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ARCHIVES SCOLAIRES : LE VATICAN ET LES EXTRATERRESTRES VUS PAR LES ELEVES 19 février, 2011

Posté par skystars dans : Exo-contacts , commentaires desactivés

COSMOS, OVNIS, E.T. et compagnie…

 

 

 

« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie… » Pascal

 


« La Terre est le berceau de l’humanité. Mais on ne passe pas sa vie dans un berceau. »   K. Tsiolkovsky ( 1857-1935 )


LE VATICAN ET LES EXTRATERRESTRES

Dialogues inspirés

Sujet : en vous appuyant sur cet article de presse  (cliquez)  ou sur celui-là (re-cliquez), imaginez un débat comparable à celui qui oppose Las Casas à Sepulveda dans La Controverse de Valladolid… Inventez les thèses en présence et déployez  les deux raisonnements contradictoires sous la forme d’un dialogue. 

Les Extraterrestres ont-ils commis le péché originel ?

Photo Pléiade juillet 2009

   Lors d’une conférence au Vatican, José Gabriel Funès affirme que croire en Dieu est tout à fait compatible avec la croyance aux extraterrestres. Le père Funès, directeur de l’observatoire du Vatican, est un astronome. Face à lui le célèbre journaliste Jacques Chevalier qui travaille au journal catholique   » La grande renommée « .

<< Les extraterrestres ne sont pas des êtres comme les humains : on les imagine verts avec des coutumes et des réactions anormales .On ne peut  pas inclure Dieu et les extraterrestres dans la même croyance !… affirme le journaliste.

- Et pourquoi donc ? On ne peut pas juger quelqu’un à sa couleur de peau sans le connaître ! Et puis si personne ne les a encore vus, on ne peut pas connaître leurs coutumes et modes de vie. C’est comme pour la découverte de l’Amérique : on n’imaginait pas que quelqu’un puisse vivre ailleurs que là où nous vivions déjà. On ne pensait pas qu’ils seraient si différents de nous car on se croyait les plus intelligents et les plus inventifs… Or même les arabes ont démontré le contraire : c’est d’eux que viennent les mathématiques, la philosophie et certaines techniques architecturales.  On ne peut donc pas exclure l’hypothèse que d’autres civilisations vivent ailleurs ».

- Mais Dieu, qui a créé l’univers, n’a pas pu imaginer un autre monde, une autre « Terre » sans nous avoir donné les moyens réels de la découvrir.  Il est écrit dans la Bible qu’il nous a créés… Il serait tout à fait normal qu’ y soit aussi évoquée leur existence !

- A l’époque de la Résurrection, c’était inacceptable d’écrire cela. Ils ont attendu le bon moment pour le révéler. Il est aussi tout à fait possible que les extraterrestres n’aient pas commis le péché originel.

– Ce n’est pas imaginable car le péché originel fait partie de l’histoire du monde : les extraterrestres, s’ils ne l’ont pas commis, ne peuvent pas exister.

- S’il existe une multitude d’êtres vivants sur terre, ils pourrait y en avoir d’autres, aussi intelligents et ingénieux que nous, affirme le prêtre jésuite.

- Mais des chercheurs ont prouvé que la vie sur les autres planètes du système solaire n’est pas possible ! La température n’est pas vivable : il fait soit trop chaud soit trop froid. Et puis, de quoi se nourriraient-ils si rien ne peut y pousser ?

- Il existe bien des plantes ayant besoin de grosse chaleur ! Et des chercheurs ont aussi démontré qu’il y a eu des palmiers au Pôle Nord, il y a des milliards d’années.

- Mais dans tous les cas, comment peuvent-ils communiquer avec nous s’ils vivent dans un autre monde, dans un autre univers ?… hasarde le journaliste.

- Mais s’ils vivent aussi loin que vous le dites, les messages lumineux qu’ils nous enverraient mettraient des années à nous parvenir… Lorsqu’ils nous atteindraient, le Jugement Dernier aurait peut-être déjà eu lieu…

- Avez-vous seulement pensé à la Rédemption ?

- Ce n’est qu’une question de religion : s’ils n’ont pas les mêmes croyances, cela change tout ! Et puis ce sont nos frères et nos sœurs, même s’ils vivent sur une autre planète, mais également créée par Dieu !

- Je ne discute plus. Après tout, chacun croit à ce qu’il veut ! « 

La conférence s’achevant là-dessus, l’avis du Vatican sera précisé après une nouvelle confrontation.

Pourtant, ce sujet nous trotte toujours dans la tête car personne ne peut réellement démontrer que les extraterrestres existent.

Claire, lycéenne en Seconde, 2009-2010

Photopochoir Pléiade 2009

  »Il y a plus de choses sur la Terre et dans le Ciel, Horatio, que dans toute notre philosophie. »    Shakespeare, Hamlet


Preuves tangibles ou élucubrations…

                          Un débat a lieu à la Cité du Vatican. Il oppose un théologien,  directeur de l’observatoire du Vatican, José Gabriel Funes, et le scientifique Vincent Chaumette, professeur à l’Université neurologique de Strasbourg.

Le débat commence :

« Nous ne devons pas exclure l’hypothèse que d’autres planètes soient habitées. Il existe probablement des  extraterrestres que nous finirons bien par découvrir à moyen terme en exploitant les indices qu’ils pourront laisser derrière eux .

- Ecoutez, je ne crois pas en Dieu et vous n’arriverez pas à me convertir à l’existence d’extraterrestres. Qu’une soucoupe volante ait survolé le Nevada est un scoop émanant des médias journalistiques et télévisuels pour favoriser leur publicité.

- Contrairement à ce que vous dites, ce sont des faits réels qui ont pour but de sensibiliser les gens à cette cause, pour essayer de leur faire comprendre à eux aussi qu’il n’y a pas que de la vie sur terre. Je vous rappelle à tous que sur bien d’autres planètes la présence d’eau est très abondante, ce qui favorise sûrement le développement de la vie.

- Cela ne veut rien dire. Ce n’est pas parce qu’il y a de l’eau que la vie est obligatoirement présente. Dans mon domaine, un exemple flagrant : avant le Big Bang, l’eau n’existait pas et un phénomène a donné la vie. C’est ici la preuve que votre thèse est absurde !

- Vous n’avez jamais entendu parler des champs rasés sur des kilomètres en une seule nuit et formant des signes que l’homme ne peut pas comprendre ? Je suis sûr que cela est une manifestation des extraterrestres qui veulent montrer qu’ils existent, pour ainsi nous faire comprendre à nous, humains, que nous ne sommes pas les seuls dans l’univers.

- Je ne considère pas cela comme une preuve tangible. Ces champs ‘’ rasés ‘’, tel est votre discours et sans vouloir vous vexer, sont le résultat d’actes émanant de personnes aussi fanatiques que vous. Je suis comme Saint Thomas dans votre Bible. Il me faut voir un extraterrestre pour vous croire, même si personne n’en verra un jour.

- Et ces soucoupes volantes que les gens disent avoir vues, vous y croyez ? En même temps, ne me donnez pas de réponse car il est impossible de ne pas les croire. Certaines personnes sont tellement choquées par ce qu’elles ont vu, qu’il leur est difficile d’en parler pendant plusieurs jours. Croyez-moi, j’assiste très souvent à ce genre de cas étranges et si vous étiez à ma place, vous ne pourriez qu’être d’accord avec moi. Vous me comprenez ?

- Votre discours est bien beau, mais si les extraterrestres voulaient… comment dire, la destruction de notre planète !? Que ferions-nous dans ce cas, même si je n’y crois pas ? Ne perdez donc pas votre temps, il est tellement précieux !

- Les extraterrestres ne peuvent pas être des créatures ignobles, vu qu’ils ont été créés par Dieu.

- On peut être créé par Dieu et être un terroriste, par exemple. Sur ce, j’en ai assez entendu et je vous laisse avec vos élucubrations macabres qui ne mènent à rien !

- Que Dieu soit avec vous ! Qu’il vous ouvre les yeux avec toutes ces preuves incessantes qui nous entourent sur la présence d’extraterrestres dans notre univers ».

Matthieu, lycéen en Seconde, 2009-2010

 Chapelle Sixtine

Nous sommes au Vatican…

 Nous sommes dans une salle de réunion au Vatican, où un théologien, qui croit à l’existence des extraterrestres, rencontre un scientifique qui, lui, n’y croit pas. Le théologien engage la discussion. 

« Bonjour mon Fils.

- Bonjour à vous, mon Père.

- Si je vous ai fait venir ici, c’est que j’aimerais avoir un avis scientifique sur la question.

- Mais, sur quelle question, mon Père ?

- Eh bien, vous penserez peut être que je suis fou, mais selon moi, quelque part dans l’univers, il existe une espèce « extraterrestre », et qui a peut-être elle aussi été créée par Dieu.

- Vous n’y pensez pas ! Il y a sûrement une chance sur un million pour qu’il y ait d’autres êtres vivants ailleurs que sur Terre, et encore moins pour qu’ils soient évolués.

- Je ne suis pas d’accord avec vous. Il y a déjà des millions d’êtres vivants sur notre belle Terre, alors pourquoi n’y en aurait-il pas sur d’autres planètes ?

- Soit, admettons qu’il y ait peut-être d’autres formes de vie ailleurs que sur Terre. En tout cas, je ne pense pas que ces « aliens » croient en quoi que ce soit.

- Ne les appelez pas « aliens » ! Toutes les créatures de Dieu, quelles qu’elles soient, méritent un minimum de respect. Et je ne vois pas pourquoi des extraterrestres ne pourraient pas être croyants. S’ils sont doués de la pensée, alors ils peuvent croire, et notre Seigneur ne fait pas de différences entre les espèces.

- Par Dieu ! Malgré tout le respect que je vous dois, mon Père, je pense que vous divaguez…

- Mon Fils, calmez vous, je vous prie ! Et cessez de blasphémer !

Je pense que ces extraterrestres ont été créés par le Seigneur, et peut-être même n’ont-ils pas commis le pêché originel : ils seraient donc parfaits…

- Moi, je crois plutôt que ce sont des êtres vils et cruels, et qu’il faudrait les enfermer si on en voyait, avant que ce soit eux qui le fassent. S’ils étaient réellement amicaux et croyants, ils nous auraient déjà contactés.

- Pas s’ils ne savent pas que nous existons. Ils sont peut-être technologiquement inférieurs à nous et ils doivent penser qu’ils sont les seuls êtres vivants de l’univers.

- Eh bien, en partant sur votre logique, je peux aussi affirmer qu’ils ne sont peut- être pas croyants et qu’ils n’imaginent sûrement pas qu’un quelconque Dieu puisse exister.

- Peut-être avez-vous raison, mais, même dans ce cas, je crois qu’il est possible de les convertir, comme ça a été le cas avec les Etres Humains.

- Et avez-vous pensé à la barrière de la langue, des cultures, ou même à leur possible hostilité ?

Il se peut même qu’ils ne parlent pas…

- Et n’oubliez-vous pas que sur Terre aussi il y a des centaines de pays différents, avec des cultures et des langues qui leur sont propres…

Et quant à leur possible absence de langage ou à leur hostilité, je suis persuadé que Dieu nous aidera à nous rapprocher.

- Bon, il semble que nous n’aboutirons à rien ; ce n’est donc pas la peine de continuer ce débat.

- Voilà de bien sages paroles, mon Fils. Nous avons tous deux nos convictions et ce n’est pas aujourd’hui que nous les changerons.

- Eh bien, au revoir mon Père.

- Bonne route, mon Fils, que le Seigneur vous guide ! »

Aucun des deux protagonistes ne remporte le débat. Ils ont chacun des opinions véridiques, bien qu’opposées.

Les extraterrestres, s’ils existent, ne méritent sûrement pas qu’on les traite en esclaves, mais il faut apprendre à les connaître avant d’en faire des amis. Il est d’ailleurs écrit dans la Bible : «  Apprends à connaître ton prochain ».

                                                                                     Louis, lycéen en Seconde / 2009-2010


Le Vatican n’exclut pas l’existence d’extraterrestres

Récemment, on a pu lire dans un quotidien : « le Vatican n’exclut pas l’existence d’extraterrestres ». Une révélation intrigante que le directeur général d’une association étudiant les phénomènes paranormaux  voudrait bien mettre au clair, pour améliorer sa cote de popularité. C’est pour cela qu’il a fait appel à un théologien et à un scientifique pour débattre sur le sujet. Seulement, après des heures et des heures de discussion, les deux jeunes hommes n’arrivaient pas à rendre un verdict commun. Pour ne pas revenir bredouilles devant le directeur, qui se réjouissait d’annoncer la nouvelle aux journalistes, ils s’accordèrent un dernier jour de réflexion. 

Le théologien entra le premier dans la salle, libérée à cette occasion, et se prépara mentalement à prouver l’existence d’extraterrestres. Quelques minutes plus tard, il fut dérangé par le scientifique qui entra hâtivement et claqua la porte. Le religieux, assis depuis longtemps, se leva et prit la parole en toussotant légèrement :

« Je tiens à préciser que vous êtes en retard, mon cher ami, enfin… Je ne veux plus que nous tournions autour du pot : je pense qu’il est une part en chacun de nous qui a besoin  de croire en Dieu et à l’existence d’extraterrestres. Les extraterrestres ont peut-être été créés par Dieu pour nous rencontrer, nous connaître, dit sèchement le théologien.

- Je pense plutôt, moi, qu’il ne peut pas y avoir d’autres êtres vivants dans cet univers. Nos chercheurs passent parfois leur vie entière à guetter un message, un texte qu’ils auraient pu nous envoyer, mais rien. Vous savez bien que les scientifiques ont besoin de preuves concrètes et ils ne peuvent pas fonder leurs recherches sur des suppositions. »

Le théologien, assis depuis longtemps, restait sans voix, avant de prendre un tas de feuilles devant lui et de répliquer :

« Dieu est le créateur du monde, il nous a créés, nous les hommes, il a créé les animaux, les fleurs. Alors pourquoi pas les extraterrestres sur une autre planète ? Il a tout pouvoir sur l’univers….

- Cela reste encore à prouver, cria le scientifique. La création du monde est due au Big Bang mais ne nous éloignons pas du sujet, et même, pourquoi les extraterrestres chercheraient -ils à nous rencontrer ? »

Le théologien ne répondit pas à cette question et enchaîna directement sur un autre de ses arguments :

« Il y a dans le monde une multitude d’espèces et même certaines qu’on ne connaît pas… Alors pourquoi écarter l’idée qu’il y a d’autres êtres vivants ailleurs ?

- Nous pouvons l’écarter car de nombreux astronautes sont déjà allés dans l’espace et ils n’ont trouvé que des magmas de galaxies et des astéroïdes, ou encore une supposition de trou noir » répondit le scientifique qui s’était levé pour l’occasion.

Photo Pléiade juillet 2009

Les deux personnages, énervés, reprirent leur souffle et se calmèrent avant de continuer. Le théologien sortit une bouteille de son sac, se désaltéra et reprit :

«  Pourquoi ne pas les appeler  « nos frères » ou « nos sœurs », comme le ferait saint François d’Assise ? »

- Pourquoi les appeler ainsi avant même de les connaitre, si déjà ils existent ? » reprit le scientifique, stupéfait de l’argumentation de son ami.

L’homme de lettres comprit que sa réflexion était un peu déplacée et il chercha dans son paquet de feuilles une autre explication. Le scientifique, quant à lui, eut un petit sourire aux lèvres en repensant à l’intervention de son camarade. Le théologien prit la parole :

« Emettez juste la possibilité qu’ils peuvent exister, ils ont peut-être essayé de nous contacter ou alors ils essayent toujours.

