterrestres très en avance sur nous, de réaliser des voyages interstellaires en un temps très réduit n’est pas, contrairement à ce que de naives considérations pourraient le laisser croire, fondamentalement exclue, compte tenu de nos connaissances actuelles des principes de la physique.

La connaissance par des Extraterrestres de l’univers physique peut comporter de nouveaux principes qui nous sont encore inconnus et qui permettent peut-être certaines formes de voyages plus rapides que la vitesse de la lumière. Cette possibilité est à prendre au sérieux, puisque la moyenne d’âge des étoiles situées dans la zone habitable de notre galaxie, où réside également la Terre, est supérieure de 109 années lumières à l’âge de notre propre soleil, ce qui suggère la possible existence de civilisations très avancées sur la nôtre.

Il y a d’autres raisons pour lesquelles l’affirmation « Nous sommes seuls » en tant que solution au paradoxe de Fermi pourrait être remise en cause en faveur de l’hypothèse extraterrestre (HET). L’argument autrefois privilégié selon lequel la biogenèse est un événement extrêmement rare, associé avec la panspermie et l’insurmontabilité des voyages interstellaires, est maintenant à peine tenable à la lumière des connaissances et découvertes cosmologiques récentes. L’HET semble être la solution la plus viable qu’il nous reste, où « ET » est pris dans un sens général de non-terrestre, pouvant inclure des notions extra-dimensionnelles, notamment dans le cadre de la théorie des supercordes.

En tenant compte du niveau scientifique et technologique potentiellement très avancé de civilisations ET beaucoup plus anciennes, couplé avec les nombreux rapports d’observation depuis la Seconde Guerre mondiale évoquant qu’une technologie très avancée semble évoluer à volonté dans le ciel Terrestre, il est logique de chercher des preuves de visites ET, ne serait-ce que dans des échantillons très spécifiques de cas d’observation. Toute réticence à le faire pourrait entraîner notre échec à réaliser que des observations de véritables visites extraterrestres se sont réellement produites. Cette approche, que nous suivons ici, explore la probabilité que nous appartenions effectivement à une grande civilisation, mais que nous ne soyons pas encore conscients de ce fait.

3. Position de l’US Air Force de 1947 à 1969
Les rapports d’observation d’objets inconnus dans le ciel américain et évoquant des sortes d’appareils manufacturés faisant la démonstration de capacités de vol et de manœuvres extraordinaires, ont été portés à la connaissance du grand public à partir de 1947. La première observation a avoir été portée à la connaissance du plus grand nombre a eu lieu le 24 Juin de cette année-là, après quoi s’en sont suivit plusieurs centaines d’observations au cours des mois suivants. Le phénomène a été continu depuis.

Au début l’US Air Force a recueilli les rapports d’observation pour analyse, les regroupant au sein du Projet Sign (1948/49). Lequel fut remplacé par le Projet Grudge (1949/52), puis par le Projet Blue Book (1952/69). Quelques 20% des observations répertoriées dans le Projet Blue Book, entre 1953 et 1965, sont restées inexpliquées, si l’on y inclut les cas à « données insuffisantes ».

Le Battelle Memorial Institute (IMC à Columbus, dans l’Ohio) a découvert, dans son étude de 3201 rapports allant de 1947 à 1952, que le pourcentage des observations inexplicables augmentait avec la qualité croissante des informations accompagnant ces cas et avec la qualité et la fiabilité de leurs observateurs.

Des pourcentages étonnamment élevés, 30% des observations civiles, et celui encore plus surprenant de 38% des observations militaires jugées d’excellente qualité ont été répertoriés comme étant « inconnus ».

En revanche, seulement 15% des cas d’observations civiles et 20% des cas d’observations militaires jugés trop incomplets ont été classés « inconnus ».

L’augmentation dans ce rapport du pourcentage d’ »inconnus » selon que la qualité des données était élevée, est un résultat inattendu, si les observations étaient toutes explicables par des erreurs (défaut d’identification correct du phénomène observé) soit par l’observateur ou par les scientifiques qui ont analysé les rapports. Dans cette collection de 3201 observations, aucune ne fut répertoriée comme canular et seulement 1,5% ont été considérés comme causés par des effets psychologiques.

Ce résultat découvert à la suite de nombreuses années passées par Le Battelle Memorial Institute à analyser le contenu de ces différents dossiers réfute l’allégation faite dans le rapport Condon, et selon laquelle les rapports d’Ovnis seraient le fait d’individus mal informés qui ne sont pas nécessairement fiables.

Il est intéressant de noter que Condon a eu accès aux  résultats de l’étude du Battelle Memorial Institute  mais qu’il n’y fait pas référence dans son fameux Rapport Condon. Le Projet Blue Book a culminé en 1969 avec le soutien officiel du gouvernement au Rapport Condon. Dans son Introduction, son Directeur conclut qu’après des années d’investigation, l’US Air Force n’avait rien trouvé de vraiment nouveau – rien qui permettrait de justifier une remise en cause des connaissances de la Physique de l’époque ou qui validerait l’hypothèse extraterrestre – et que la poursuite de telles recherches n’aboutirait probablement à aucune découverte future. Le rapport recommandait que l’US Air Force mette fin à son projet de recherche, ce qu’elle fit à la fin de l’année 1969.

4. Le rapport Condon (1968)
À la fin des années 60, l’US Air Force a signé un contrat avec l’Université du Colorado afin de procéder à une étude scientifique des éléments de preuve relatifs au phénomène Ovni. Le directeur du projet était le professeur Edward Condon, un éminent et influent physicien qui ne faisait pas mystère de son opinion : selon lui il n’existait aucune preuve d’une visite extraterrestre. L’étude a été relativement brève (2 ans) et a disposé d’un budget particulièrement faible (environ 500.000$) pour une étude scientifique soit-disant sérieuse. Lorsque le rapport Condon a été publié en 1968, la communauté scientifique américaine a accepté sa conclusion apparemment négative en matière de preuves de visites extra-terrestres d’une manière générale, sans y apporter le moindre esprit critique, et dans une certaine mesure même, avec beaucoup d’enthousiasme puisque le Rapport Condon mettait un terme final à une situation gênante. Approuvé par l’Académie nationale des sciences suite à un réexamen exceptionnellement rapide, l’US Air Force utilisa rapidement le rapport comme prétexte pour mettre fin à toute information et implication du public sur ce sujet.