- Nos chercheurs sont performants et n’ont rien remarqué, ni texte, ni message mystérieux. Et même s’ils existent, ils ne peuvent pas nous ressembler car la formation des autres planètes exclut formellement une telle ressemblance. »

Le scientifique réfléchit et se leva d’un air interrogateur en disant :

«  Je veux, mon cher ami, m’excuser car nous ne savons pas encore tout sur l’univers et je vous ai répondu comme si c’était le cas. Je suis d’accord avec vous, même s’il me reste de nombreux doutes. »

Le théologien, souriant, se leva, serra la main de son ami et le remercia. Les deux compères sortirent de la salle, heureux, et se rendirent ensemble chez le directeur pour lui annoncer qu’il se peut que les extraterrestres existent. Car il ne faut pas oublier que les Américains, avant l’arrivée des Européens, aux environs de 1492, pensaient être eux aussi les seuls au monde.

Anne-Camille, lycéenne en Seconde, 2009-2010

Mon petit frère…

Photo Pléiade 2007, place d’Austerlitz, Strasbourg

Chaque personne est unique… 

 Un an après la découverte des extraterrestres, un écrivain de renom, Sylvain Benieu, écrit un livre sur ces derniers et leurs conditions de vie.
Il pense que ce sont des « esclaves-nés » et qu’il faut vite se rendre sur leur planète pour s’en approprier quelques uns. Bastien, un dominicain, est contre cette idée. Il pense que leur existence est l’oeuvre de Dieu et qu’ils ont donc les mêmes droits que nous.

Le 6 mai dernier eut lieu leur confrontation. Le président de la République était là  pour les départager. La salle était remplie de politiciens, philosophes, astronomes… Au centre, nos trois hommes, prêts à  commencer.
<< Chers compatriotes, déclare alors le Président, nous sommes aujourd’hui réunis pour débattre de la publication d’un livre dans lequel sont étudiés nos voisins extraterrestres. Certaines personnes pensent que les affirmations de ce livre sont erronées. Pour examiner ces avis qui divergent, nous allons donner la parole à l’auteur de l’ouvrage puis à  Bastien, qui est contre sa publication.  Je vous prie de vous asseoir et vous donne la parole, monsieur Benieu >>…

Tous s’assirent, à  l’exception de l’écrivain qui commença à  parler :
<< Nos voisins extraterrestres, comme vous l’avez dit auparavant, sont pour moi des animaux, ce ne sont pas des hommes. Ils ne parlent pas notre langue, vivent à  des années-lumière de nous, sur une planète que je qualifie de « morte », vu qu’elle est dépourvue de végétation. Je ne vais pas entrer dans les détails car tout se trouve dans mon livre mais je vous cite les points dont les échos me disent que certaines personnes – il lance alors un regard noir vers Bastien – les trouvent mensongers >>.

Le dominicain se lève et répond :
<< Vous qualifiez d’esclaves-nés nos frères parce qu’ils n’ont pas la même culture que nous, mais vous ne vous souvenez donc pas que nos ancêtres ont tenu les mêmes propos lors de la découverte des Amériques et que des millions d’Indiens en sont morts ??…
Chaque pays a sa culture et sa façon de vivre, sa langue, ses traditions et son histoire. Ces « animaux », comme vous dîtes, sont beaucoup plus intelligents que vous ne le pensez : ils inventent des vaisseaux extraordinaires dont nous ignorons les capacités. Dans votre livre, vous les décrivez comme laids : est-ce parce qu’ils ne sont pas bâtis comme nous ?? Chaque personne est unique. Cet argument est méchant et n’a aucune validité. S’ils sont formés ainsi, c’est la volonté de notre Père et nous ne pouvons pas la discuter car seule est vraie la parole de Dieu… >>
L’ écrivain, resté calme et pensif devant les arguments du dominicain, prend une feuille et lit ce qui y est écrit : il s’était attendu à  ce type de discours.
<< Vous dîtes que c’est l’oeuvre de Dieu, mais avez-vous remarqué qu’ils ne prient pas ? Ils ne vont pas à  l’église et ignorent la religion. Si Dieu les avait créés, ne croyez-vous pas qu’il aurait voulu qu’ils lui rendent grâce ? Certains prêtres ont essayé de les convertir et de leur offrir Jésus mais cela fut un échec total >>.

Le président se leva pour l’interrompre :
<< Nous nous éloignons du sujet : Dieu n’est pas la cause à  défendre ni le but de notre débat. Je pense qu’il est temps de mettre nos idées au clair en allant nous restaurer. Nos pensées divaguent, il faut les remettre en place. Nous reprendrons le débat tout à  l’heure, rien ne presse >>.
La discussion s’étendit sur trois jours. Finalement, le livre ne fut pas publié, car il contenait trop d’arguments mensongers.

                          Soraya, lycéenne en Seconde, 2009-2010

Photopochoir Pléiade 2009

« S’il y a de l’eau… »

« Nous sommes rassemblés, ici, dans l’observatoire du Vatican, pour répondre à certaines questions… » commença le pères Funes, le juge du débat.

« Je vous présente donc l’illustre théologien, M.Ronceveaux, et le scientifique, M.Laconte, qui vont m’éclairer car, je dois l’avouer, mon opinion est encore assez partagée. Pour le moment, je laisse donc la parole à M.Ronceveaux.

- Merci, éminence. Je pense que Dieu n’a pas créé d’autres êtres « extraterrestres » qui vivent dans les étoiles, car il est dit que Dieu a créé l’homme à son image.

- Qu’en déduisez-vous ? interrogea le père Funes.

- J’en déduis que si Dieu a créé des êtres comme eux, ils ne sont pas humains et il est donc peu probable de trouver d’autres civilisations dans les étoiles.

- La science a montré que la possibilité de l’existence d’êtres dotés d’intelligence sur d’autres planètes n’est pas irréfutable. Si des êtres vivent dans les mêmes conditions que nous, c’est-à-dire s’ils ont de l’oxygène et un climat viable, alors ils peuvent vivre et même nous ressembler.

- Ceci est un blasphème ! Comment pourraient-ils nous ressembler s’ils n’ont pas été créés par Dieu ? Vous affirmez que, lors de la création, d’autres êtres pourraient vivre dans d’autres mondes. Selon le texte de la Genèse, Dieu a créé le monde en sept jours et il n’en a créé qu’un seul, celui des hommes. Vous ne pouvez l’ignorer !

- Je ne l’ignore pas, mais la Bible répond aux questions que se sont posées nos ancêtres de façon fictive. Elle interprète ces phénomènes sans arguments et sans justification. Les hommes avaient besoin de croire en quelque chose et ils se sont tournés vers la religion.

- Vous remettez en cause la religion alors que la Science se base sur la religion et sur les textes saints. Ce sont bien les textes saints qui étaient les premiers livres manuscrits. Sans la religion, il n’y aurait pas eu d’imprimerie ni de livres.

- La science a permis d’avancer technologiquement et peut encore progresser. Aujourd’hui, nous avons découvert dans un autre système solaire une planète appelée Glys-51 qui a les mêmes conditions climatiques que nous et on a trouvé de l’eau. Donc, s’il y a de l’eau, il peut y avoir des êtres vivants. Cette planète ne tourne pas sur elle-même : donc dans l’une de ses parties, il fait toujours nuit et froid et, dans l’autre, il fait toujours chaud et jour. Dans la Bible, l’eau n’est-elle pas considérée comme le symbole de la vie ?

- Si, mais…

- Eh bien voilà, vous avez votre réponse. »       Lycéen anonyme en Seconde, 2009-2010 


Photopochoir et montage Pléiade 2009


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La Guerre des Mondes, roman de H.G. Wells ( 1898 )

« Brève rencontre »

Dans La Guerre des Mondes, film de George PAL (1953), un pasteur, Bible à la main, s’adresse à un représentant des envahisseurs martiens… L’ »échange » sera de courte durée…

 Document 1 :: Document 2 :: Document 3 :: Document 4 :: Document 5 :: Document 6 ::

Vidéo / film d’animation :  un E.T. nommé ADAM  (cliquez)


« Tout cet univers visible n’est pas unique dans la nature, et nous devons croire qu’il y a, dans d’autres régions de l’espace, d’autres terres, d’autres êtres et d’autres hommes. »

LUCRÈCE, poète latin, auteur de De natura rerum.

Photomontage Pléiade 2009


Document d’accompagnement

Texte étudié en marge de ce travail argumentatif


Lors d’une promenade nocturne dans un parc, un philosophe fait à une marquise un cours de vulgarisation scientifique. La marquise se lamente de ce que, si la lune a des habitants, « on ne les connaîtra jamais… ».

« Ces gens de la lune, on ne les connaîtra jamais, cela est désespérant. 
- Si je vous répondais sérieusement, répliquai-je, qu’on ne sait ce qui arrivera, vous vous moqueriez de moi, et je le mériterais sans doute. Cependant je me défendrais assez bien, si je voulais.
J’ai une pensée très ridicule, qui a un air de vraisemblance qui me 
surprend ; je ne sais où elle peut l’avoir pris, étant aussi impertinente (1) qu’elle est.
Je gage (2) que je vais vous réduire à avouer, contre toute raison, qu’il pourra y avoir un jour du commerce (3) entre la terre et la lune. 
Remettez-vous dans l’esprit l’état où était l’Amérique avant qu’elle eût été découverte par Christophe Colomb. 
Ses habitants vivaient dans une ignorance extrême. Loin de connaître les sciences, ils ne connaissaient pas les arts les plus simples et les plus nécessaires.
Ils allaient nus, ils n’avaient point d’autres armes que l’arc ; ils n’avaient jamais conçu que des hommes pussent être portés par des animaux ; ils regardaient la mer comme un grand espace défendu aux hommes, qui se joignait au ciel, et au-delà duquel il n’y avait rien.
Il est vrai qu’après avoir passé des années entières à creuser le tronc d’un gros arbre avec des pierres tranchantes, ils se mettaient sur la mer dans ce tronc, et allaient terre à terre (4), portés par le vent et par les flots.
Mais comme ce vaisseau était sujet à être souvent renversé, il fallait qu’ils se missent aussitôt à la nage pour le rattraper, et à proprement parler, ils nageaient toujours, hormis le temps qu’ils s’y délassaient.
Qui leur eût dit qu’il y avait une sorte de navigation incomparablement plus parfaite, qu’on pouvait traverser cette étendue infinie d’eau de tel côté et de tel sens qu’on voulait, qu’on s’y pouvait arrêter sans mouvement au milieu des flots émus (5), qu’on était maître de la vitesse avec laquelle on allait ; qu’enfin cette mer, quelque vaste qu’elle fût, n’était point un obstacle à la communication des peuples, pourvu seulement qu’il y eût des peuples au-delà ; vous pouvez compter qu’ils ne l’eussent jamais cru. 
Cependant voilà un beau jour le spectacle du monde le plus étrange et le moins attendu qui se présente à eux.
De grands corps énormes qui paraissent avoir des ailes blanches, qui volent sur la mer, qui vomissent du feu de toutes parts, et qui viennent jeter sur le rivage des gens inconnus, tout écaillés de fer, disposant comme ils veulent de monstres qui courent sous eux, et tenant en leur main des foudres dont ils terrassent tout ce qui leur résiste.
D’où sont-ils venus ? Qui a pu les amener par-dessus les mers ? Qui a mis le feu en leur disposition ? Sont-ce les enfants du Soleil ? car assurément ce ne sont pas des hommes.
Je ne sais, Madame, si vous entrez comme moi dans la surprise des Américains ; mais jamais il ne peut y en avoir eu une pareille dans le monde.
Après cela, je ne veux plus jurer qu’il ne puisse y avoir commerce quelque jour entre la lune et la terre. Les Américains eussent-ils cru qu’il eût dû y en avoir entre l’Amérique et l’Europe qu’ils ne connaissaient seulement pas ?
Il est vrai qu’il faudra traverser ce grand espace d’air et de ciel qui est entre la terre et la lune. Mais ces grandes mers paraissaient-elles aux Américains plus propres à être traversées ? »

                                               FONTENELLE, Entretiens sur la pluralité des mondes (1686)

(1) Déraisonnable, saugrenue.
(2) Je gage = je parie.
(3) Des relations.
(4) Sans perdre la terre de vue.
(5) Agités.


Où sont passées les soucoupes volantes ?


« Depuis que les moyens d’observations sont capables de distinguer des objets de plus en plus petits et de plus en plus loin de la Terre, ils n’ont rien vu de tel.  Des sociologues expliquent que si on ne parle presque plus des petits hommes verts et de leurs soucoupes volantes, c’est que la guerre froide n’est plus. Peut-être. »

 Telle est la conclusion de l’article accessible par le lien  Astéroïdes (cliquez)…

Photopochoir Pléiade 1986

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DÉSERT

     Si des « extraterrestres » débarquent un jour sur notre planète, ils risquent fort de n’y rencontrer personne et de se retrouver dans la situation de nos astronautes découvrant la surface désolée de la Lune (cliquez) ( panorama lunaire rotatif, juillet 1969 ) puis celle de la « planète rouge », Mars, tout aussi désertique… même si certains y décèlent des indices qui pourraient suggérer l’existence d’une civilisation martienne disparue depuis des millénaires….

      Les menaces environnementales qui pèsent aujourd’hui sur l’espèce humaine et font craindre sa disparition ne relèvent plus de la seule science-fiction : les scientifiques et les écologistes évoquent ouvertement cette sombre réalité dans des discours alarmistes qui se multiplient… Même son de cloche du côté du Vatican : les hommes abîment la Création dont ils devraient assurer la sauvegarde… 

        Un physicien préconise même la colonisation de l’espace pour sauver l’humanité… à l’instar de certains romanciers comme Ray Bradbury et René Barjavel : selon eux, il faut  émigrer vers d’autres planètes ! (cliquez)…

     Un jeu d’enfants : fabriquer son OVNI personnel (cliquez) pour explorer la stratosphère… 


Août 2011 : la recherche de l’intelligence extra-terrestre va reprendre …(cliquez)

La Terre rappelle E.T. (cliquez)  Révélations sur les OVNIS ( vidéo )


 Photo Pléiade 2007, place d’Austerlitz, Strasbourg

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ET DIEU DANS TOUT çA ?

On peut certes se demander s’il y a d’autres formes de vie dans l’espace,

si les « extraterrestres » existent bel et bien, et on ne s’en prive pas,

mais on peut aussi retourner la question et s’interroger à voix haute,

notamment à la « une » des médias :


DIEU EXISTE-T-IL ?  

Ce que les scientifiques en disent. Leurs dernières découvertes…


Tel est le thème majeur du magazine Le Point daté du 5 août 2010…


Extraits (cliquez)

*

Liens  Septembre 2010 : génération spontanée (cliquez)

 ou

Dieu n’aurait pas créé l’univers donc les créationnistes peuvent aller se rhabiller… etc …

 … mais… Dieu, Hawking et la physique… hélas ! (cliquez)

A propos, qu’est-ce que le CRÉATIONNISME ?… (cliquez)

*

Parmi les points de vue exposés dans Le Point du 5 août 2010,  figure l’interview du jésuite José Gabriel FUNES, directeur de l’Observatoire du Vatican, qui « voit Dieu dans le ciel »… Extrait :

« Il se peut très bien qu’il existe des planètes semblables à celles de notre système solaire, où la vie pourrait s’être développée. Et je ne crois pas que cela pose des problèmes à la foi chrétienne. 

Nous sommes une petite galaxie sur 1 milliard et nous ne sommes pas au centre de l’Univers. L’Univers est homogène dans toutes les directions. Il n’y a pas, du point de vue astronomique, un centre. Mais l’homme est devenu un « centre » avec Jésus. Dieu s’est incarné et, pour cela, il a choisi l’humanité. Mais il n’a pu s’incarner sur d’autres planètes car, selon la foi chrétienne, l’incarnation est un événement unique et qui ne peut pas se répéter. Jésus a choisi de naître juif, le peuple de la promesse, il a choisi un lieu, la Palestine, et un moment précisd, il y a 2000 ans. Un choix temporel et spatial définitif. On peut imaginer que d’autres êtres vivants participent à la rédemption, mais cela ne nécessite pas une nouvelle incarnation. Il existe une fête dans le calendrier catholique, dite du Christ-Roi-de-l’Univers… « 

On comprend, en lisant ces lignes, que c’est le croyant qui parle ici, plutôt que le scientifique.

Photomontage Pléiade juillet 2009

* Il y a une quarantaine d’années, à l’occasion de la sortie d’un ouvrage évoquant la vie sur d’autres mondes, un point de vue « officiel » ( reflétant la position de l’Eglise sur ce sujet, à cette époque ) fut exprimé par le père Berthier, secrétaire général de la Fédération des organismes de communication sociale

« Q. Y a-t-il une opposition de l’Eglise à l’idée d’une vie sur une autre planète ? 

R. Une autre vie, de multiples autres vies, sur d’autres planètes, en d’autres galaxies, pourquoi pas ?…

Q. Dans l’hypothèse d’une « vie » sur d’autres planètes, est-ce que cela pose la question de plusieurs Christ dans l’univers ?

R. Le Christ est le Fils de Dieu « assumant » une nature d’homme, celle de Jésus de Nazareth. Mais rien n’empêche que le Fils de Dieu ait assumé d’autres natures de vivants, s’il en existe ailleurs… Il n’est pas non plus « fatal » que ces autres êtres aient eu besoin ou aient un jour besoin d’incarnation d’un Dieu parmi eux. » 

Interview citée par J.C. Ribes et G. Monnet à la page 13 de leur ouvrage sur La vie extraterrestre, communications interstellaires et colonisation de l’espace ( coll. Essentiels, éd. Larousse 1990 ).

Malgré quelques similitudes « basiques », ce point de vue s’avère plus souple, voire plus « tolérant », moins « doctrinal » que celui – plus récent – du jésuite astronome Funes, cité plus haut…


Photomontage Pléiade juillet 2009

 * A l’époque de la Renaissance, le moine italien Giordano Bruno professait l’idée d’un cosmos contenant une « infinité de soleils avec autour d’eux des planètes habitées… » Cette « hérésie » lui valut de périr sur le bûcher le 17 février 1600. On voit donc que l’Eglise a plutôt bien évolué sur ce point.

* Au XVIIè siècle, philosophes et savants, armés des lunettes puis des télescopes que leur fournissent les récentes découvertes dans le domaine de l’optique, se livrent avec enthousiasme à l’observation des astres. L’idée de l’éventuelle existence d’autres mondes habités atteindra le grand public avec l’ouvrage de Fontenelle publié en 1686 : Entretiens sur la pluralité des mondes. Cf. extrait plus haut sur cette page.


Au XXè siècle, Jacques BERGIER, l’une des deux têtes pensantes du « réalisme fantastique », publie un ouvrage intéressant sur les

Extra-Terrestres dans l’Histoire (1970) (cliquez) 

Ouvrage paru en 1979 dans la collection J’ai lu – L’aventure mystérieuse (A 250)


Photopochoir Pléiade 1986


* Sectes, gourous et soucoupes volantes : gare aux illuminés ! (cliquez)

* Religion, OVNIS et vie extraterrestre… (cliquer ci-dessous)


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STEPHEN HAWKING : Y A T-IL UN GRAND ARCHITECTE DANS L’UNIVERS ?

Posté par skystars dans : Exo-contacts , 2 commentaires

Par Christophe Doré

(Photomontage : J.-P.Metsavainio/Ciel et Espace/AKG Images)
(Photomontage : J.-P.Metsavainio/Ciel et Espace/AKG Images)

STEPHEN HAWKING : Y A T-IL UN GRAND ARCHITECTE DANS L'UNIVERS ? dans Exo-contacts coeur-

DIEU ET LA SCIENCE

Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? Non, répond le célèbre astrophysicien Stephen Hawking dans un livre évènement dont le Figaro Magazine publie [cette semaine] des extraits en exclusivité. Une théorie très contestée. Scientifiques, philosophes et croyants lui répondent.

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?» La question du philosophe et mathématicien Gottfried Wilhelm Leibniz fera l’actualité dès jeudi prochain avec la sortie en France du dernier livre de l’astrophysicien Stephen Hawking, Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers? (Odile Jacob).

Ce retour sur le devant de la scène d’une interrogation métaphysique remontant au XVIIe siècle peut paraître surprenant. Au-delà d’élever le débat face à nos tracasseries quotidiennes, la fin des soldes ou le casting de la saison 2 de «Masterchef» (TF1), la question s’inscrit dans une tendance qui se fait jour dans la communauté scientifique.

Stephen Hawking a aujourd’hui une double conviction. Les chercheurs doivent non seulement répondre à la question «Comment l’Univers évolue?» mais aussi à celle-ci: «Pourquoi il y a un Univers?» Il n’est pas le seul à penser ainsi.

Le pacte qui voulait que les sciences répondent au «comment», laissant les religions régler le problème du «pourquoi», n’aurait plus de raison d’être tant la recherche se frotte aujourd’hui à l’essence même de notre monde. La frontière longtemps respectée est en train de céder en laissant sur le bas-côté les philosophes. Dès le deuxième paragraphe de son introduction, Stephen Hawking leur règle leur compte: «La philosophie est morte, faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique»… «Donc… Ça c’est fait!» diraient des ados. Mais le célèbre astrophysicien britannique qui occupe à Cambridge la chaire historique d’Isaac Newton n’en reste pas là. «C’est à la question ultime de la vie, de l’Univers et de Tout, à laquelle nous essaierons de répondre dans cet ouvrage», résume-t-il. On se doutait qu’Hawking n’avait pas pris la plume pour expliciter l’art difficile de trier son linge avant lavage, mais l’entreprise est pour le moins ambitieuse.

Lors de sa parution dans sa version anglaise (The Grand Design), l’ouvrage a provoqué une levée de boucliers impressionnante. Archevêques anglicans et grand rabbin, évêque catholique ou imam, mais aussi athées intègres lui sont tombés dessus à propos raccourcis. «La physique ne peut pas répondre à elle seule à la question « Pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien »», reprochent certains au cosmologiste cloué par une maladie dégénérative dans un fauteuil roulant depuis ses années universitaires. «Le discours métaphysique vers lequel glisse Hawking n’est pas sérieusement étayé», critiquent d’autres.

Ses collègues astrophysiciens ne l’épargnent pas non plus. Selon eux, Hawking n’apporte pas de choses nouvelles par rapport à l’un des plus grands succès de la littérature scientifique, Une brève histoire du temps, ouvrage de vulgarisation qu’il a publié en 1989. Voire, il se contredit.

Il n’empêche, en donnant une réponse intellectuellement séduisante à la création du monde, le livre de Stephen Hawking trouve une résonance toute particulière sur cette éternelle question qui oppose Dieu et les sciences. Selon lui, l’Univers – ou plutôt les Univers – n’ont pas besoin de créateur puisque les lois de la gravitation et celles de la physique quantique fournissent un modèle d’Univers qui se créent eux-mêmes. Cette théorie, appelée M-Théorie, présente tout de même un défaut majeur : elle reste à prouver, ce que reconnaît Stephen Hawking. Autre nuance: elle n’est pas la seule théorie aujourd’hui défendue par les cosmologistes sérieux.

Dans son Discours sur l’origine de l’Univers (Flammarion), le physicien Etienne Klein rappelle que, à bien les examiner, «les perspectives que nous offre la cosmologie contemporaine sont plus vertigineuses que ce que nous avons imaginé». Il raconte aussi cette anecdote selon laquelle le pape Jean-Paul II, en recevant Stephen Hawking au Vatican, lui aurait déclaré: «Nous sommes bien d’accord, monsieur l’astrophysicien. Ce qu’il y a après le big bang c’est pour vous, et ce qu’il y a avant, c’est pour nous.» C’était sans doute oublier que la curiosité des hommes est sans limite. Dieu n’est dorénavant plus tabou chez les scientifiques, qu’il s’agisse de l’effacer des possibles ou de prouver son existence. Jean Staune est un grand défenseur de ce débat. Ce catholique, professeur et directeur de la collection «Science et religion» des Presses de la Renaissance, a le sens du slogan et affirme que «Dieu revient très fort!» Loin de tuer l’idée d’un dieu, les sciences modernes et les questions qu’elles soulèvent se confrontent de plus en plus à l’hypothèse d’un grand créateur, affirme-t-il. S’il n’adhère pas aux conclusions de Stephen Hawking, il respecte la démarche du savant.

Les frères Bogdanov, auteurs du best-seller Le Visage de Dieu, surfent aussi sur cette thématique. Le titre de leur ouvrage, inspiré d’un mot de l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel) lorsqu’il découvrit les premières images du fond de l’Univers, est explicite. Ces croyants affirment déceler, dans le rayonnement cosmique et le réglage fin de l’Univers, l’existence d’un créateur. Pour son second volet, cette théorie est en partie empruntée à l’astrophysicien américain Trinh Xuan Thuan. Bouddhiste, il défend l’idée d’un principe créateur se manifestant dans les lois physiques de la nature. Cette vision panthéiste est proche de celle de Spinoza ou d’Einstein. «Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains», écrivait ce dernier en avril 1929 au rabbin Herbert Goldstein de New York.

Dans les propos, nous voilà bien loin des principes du père du déterminisme scientifique, Laplace. Celui-ci répondit à Napoléon, qui l’interrogeait sur la question de Dieu et de l’Univers: «Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse.» S’interdisant de s’interdire, des scientifiques du XXIe siècle lui répondent aujourd’hui: une hypothèse plutôt que rien. Stephen Hawking en fait partie.

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L’UNIVERS N’A PAS BESOIN DE DIEU POUR EXISTER

Stephen Hawking défend l’idée d’une théorie justifiant une création spontanée de l’Univers

Nous ne vivons chacun que pendant un bref laps de temps au cours duquel nous ne visitons qu’une infime partie de l’Univers. Mais la curiosité, qui est le propre de l’homme, nous pousse à sans cesse nous interroger, en quête permanente de réponses. Prisonniers de ce vaste monde tour à tour accueillant ou cruel, les hommes se sont toujours tournés vers les cieux pour poser quantité de questions : comment comprendre le monde dans lequel nous vivons? Comment se comporte l’Univers? Quelle est la nature de la réalité? D’où venons-nous? L’Univers a-t-il eu besoin d’un créateur? Même si ces questions ne nous taraudent pas en permanence, elles viennent hanter chacun d’entre nous à un moment ou un autre.

Ces questions sont traditionnellement du ressort de la philosophie. Mais la philosophie est morte, faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique. Ce sont les scientifiques qui ont repris le flambeau dans notre quête du savoir. Cet ouvrage a pour but de présenter les réponses que nous suggèrent leurs découvertes récentes et leurs avancées théoriques. L’image qu’elles nous dessinent de l’Univers et de notre place dans ce dernier a radicalement changé ces dix ou vingt dernières années, même si ses premières esquisses remontent à près d’un siècle.

Dans la conception classique de l’Univers, les objets se déplacent selon une évolution et des trajectoires bien définies si bien que l’on peut, à chaque instant, spécifier avec précision leur position. Même si cette conception suffit pour nos besoins courants, on a découvert, dans les années 1920, que cette image «classique» ne permettait pas de rendre compte des comportements en apparence étranges qu’on pouvait observer à l’échelle atomique ou subatomique. Il était donc nécessaire d’adopter un cadre nouveau: la physique quantique. Les prédictions des théories quantiques se sont révélées remarquablement exactes à ces échelles, tout en permettant de retrouver les anciennes théories classiques à l’échelle du monde macroscopique usuel. Pourtant, les physiques quantique et classique reposent sur des conceptions radicalement différentes de la réalité physique.

Le libre arbitre

C’est à Laplace (1749-1827) que l’on attribue le plus souvent la préformulation claire du déterminisme scientifique: si l’on connaît l’état de l’Univers à un instant donné, alors son futur et son passé sont entièrement déterminés par les lois physiques. Cela exclut toute possibilité de miracle ou d’intervention divine. C’est, en fait, le fondement de toute la science moderne et l’un des principes essentiels qui sous-tendent cet ouvrage. Une loi scientifique n’en est pas une si elle vaut seulement en l’absence d’une intervention divine. On rapporte que Napoléon, ayant demandé à Laplace quelle était la place de Dieu dans son schéma du monde, reçut cette réponse: «Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse.»

Les hommes vivant dans l’Univers et interagissant avec les autres objets qui s’y trouvent, le déterminisme scientifique doit également s’appliquer à eux. Nombreux sont cependant ceux qui, tout en admettant que le déterminisme scientifique régit les processus physiques, voudraient faire une exception pour le comportement humain en raison de l’existence supposée du libre arbitre. Ainsi Descartes, afin de préserver ce libre arbitre, affirmait-il que l’esprit humain différait du monde physique et n’obéissait pas à ses lois. Selon lui, toute personne était composée de deux ingrédients, un corps et une âme. Tandis que les corps n’étaient rien d’autre que des machines ordinaires, les âmes échappaient, elles, à la loi scientifique. Descartes, féru d’anatomie et de physiologie, tenait un petit organe situé au centre du cerveau, la glande pinéale, pour le siège de l’âme. Selon lui, toutes nos pensées prenaient naissance dans cette glande qui était la source de notre libre arbitre.

Les hommes possèdent-ils un libre arbitre? Si c’est le cas, à quel moment est-il apparu dans l’arbre de l’évolution? Les algues vertes ou les bactéries en possèdent-elles ou bien leur comportement est-il automatique, entièrement gouverné par les lois scientifiques? Ce libre arbitre est-il l’apanage des seuls organismes multicellulaires ou bien des seuls mammifères? On peut croire que le chimpanzé fait preuve de libre arbitre lorsqu’il choisit d’attraper une banane, ou encore le chat quand il lacère votre divan, mais qu’en est-il du ver nématode Caenorhabditis elegans, créature rudimentaire composée de 959 cellules? (…)

Bien que nous pensions décider de nos actions, notre connaissance des fondements moléculaires de la biologie nous montre que les processus biologiques sont également gouvernés par les lois de la physique et de la chimie, et qu’ils sont par conséquent aussi déterminés que les orbites des planètes. Des expériences menées récemment en neurosciences viennent nous conforter dans l’idée que c’est bien notre cerveau physique qui détermine nos actions en se conformant aux lois scientifiques connues, et non quelque mystérieuse instance qui serait capable de s’en affranchir. Une étude réalisée sur des patients opérés du cerveau en restant conscients a ainsi pu montrer qu’on peut susciter chez ceux-ci le désir de bouger une main, un bras ou un pied, ou encore celui de remuer les lèvres et de parler. Il est difficile d’imaginer quel peut être notre libre arbitre si notre comportement est déterminé par les lois physiques. Il semble donc que nous ne soyons que des machines biologiques et que notre libre arbitre ne soit qu’une illusion.

La théorie ultime du Tout

On peut formuler les théories quantiques de bien des façons, mais celui qui en a donné la description la plus intuitive est sans doute Richard (Dick) Feynman, personnage haut en couleur qui travaillait au California Institute of Technology le jour et jouait du bongo dans une boîte à strip-tease la nuit. D’après lui, un système n’a pas une histoire unique, mais toutes les histoires possibles. Pour tenter de répondre aux questions formulées plus haut, nous expliciterons l’approche de Feynman et nous l’utiliserons afin d’explorer l’idée selon laquelle l’Univers lui-même n’a pas une seule et unique histoire ni même une existence indépendante. Elle peut sembler radicale même pour nombre de physiciens et, de fait, elle va, comme beaucoup de notions courantes aujourd’hui en science, à l’encontre du sens commun. (…)

On dispose aujourd’hui d’une prétendante au titre de théorie ultime du Tout, si elle existe. Baptisée «M-Théorie», elle peut apporter des réponses à la question de la création. Pour elle, non seulement notre Univers n’est pas unique, mais de nombreux autres ont été créés à partir du néant, sans que leur création ne requière l’intervention d’un être surnaturel ou divin. Ces Univers multiples dérivent de façon naturelle des lois de la physique. Ils représentent une prédiction scientifique. Chaque Univers a de nombreuses histoires possibles et peut occuper un grand nombre d’états différents longtemps après sa création, même aujourd’hui. Cependant, la majorité de ces états ne ressemblent en rien à l’Univers que nous connaissons et ne peuvent contenir de forme de vie. Seule une poignée d’entre eux permettraient à des créatures semblables à nous d’exister. Ainsi, notre simple présence sélectionne dans tout l’éventail de ces Univers seulement ceux qui sont compatibles avec notre existence. Malgré notre taille ridicule et notre insignifiance à l’échelle du cosmos, voilà qui fait de nous en quelque sorte les seigneurs de la création.