La conclusion négative du rapport est cependant plus illusoire que réelle, car il ya un écart important entre la conclusion située dans le « Résumé de l’étude », écrit par Condon seul, et la conclusion que l’on pouvait raisonnablement tirer des éléments présentés dans le corps principal du rapport. Une telle dichotomie a été rendue possible par la seule et entière autorité de son directeur, le Dr Condon, pour lequel il ne s’agissait pas du travail d’un comité dont les membres doivent parvenir à une conclusion consensuelle. Une analyse du rapport Condon par Sturrock détaille les nombreuses contradictions entre le résumé dédaigneux de Condon et les données réelles.

Compte tenu des milliers de pages du rapport, on peut supposer sans risque que très peu dans la communauté scientifique ont consacré le temps nécessaire à la lecture du document entier. L’impact du rapport a donc largement résulté de la prestigieuse réputation scientifique dont jouissait le Dr Condon, laquelle a entraîné de la part de la communauté scientifique, une acceptation inconditionnelle de son point de vue personnel, comme s’il représentait le résultat d’une véritable enquête scientifique. En effet, comme l’indiquent les conclusions de Sturrock, Condon n’a joué aucun rôle réel dans les enquêtes et a apporté la conclusion qu’il avait déjà l’intention de tirer bien avant que les données aient été dûment examinées, bien loin de toute approche scientifique.

La partie du rapport Condon contenant les analyses des observations ne colle pas avec le « Résumé de l’étude », écrit par Condon. La plupart des événements présentés dans la section « Études de cas » du Rapport n’entre pas dans la catégorie « non identifié », catégorie des ovnis pour laquelle la définition du rapport a été, en substance : « Un stimulus déroutant pour un rapport de quelque chose vu dans le ciel ou ayant atterri sur terre qui n’a pu être identifié comme ayant une origine naturelle ordinaire. » Un examen détaillé de ce rapport laisse cependant apparaître que la majeure partie du rapport lui-même, pour l’essentiel du remplissage scientifique, ne peut cacher à quiconque l’étudie de près qu’il ne porte que sur une fraction infime de la réalité énigmatique des rapports Ovnis, et que son argumentation scientifique est souvent insuffisante. Sur environ quatre-vingt dix cas qu’il analyse précisément, plus de trente sont laissés « inexpliqués ». Quatre de ces cas, analysés à nouveau et présentés en détails lors du Symposium de l’AAAS (American Association for the Advancement of Science) en 1969, ont révélé l’approche a-scientifique que le Rapport Condon en avait fait. Leurs ré-analyses n’ont pas été réfutées depuis. C’est pourquoi nous ne pouvons pas souscrire à l’affirmation du Rapport Condon selon laquelle le phénomène ne fournit pas de nouveaux sujets d’étude pour la science, étant donné que de nombreuses observations sont resté inexpliquées. En outre, dans de nombreux cas prétendument identifiés grâce au travail des équipes du Dr Condon, ces résultats ont été atteints seulement en partant du seul principe présupposé que les témoins avaient vu quelque chose de différent, dans le détail, de ce qu’ils avaient rapporté. En outre, en 1971, un comité de l’Institut américain d’aéronautique et d’astronautique a estimé difficile d’ignorer le petit résidu de cas bien documentés et inexplicables qui forment le noyau dur de la controverse Ovni. De toute évidence, les conclusions du rapport Condon sont insuffisantes au regard du phénomène et des enjeux qui s’y rattachent.

Sa principale conclusion élude la question principale, à savoir l’échec à expliquer toutes les observations, en disant : « Les données présentées sur les Ovnis ne montrent aucun signe que ces phénomènes constituent une menace directe pour la sécurité nationale ». Cela n’est pas incompatible, toutefois, avec une certaine fraction de rapports inexpliqués laissant apparaître de possibles réelles visites extraterrestres.

rapportcondon.gif

5. Une nécessaire ré-évaluation du phénomène
5.1 Observations depuis le rapport Condon
Le paradoxe que représentent les conclusions du rapport Condon, ainsi que le renforcement du paradoxe de Fermi au travers de l’évolution récente de la cosmologie, de la physique, de l’astronomie et de l’astrobiologie, ne sont que deux des nombreuses raisons de réévaluer le phénomène Ovni. Une autre raison est que les observations n’ont pas cessé avec la publication du Rapport Condon en 1969. De nombreuses observations détaillées ont été rendues disponibles pour pouvoir les analyser. Les scientifiques ne devraient pas hésiter à les étudier d’autant que le rapport Condon lui-même a indiqué que « tous scientifiques disposant d’une formation adéquate et de crédits  visant à une étude clairement définie et des propositions spécifiques pour une approche d’une étude des rapports Ovni doivent être soutenus. »

Un type d’observations méritant d’être étudiées sont celles qui ont eut lieu le 31 décembre 1978 au large de la côte nord-est de South-Island, en Nouvelle-Zélande [NDLR :Il s’agit du cas de Kaikoura]. Elles ont impliqué plusieurs sources d’observation et ont donné lieu à des données enregistrées sur bande magnétique et sur vidéo au cours des observations, et ont été corrélées visuellement par des observations visuelles en vol ainsi que par des radars embarqués ainsi qu’au sol. Ces phénomènes lumineux ont été enregistrés sur un film vidéo couleur et ont donné lieu aux rapports de huit témoins qui ont été impliqués. L’analyse des données enregistrées et des témoignages indique que ces objets inconnus émettaient une lumière vive, qu’ils ont été détectés par radar, filmés et qu’ils se déplacaient apparemment en réaction et en fonction des mouvements de l’avion transportant les témoins. Les observations ont défié toutes les explications conventionnelles.

Certaines enquêtes au sujet d’observations inexplicables ont été soutenues par des gouvernements en dehors des États-Unis depuis 1977, le CNES (agence spatiale française) a engagé une enquête officielle sur les rapports Ovni par le biais du GEPAN, devenu ensuite le SEPRA puis le GEIPAN. Pendant la vague d’observations en Belgique en 1989-90, les fonctionnaires civils et militaires ont coopéré en communiquant entre eux leurs cas avec témoins, données radar et données vidéo-image d’objets volants triangulaires.

5.2 Informations confidentielles aujourd’hui disponibles
Les enquêteurs du rapport Condon n’ont pas eu pleinement accès à toute l’information ni aux analyses réalisées auparavent par l’Intelligence Bureau de l’US Air Force (U.S. Air Force Office of Intelligence – AFOIN)  ni à l’ensemble des informations recueillies pour le projet Blue Book. La plupart de ces renseignements ont été divulgués après 1968. Leurs sources ont été de cinq sortes. Tout d’abord, l’US Air Force a publié les dossiers complets du projet Blue Book en 1975. Cette version comprenait des fichiers du Bureau de la Force aérienne des enquêtes spéciales (AFOSI), indisponibles auparavant. Deuxièmement, la Freedom of Information Act (Loi  sur la liberté de l‘information), entrée en vigueur dans le milieu des années 1970, a abouti à la divulgation d’informations importantes provenant d’autres organismes (FBI en 1977, CIA en 1978, etc ), mais souvent sous une forme censurée (avec parfois de nombreuses portions noircies).

Une troisième source d’information provient du déblocage et de la divulgation, entre 1980 et 2000, d’un ensemble de rapports  détenus par le AFOIN depuis la fin des années 1940 et début des années 1950. Ces informations ont été diffusées au cours des 20 dernières années en raison des exigences de la nouvelle norme de déclassification des documents anciens. Elles montrent que l’US Air Force concluait elle-même que près de 5% des observations étaient inexplicables, malgré des rapports précis et détaillés de la part d’observateurs crédibles, contredisant ainsi ses propres déclarations publiques selon lesquelles toutes les observations pouvaient être expliquées. Les documents apportent même une explication sur les raisons pour lesquelles l’US Air Force affirma au FBI en août 1952 ainsi qu’en octobre 1952, que certains haut gradés envisageaient sérieusement l’origine  « interplanétaire » du phénomène.

Quatrièmement, les gouvernements de pays autres que les États-Unis ont, au cours des 25 dernières années, publié des informations pertinentes recueillies par leurs services (Forces armées et Polices). Non seulement la France, par le GEPAN et le SEPRA, qui a publié des rapports d’observation, mais aussi le Ministère anglais de la Défense, lequel a récemment publié un certain nombre de documents. Les gouvernements espagnol et canadien ont également publié des documents dans les années 70 et 80. En outre, certains gouvernements dont la France ont des groupes officiels d’enquête sur ce sujet. En 1997, en réponse aux observations civiles et militaires survenues au cours des années précédentes, la Force aérienne du Chili a formé le Comité pour l’étude des phénomènes anormaux (CEFAA), dirigé par un ancien Général de leur Force aérienne, ayant pour siège social l’école technique de l’aéronautique à Santiago. Bruce Maccabee a été invité au Chili en 1999 pour donner des conférences lors d’un symposium parrainé par le CEFAA et pour discuter des observations. La Force aérienne du Pérou a également créé un groupe similaire en 2001. Le Brésil et l’Uruguay ont également des groupes d’enquête comparables.

Une cinquième source d’informations inaccessibles ou non utilisées par les enquêteurs à l’époque du rapport Condon se compose de nombreux témoins d’observations ayant travaillé au sein du gouvernement ou des armées américains entre 1940 et 1968,  qui ont depuis lors passé l’âge de la retraite, et se sont mis a témoigner d’informations de « première main ». Estimant qu’il était plus important d’informer les citoyens que de continuer à garder le silence à ce sujet. Une des réticences à signaler les événements Ovni découle d’une tendance à la décrédibilisation qui, depuis les années 1950, s’est installée sur le sujet. Cette tendance a été induite en partie par la CIA en 1953, avec le comité Robertson qui a recommandé un programme de décrédibilisation visant à s’attaquer à la réalité du phénomène.

Le principe de démystification consiste le plus souvent à inciter une personne faisant figure d’autorité à affirmer, de son propre gré et sans interroger les témoins, que tout ce qui a été observé et signalé comme extraordinaire relève plutôt de mauvaises identifications de choses banales. Humiliant à l’encontre de témoins sincères et crédibles. Les principaux médias d’informations ont rapidement repris des formulations sarcastiques telles que « petits hommes verts » et « fous de soucoupes », et se sont progressivement coupés eux-même du fond du sujet – reporters, rédacteurs en chef et propriétaires de journaux et de médias – tous effrayés par un ridicule justifié ou non, au même plan que les scientifiques et les politiciens. Le refus, dans les années 50 et 60, par l’US Air Force de diffuser les données d’observation qu’elle avait recueilli n’a fait que rajouter au problème, étant donné que les preuves recueillies par le gouvernement n’étaient pas rendues disponibles pour soutenir la crédibilité des témoins.

En 1960, le premier directeur de la CIA évalua la situation comme suit : « Dans les coulisses, les officiers haut-gradés de l’US Air Force sont sérieusement concernés par les Ovni. Mais du fait du secret officiel et de la décrédibilisation, de nombreux citoyens sont poussés à croire que les Ovni sont une absurdité … pour cacher les faits, l’US Air Force a réduit son personnel au silence. Le rapport Condon a aggravé ce problème, car il a démontré qu’il suffisait que des hommes de science se contentent d’alléguer que les témoins se trompaient ou étaient malhonnêtes pour convaincre la plupart de leur collègues scientifiques, même s’ils ne disposaient eux-même d’aucune preuve pour étayer leurs allégations. Cela a conduit à une plus grande réticence à se manifester de la part des témoins. » En conséquence, « les témoins d’Ovni les plus crédibles sont souvent les plus réticents à présenter un rapport de l’événement dont ils ont été témoins. » Ce facteur de « ridicule » a empêché de nombreux chercheurs sérieux de ne serait-ce que tenter de faire un rapport sur leurs découvertes dans des journaux a referee consultés par la majorité des scientifiques. Par conséquent, l’une des recommandations faites en 1997 par le modérateur d’un comité de scientifiques encourageait les éditeurs de revues à changer leur politique de refus, à envisager enfin et très sérieusement d’accepter de publier des articles liés au phénomène OVNI, afin que cette difficulté soit atténuée.

6. Envisager une stratégie extraterrestre
Si l’on admet qu’au moins quelques observations inexplicables pourraient être des manifestations d’une intelligence extraterrestre, il existe alors une autre raison de réévaluer la question : une reconnaissance croissante du phénomène au cours des deux dernières décennies, impliquant qu’une grande partie des comportements manifestes de certains Ovni peut être considérée comme étant tout à fait rationnelle. La question des comportements extraterrestres a donné lieu à de nombreuses discussions dans le cadre du programme SETI, au cours des 30 dernières années. Le SETI s’est basé sur l’hypothèse que le paradoxe de Fermi trouverait sa solution par le biais de la poursuite et du renforcement de la recherche à travers l’espace de signaux électromagnétiques révélateurs de transmissions d’origine extraterrestre. Plusieurs raisons pouvant expliquer l’échec du SETI ont été proposées.