L’origine des temps

La question de l’origine des temps est en quelque sorte analogue à celle du bord du monde. A l’époque où on pensait que le monde était plat, certains ont dû se demander si la mer tombait en arrivant au bord. L’expérience a permis de répondre à cette question: il était possible de faire le tour du monde sans tomber. La question du bord du monde a en réalité été résolue lorsqu’on a compris que la Terre n’était pas une assiette plate, mais une surface courbée. Le temps, en revanche, nous apparaissait comme une voie de chemin de fer. Si commencement il y avait, il avait bien fallu quelqu’un (autrement dit Dieu) pour lancer les trains. Même après que la relativité générale eut unifié temps et espace en une seule entité appelée espace-temps, le temps continuait de se distinguer de l’espace : soit il avait un commencement, soit il existait depuis toujours. En revanche, dès qu’on incorpore les effets quantiques dans la théorie relativiste, dans certains cas extrêmes la courbure peut être si intense qu’elle amène le temps à se comporter comme une dimension supplémentaire d’espace.

Dans l’Univers primordial si concentré qu’il était régi à la fois par la relativité générale et la physique quantique coexistaient effectivement quatre dimensions d’espace et aucune de temps. Cela signifie que, lorsque nous parlons de « commencement » de l’Univers, nous éludons habilement un subtil problème: aux premiers instants de l’Univers, le temps tel que nous le connaissons n’existait pas! De fait, nous devons admettre que notre conception familière de l’espace et du temps ne s’applique pas à l’Univers primordial. Cela échappe peut-être à notre entendement ordinaire, mais pas à notre imagination ni à nos mathématiques. Pour autant, si les quatre dimensions se comportent dans cet Univers naissant comme des dimensions d’espace, qu’advient-il du commencement des temps? (…) Lorsqu’on combine relativité générale et physique quantique, la question de ce qu’il y avait avant le commencement de l’Univers perd tout sens. Ce concept consistant à voir les histoires possibles comme des surfaces fermées sans frontière porte le nom de condition sans bord.

Au cours des siècles, nombreux ont été ceux qui, tel Aristote, ont cru que l’Univers était présent depuis toujours, évitant ainsi d’affronter l’écueil de sa création. D’autres au contraire ont imaginé qu’il avait eu un commencement, utilisant cet argument pour prouver l’existence de Dieu. Comprendre que le temps se comporte comme l’espace permet de proposer une version alternative. Celle-ci, écartant l’objection éculée qui s’oppose à tout commencement de l’Univers, s’en remet aux lois de la physique pour expliquer cette création sans recourir à une quelconque divinité.

source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00010-dieu-et-la-science.php

http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00001-l-univers-n-a-pas-besoin-de-dieu-pour-exister.php

DOCUMENTAIRE AVEC STEPHEN HAWKING : Dieu a-t-il créé l’Univers ?

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COMMISSION 3AF-SIGMA : ENTRETIEN AVEC LE GENERAL LENE 16 février, 2011

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CONTEXTE
L’entretien accordé le 18 mai 2010 par le Général LENE, Commandant adjoint du CDAOA (Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes), à la Cité de l’Air (Paris), fait suite à une demande exprimée par le président de la Commission SIGMA de la 3AF, Alain BOUDIER, auprès du Général PALOMEROS, Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air. Le Général PALOMEROS ayant donné son accord de principe à un tel entretien, la Commission SIGMA a établi une liste de questions et l’a adressée à l’Armée de l’Air, afin que cette dernière puisse préparer ses réponses. Compte tenu des hautes responsabilités du Général PALOMEROS et du Général DESCLAUX (Commandant du CDAOA) et de leur faible disponibilité, c’est le Général LENE qui a été chargé de recevoir la Commission SIGMA de la 3AF.

surplace
De gauche à droite : Lieutenant-colonel Denis PARPAILLON,
Colonel Jean-Luc CROCHARD, Paul KUENTZMANN, Général
de Brigade Michel LENE, Alain BOUDIER, Jean GRESLE
(Copyright SIRPA AIR)

Ont assisté à cet entretien :
– Pour l’Armée de l’Air : • Le Général LENE ; • Le Lieutenant-Colonel PARPAILLON et les Colonels CROCHARD et SCHROTTENLOHER ; Le Commandant SOLANO (Chef du Département Médias au SIRPA Air) ; • Le Lieutenant DUMOULIN (pseudo)
Pour la Commission SIGMA : • Alain BOUDIER, président de la Commission ; • Jean-Gabriel GRESLE, membre de la Commission ; • Paul KUENTZMANN, vice-président de la 3AF, membre de la Commission.

L’accueil par le Général LENE, au nom des Généraux PALOMEROS et DESCLAUX, a été à la hauteur de la réputation de l’Armée de l’Air. Alain BOUDIER a répondu que le président de la 3AF, Michel SCHELLER, était très sensible au rapprochement s’opérant entre Armée de l’Air et 3AF et a remercié le Général LENE pour cet entretien privilégié sur un sujet si « particulier », en soulignant que c’était la première fois qu’une Armée de l’Air d’une puissance « majeure » accordait un tel privilège à une société savante.

Il a été convenu que :
– les discussions seraient enregistrées ;
– la Commission SIGMA établirait un premier compte rendu ;
– ce compte rendu serait adressé à l’Armée de l’Air pour
accord ou modification ;
– un article serait ensuite préparé pour La Lettre 3AF,
selon les mêmes principes, et que 200 exemplaires de
cette Lettre seraient adressés à l’Armée de l’Air.

Gresl_LENE

De gauche à droite : Paul KUENTZMANN, Jean GRESLE,
Général de Brigade Michel LENE (Copyright SIRPA AIR )

Le Général de brigade aérienne Michel LENE est Chef de l’état-major du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes.

QUESTIONS ET REPONSES
Les questions préparées par la Commission SIGMA sont rappelées; la réponse du Général LENE est ensuite donnée, ainsi que des compléments de la part des adjoints du Général.

Question 1 : « En 1970, un de vos grands anciens, le Général Lionel CHASSIN, déclarait concernant la question des OVNIs : « Il y a un problème, il faut l’étudier ». 40 ans après, où en est l’Armée de l’Air sur le sujet ? »

Réponse 1 : l’Armée de l’Air n’est pas seule à étudier le phénomène, elle a un protocole (d’accord) avec le GEPAN depuis octobre 1979, qui a été réactualisé en septembre 2007. Dans ce cadre, elle participe à la remontée de l’information.

Question 2 : « Des mesures ont été prises dans un passé récent, nous faisons référence notamment au questionnaire pour les pilotes de chasse relatif aux observations en vol. D’autres mesures sont-elles en cours de préparation pour l’avenir ? »
.

Réponse 2 : Un questionnaire a été mis en place en janvier 2007, il est similaire à celui d’Air France. A la question de la Commission SIGMA qui souhaiterait pouvoir comparer les questionnaires militaire et civil et donc avoir communication du questionnaire militaire, il est répondu qu’il faut d’abord vérifier si la classification du questionnaire le permet (action Armée de l’Air). Il a été également question de MIAM (Memento Informatique Aéronautique Militaire) de la DIRCAM (Direction de la Circulation Aérienne Militaire) qui précise la marche à suivre en cas d’observation inhabituelle.

Question 3 : « Depuis la mise en place en octobre 2007 du questionnaire, combien de réponses avez-vous obtenu ? ».

Réponse 3 : Il y a eu à peu près 150 sondages, une seule réponse a évoqué un PAN : un pilote d’hélicoptère a observé une tâche lumineuse à la base d’un nuage.

Question 4 : « Dans le cadre de vos réunions de groupe de travail relatives à la défense aérienne européenne, cette question a-t-elle été abordée par le passé ? Dans le cas négatif, auriez-vous l’intention d’inclure cette question à l’ordre du jour d’une de vos prochaines réunions de ce groupe soit en bilatéral UK, soit en multilatéral ? »

Réponse 4 : Ni l’UE, ni le Groupe Aérien Européen, ni l’OTAN n’ont abordé cette question. Le sujet n’est pas non plus à l’ordre du jour pour la coopération franco britannique ou avec d’autres pays, car il existe des dossiers plus structurants (dossiers transfrontaliers en particulier). Les britanniques ont fermé le service PAN du MoD et il serait paradoxal qu’ils s’intéressent à nouveau aux PANs.

Question 5 : « Dans le cas possible de la reconnaissance du phénomène par une puissance « majeure7 », disposez-vous déjà d’un communiqué de presse immédiatement disponible pour les médias nationaux et internationaux ?
».

Réponse 5 : Si une telle reconnaissance était effective la réponse viendrait des instances gouvernementales et non de l’Armée de l’Air. Il n’existe pas de communiqué de presse qui soit prêt et pas d’urgence à en préparer un. Encore une fois, l’Armée de l’Air n’est qu’un partenaire d’un dispositif plus général.

Question 6 « GRAVES »(Grand Réseau Adapté à la VEille Spatiale) a-t-il enregistré des anomalies de trajectographie depuis sa mise en service ? Existe-t-il une zone d’altitude et de vitesse laissée sans surveillance ? ».

Réponse 6 : Le principe de fonctionnement et d’exploitation des signaux de GRAVES  n’autorise pas la détection de trajectoires inusitées. La question a été étendue à la détection aérienne et il a été fait référence à la visite de quatre membres de la Commission SIGMA au Mont Verdun. La réponse est la suivante : l’Armée de l’Air surveille les tranches où il existe une menace identifiée et l’effort principal est mis sur les niveaux correspondants ; le fonctionnement du système, qui possède certaines limitations technologiques, est optimisé en fonction d’une analyse des menaces. Les PANs ne sont pas considérés comme des menaces et ne font donc pas l’objet d’une surveillance spécifique. L’apparition de nouveaux aéronefs (par exemple pour le tourisme spatial), ainsi que le progrès des matériels, pourraient déboucher sur une surveillance plus étendue.

Question 7 « Il est programmé que notre futur commandement spatial verra le jour fin juin/début juillet 2010 ».

Réponse 7 : Le commandement spatial interarmées sera effectif le 1er juillet 2010, son responsable sera le Général ARNAUD. Il sera le principal conseiller des autorités pour le spatial mais n’aura pas de lien direct avec le GEIPAN.

Question 8 : « Dans le cadre de la chaîne hiérarchique de remontrée de l’information, pourriez-vous nous préciser le cheminement de cette remontée au sein de l’Armée de l’Air ».

Réponse 8 : La remontée est claire, l’Armée de l’Air ne travaille pas seule. Le CNOA (Centre National des Opérations Aériennes) peut transmettre des dossiers au GEIPAN, il peut aussi intervenir à la demande du GEIPAN, partant d’une observation de la gendarmerie, pour fournir d’éventuels relevés radar.

Question 9 : « Sur les 20 dernières années, il existe 2 cas sortant de l’ordinaire où l’Armée de l’Air a été directement impliquée. Celui de la soirée du 5 novembre 1990 sur la diagonale Biarritz-Strasbourg, l’autre cas est celui de la BA118 du 21 juin 2000 ».

Réponse 9 : Pour le cas du 21 juin 2000 et après enquête, il n’y a pas eu d’activité anormale à Mont de Marsan. Pour le cas du 5 novembre, il y a eu de nombreux témoignages et de nombreux procès verbaux de gendarmerie mais aucun engagement direct de la Défense Aérienne ; il a peut-être existé un dossier mais il est introuvable. A la question posée par la Commission SIGMA d’une possible interview des pilotes appartenant à l’escadron ayant été témoin du phénomène, la réponse est double : Le Journal de Marche de l’escadron doit pouvoir être retrouvé mais il est classifié ; sa consultation ne peut donc être faite qu’après déclassification par le CEMAA (Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air). L’événement datant de 20 ans, il est possible que certains pilotes aient quitté l’Armée de l’Air et il n’est pas dans les attributions de l’Armée de l’Air de fournir des informations personnelles sur eux. Il est donc demandé à la Commission SIGMA de préciser sa demande : quels documents sont à consulter, quel usage sera fait des informations collectées.

Question 10 : « D’une manière générale, qu’attendezvous de la future coopération entre l’AA et la 3AF ? ».

Réponse 10 : L’Armée de l’Air est constituée de passionnés de la troisième dimension, elle est intéressée par la rencontre d’autres passionnés. La commission SIGMA invite les représentants de l’Armée de l’Air à participer aux activités des commissions techniques de la 3AF.

Question 11 et 12 : « Y a-t-il une question que vous auriez souhaité vous voir poser ? Quels conseils pourriez-vous nous proposer dans le cadre de nos travaux de recherche sur les PAN ? »

Réponses 11 et 12 : L’ensemble des questions prévues a été balayé. Le caractère technique a été peu présent au cours de la discussion. La Commission SIGMA en convient en mentionnant deux choses troublantes pour nos connaissances scientifiques et techniques : d’une part, l’observation de vols stationnaires ou accélérés sans éjection apparente de matière ; d’autre part, le caractère peu « inertiel » de certaines évolutions.

CONCLUSION
La Commission SIGMA exprime sa vive reconnaissance au Général LENE et à ses collaborateurs pour le temps consacré à cet entretien. Le Général LENE rappelle en conclusion qu’il n’y a pas d’un côté les citoyens et de l’autre côté l’Armée de l’Air et que tous travaillent en symbiose ; il attache une grande importance à la remontée de l’information et, dans cet esprit, la démarche GEIPAN est un témoignage de l’aisance avec laquelle circulent aujourd’hui les informations. Pour l’Armée de l’Air, les priorités demeureront toujours les menaces les mieux identifiées.

Paul KUENTZMANN,
Vice-Président de la 3AF

source  :  : http://www.aaafasso.fr/DOSSIERSAAAF/DOSS.ACCES_LIBRE/Lettre_acces_libre/Lettres_2010/LETTRE_3AF_N-9_2010.pdf

L’OVNI DE SOMERSET EN ANGLETERRE (1998) 14 février, 2011

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L’observation d’OVNI  a eu lieu le 4 juillet 1998 juste à l’extérieur de la ville de Somerset dans le sud-ouest de l’Angleterre, filmé par un homme appelé Rod Dickinson.

Comme toujours, les améliorations présentées ici ont été construites à partir de la copie la plus haute qualité de la séquence source que j’ai pu obtenir. Malheureusement, dans ce cas-ci, je n’ai pas été en mesure d’acquérir une copie complète non éditée des images brutes de Somerset, et je crois comprendre que M. Dickinson n’est plus en possession de la bande originale. Cela m’a forcé à utiliser une copie segmentée prise à partir d’un documentaire UFO dans lequel les images brutes avaient déjà été brisées et éditées en plusieurs courts clips en surbrillance. Ce fait a fortement influencé négativement la qualité et la quantité des données visuelles disponibles pour l’amélioration.

Comme vous le verrez, les images brutes de cette rencontre d’OVNI souffrent clairement d’importants problèmes d’agitation / instabilité de l’appareil photo. En fait, je dois dire que c’est le film le plus shakiest, le plus instable UFO que j’ai personnellement analysé. Ces problèmes d’instabilité déjà brutal sont encore amplifiés par le fait que la copie brute des images que j’ai été forcé d’utiliser comme fichier source Alpha semble avoir été soumise à un certain niveau de compression vidéo qui, grâce à la brutale quantité de secousse, Crée un flou significatif d’interpolation et le « fantôme » de trame étant introduit / amplifié. Cet effet est manifestement apparent dans chaque copie de ce film d’OVNIS de Dickinson / Somerset que j’ai jamais vu, et la copie que j’ai utilisée comme le fichier source Alpha pour cette présentation n’est pas une exception, avec un nombre élevé de cadres bruts montrant à la fois l’UFO réel Ainsi qu’un second «fantôme» de l’OVNI visible dans le même cadre, décalé de 180 degrés à l’opposé de la direction du mouvement de secousse.

Juste pour vous donner une meilleure idée de la façon dont cet effet fantôme a été préjudiciable au processus de stabilisation ici, dans les segments de séquence que j’ai montrés étiquetés comme « Séquence # 1″ et « Séquence # 4″, environ 50% des cadres ont dû être Éliminés du processus de stabilisation en raison d’être ruinés par des effets de flou et / ou de ghosting. «Séquence n ° 3» était encore pire, avec près de 70% des cadres bruts étant des ordures et inutilisable pour les mêmes raisons. Pourtant, même avec ces facteurs négatifs significatifs qui travaillent contre le processus de stabilisation, j’ai toujours considéré ces images assez intéressantes pour justifier l’effort impliqué dans la tentative d’améliorer la visibilité de la scène.

LunaCognita

 

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PHYSIQUE DES CIVILISATIONS EXTRATERRESTRES : A QUEL POINT POURRAIENT-ELLES ETRE AVANCEES ? 12 février, 2011

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par Michio Kaku, Titulaire de la Chaire Henry Semat et professeur

en physique théorique au City College de New York

Le regretté Carl Sagan a posé cette question : « Qu’est-ce que cela signifie pour une civilisation d’être âgée d’un million d’années ? Nous n’avons des radiotélescopes et des vaisseaux spatiaux que depuis quelques décennies, notre civilisation technique n’est âgée que de quelques centaines d’années … une civilisation avancée âgée de plusieurs millions d’années est au moins aussi en avance sur nous que nous ne le sommes nous-même sur un Macaque ou sur un Bushbaby* ». (*petit primate de la famille des Galagidae)

Bien que toute conjecture autour de telles civilisations avancées ne soit que pure spéculation, on peut toujours utiliser les lois de la physique pour poser les limites supérieures et inférieures de ces civilisations. En particulier, maintenant que les lois de la théorie des champs quantiques, la relativité générale, la thermodynamique, etc sont assez bien établis, la physique peut imposer des limites physiques qui définissent et contraignent un peu mieux les paramètres de ces civilisations.

Cette question n’est plus seulement une pure question de spéculation. Lhumanité pourrait bientôt faire face à un choc existentiel tandis qu’à notre liste actuelle d’une dizaine de planètes extra-solaires de la taille de Jupiter devraient s’ajouter prochainement des centaines de planètes de la taille de la Terre, presque des jumelles identiques dans notre patrie céleste. Cela pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère dans nos relations à l’univers : nous ne verrons plus jamais le ciel nocturne de la même manière, réalisant que les scientifiques pourraient éventuellement compiler une encyclopédie identifiant les coordonnées précises de peut-être des centaines de planètes comme la Terre.

Aujourd’hui, toutes les quelques semaines apportent des informations sur la possible découverte d’une nouvelle planète extra-solaire de la taille de Jupiter, la dernière étant située à environ 15 années-lumière, en orbite autour de l’étoile Gliese 876. Le plus spectaculaire de ces résultats a été photographié par le télescope spatial Hubble, qui a capturé des photos d’une planète à couper le souffle, située à 450 années lumière et prise en sandwich dans un système à double-étoile.

Mais le meilleur est encore à venir. Au début de la prochaine décennie, les scientifiques vont lancer un nouveau type de télescope, le télescope spatial expérimental interferome, qui utilise l’interférence des rayons lumineux pour renforcer la puissance de résolution des télescopes.

Par exemple, le Space Interferometry Mission (SIM), qui sera lancé au début de la prochaine décennie, se compose de plusieurs télescopes placés le long d’une structure de 9 mètres. Avec une résolution sans précédent approchant les limites physiques de l’optique, le SIM est si sensible qu’il défie presque l’entendement : en orbite autour de la terre, il peut détecter le mouvement d’une lanterne agitée par un astronaute situé sur Mars !

Le SIM, à son tour, ouvrira la voie au Terrestrial Planet Finder, qui sera lancé à la fin de la décennie suivante, et qui devrait identifier encore plus de planètes semblables à la Terre. Il va scanner les 1000 étoiles les plus brillantes situées à moins de 50 années-lumière de la terre et se concentrera sur les 50 à 100 systèmes solaires les plus brillants.

Tout cela, à son tour, stimulera un effort actif pour déterminer si l’un d’eux abrite la vie, et peut-être des civilisations plus avancées que la nôtre.

Bien qu’il soit impossible de prédire les caractéristiques précises de civilisations avancées, leurs grandes lignes peuvent être analysées en utilisant les lois de la physique. Peu importe combien de millions d’années nous séparent d’eux, ils doivent cependant obéir aux lois de la physique, qui sont maintenant suffisamment avancées pour tout expliquer, des particules sub-atomiques pour arriver, au travers de 43 incroyables ordres de grandeur, à la structure à grande échelle de l’univers.

Physique de civilisations de Type I, II et III
Nous pouvons classer plus spécifiquement les civilisations en fonction de leur consommation d’énergie, selon les principes suivants :

1) Les lois de la thermodynamique. Même une civilisation avancée est soumise aux lois de la thermodynamique, en particulier la Seconde Loi, et peut donc être classée en fonction de l’énergie à sa disposition.

2) Les lois de stabilité de la matière. La matière baryonique (par exemple, basée sur les protons et neutrons) se divise en trois grands groupes : les planètes, les étoiles et les galaxies. (Il s’agit d’une définition bien établie de la formation et de l’évolution des étoiles et des galaxies, de la fusion thermonucléaire, etc). Ainsi, leur énergie sera également basée sur trois types distincts, ce qui établi des limites supérieures à leurs niveaux de consommation d’énergie.

3) Les lois de l’évolution planétaire. Toute civilisation avancée doit développer sa consommation d’énergie plus rapidement que la fréquence des catastrophes menaçant la vie (par exemple des impacts de météores, les périodes glaciaires, les supernovas, etc). Si elles croissent plus lentement, elles sont vouées à disparaître. Cela impose des limites mathématiques minimales au taux de croissance de ces civilisations.

Dans un article publié en 1964 dans le Journal de l’astronomie soviétique, l’Astrophysicien russe Nicolai Kardashev a théorisé que des civilisations avancées doivent donc être regroupées selon trois types : Type I, II et III, qui sont respectivement parvenu à maîtrisé des formes d’énergie planétaires, stellaires et galactiques. Il a calculé que la consommation d’énergie de ces trois types de civilisation seraient séparées par un facteur de plusieurs milliards. Mais combien de temps faut-il pour atteindre le statut de civilisation de type II ou III ?

Plus vite qu’on ne le croit

Don Goldsmith, un Astronome de Berkeley nous rappelle que la terre reçoit environ un milliardième de l’énergie du soleil, et que les humains n’utilisent environ qu’un millionième de cette énergie. Donc, nous consommons environ un million de milliardième de l’énergie totale du Soleil. À l’heure actuelle, notre production d’énergie planétaire est d’environ 10 milliards de milliards d’ERGs par seconde. Mais la croissance de notre énergie est en augmentation exponentielle, et donc nous pouvons calculer combien de temps il nous faudra pour nous élever au niveau de civilisations de Type II ou III.

Goldsmith dit : « Regardez dans quelle mesure nous sommes arrivés à consommer plus d’énergie une fois que nous avons compris comment la manipuler, la façon réelle d’obtenir des combustibles fossiles, et comment créer de l’énergie électrique d’origine hydraulique, et ainsi de suite; nous avons trouvé dans l’énergie une quantité remarquable d’usages en seulement quelques siècles par rapport aux milliards d’années d’existence de notre planète… et ce même genre de chose peut s’appliquer à d’autres civilisations. »

Le physicien Freeman Dyson de l’Institute for Advanced Study estime que dans moins de 2 siècles environ, nous devrions atteindre le Type I. En fait, notre modeste taux de croissance s’élève à 1% par an, Kardashev a estimé qu’il ne faudrait que 3200 ans pour atteindre le Type II, et 5800 ans pour atteindre le Type III.

Vivre dans une civilisation de Type I, II ou III

Par exemple, une civilisation de type I est une civilisation véritablement planétaire, qui a maîtrisé la plupart des formes d’énergie planétaire. Leur production d’énergie serait de l’ordre de milliers à des millions de fois notre production planétaire actuelle. Mark Twain a dit : « Tout le monde se plaint de la météo, mais personne ne fait rien à ce sujet. » Cela pourrait changer avec une civilisation de type I, qui a assez d’énergie pour modifier le temps. Ils ont également assez d’énergie pour modifier le cours des tremblements de terre, des volcans, et construire des villes sur leurs océans.

Actuellement, notre production d’énergie nous place au rang de civilisation de Type 0. Nous ne tirons pas notre énergie des forces globales, mais par la combustion de végétaux morts (par exemple le pétrole et le charbon). Mais déjà, nous pouvons voir les germes d’une civilisation de type I. Nous voyons le début d’une langue planétaire (en anglais), un système de communication planétaire (Internet), une économie planétaire (création de l’Union européenne), et même les débuts d’une culture planétaire (via les médias de masse, la télévision, la musique rock , et des films d’Hollywood).

Par définition, une civilisation avancée doit croître plus vite que la fréquence des catastrophes mortelles. Tandis que des impacts de météores ou de grandes comètes ont lieu une fois tous les quelques milliers d’années, une civilisation de type I doit maîtriser le Voyage dans l’espace pour savoir détourner les débris spatiaux dans ce délai, ce qui ne devrait pas poser trop de problème pour elle. Les périodes glaciaires peuvent avoir lieu sur une échelle de temps comprise entre des dizaines de milliers d’années, alors une civilisation de type I doit apprendre à modifier le climat dans ce laps de temps.

Des catastrophes artificielles internes doivent aussi être gérées. Mais le problème de la pollution mondiale n’est une menace mortelle que pour une civilisation de Type 0, une civilisation de Type I ayant vécu pendant plusieurs millénaires en tant que civilisation planétaire, a nécessairement atteint un équilibre écologique planétaire. Les problèmes internes tels que les guerres constituent une grave menace récurrente, mais ils ont des milliers d’années pour résoudre les conflits raciaux, nationaux, et sectaires.

Finalement, après plusieurs milliers d’années, une civilisation de Type I aura épuisé l’énergie de sa planète, et tirera son énergie en consommant toute la production de son soleil, soit environ un milliard de trillions de trillions d’ERGs par seconde.

Avec un rendement énergétique comparable à celui d’une petite étoile, ils doivent être visibles de l’espace. Dyson a proposé qu’une civilisation de type II peut même construire une gigantesque sphère autour de son étoile afin d’utiliser plus efficacement sa production totale d’énergie. Même s’ils essaient de cacher leur existence, ils doivent, selon la deuxième loi de la thermodynamique, émettre des déchets chauds. De l’espace, leur planète peut briller telle la décoration d’un arbre de Noël. Dyson a même proposé de rechercher spécifiquement les émissions infrarouges (plutôt que de radio et de télévision) pour identifier des civilisations de type II.

Il est possible que la seule menace sérieuse pour une civilisation de type II soit l’explosion d’une supernova voisine, dont la soudaine éruption pourrait brûler leur planète dans une marée de rayons X dévastateurs, détruisant toutes formes de vie. Ainsi, la civilisation la plus intéressante est peut-être celle de type III, car elle serait vraiment immortelle. Elle aura épuisé l’énergie d’une étoile entière, et aura atteint d’autres systèmes stellaires. Aucune catastrophe naturelle connue de la science ne serait capable de détruire une civilisation de type III.

Confrontée au voisinage d’une supernova, elle aurait plusieurs alternatives, telles que modifier l’évolution de cette étoile géante rouge mourante et sur le point d’exploser, ou quitter ce système solaire et terraformer notamment un système planétaire voisin.

Cependant, d’autres obstacles se présentent avant de passer à une civilisation de type III. Finalement, elle est confrontée à une autre loi fondamentale de la physique, la théorie de la relativité. Dyson estime que cela pourrait retarder la transition vers une civilisation de type III de peut-être plusieurs millions d’années.

Mais même avec la barrière de la lumière, il ya un certain nombre de moyens d’atteindre des vitesses proches de la lumière. Par exemple, la mesure ultime des capacités d’un moteur à combustion est obtenue par ce qu’on appelle l’ « impulsion spécifique » (définie comme le produit de la poussée et de la durée, mesurée en secondes). Les fusées chimiques peuvent atteindre des impulsions spécifiques de plusieurs centaines à plusieurs milliers de secondes. Les moteurs ioniques peuvent atteindre des impulsions spécifiques de dizaines de milliers de secondes. Mais pour atteindre une vitesse proche de la lumière, on doit être capable d’atteindre une impulsion spécifique d’environ 30 millions de secondes, ce qui est bien au-delà de nos capacités actuelles, mais pas de celles d’une civilisation de type III. Une variété de systèmes de propulsion seraient disponibles pour les sondes à vitesse inférieures à la lumière (comme les moteurs à fusion, statoréacteurs, moteurs photonique, etc).

Comment explorer la galaxie

Parce que les distances entre les étoiles sont si vastes, et le nombre de systèmes solaires impropres à la vie si grand, une civilisation de type III serait confrontée à la question suivante : quel est le moyen le plus efficace d’explorer mathématiquement les centaines de milliards d’étoiles dans la galaxie ?

En science-fiction, la recherche de mondes habitables a été immortalisée à la télévision par les capitaines audacieux et héroïques qui commandaient un navire étoile solitaire, ou tel que le meurtrier Borg, une civilisation de type III qui absorbe une civilisation inférieure de type II (telles que la Fédération). Cependant, la méthode la plus efficace mathématiquement pour explorer l’espace est beaucoup moins glamour : pour envoyer des flottes de « sondes de Von Neumann » dans toute la galaxie (John Von Neumann a établi les lois mathématiques des systèmes d’auto-réplication).

Une sonde de Von Neumann est un robot conçu pour atteindre des systèmes solaires lointains et de créer des usines qui reproduisent des copies par milliers. Une lune morte plutôt qu’une planète serait la destination idéale pour les sondes de Von Neumann, car ils pourraient facilement atterrir et décoller à partir de ces lunes, et aussi parce que ces lunes n’ont pas d’érosion. Ces sondes vivraient hors de la terre en utilisant des dépôts de production naturelle de fer, de nickel, etc pour créer les ingrédients de base pour construire une usine de robots. Ils créeraient des milliers de copies d’eux-mêmes, qui ensuite se disperseraient et rechercheraient d’autres systèmes solaires.

Similaires à un virus colonisant un corps faisant plusieurs fois sa taille, par la suite ils formeraient un ensemble de trillions de sondes de Von Neumann en expansion dans toutes les directions, qui augmenterait à une fraction de la vitesse de la lumière. De cette façon, même une galaxie mesurant 100000 années lumière pourrait être complètement analysée ens, disons, un million d’années.

Si une sonde de Von Neumann ne trouve que des preuves de vie primitive (comme une civilisation instable et sauvage de type 0), ils pourraient tout simplement rester en sommeil sur la lune, attendant silencieusement qu’une civilisation de type 0 évolue vers une civilisation de type I. Après avoir attendu tranquillement pendant plusieurs millénaires, ils pourraient être activés lorsque la nouvelle civilisation de type I serait assez avancée pour établir une colonie lunaire. Le physicien Paul Davies de l’Université d’Adélaïde a même évoqué la possibilité d’une sonde de Von Neumann en sommeil sur notre Lune, vestige d’une visite précédente dans notre système il y a des éons.