Depuis les années 70, des partisans d’une présence secrète d’extraterrestres dans notre voisinage ont également fait valoir leurs hypothèses et scénarios, rejettant l’hypothèse selon eux improbable que des extraterrestres venus sur Terre depuis l’espace profond soient animés d’intentions hostiles – une hypothèse qui aurait selon eux pour conséquence que nous n’existerions pas en tant que civilisations libres de nous développer si nous étions au seing d’une galaxie entièrement colonisée et/ou explorée. Les personnes croyant en un contact possible présument plutôt que des groupes extraterrestres avancés auraient une éthique équivalente au minimum à la nôtre et s’inquiéteraient au contraire de leur propre sécurité. Ce qui pousserait des extraterrestres à entreprendre des voyages interstellaires pourrait être d’accroître leurs connaissances par l’exploration de l’espace plutôt que de coloniser et de rechercher la domination. Ainsi, des hypothèses ont été formulées expliquant pourquoi des extraterrestres ayant découvert notre présence n’auraient pas encore pris ouvertement contact avec nous. Dont entre autres celle du zoo intergalactique, sorte de pouponnière tenue sous quarantaine ou bien sous embargo. La plupart de ces hypothèses postulent que la plupart de ces extraterrestres nous ont souvent repéré semi-clandestinement et qu’ils ont conclu que nous ne sommes soit pas encore assez mûrs soit pas assez préparés pour un contact ouvert, tout contact trop brusque pouvant provoquer le chaos dans nos sociétés et la chute de nos gouvernements. Elles supposent également que des interférences extraterrestres sur nos sociétés pourraient conduire à une rupture prématurée du développement de nos civilisations, si elles devaient avoir lieu avant que nos connaissances aient atteint un point qui nous permettrait de comprendre d’où ces étrangers peuvent venir et à quel point ils sont en avance sur nous.

Une incohérence grave dans ce raisonnement, cependant : le maintien d’un secret total au sujet de la présence d’extraterrestres sur ou à proximité de la Terre dans notre système solaire conduirait également au chaos social dès qu’une tel secret serait découvert, à moins que ces extraterrestres aient mis en place un programme de divulgation graduelle – visant à lever progressivement le secret. Bien que l’hypothèse du zoo ou de l’embargo soient invérifiables, l’hypothèse de la levée progressive du secret pourrait se vérifier en tenant compte du Phénomène Ovni. Une grande partie de cette preuve semble constituer une telle faille dans le maintient du secret : une sorte de « programme local d’enseignement » prenant la forme du Phénomène Ovni, et mis en oeuvre depuis 1947, si ce n’est avant.

De nombreuses observations ont été de nature à attirer l’attention sur leur technologie et à informer des groupes isolés de témoins qu’ils sont attentifs à nos comportements. Une catégorie clef parmis ces cas implique des rapports dans lesquels des personnes dans un véhicule en mouvement ont été les témoins médusés d’un objet qui suivait les trajectoires et les manoeuvres de leur voiture ou de leur avion, et ce en totale contradiction avec toutes les règles d’observation qui permettrait d’expliquer de telles observations par la présence d’objets astronomiques ordinaires. De même, dans un certain nombre de cas aéronautiques ayant soit accompagné des avions, soit approché ces derniers, des objets ont été détecté au radar ainsi que visuellement. En outre, l’apparence extraordinaire de ces objets, leur manoeuvrabilité et les interférences souvent simultanées avec les systèmes électriques des avions excluent toutes explications conventionnelles.

Bien que les observations individuelles, localisées et généralement brèves peuvent avoir fourni des preuves suffisantes pour convaincre les témoins concernés et les personnes ayant analysé ces observations, le fait est que, depuis que des observations ont commencé à être largement rapportées, en 1947, aucun de ces événements n’a persisté en un seul endroit bien visible, pendant un lapse de temps suffisamment long, ni démontré ses capacités devant suffisamment de témoins à la fois, pour que les médias s’en emparent et se mettent tous en même temps à faire part de l’information au monde entier. Ils n’ont pas non plus laissé de traces suffisantes derrière eux pour permettre à de nombreux scientifiques d’être totalement convaincus. Nous suspectons que cette prudence de comportement pourrait ne pas être dûe hasard.

Pour le dire autrement, du point de vue des chercheurs qui étudient ces phénomènes, les rencontres rapprochées et autres observations peuvent être très intrusives et manifestes. Cependant, du point de vue de la communauté scientifique et de la société dans son ensemble, ce n’est pas le cas, en raison de la relative rareté dans le temps et dans l’espace d’observations convaincantes et du nombre limité de témoins dans la plupart des cas. La conclusion est que, en ne fournissant pas aux scientifiques et à la société en général de preuves suffisantes de leur existence réelle, les extraterrestres suivent une stratégie ou un programme qui évite d’infliger à nos sociétés dans leur ensemble le choc catastrophique que pourrait causer tout contact manifeste, tout en nous préparant à un éventuel contact ouvert. Cela pourrait dire quelque chose sur leur niveau éthique.

Proposer un certain niveau éthique extraterrestre n’est pas nouveau; il fut suggéré en 1981 qu’il était possible que des extraterrestres avancés se conforment à un Codex Galactica qui les obligerait à traiter des civilisations émergentes avec délicatesse. Une telle norme de comportement est cohérente avec la réalité du phénomène Ovni et le fait que nous n’ayons été ni colonisé ni conquis ni exterminés au cours des 56 dernières années, ni au cours des précédents millénaires, et que nos sociétés n’aient pas été traumatisées par les extraterrestres ou par leurs potentielles sondes robotisées. Il est également compatible avec l’échec des commissions d’enquête visant à déterminer la menace directe que les OVNIS pourraient constituer pour les sécurités nationales. D’autre part, il semble tout aussi évident que les extraterrestres ne sont pas intervenus dans les affaires mondiales, de quelque manière bienveillante qui aurait prévenu l’homme des guerres, de la famine et de la maladie. En fait, il existe de nombreux cas dans lesquels des témoins, positionnés trop près du phénomène, ont été blessés ou lésés. D’autres cas existent, cependant, dans lesquels des témoins ont été guéris de blessures ou de problèmes médicaux. Tout cela suggère que les interactions extraterrestres avec les humains ont globalement une base éthique neutre et bienveillante.

7. Conclusions
Bien que le phénomène OVNI se poursuive encore et ce depuis plus de deux générations, la longueur d’avance technologique considérable des extraterrestres présumés provoquerait encore aujourd’hui un énorme choc pour beaucoup de scientifiques ainsi que pour les citoyens, comme l’a indiqué le Rapport Brookings. Ce choc pourrait être si énorme qu’il représenterait, risque non négligeable, un sérieux défi pour notre réalité consensuelle. Le fait que, confrontés à leurs capacités présumées et à leur avantage évolutif, nous serions impuissants, pourrait représenter un danger. Auquel s’ajoute le fait que notre science aurait des difficultés à surmonter le gouffre qui pourrait nous séparer d’eux. Néanmoins, la réalité du phénomène et l’hypothèse que nous avons été depuis longtemps découverts par des extraterrestres avancés sont maintenant plus probables que la conclusion du paradoxe de Fermi se basant sur la non-existence d’extraterrestres avancées et sur leur incapacité à explorer ou à coloniser la galaxie. Par conséquent, une recherche scientifique ouverte sur le sujet est nécessaire, avec une attention particulière pour certains rapports Ovni de haute qualité, lesquels présentent des indices significatifs impliquant une intelligence et une stratégie extraterrestres.

(Journal of the British Interplanetary Society [JBIS], Vol. 58; p. 43-50, 2005 )

(1)  Le rayon de Hubble est la distance au-delà de laquelle les vitesses de récession apparentes deviennent relativistes (c‘est-à-dire proches de la vitesse de la lumière). Il mesure la portion observable d‘un univers en expansion (soit quelques dizaines de milliards d‘années-lumière, en tout état de cause). JFG

(2) toute matière qui ne se comporterait pas comme la matière baryonique (c‘est-à-dire celle qui est composée essentiellement de protons et de neutrons) : matière dont la masse serait négative, matière noire (celle qui est apparemment indétectable et qu‘on invoque pour rendre compte d‘effets gravitationnels cosmiques inattendus JFG

document original : CONSEQUENCES DE LA THEORIE DE L'INFLATION SUR LA POSSIBILITE DE VISITE EXTRATERRESTRE dans Exo-contacts pdf consequencesdelathoriedelinflationenglishversion.pdf

source : http://scienceetovnis.eklablog.com/inflation-theory-implications-for-extraterrestrial-visitation-p65108       (Prenez le temps de visiter ce blog…)

Michio KAKU, titulaire de la Chaire Henry Semat et professeur en physique théorique au City College de New York 

http://www.dailymotion.com/video/xa3lhs

DECLASSIFICATION DES DOSSIERS OVNIS PAR LA NOUVELLE-ZELANDE 22 décembre, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

32 ans après  la fameuse observation de Kaïkoura, la Nouvelle-Zélande a déclassifié de nombreux dossiers d’observation sur les ovnis.

Dans ces dossiers sont répertoriés tous les cas d’observation d’objets volants non-identifiés rapportés aux autorités depuis le début des années 1950, y compris le mystère de Kaikoura en 1978.

Grâce aux requêtes formulées par le public, ils sont désormais accessibles, après que les autorités de la défense aient retiré toutes les informations relatives aux personnes, conformément à la législation en vigueur.

Annoncés il y a plusieurs mois, les documents sont depuis quelques jours disponibles sous la forme d’une publication en 12 volumes, comportant au total plus de 2000 pages. Les Forces armées par la voix du chef d’escadron Kavae Tamariki ont indiqué qu’elles s’abstiendraient de tout commentaire sur le contenu de ces dossiers. En effet, seules les informations relatives aux cas d’observation auraient été collectés,  sans qu’aucune enquête ou rapport ne soit effectué pour les justifier, faute des ressources nécessaires.

Image de prévisualisation YouTube

Les ufologues espèrent néanmoins trouver dans ces dossiers des détails sur les cas d’observation d’ovnis  les plus célèbres, notamment le fameux cas de Kaïkoura, le 21 décembre 1978.

profilejohncordy.jpgLe contrôleur aérien en retraite, John Cordy, 77 ans s’en souvient toujours. Il était dans la tour de contrôle trafic aérien, ce soir-là. Il maintient qu’il n’y a pas d’explication logique à ce qui s’est passé.  Lui et son collègue ont été les témoins de lectures-radar inexplicables à un moment où aucun avion n’était autorisé à être dans la zone. Dans le même temps, l’équipage d’un avion-cargo Argosy avait rapporté la présence d’étranges lumières autour de leur appareil, qui les avaient suivis pendant plus de 60 km. Aucune explication satisfaisante n’a été trouvé à ce jour et le mystère demeure.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

commentaires

Pour mémoire, les images du film de l’Ovni de Kaïkoura ont été présentés aux autorités françaises lors d’une réunion au cabinet du Ministre des Armées à Paris le 26 avril 1983, par MM.  Philippe SCHNEYDER, Jacques MANIEZ, et Jean-François GILLE.

Outre les présentateurs, étaient présents, sauf erreur ou omission :

- M. Louis DARINOT, Président de la Commission de Défense et des Forces Armées à l’Assemblée Nationale

- M. AUMONT, Vice-Président de la Commission de Défense

- M. Claude DESJEAN, Chef de cabinet

- MM les Colonels DE LA CAPPELLE, LEMASSON, respectivement experts « Terre » et « Air »

- M. Le Commandant GALLOY, expert « Marine »

- M. le Lieutenant-Colonel ESMAILLER, représentant l’Ecole Supérieure de Guerre

- M. le Commandant DE ROTALIER, représentant du SIRPA

 

« DES PRODIGES DANS LE CIEL » PAR JACQUES VALLEE ET CHRIS AUBECK 7 décembre, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

wondersinthesky.jpg

Jacques Vallée, grand spécialiste des Ovnis, incarné par François Truffaut dans le film « Rencontres du troisième type » de Steven Spielberg, s’était rendu aux « Repas Ufologiques Parisiens » le 21 septembre dernier pour présenter « Wonders in the sky », nouvel ouvrage dont il est le co-auteur avec Chris Aubeck, qui énumère près de 500 observations aériennes inexpliquées de 1460 avant J.C. jusqu’à l’aube de l’âge industriel en 1879. (video en bas du post)

Le site Ovnis-USA de Didier de Plaige vient de retranscrire en français une interview téléphonique de Jacques Vallée publiée sur Cosmic Log,  durant laquelle il  présente  le travail réalisé avec Chris Aubeck :

Cosmic Log : Il est intéressant de voir que ce genre d’observation remonte à l’antiquité, ce qui impliquerait que, d’une certaine façon, le phénomène soit lié à l’humanité.