(Si cela vous semble un peu familier, c’est parce que ç’était la base du film 2001, l’Odissey de l’Espace. À l’origine, Stanley Kubrick a commencé le film avec une série de scientifiques expliquant comment ce genre de sondes constituerait la méthode la plus efficace pour explorer l’espace extra-atmosphérique. Malheureusement, à la dernière minute, Kubrick coupa cette introduction de son film, et ses monolithes sont ensuite devenues des entités quasi mystiques)

Nouveaux développements

Depuis que Kardashev a donné son classement initial des civilisations, de nombreux développements scientifiques sont venus affiner et étendre son analyse de départ, tels que des développements récents en matière de nanotechnologie, de biotechnologie, de physique quantique, etc…

Par exemple, les nanotechnologies peuvent faciliter le développement de sondes de Von Neumann. Comme le physicien Richard Feynman l’a observé dans son essai séminal, «il ya beaucoup de possibilités à la base », il n’y a rien dans les lois de la physique qui n’interdit la fabrication d’armées de machines moléculaires. À l’heure actuelle, les scientifiques ont déjà construit de curieux objets à l’échelle atomique, tels qu’une sorte de Buckyballs atomique ou une guitare atomique constituée de chaînes d’environ 100 atomes.

Paul Davies spécule qu’une civilisation capable de voyages dans son espace lointain pourrait utiliser la nanotechnologie pour construire des sondes miniatures pas plus grandes que la paume de votre main afin d’explorer sa galaxie. Davies dit : « Les sondes miniatures dont je parle seraient si discrètes qu’il n’est pas surprenant que nous n’en ayons pas remarqué. Ce n’est pas le genre de chose sur laquelle vous allez trébucher dans votre arrière cour. Donc, si c’est la façon dont la technologie se développe, à savoir toujours plus petit, plus rapide, moins cher et si d’autres civilisations ont emprunté cette voie, alors il est possible que nous soyons entourés par des dispositifs de surveillance. »

En outre, le développement de la biotechnologie a ouvert des possibilités entièrement nouvelles. Ces sondes pourraient agir en tant que formes de vie, reproduisant leur information génétique, mutant et évoluant à chaque étape de leur reproduction pour renforcer leurs capacités, et pourraient être douées d’intelligence artificielle accélérant leur recherche.

En outre, la théorie de l’information modifie l’analyse originale de Kardashev. L’actuel projet SETI scanne seulement quelques fréquences parmis toutes les émissions de radio et de télévision transmises par une civilisation de type 0, mais peut-être pas toutes celles d’une civilisation avancée. En raison de l’énorme quantité des parasites qui se trouvent dans l’espace profond, la diffusion sur une seule fréquence présente une sérieuse source d’erreur. Au lieu de mettre tous vos œufs dans le même panier, un système plus efficace consisterait à découper votre message et de l’étaler sur toutes les fréquences (la transformée de Fourier par exemple) puis de réassembler le signal seulement à son extrème destination. De cette façon, même si certaines fréquences sont perturbées par électricité statique, des portions suffisamment précises du message subsisteront pour permettre de remonter le message via des routines de correction d’erreurs. Cependant, toute civilisation de type 0 écoutant un tel message sur une seule bande de fréquences n’entendra rien d’autre que des inepties. En d’autres termes, notre galaxie pourrait bien grouiller de messages provenant de diverses civilisations de types II et III, mais nos radiotélescopes de Type n’entendent que du charabia.

Enfin, il ya aussi la possibilité qu’une civilisation de Type II ou III pourrait être en mesure d’atteindre la légendaire énergie de Planck (10 ^ 19 milliards d’électron-volts) avec ses machines. Cette énergie est un quadrillion fois plus puissante que notre accélérateur de particules le plus puissant. Cette énergie, aussi fantastique qu’elle puisse paraître, est (par définition) à la portée de civilisations de Type II ou III.

L’énergie de Planck se produit uniquement au centre des trous noirs et au moment du Big Bang. Mais avec les progrès récents en gravité quantique et de la théorie des supercordes, il ya un regain d’intérêt parmi les physiciens autour d’énergies assez vastes pour générer des effets quantiques capables de déchirer le tissu de l’espace et du temps. Bien qu’il soit loin d’être certain que la physique quantique permettra de créer des trous de ver stables, cela soulève la possibilité que des civilisations suffisamment avancé puissent être capables de se déplacer par des trous dans l’espace, comme dans le miroir d’Alice. Et si ces civilisations réussissent à naviguer au travers de galeries stables, alors atteindre une impulsion spécifique d’un million de secondes n’est plus un problème. Elles se contenteraient de prendre un raccourci à travers la galaxie. Ce qui réduirait considérablement la transition d’une civilisation de Type II vers le Type III.

Deuxièmement, la capacité de déchirer les trous dans l’espace et le temps pourrait être utile un jour. Les astronomes, après analyse de la lumière de supernovae lointaines, ont conclu récemment que l’univers pourrait être en train d’accelerer, plutôt que de ralentir. Si cela est vrai, il se pourrait qu’il existe une force anti-gravité (peut-être la constante cosmologique d’Einstein), luttant contre l’attraction gravitationnelle des galaxies lointaines. Mais cela signifie aussi que l’univers pourrait s’étendre indéfiniment, jusqu’à ce que sa température approche le quasi-zéro absolu. Plusieurs articles ont récemment mis en évidence ce à quoi un univers si lugubre pourrait ressembler. Ce serait un spectacle pitoyable : toute civilisation survivante serait désespérément entassée à côté des braises mourantes d’étoiles à neutrons et de trous noirs mourants. Toute vie intelligente devra mourir à la mort de l’univers.

En contemplant la mort du soleil, le philosophe Bertrand Russel a écrit peut-être le point le plus déprimant dans la langue anglaise : « … Tous les travaux de tous les temps, tout le dévouement, toute l’inspiration, tout l’éclat du génie humain, sont destinés à l’extinction par la mort de vastes systèmes solaires, et le temple des réalisations humaines doit inévitablement être enterré sous les débris d’un univers en ruines … »

Aujourd’hui, nous nous rendons compte que des moteurs suffisamment puissants pourraient nous sauver de la mort de notre soleil programmée dans 5 milliards d’années, quand nos océans seront portés à ébullition et quand nos montagnes entreront en fusion. Mais comment échapper à la mort de l’univers lui-même ?

L’astronome John Barrows de l’Université de Sussex écrit : « Supposons que nous étendions vers le haut le classement de Kardashev. Les membres de ces hypothétiques civilisations de Type IV, V, VI, … et ainsi de suite, seraient capables de manipuler les structures de l’univers à des échelles plus grandes et plus importantes, regroupant des groupes de galaxies, des amas, et superamas de galaxies. » Des civilisations au-delà du Type III pourraient disposer d’assez d’énergie pour échapper à la mort de notre univers par des trous dans l’espace.

Enfin, le physicien Alan Guth du MIT, l’un des initiateurs de la théorie de l’univers inflationniste, a même calculé l’énergie nécessaire pour créer un bébé-univers en laboratoire (une température de 1000 milliards de degrés, qui serait à la portée de ces hypothétiques civilisations).

Bien sûr, jusqu’à ce que quelqu’un établisse effectivement un contact avec une civilisation avancée, tout cela revient à une spéculation tempérée par les lois de la physique, rien de plus qu’un guide utile dans notre recherche d’une intelligence extra-terrestre. Mais un jour, nous serons nombreux à admirer l’encyclopédie contenant les coordonnées de peut-être plusieurs centaines de planètes similaires à la Terre dans notre secteur de la galaxie. Nous nous demanderons alors, comme Sagan l’a fait lui-même, à quoi ressemble une civilisation en avance d’un millions d’années sur la nôtre…

source : http://scienceetovnis.eklablog.com/physique-des-civilisations-extra-terrestres-p66942    (au passsage, on vous recommande toujours la lecture de ce blog…. « SCIENCE ET OVNIS » dans la rubrique LIENS. 

document original : http://mkaku.org/home/?page_id=246

PROPOSITION D’UN MODELE A 6 NIVEAUX POUR LES PHENOMENES PARANORMAUX 10 février, 2011

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INCOMMENSURABILITE, ORTHODOXIE ET PHYSIQUE DES HAUTES ETRANGETES 

Proposition d’un Modèle à six Niveaux pour les Phénomènes Paranormaux

                                            Par Jacques Vallée, astronome, informaticien 

                                                 et Eric W. Davis, physicien 

LE DEFI DES HAUTES ETRANGETES

L’étude rationnelle des cas de Phénomènes Aériens Non identifiés (PAN), en y incluant les apparitions religieuses, les phénomènes connus sous le nom de « miracles de Fatima » et autres événements mariaux, est aujourd’hui dans l’impasse. Situation due aussi bien à l’incomplétude des modèles de représentation de la réalité physique dont nous nous servons qu’à la complexité des données.

La première objection qu’opposent les scientifiques à la réalité des ovnis est que les témoignages décrivent la présence d’objets dont il n’est pas possible de mettre en concordance les caractéristiques apparemment absurdes avec des phénomènes connus, même en les poussant à leurs extrêmes limites. Vue sous cet angle, la ressemblance est frappante entre les événements aujourd’hui désignés comme des rencontres rapprochées et les  observations traditionnelles d’entités décrites comme des anges, elfes, fées, le diable ou la divinité.

Les sceptiques soutiennent que des êtres supérieurs, des envoyés du ciel, ou des visiteurs extraterrestres intelligents, ne peuvent simplement pas exister tels que le rapporte la littérature ancienne. Un tel argument est critiquable en tant qu’opinion anthropocentrique autoproclamée résultant de notre point de vue limité d’Homo sapiens qui cherche à tirer des conclusions sur  la nature de l’univers. Néanmoins, l’étrangeté élevée de nombreux rapports et l’absurdité liée aux miracles religieux doivent être prises en compte.

Par ailleurs, en considérant globalement que l’hypothèse extraterrestre basée sur l’existence de voyageurs interstellaires originaires de systèmes extrasolaires viennent visiter la Terre constitue leur seule explication plausible, les  tenants de la réalité physique des ovnis réinterprètent les récits bibliques et les apparitions religieuses sous l’aspect de visites d’étrangers de l’espace.

Cet argument peut aussi être récusé à partir des témoignages des personnes qui ont fait ces rencontres : longtemps, les ufologues ont ignoré ou minimisé les rapports absurdes qui contredisent l’hypothèse extraterrestre, en écartant les données qui ne collaient pas à la lettre à leurs théories. Ainsi l’hypothèse extraterrestre, tout comme l’argument sceptique, sont basés sur un choix sélectif anthropocentrique (Vallée 1990). Ici nous soulignons le cas intéressant du chevauchement des modèles de recherche d’une intelligence extraterrestre (SETI) et des phénomènes aériens non-identifiés (PAN/ovnis), chaque éventualité excluant l’autre tout en proclamant légitime sa propre recherche d’un contact avec une éventuelle intelligence non humaine.

Nous estimons que l’hypothèse classique n’est pas assez étrange pour expliquer les données du phénomène. En outre, le débat souffre d’un déficit en informations scientifiques.

Du point de vue de la physique moderne, notre environnement cosmique pourrait bel et bien contenir des univers parallèles, des dimensions extra spatiales et extra temporelles extérieures au banal espace-temps connu. Ces concepts pourraient à leur tour expliquer rationnellement les comportements apparemment incompréhensibles d’entités émergeant dans notre continuum.

En vue de réconcilier la théorie avec les propriétés des particules élémentaires connues et avec les découvertes aux confins de la cosmologie, les physiciens modernes estiment que l’humanité n’a pas découvert toutes les faces de l’univers et que nous devrions proposer de nouvelles théories et de nouvelles expériences pour en explorer les faces ignorées.

C’est pourquoi une étude continue des rapports d’événements anormaux est importante. Elle peut nous apporter des théorèmes d’existence qui permettraient d’établir de nouveaux modèles de la réalité. Nombre de récents progrès en concepts cosmologiques sont directement applicables à ce problème : des trous de vers traversables (l’hypersurface 3D d’un tunnel) peuvent être aujourd’hui déduits de la théorie générale de la relativité d’Einstein (Morris et Thorne 1988, Visser 1995).

En particulier, la théorie générale de la relativité n’imposerait aucune contrainte à la topologie de l’espace, ce qui autorise le concept de “trous de vers” servant de passages entre des régions de deux univers séparés ou de régions et ou de temps appartenant au même univers. Les mathématiques suggèrent que des trous de vers hyperdimensionnels peuvent s’interconnecter sous forme d’hypersurfaces entre des espaces multidimensionnels (Rucker 1984, Kaku 1995).

Des programmes récents de gravitation quantique ont exploré cette propriété dans la théorie des supercordes, et ont fait des propositions théoriques et expérimentales d’espaces multidimensionnels à l’échelle macroscopique (Schwarzschild 2000).

Il est aujourd’hui largement admis que la structure de l’univers est plus complexe que des observations entachées d’anthropocentrisme ne le laissaient prévoir. Sous cet aspect, les recherches de SETI et des ufologues semblent mener un combat d’arrière-garde. Dans leur vision du monde, les deux souffrent de limitations identiques qu’elles introduisent à la fois dans leur domaine et dans le domaine adverse.

LES BIAIS ANTHROPOCENTRIQUES DES MODELES SETI ET OVNIS

Ceux du programme SETI sont évidents. Historiquement les pères fondateurs de SETI ont défini un modèle de recherche à partir d’arguments spécieux et d’affirmations qui ont avalisé une vision orthodoxe de la communication interstellaire, appliquant le principe de médiocrité à nos capacités technologiques actuelles (Oliver et al., 1973).

Cette approche postule qu’il est plus économique et plus facile d’émettre et de recevoir des photons sous forme de radio-ondes pour une communication interstellaire que de s’engager dans des voyages interstellaires habités ou par l’envoi de sondes robotisées.

Ces deux voies sont de fait pratiquement exclues dans l’optique SETI orthodoxe. La même remarque s’applique à l’échec de quatre décennies d’un programme SETI dont le principe initial a été conçu sur la base de la recherche d’ondes radio ou de micro-ondes (RMW).

Au cours de ces vingt dernières années, ce constat d’échec de l’approche de départ a conduit à proposer des programmes SETI alternatifs. Ils envisagent l’utilisation de la lumière laser cohérente/infrarouge (COSETI), les signaux holographiques, des schémas de détection planétaire par internet, ou encore la recherche d’artéfacts d’origine extraterrestre (SETA, ou archéologique spatiale) et les capsules d’exploration (SETV, V signifiant visite), spatiales ou terrestres (Tough, 2000).

D’autres thèmes de recherche partent d’applications de détection des particules physiques à haute énergie, telles que des signaux de faisceaux de neutrinos modulés, les rayons X, gammas, cosmiques, etc. D’autres encore proposent de localiser dans l’espace des excès d’émission de radiations d’un origine que l’on pourrait supposer artificielle, provenant de corps astronomiques ou de traînées de radiations à haute énergie émises par d’éventuels vaisseaux spatiaux (Matloff, 1998).

Probablement à cause de leur crainte d’avoir à partager les rares ressources privées consenties à l’ensemble de la recherche SETI, ou de se trouver en concurrence avec d’autres programmes sortis du champ de la RMW, ces nouvelles approches n’ont pas reçu le soutien des représentants des programmes RMW-SETI d’origine.

De son côté, la communauté des chercheurs qu’intéressent les ovnis a secrété une orthodoxie propre impossible à contester sans risque personnel. Elle fonctionne aussi selon son propre « principe de médiocrité » lorsqu’elle tente de catégoriser et de proposer des hypothèses explicatives du phénomène. C’est pourquoi nous proposons d’utiliser le terme de « PAN » plutôt que le classique « OVNI » immédiatement associé, aussi bien dans l’esprit du public que dans les médias, à l’idée de visiteurs originaires du cosmos. Un pont pourrait malgré tout être lancé SETI et les communautés ufologiques, si chaque camp acceptait d’ admettre le simple fait qu’il n’existe aucune expérience permettant de distinguer entre des  phénomènes qui auraient pour origine des visiteurs (supposés plus avancés que nous) venus de l’espace (ETI) ceux générés par des entités intelligentes qui pourraient exister à proximité de la Terre dans un univers parallèle ou dans d’autres dimensions, ou seraient des voyageurs temporels originaires de la Terre.