Jacques Vallée : Cela a forcément eu un impact sur l’humanité. Nous ne rentrons pas dans les théories, car nous ne pensons pas être prêts à formuler une hypothèse solide sur le phénomène. Ce que nous essayons de faire… et bien, comme vous le savez, en sciences, on cherche à savoir comment les choses ont commencé, et dans quelles conditions.

Aujourd’hui, dans la plupart des livres traitant des OVNIs, il est dit que le phénomène a débuté en 1947. En fait, cela aurait commencé dans un trou perdu quand un pilote du nom de Kenneth Arnold a dit avoir vu 6 objets ressemblant à des soucoupes en vol. Le problème est que cela n’a pas commencé en 1947. Nous avons des cas identiques au début du 20ème siècle, et quand vous vous intéressez à la littérature du 19ème siècle, vous trouvez des expériences similaires.

Il y a 40 ans, dans « Passeport pour Magonie » j’écrivais ceci: « Regardez, tout ça est vraiment similaire au folklore antique, avec les elfes, les démons, les anges et d’autres types de créatures, lepreuchauns et d’autres, qui dans de nombreux cas venaient aussi du ciel et faisaient des choses très proches« . Bien sûr cela fait maintenant partie du folklore, et la question que je posais était : Sommes-nous confrontés au même type de folklore avec les OVNIs modernes ?

Pourrait-il y avoir un phénomène réel sous-jacent à tout cela qui n’aurait pas été identifié ? Qu’il soit d’origine extraterrestre ou non est une autre question. Bien sûr, c’est possible. L’univers est vaste. Beaucoup d’astronomes, moi y compris, croient fortement en la vie dans le cosmos

Mais encore devons-nous connaître les caractéristiques du phénomène. Grâce à internet, nous avons aujourd’hui accès à une vaste collection d’enregistrements, des journaux aux livres, en passant par les expositions des musées. Chris Aubeck est un anglais vivant à Madrid, un érudit de l’histoire des langages; il m’a contacté pour que nous fassions ces recherches ensemble. Nous avons donc mis nos données en commun. Il a monté une communauté remarquable de personnes vivant en Russie, en Allemagne, en Amérique latine, aux USA – et bien d’autres encore – qui effectuent toutes ce genre de recherches. Nous avons commencé à étudier tous les cas, cherchant des références originales. Cela a pris 6 ans. Personne n’a été payé. C’est avant tout une affaire de passion. Je crois que nous sommes tous tombés amoureux du sujet, tant il est riche et intéressant.

 crivelli.jpg

CL : Quelle approche mettre en place pour une étude de ce genre ? L’étude scientifique de ces observations, et sa reconnaissance, est pleine de difficultés. Certains évoquent le « facteur ricanement« .

JV : Nous avons dépassé ce stade. Aujourd’hui, des pilotes, du personnel militaire, veulent témoigner ouvertement. Les dossiers de nombreux pays ont été rendus publics.

Vous savez, je suis membre du comité d’experts d’étude des phénomènes aériens de l’équivalent français de la NASA, le CNES. Cet organisme travaille officiellement sur le phénomène depuis 1975 et possède une base de données. J’ai construit l’une des premières sur les observations. (voir http://skystars.unblog.fr/2009/09/10/systeme-de-classification-et-dindicateurs-de-fiabilite-pour-letude-des-ovnis/)

De par ma formation d’informaticien, j’ai logiquement commencé à chercher des similitudes, des « schémas ». Bien sûr nous savons tous que 90% des rapports sont explicables, soit par des illusions ou des avions, soit par des météores et autres phénomènes atmosphériques.

La seconde partie de notre livre porte uniquement sur les cas que nous avons exclus, et sur la raison de leur exclusion. Mais il reste un nombre significatif – des dizaines de milliers de cas – tous inexpliqués.

Et non seulement ils sont inexpliqués, mais également très bien documentés, suffisamment pour que des scientifiques puissent commencer à chercher des « schémas de comportement » dans le phénomène.

C’est ce que j’ai fait. En particulier dans mes premiers livres. Je l’ai fait avec un petit groupe de scientifiques qui, de par le monde, sont très intéressés par le phénomène. Je le répète, je n’ai pas de conclusion définitive, mais les comportements observés impliquent une technologie qui découle certainement de notre science. La physique du phénomène m’intéresse. Il existe des enregistrements radar, des observations visuelles et électromagnétiques, donc assez de matériel pour commencer à travailler.

CL : Je suppose que ces observations aériennes (ou du moins le petit pourcentage de celles qui sont inexpliquées) pourraient être considérées comme la preuve que des entités se trouvent parmi nous depuis longtemps. Ce n’est pas comme si quelqu’un s’était montré en 1947 pour dire « nous allons sauver l’humanité d’elle-même« . Cela pourrait suggérer que des visiteurs aliens sont ici depuis bien longtemps, mais il peut y avoir d’autres explications. Par exemple, cela pourrait mettre en lumière la façon dont notre esprit fonctionne… qu’il s’agit d’un phénomène purement psychologique ou mental.

JV : Ca ne peut être un phénomène simplement psychologique. Bon nombre des cas, qu’ils soient anciens ou modernes, impliquent des gens entraînés, parfois tout l’équipage d’un appareil…

Il y a une base de données contenant plus de 500 rapports qui émanent directement des pilotes. Ce ne sont pas des on-dit, ce n’est pas du genre « mon neveu m’a dit qu’il y a quelque chose qu’un pilote a vu« . Ce sont des témoignages de première main, des rapports officiels de pilotes qui ont failli, dans de nombreux cas, entrer en collision avec ces objets.

C’est donc une affaire très sérieuse et tout le monde est au courant. Il y a une réaction de ridicule simplement parce qu’on ignore ce que c’est. La tendance naturelle est d’en rire et c’est probablement une attitude saine. C’est une réaction psychologique pour se protéger de ce que nous ne comprenons pas. Plusieurs rapports dans notre livre proviennent de scientifiques professionnels des 18 et 19ème siècles.

Deux directeurs de l’Observatoire de Paris. Des gens ayant laissé leur nom dans l’histoire de la science, comme JL Lagrange ou C. Messier. Ce ne sont pas des observateurs lambda. Ce sont des hommes sérieux.

ge1231.jpg

CL : Les gens sont souvent amenés à penser que le gouvernement en sait plus qu’il ne le dit, et qu’il y a une sorte de conspiration générale pour cacher les faits. Vous avez résisté à cette tentation conspirationniste. Mais face a des preuves crédibles, comment évitez-vous de voir les choses de cette façon ?