Chacune de ces intéressantes possibilités est envisageable par l’application du principe physique de trous de vers traversables qui permettent théoriquement de relier deux localisations spatiales distantes, soit encore deux univers, époques ou dimensions différentes (Davis, 2001).

Cette idée n’est qu’un exemple parmi d’autres des nouveaux instruments qu’offre la physique moderne pour concevoir le voyage entre des univers, étoiles, dimensions ou des temps différents.

Ce sont ces considérations qui ont conduit les auteurs à imaginer qu’une nouvelle synthèse résultera de l’examen du panorama complet des phénomènes paranormaux, en ce compris les aspects réputés « absurdes » que l’on relève dans les témoignages des apparitions religieuses, sous la forme d’un modèle à six niveaux. Modèle qui s’inscrit dans le cadre de la notion d’incommensurabilité et utilise des concepts empruntés à la sémiotique.

PAN – NECESSITE D’UNE APPROCHE UNIFIEE

L’impression de contradiction et d’absurdité de ces aspects (physique et psychique) n’est pas pire que l’embarras des scientifiques devant la dualité onde corpuscule ou devant la superposition quantique et les controverses sur le transfert interdimensionnel. La contradiction résulte de l’incapacité du langage à cerner un phénomène qui défie nos tentatives de classement.

Ce que nous présentons ici est un nouveau schéma d’analyse des PAN qui tient compte des enseignements de SETI. Dans tout problème scientifique, il doit être possible de vérifier dans quelle mesure une hypothèse, dès lors qu’elle a été testée et sa véracité reconnue, « explique » les faits observés. Dans le domaine des PAN comme généralement en physique, il peut arriver qu’une hypothèse soit « démontrée exacte » et qu’au même moment l’hypothèse apparemment inverse le soit également. C’est ainsi que deux hypothèses opposées (corpusculaire et ondulatoire) expliquant la nature de la lumière. Nous devons nous attendre à une situation similaire lorsque nous serons en mesure de formuler des hypothèses scientifiques au sujet des PAN.

Le schéma que nous présentons ici envisage le même type de contradiction apparente, car nous défendons l’idée que les PAN doivent à la fois être considérés comme physiques et  psychiques.

Nous espérons qu’une telle approche unifiée s’avérera stimulante pour l’étude d’un phénomène déroutant qui présente aussi bien d’indéniables effets physiques, évocateurs d’un mécanisme ou d’un véhicule matériel, que des effets psychiques qui sont rapportés dans la littérature consacrée aux poltergeists et autres phénomènes psycho-cinétiques. Nous utilisons ici le terme « psychique » pour caractériser toute interaction entre la réalité physique et la conscience humaine. A titre d’exemple parmi beaucoup d’autres, rappelons que les événements de Fatima englobent à la fois des phénomènes lumineux et des effets atmosphériques et thermiques associés à la description de la présence dans le ciel d’un disque d’apparence métallique tandis que de nombreuses personnes parmi les 70 000 présentes éprouvaient des effets à la fois spirituels et psychologiques.

Les principaux percipients, voyants ou mystiques, ont rapporté être passés par des états psychiques qui les conduisaient à une forme de communication extrasensorielle avec une entité non humaine qui a été assimilée à la Vierge Marie.

Le sentiment d’absurdité et de contradiction de ces deux aspects n’est pas pire que l’embarras des scientifiques devant les controverses nées de la dualité particule/ondes ou plus récemment, à propos de l’imbroglio quantique ou sur le transfert inter dimensionnel. Cette contradiction résulte notamment de l’incapacité de notre langage à cerner un phénomène qui défie nos tentatives de classement.

LES 6 NIVEAUX DE CLASSEMENT DES PANS

Examinons les caractéristiques des observations qui ne peuvent être expliquées par des causes triviales.

Il est possible de distinguer six niveaux principaux selon notre perception des caractéristiques extraites de travaux antérieurs sur la phénoménologie des PAN (Vallee1975a, 1975b) ou de l’état de la base de données du NIDS.

NIVEAU 1

Nous commencerons par le niveau physique, clairement présent dans la plupart des témoignages qui décrivent un objet qui peut :

· occuper une position dans l’espace géométriquement définie,

· est mobile dans le temps,

· interagir avec l’environnement par des effets thermiques,

· produire des émissions ou des extinctions lumineuses à partir desquelles il est possible

de faire des estimations de production d’énergie,

· s’accompagner de turbulences,

· en cas d’atterrissage, laisser des traces sous forme de tassements, dépressions ou

brûlures permettant des estimations de la masse et l’intensité de l’énergie déployée,

· être photographié,

· abandonner des résidus matériels compatibles avec les données de la chimie,

· est à l’origine de perturbations électriques, magnétiques ou gravitationnelles.

Du simple point de vue de la physique, ces PAN sont par conséquent compatibles avec le concept d’une technologie organisée autour d‘une machine qui utiliserait un système de propulsion révolutionnaire. C’est l’existence de cette caractéristique qui a conduit la plus grande partie des ufologues a affirmer que les ovnis et les phénomènes connexes représentent des véhicules extraterrestres.

NIVEAU 2

A défaut d’un terme plus approprié, nous l’avons appelé anti-physique.  Les variables sont les mêmes que celles de la catégorie précédente, mais elles se présentent selon un modèle qui contredit celui que nous propose la physique moderne car les objets sont en même temps décrits comme physiques et matériels mais également comme capables de :

· pénétrer dans le sol,

· augmenter, diminuer ou changer de forme sur place,

· devenir flous ou transparents sur place,

· se fractionner en deux objets ou plus ou fusionner lentement en un seul,

· disparaître à un endroit et instantanément réapparaître à un autre,

· être observables optiquement de façon continue sans être détectés au radar,

· produire un temps manquant, une dilatation ou une contraction du temps,

· produire des inversions topologiques ou des dilations de l’espace (objet estimé de petite taille ou n’occupant qu’un espace réduit alors que le(s) témoin(s) di(sen)t queson volume intérieur excède de plusieurs fois sa taille extérieure),

· apparaître sous forme de globes lumineux intensément colorés et sous contrôleintelligent.

 C’est ce genre de descriptions qui conduisent la plupart des scientifiques classiques à reléguer de tels phénomènes dans la catégorie des hallucinations ou des mystifications.

NIVEAU 3

Ce niveau s’intéresse à la psychologie des témoins, à leur environnement et statut social.

Les observateurs tendent à voir des PAN dans leur environnement normal et au sein de leur communauté sociale habituelle. Confrontés à la présence d’objets non conventionnels, ils vont chercher à les évacuer comme des événements banals jusqu’au moment où ils seront amenés à l’inévitable conclusion qu’il s’agit d’un objet réellement inconnu.

NIVEAU 4

Les réactions somatiques représentent un autre stade significatif d’information. Le phénomène est présenté comme pouvant produire des effets perçus par l’être humain comme des :

· sons : bourdonnements, vrombissements, ronronnements, sifflements, déplacements  d’air, bruits de tempête, vrillements aigus ou rugissements sourds, etc.

· vibrations,

· brûlures,

· paralysies partielles ou pseudo paralysies 11 (incapacité de bouger un muscle),

· sensation de chaleur ou de froid extrême,

· odeurs : puissantes, douçâtres ou étranges, d’oeufs pourris, de sulfure, de moisi, de  musc, etc.

· goût métallique,

· sensations de fourmillements,

· cécité temporaire lors d’une exposition directe à la lumière émise par l’objet,

· nausées,

· hémorragies nasales ou des oreilles, maux de tête sévères,

· difficultés respiratoires (dyspnée),

· abolition de la volonté,

· somnolences prolongées dans les jours qui suivent une rencontre rapprochée.

NIVEAU 5

La cinquième catégorie d’effets ne peut être qualifiée autrement que de psychique car elle concerne une série de phénomènes que l’on trouve habituellement relatés dans la littérature parapsychologique :

· impressions de communication sans passer par les canaux sensoriels habituels,

· phénomènes de poltergeists : déplacements d’objets et sons sans cause spécifique  apparente,

· lévitation du témoin, d’objets ou d’animaux proches,

· manoeuvres de PAN qui semblent anticiper les pensées du témoin,

· rêves ou visions prémonitoires,

· changements de personnalité qui s’accompagnent de l’apparition de facultés nouvelles  chez le témoin

· pouvoirs de guérison.

NIVEAU 6

Ce dernier niveau pourrait être qualifié de « culturel  » Il se rapporte aux réactions de la société vis-à-vis des témoignages, à la genèse d’une série

d’effets secondaires tels que mystifications, imagerie de la fiction et de la SF, théories scientifiques, désinformation (cover-up) ou sa dénonciation, censure ou exploitation médiatique, sensationnalisme, etc. et à l’attitude des membres d’une culture donnée par rapport aux concepts que les observations de PAN semblent impliquer.

Aux Etats-Unis, le plus grand impact qu’a engendré le phénomène a été l’acceptation générale de l’idée de l’existence d’une vie extraterrestre et d’une façon plus limitée, mais potentiellement très significative, un changement dans les concepts de la culture populaire par rapport aux manifestations d’une intelligence non humaine.

Dans des cultures plus anciennes, telles celles de l’Europe médiévale ou du Portugal des débuts du XXe siècle, le contexte culturel des observations anormales était fortement entaché  de croyances religieuses.

NATURE POSSIBLE DE LA TECHNOLOGIE DES PAN

Malgré le caractère que nous reconnaissons très approximatif de notre classification, un cadre de référence pour une hypothèse scientifique sur les observations de PAN peut être obtenu à partir des 6 catégories d’effets présentées plus haut. S’il nous fallait résumer notre approche du problème en une phrase, ce serait :

Tout se passe comme si les PAN étaient le produit d’une technologie qui intègre à la fois des phénomènes physiques et psychiques tout en affectant profondément les variables culturelles de la société par la manipulation des caractéristiques somatiques et psychologiques des témoins.

Ce argument peut être développé comme suit :

a) Le phénomène est le produit d’une technologie. Au cours de l’observation, le PAN se comporte comme un objet aérien, réel et matériel. Il semble néanmoins utiliser soit de principes physiques très avancés, soit un camouflage très habilement conçu qui se traduisent par les effets que nous avons appelés antiphysiques qu’il faudrait arriver à réconcilier avec les lois de la physique.

b) Soit de façon délibérée, soit sous la forme d’effets collatéraux, cette technologie produit des effets psychiques. Ces états de conscience modifiée sont devenus aujourd’hui trop fréquents pour pouvoir être relégués dans la catégorie des faits exagérés ou mal observés. Ils sont devenus familiers à tous ceux d’entre nous qui ont enquêté sur des cas d’observations rapprochées.

c) Le but de cette technologie pourrait être de produire une manipulation culturelle qui se ferait peut-être, mais pas nécessairement, sous le contrôle d’une forme d’intelligence non humaine. Dans ce cas, les effets somatiques et psychologiques ne seraient que des moyens utilisés pour parvenir à cette fin. Mais les parapsychologues de l’école jungienne pourraient aussi bien prétendre que l’inconscient collectif humain est lui aussi une source possible de tels effets, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir une quelconque intelligence étrangère.

LE PROBLEME DE L’INCOMMENSURABILITE

Les considérations qui précèdent nous amènent à revisiter le concept général de SETI. De nombreux chercheurs engagés dans cette voie reconnaissent aujourd’hui combien il était présomptueux d’imaginer que des cultures extraterrestres qui auraient évolué sur des plans différents du nôtre, se comporteraient comme des humains du XXIe siècle. Plus précisément,  il n’y a aucune raison de croire que leurs moyens de communication se limiteraient à la radiophonie, et d’exclure les voyages interstellaires, la transmission d’images ou l’envoi de sondes automatiques. Par conséquent, les programmes dérivés SETV/SETA débordent du cadre de l’ufologie basée sur l’HET. Toutes deux sont vouées à la détection d’intelligences non humaines présentes sur ou à proximité de la Terre, traduisant un changement de paradigme qui s’écarte à la fois de la conception SETI orthodoxe comme du principe de banalité.L’idée que pour extraterrestres et humains, les représentations du monde pourraient  présenter de telles divergences au point de ne pouvoir trouver aucun terrain de compréhension mutuelle, est désignée par le vocable de « Problème de l’Incommensurabilité » dans la littérature SETI (Vakoch, 1995, 99).

Le fossé cognitif ou problème d’incommensurabilité entre les cultures humaines et de type extraterrestre nous garantit qu’ils ont dû développer des techniques de communication qui ne font pas appel aux transmissions radiophoniques. Des civilisations extraterrestres pourraient présentement envoyer des signaux radio ou optiques vers la Terre. Mais elles pourraient également le faire sous une variété de formes différentes telles que des images holographiques, des signaux agissant au niveau psychique ou autres liés aux états de conscience, des signaux constitués de neutrinos modulés, de bouffées d’émissions de rayons gamma, d’émissions de lumière modulée par des trous de ver, des signaux générés par des techniques de lentilles gravitationnelles, des rayons X modulés, des signaux quantiques téléportés ou tout autre effet de champ quantique. Le Problème de l’Incommensurabilité s’applique même au domaine de l’interprétation des manifestations dans le cadre de l’HET classique.

Au coeur de cette question réside l’idée qu’aucune espèce intelligente ne peut appréhende la réalité sans opérer des choix méthodologiques qui varient d’une civilisation à l’autre (Vakoch, 1995). Si les entités ETs et PAN ont des biologies différentes de la nôtre et évoluent dans des environnements très différents de celui que nous connaissons, elles pourraient aussi avoir des conceptions scientifiques poursuivant des buts très éloignés des nôtres et se servir de critères radicalement antinomiques d’évaluation de leurs réalisations scientifiques. Leurs mécanismes explicatifs, leurs préoccupations prédictives, leur façon d’exercer un contrôle sur la nature pourraient être très exotiques et il faudrait s’attendre à ce que leur manière de modéliser la réalité soit très éloignée de la nôtre (Rescher, 1985).

A cet égard, nous devons mentionner une caractéristique supplémentaire qui justifie les programmes SETI alternatifs. Dans la conception SETI classique, le programme d’encryptage/décryptage d’imagerie picturale ou de messages présuppose que les extraterrestres disposent d’un sens de la vue semblable au nôtre (Oliver et al. 1973). L’importance qui y est accordée ne repose pas tant sur l’importance que la vision exerce chez les humains, mais bien sur des préjugés philosophiques quant aux moyens adaptés à l’acquisition des connaissances.

Par conséquent, l’auto sélection anthropocentrique est une conséquence manifeste de cette pensée orthodoxe aussi bien dans la recherche SETI qu’en ufologie.

[Le philosophe] Michel Foucault 15 affirme que la confiance que nous accordons à la science  repose essentiellement sur l’étude des caractéristiques optiques des objets (Foucault, 1966). Cette croyance que la véritable connaissance ne peut être acquise que par la vue remonte au XVIIe siècle à partir duquel la prééminence de la vision a conduit à la disqualification des  autres sens comme source possible d’information scientifique.

Même sans aller jusqu’à soulever la question de savoir si les entités ETs/PAN sont dotées du sens de la vue, nous devrions avoir la sagesse de ne pas surestimer l’importance de l’imagerie chez eux. La remarque reste valable pour les transmissions qu’ils nous adressent. Si nous pouvons observer et acquérir des connaissances par la vue, des signaux ETs/PAN pourraient bombarder la Terre sans être compris ou reconnus comme tels ni même détectés si nous ne sommes pas dotés d’autres modèles de communication, comme par exemple psychiques ou mentaux.