JV : Vous savez, il y a une grande différence entre une grande accumulation de données et trouver une explication. Par exemple, il y a beaucoup de données sur les gens qui meurent du cancer tous les jours. Nous avons des échantillons, des radios, nous avons toutes les informations sur ce qui leur est arrivé.

Et nous avons utilisé les plus hautes technologies pour résoudre ce problème depuis 50 ans. Mais nous ne savons toujours pas comment soigner le cancer. Donc il y a une grosse différence entre dire que « le gouvernement doit avoir beaucoup de données » et dire que « le gouvernement sait ce que c’est ».

Ma conclusion sur le sujet est qu’une partie du gouvernement doit avoir une énorme quantité de données qui devrait être livrée à la communauté scientifique. De quoi ont-ils peur ? La bonne façon de s’attaquer au problème est de fournir aux scientifiques l’accès à ces données, afin qu’ils puissent entrer en compétition en essayant de trouver une explication. C’est de cette façon que les logiciels sont conçus.

C’est ainsi qu’Internet a été créé. Je le sais par expérience professionnelle. Comme vous le savez, j’ai travaillé sur ARPANET comme chercheur, j’étais même l’un des principaux. Nous l’avons fait par petites équipes, travaillant en compétition pendant 2 ou 3 ans, et c’est comme cela que l’on fait de la science. Qu’y a-t-il de mal à cela ?

Nous savons qu’il y a des données. Ceux d’entre nous qui ont étudié le sujet ont parlé avec les pilotes et les opérateurs radar qui disent qu’après une observation, un couple d’officiels en jeans arrivait d’on ne sait où pour confisquer les bandes ou les films, et ils les emmenaient quelque part et personne ne les revoyait plus jamais. C’est arrivé suffisamment souvent pour savoir que les données ne sont pas n’importe où.

Vous savez comment le gouvernement fonctionne : ils accumulent des choses dont ils ne font jamais rien. J’adorerai certainement voir ces données, tout comme bon nombre de mes collègues.

Aussi je crois qu’il devrait y avoir une plus grande ouverture, spécialement des militaires. Il peuvent retirer tout ce qui est confidentiel ou classifié. Si les données proviennent d’un type de radar spécial, nous n’avons pas besoin de savoir quel type de radar. Nous devons juste savoir ce qu’était le phénomène et travailler à partir de ça.

En conséquence, je suis d’accord avec les gens qui souhaitent la divulgation. Je n’ai aucune preuve me disant que le gouvernement a la solution du problème, mais je me trompe peut-être. Le gouvernement ne me dit pas ce qu’il fait

CL : Vous travaillez sur le sujet depuis des décennies maintenant. Comment le ressentez-vous ? Avez-vous peur ? Pour beaucoup de gens, cela peut devenir plutôt inquiétant.

JV : Tout d’abord, je ne suis certainement pas frustré. Nous faisons beaucoup de progrès, et ce livre en est un exemple. Nous pensons que ce n’est que le début. Ce livre va stimuler les universitaires dans d’autres pays pour qu’ils regardent dans leurs propres archives. C’est excitant.

Nous avons longtemps travaillé, et nous n’avons pas de réponse – mais la science est ainsi faite. J’ai travaillé à l’université du Texas sur la structure des galaxies, et nous ignorons toujours quelle est cette structure. Nous sommes perplexes devant la « matière noire » et ce genre de choses. Il y a très peu de sciences qui donnent des réponses définitives dans votre vie. Vous pouvez travailler pendant des décennies sur le cancer pour ne voir qu’une amélioration marginale des chances de succès.

Personnellement, je n’ai jamais eu peur du phénomène. Il m’arrive de ressentir une certaine crainte. La chose qui nous a fait continuer pendant ces 6 années de travail sur ce livre est que la matière à étudier est vraiment incroyable. Ici vous avez Michel-Ange observant un triangle dans le ciel. Là vous avez Cassini qui observe quelque chose dans le ciel, et qui ne publiera rien à ce sujet jusqu’à ce qu’il l’observe une seconde fois, plusieurs années après. Cela ne touche pas seulement à l’histoire des sciences, mais également à l’histoire de la culture

masolino1440.jpg

CL : Si vous pouviez changer quelque chose sur la façon dont le phénomène est traité dans les médias, que changeriez vous ? Quel serait votre conseil ?

JV : Si vous vous promenez dans les rues de Seattle ce soir et que vous observez quelque chose dans le ciel, où iriez-vous en parler ? Si vous appelez l’Air Force, ils vous diront, « Nous ne sommes plus en charge de ça« . Si vous appelez un observatoire, ils vous riront au nez.

Si vous allez vers la police, ils vous diront « nous avons d’autres chats à fouetter« . Vous n’aurez nulle part où aller. Donc vous appellerez peut-être un journal, lequel écrira un article au second degré sur une personne ayant probablement un peu trop bu. Et c’en sera fini. Vous n’en parlerez plus nulle part après ça.

Pourquoi ne pas monter quelques petits projets scientifiques avec un numéro d’appel largement diffusé, où les gens seraient pris au sérieux ? Encore une fois, la plupart de ces témoignages seraient expliqués très rapidement. Les gens confondent Vénus et un vaisseau spatial, ils confondent la Lune montant au travers du brouillard, avec une soucoupe volante. La plupart des témoins cherchent sincèrement une explication ordinaire, et si vous leur donnez, ils sont contents. Mais de temps en temps vous avez quelque chose qui n’a pas d’explication, et vous devez entamer des recherches.

Donc je mettrais en place 4 ou 5 petits projets dans ce genre dans le pays, afin de s’occuper du sujet sans idées préconçues, sans dire notamment que c’est une invasion aliène ou quoi que ce soit dans ce genre. C’est potentiellement un phénomène très important

Le top 10 des OVNIs pré-20° siècle selon Jacques Vallée :

- 7 Juillet 1015 : des objets émergent « d’étoiles mères » au dessus de Kyoto au Japon.
- 2 Octobre 1235 : des étoiles tournoyantes sont vues au dessus du Japon. Les astrologues disent que « c’est seulement le vent qui fait osciller les étoiles« .
- 3 Juin 1277 : le poète chinois Liu Ying immortalise une observation de soucoupe volante dans un poème intitulé « Evènement vu à l’aube »
- 1 Novembre 1461 : le conseiller juridique de Philippe III, duc de Bourgogne, décrit un objet brillant montant en spirale, tournant sur lui même comme une montre, puis disparait 

- 1513 : Michel-Ange observe une lumière triangulaire avec trois queues de différentes couleurs. Il en a même fait une peinture, mais celle-ci n’a pas survécu.
- Mars 1638 : le colon puritain James Everll et deux de ses compagnons observent un objet brillant apparaissant dans le ciel au dessus de la Muddy River au Massachussett… et ont une expérience de « temps manquant« .
- 14 Septembre 1641 : un chroniqueur arménien décrit l’apparition d’une lumière qui « tournait sur un axe comme une roue » dans le ciel et qui s’en est allée.

- 25 Janvier 1672 : alors qu’il officiait à l’Observatoire de Paris en tant que directeur, l’astronome Giovanni Cassini aperçoit un objet qu’il prend pour une lune de Vénus. Il annonce sa découverte après avoir réaperçu l’objet en 1686. Mais il n’existe aucune lune comme celle-ci. (La lune hypothétique, qui s’était faite appeler Neith, a également été reportée par d’autres astronomes. Les scientifiques avaient spéculé que l’objet n’était en réalité qu’une illusion d’optique ou une étoile proche)
- 7 Septembre 1820 : l’astronome François Arago, directeur de l’Observatoire de Paris, observe une formation d’objets inconnus tournant avec une « précision militaire » pendant une éclipse de Lune.
- L’équipage du navire anglais Victoria dit avoir vu « trois corps lumineux » sortir de la mer entre Malte et la Turquie « 

Bimap, pour Ovnis-USA

 source : http://ovnis-usa.com/2010/11/26/des-chercheurs-etudient-les-ovnis-de-lantiquite-1ere-partie/

http://cosmiclog.msnbc.msn.com/_news/2010/10/27/5361166-sleuths-study-ancient-ufos

En savoir plus sur Jacques Vallée ? : http://skystars.unblog.fr/2009/03/15/ovni-interview-de-jacques-vallee-par-marc-menant-europe-1/

http://www.dailymotion.com/video/xex6pb

CAMPAGNE SCIENTIFIQUE D’ANALYSE DES PHENOMENES D’HESSDALEN PAR LE GEIPAN (CNES) 1 décembre, 2010

Posté par skystars dans : Exo-contacts , 1 commentaire

cnes.jpggeipan.jpg

Campagne scientifique d’analyse des phénomènes lumineux observés dans la vallée d’Hessdalen en Norvège

Rapportés il y a déjà une centaine d’années, des phénomènes lumineux apparaissent de manière épisodique dans la petite vallée d’Hessdalen située à quelque 300 kilomètres au nord d’Oslo. Le plus souvent, ces phénomènes lumineux naissent subitement au dessus des collines, restent immobiles dans l’atmosphère ou se déplacent rapidement, puis disparaissent vers le sol ou l’un des nombreux lacs de la région. Ils se présentent sous forme isolée ou en petit nombre, tandis que la taille peut atteindre la dizaine de mètres. Leur durée d’apparition peut être très brève, de l’ordre de la seconde, ou atteindre quelques dizaines de minutes. Ces phénomènes, plus facilement observés de nuit, étaient d’une cinquantaine par an dans les années 1980. Ces observations ont été l’objet d’innombrables témoignages indépendants.Ces phénomènes ont suscité l’intérêt de scientifiques de l’université d’Oslo [http://www.hessdalen.org/] qui ont alors entrepris des campagnes d’observations, puis une surveillance de la vallée par caméra. Cependant, la dureté du climat hivernal a freiné un fort déploiement de matériels scientifiques sur le terrain et la mise en place d’observations systématiques et exhaustives. L’Institut de Radio Astronomie de Bologne est venu ensuite soutenir ces observations en mettant en place un radar à faible ouverture pointé vers le sud de la vallée.
Malgré une intensification des observations au cours de ces dernières années, il n’a pas été possible de formuler une hypothèse claire sur la genèse de ces phénomènes lumineux, bien que l’on pourrait les assimiler à des boules de plasma donnant lieu ou non à des émissions lumineuses secondaires. La géomorphologie de la vallée ainsi que l’existence de très importants gisements de minerais pourraient aussi contribuer à la formation de ces phénomènes lumineux. Enfin, ces manifestations pourraient aussi apparaître dans des vallées désertes avoisinantes.

hessdalen.jpg

Par la récurrence de ces événements, le site d’Hessdalen constitue donc un site de recherche scientifique privilégié pour la compréhension de ces phénomènes lumineux. A la demande de coopération des équipes norvégiennes auprès du GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés ; http://www.cnes-geipan.fr/), ce dernier, a promu un élargissement des recherches scientifiques à un consortium mené par la Norvège, l’Italie et la France. Un premier noyau de scientifiques français, venant de plusieurs instituts de recherche, a alors proposé une mission d’évaluation de ces phénomènes lumineux pendant la saison hivernale 2010-2011.

Les objectifs de cette première campagne, menée avec des moyens limités, sont d’identifier de possibles perturbations du champ électromagnétique basse fréquence (inférieur à 40 Hz) associés à ces événements lumineux, de mesurer le spectre du champ électrique dans une bande de fréquences très large (1kHz à 5MHz), d’étudier le bruit sismique, d’enregistrer les traces radar de ces phénomènes avec le radar italien, et de filmer sur déclenchement automatique les phénomènes lumineux grâce au matériel norvégien. Quatre emplacements sont actuellement opérationnels : la station centrale norvégienne appelée ‘Blue box’ où se trouvent les équipements norvégiens et la mesure du champ électrique, la station radar située à 4 kilomètres au sud, et deux stations électromagnétiques localisées dans la vallée et alimentées par batteries et panneaux solaires.101129hessdalenmap.jpg

A la suite de cette première campagne, un long processus de traitement de données et d’analyse devra être fait par le consortium scientifique. Les résultats permettront alors de mieux cerner la genèse de ces phénomènes lumineux, et d’envisager des recherches plus détaillées et plus systématiques.

Jacques Zlotnicki et Elisabeth Blanc
Coopération française (GEIPAN) 

Station centrale norvégienne (‘Blue box’).
101129bluebox.jpg

 

source : http://www.cnes-geipan.fr/geipan/actualites/29112010-Campagne-scientifique-danalyse-des-phenomenes-lumineux-observes-dans.html

lien : http://skystars.unblog.fr/2009/09/30/les-phenomenes-aeriens-non-identifies-dhessdalen-norvege/

tsnouak |
la terre ça chauffe |
Historia |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | nouvelle vision
| CEVENNES ET CAUSSES
| marjo