On en trouve de nombreuses illustrations dans les interactions entre les humains de cultures différentes (Highwater, 1981) et dans les apparitions mariales où les témoins sont souvent d’un niveau d’éducation très limité, voire des illettrés analphabètes (Fatima, Lourdes, Guadalupe).

Cette dernière remarque porte le débat sur les contraintes et réactions auxquelles on doit s’attendre de la part d’extraterrestres mis en présence de signaux d’origine terrestre. Etant donné que nous ignorons la nature des ETs/PAN destinataires des messages qui leur sont délibérément envoyés et que de leur côté ceux-ci ne peuvent a priori être certains de la nôtre, il est difficile d’éviter que leurs communications soient ambiguës. Les ETs/PAN qui observent nos pictogrammes sont susceptibles d’y projeter l’empreinte de leur vécu spécifique et propres expériences culturelles en tant qu’espèce, comme nous projetons celles d’Homosapiens sapiens sur leurs messages. La première de ces raisons pourrait expliquer l’absence de  détection de signaux extraterrestres par SETI, si nous passons sous silence les quelques 100 signaux radios et optiques qui, sans avoir été de faux espoirs avérés, ne furent pas ultérieurement répétés pas leur source d’origine, tandis que la seconde peut expliquer l’impasse actuelle dans laquelle se trouve l’étude des phénomènes de type PAN.

LA SEMIOTIQUE(voir infra)

Pour y avoir participé, dans son analyse du problème de l’échec du programme SETI, le psychologue Doug Vakoch préconise de faire appel à la sémiotique, science qui s’intéresse à  la signification des signes de toute nature (Vakoch, 1999) et selon laquelle un signe représente quelque chose d’autre qui est le signifié. Par exemple, le mot « sou » peut servir à désigner la pièce que vous avez dans la main.

Dans les messages interstellaires, considérés sous l’angle de la théorie classique de l’information, il n’y a pas de relation intrinsèque entre la forme du message et son contenu.Une fois décidé le choix de l’information que va transporter le message, il ne reste plus qu’à chercher un moyen efficace de l’encoder. 

Selon cette approche, la relation entre le contenu et la forme du message devient totalement arbitraire.

Les messages élaborés en suivant les principes de la sémiotique ont une plus large gamme de possibilités de liens entre forme et contenu.

Les sémioticiens classent les signes selon la manière dont signifiant et signifié sont reliés l’un à l’autre, l’association restant purement arbitraire. Le signe de l’objet « sou » pourrait être n’importe quoi. Comme il ne s’agit que d’une association conventionnelle, le signe utilisé pour désigner un tel objet aurait pu tout aussi bien être quelque chose qu’on appellerait un « poofhoffer« , c’est à dire un bidule.

En sémiotique, lorsque l’association entre signe et signifié est arbitraire, on dit que le signe devient un symbole. Parler de symboles signifie qu’il n’existe plus de connexion intrinsèque entre la forme de l’expression (le signe) et le contenu exprimé (le signifié).

Une des alternatives à la connexion arbitrairement établie entre signes-symbole et signifiés est l’icône, qui est un signe qui véhicule une ressemblance physique avec le signifié 17. Avec  l’icône, la forme du message est en rapport avec son contenu. Par exemple, le profil d’un individu sur une pièce de monnaie américaine actuelle est l’icône d’un homme précis, le premier président des Etats-Unis. Le même personnage pourrait tout aussi bien être représenté par les mots « George Washington ». Dans le premier cas, c’est parce qu’elle ressemble physiquement au signifié que l’image deWashington est devenue une icône. L’icône peut être avantageusement utilisée lorsque le signifié représente quelque chose de moins concret. Par exemple, l’icône « balance » représente le concept de Justice parce qu’il y a analogie entre le signe des plateaux qui mettent en équilibre deux poids différents et le signifié, concept de justice, qui implique un équilibre entre transgression et punition.

A Fatima, la première entité aperçue en 1915 porteuse d’un globe de lumière et initialement considérée comme l’ « Ange de la Paix » va, à dater des visitations de 1917, se transformer en « Dame de lumière », puis évoluer à son tour comme symbolisant Marie pour aboutir finalement à la Vierge elle-même. Il est également utile de se rappeler que la représentation iconique ne se limite pas à la vision. On peut en effet imaginer des signes qui ressemblent au signifié par un autre canal sensoriel. Par exemple, la mouche Spilomyia hamifera a la faculté de battre des ailes à unefréquence très proche de celle de la dangereuse guêpe Dolichovesula arenaria. Lorsqu’une de  ces mouches vient à voler à proximité d’un essaim de ces guêpes, cette faculté lui donne une certaine immunité contre les attaques des oiseaux. Profitant de son mimétisme par rapport aux guêpes, elle réalise la production d’une icône sonore : elle ne sera pas attaquée par d’éventuels prédateurs parce qu’elle émet des sons semblables à ceux du battement d’ailes des guêpes. La stratégie de défense de la mouche repose sur sa faculté à produire une icône auditive dont le rythme de battement de ses ailes (le signe) s’apparente physiquement à celui des guêpes (le signifié) (Vakoch, 1999).

Plus généralement, il existe une relation trinitaire entre le signifiant, le signifié et le récepteur, interprète du sens. Ainsi l’analogie entre l’icône et son référent n’existe pas en dehors de l’intelligence la percevant. La connexion entre signe et signifié n’a pas lieu sans une intelligence pour observer cette connexion. En iconologie, le problème est que l’analogie est dans l’oeil du destinataire. C’est pourquoi, comme nous ignorons la nature réelle des entités étrangères, nous ne pouvons pas être certains que ce qui nous apparaît comme une analogie évidente le sera aussi pour une intelligence qui différe de nous par la biologie, la culture, le psychisme, et évolue dans un autre univers. Ainsi, le diagnostic d’analogie n’est pas objectif, mais est influencé par une série de facteurs qui imposent des conventions à l’interprétation de l’icône. Celle-ci peut utiliser n’importe quel registre sensoriel. Comme  nous ne n’avons aucune idée du mode sensoriel préférentiel des ETs/PAN, nous devrions privilégier l’utilisation de signes de communication qui ne dépendraient d’aucune modalité sensorielle particulière.En privilégiant une approche électromagnétique, les recherches SETI/CETI utilisent cette notion comme une représentation iconographique autorisant un transfert direct de concepts (chimie terrestre, figure du système solaire, ADN humain, mathématiques, géométrie, …) sans encodage du transmis sous une forme spécifique à un mode sensoriel précis. L’utilisation d’icônes permet à ceux qui réceptionnent le message de s’intéresser directement à celui-ci sans passer par nos modèles de représentation des phénomènes. Plus généralement, il existe une relation triangulaire entre signifiant, signifié et récepteur. L’analogie entre icône et référent ne présente aucune réalité indépendante en dehors de l’intelligence à laquelle elle s’adresse.

En d’autres termes, la similarité qui existe entre une icône et son référent n’existe pas en dehors de l’intelligence qui la perçoit. Bien qu’il s’établisse dans la conception iconographique une relation naturelle entre signe et signifié, elle ne peut exister sans qu’existe aussi une intelligence pour l’observer.

Finalement, le problème soulevé par l’utilisation d’icônes est que la similarité se situe dans l’oeil de l’observateur. Et dès lors que nous ignorons ce que sont réellement les ETs/PAN, nous ne pouvons être certains que ce qui nous apparaît comme similitude évidente le sera également pour une intelligence qui possède une biologie, une culture, une histoire spécifiques et qui pourrait en outre être originaire d’un univers différent. Notre diagnostic sur la présence ou non de l’analogie n’est par conséquent que subjectif et influencé par une série de facteurs qui imposent des conventions sur nos systèmes interprétatifs de l’icône.

LES PAN ET LA PROBLEMATIQUE DES ABDUCTIONS

Le comportement des PAN qui a été esquissé ci-dessus n’est pas intrinsèquement absurde.Cette absurdité apparente est une conséquence du conflit cognitif, ou problème d’incommensurabilité qui existe entre les humains et le phénomène.Dans le cas présent, les PAN sont les émetteurs du message et nous en sommes les destinataires.

Les messages qui nous sont adressés sont des icônes fabriquées par le phénomène et reçues par nos canaux sensoriels. Elles nous parviennent selon diverses modalités sensorielles après avoir auparavant été mises en forme par le phénomène. Les raisons de notre incapacité à comprendre le phénomène et son message pourraient résulter des différences qui existent entre nos cultures, biologies, modes de perception sensorielle, corrélats historiques, références dimensionnelles, évolution physique, cadres de référence dans les conceptions scientifiques, etc.

Dans le message qu’ils nous adressent, il ne nous est pas possible de discerner ce que les PAN considèrent comme ayant le statut d’icône. Les divergences qui en résultent ont un impact direct sur nos conventions interprétatives jusqu’à déformer notre faculté de reconnaissance dans le message de la corrélation entre le signe et le signifié inclus dans son contenu, ce qui à son tour déforme soit notre capacité de « voir et comprendre » le message potentiel, soit le schéma qu’il contient.

La différence entre les modes de perception sensorielle des entités PAN et nous-mêmes peut être responsable de notre inaptitude à interpréter correctement les messages (icônes) que les PAN nous adressent et de communiquer valablement avec eux. Elle peut également nous empêcher d’interpréter correctement quelles sont ces icônes lorsqu’il nous arrive de les reconnaître pour telles. Répétons que nous projetons obligatoirement nos propres expériences en tant qu’espèce sur leurs icônes (ou messages), ce qui entraîne l’apparente absurdité entre les interactions entre les PAN et l’espèce humaine.

Les activités ou scènes « absurdes » qui caractérisent les cas d’enlèvements pourraient ne pas être autre chose qu’un mécanisme iconique de défense déployé par les PAN pour assurer leur protection par rapport au sujet de l’abduction, de la même manière que la Spilomyia hamifera se protège des oiseaux par mimétisme.

Kuiper (1977) et Freitas (1980) ont proposé l’idée que des ETI/PANs visitant la Terre chercheraient nécessairement à se dérober à nos systèmes de détection jusqu’à ce qu’ils aient réussi à évaluer à la fois notre niveau de développement technologique et la menace et le risque que nous représentons. Ils feraient appel à un programme adaptatif et modulaire à plusieurs niveaux contre tout danger. Une technique de choix pour les ETI/PAN experts en observations à basse altitude pourrait être un camouflage par mimétisme, aussi simple que celui qui s’avère si efficace dans la nature (Stride, 1998). On peut encore citer comme exemples de mimétisme ces ETI/PAN qui pénètrent notre atmosphère sous l’aspect d’un météore ou calquent leur trajectoire sur celle d’un météore ou encore se dissimulent à l’intérieur d’un essaim de météores, se comportant comme des météores obscurs qui ne laissent pas la signature qui leur est habituellement associée, qui se dissimulent à l’intérieur d’un nuage artificiel ou naturel ou une rentrée de satellite, se comportent comme de pseudo étoiles stationnaires au-dessus de certaines régions ou qui copient des modèles composites d’ aéronefs fabriqués sur la Terre (Stride, 1998). Une autre possibilité consiste à utiliser des techniques de mimétisme aptes à manipuler la conscience humaine de manière à faire croire à des manifestations d’interactions absurdes accompagnant la rencontre. Une autre encore pourrait être de se présenter sous la forme d’entités reconnaissables par la culture visée comme relevant du domaine des anges, des démons ou d’une divinité.

CONCLUSION

L’ingénierie moderne nous a familiarisés avec des technologies de production à partir d’instruments physiques d’images tridimensionnelles, coloriées, animées, et qui se conforment aux lois de la perspective.

Notre postulat est que les PAN se servent des mêmes techniques, avec plus grand choix de techniques de manière à influencer les perceptions des récepteurs et, au-delà d’eux, de l’ensemble de la culture humaine. La longueur de l’échelle de temps mise en oeuvre comme la nature globale des effets rendent difficile l’appréciation des hypothèses qu’ont de tels effets sur notre culture.

La science fiction nous l’a fait avec la notion de machines ou d’êtres projetant d’eux-mêmes une image qui plonge systématiquement l’observateur dans la confusion. On peut imaginer que les PAN représentent des véhicules physiques équipés de moyens d’interaction à la fois avec l’environnement terrestre et avec les organes des sens des témoins de façon à donner une fausse image de leur nature réelle. On peut imaginer de tels objets pourraient émettre des micro-ondes, créer des hallucinations perceptives, y compris dans les messages entendus ou vus par des observateurs isolés ou en groupe.

Toutefois, étant donné que même un schéma aussi compliqué ne permet pas de rendre compte de tous les effets signalés et des changements de comportements ultérieurs chez les témoins de rencontres rapprochées, nous devons envisager encore autre chose : un processus impactant les couches profondes de la personnalité. La question devient alors : dans quelle mesure ces changements sont-ils ou non le résultat d’une action délibérée des opérateurs ? Pour répondre à cette question, et tester plus à fond nos hypothèses, nous avons besoin d’enquêtes de meilleure qualité, de données affinées, et d’une plus grande expertise dans l’analyse non seulement des objets et entités décrits, mais de l’impact de l’observation sur le témoin et son environnement social.

En d’autres termes, nous devons développer une méthodologie pluridisciplinaire qui intègre les six niveaux de réalité que nous avons identifiés et qui sont applicables aussi bien à SETI qu’aux ovnis, aux rencontres rapprochées et aux entités qui leur sont associées. Une telle méthodologie permettrait d’ouvrir la voie à la vérification rationnelle d’hypothèses dans un domaine important qui n’a été jusqu’ici que trop longtemps été mis à l’écart du courant de la science classique.

Jacques Vallée et Eric W. Davis

Traduction

Franck Boitte et Jacques Costagliola

source : http://www.jacquesvallee.net/bookdocs/uapdefinitif.pdf

LE CAS DES OVNIS 9 février, 2011

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LE CAS DES OVNIS dans Exo-contactsDr Morris K. Jessup

 

Les soucoupes volantes ne sont pas quelque chose de nouveau! Pendant des milliers d’années les hommes ont vu des objets mystérieux dans les cieux…

Probablement les plus vieilles et presque sûrement les plus prolifiques des sources portant sur le vol sans ailes, sont les rapports des monastères indiens et tibétains. Ceux-ci en eux-mêmes sont presque concluants. Les rapports d’il y a 15 000 ans impliquent le vol sans ailes au moins 70 000 ans avant cela. Ajoutez ceci à la visite enregistrée d’une flotte spatiale à la cour de Thoutmosis III, environ 1500 av. J.-C et nous sommes près d’être égal aux apparitions d’aujourd’hui.

La preuve d’un intérêt continu par les habitants de l’espace vient de la France médiévale où Adamski eut un scoop avec des éléments de la populace française à qui on fit faire des voyages dans des OVNIs. Si des visites anciennes en Asie, des contacts ultérieurs avec les Egyptiens au sommet de leur culture, des rumeurs d’associations de vol avec la disparition de l’Atlantide et des tours de la France il y a quelques siècles, indiquent un modèle, alors il ne faut pas s’étonner que les civilisations d’aujourd’hui, peut-être les plus spectaculaires de toutes, reçoivent de l’attention.

De beaucoup de façons, les données les plus intrigantes de toutes viennent des astronomes sceptiques. Leurs observations ont vraiment tendance à être quantitatives, notées dans le temps et documentées. Les données astronomiques sont plus que simplement qualitatives. Autrement dit, les astronomes eux-mêmes, étant des chasseurs de données consciencieux, n’étaient pas satisfaits de voir simplement des choses se déplacer dans l’espace. Bien qu’inconscients de la vraie nature de ce qu’ils ont vu, ils ont enregistré tout ce que le temps et l’équipement permettaient et, en conséquence, ils nous ont permis de localiser l’habitat des OVNIs.

Comme avec nos propres observations d’aujourd’hui, n’importe quelle observation simple par un astronome pourrait être une erreur ou une illusion. Mais des centaines d’observations sont impliquées et des douzaines d’astronomes fiables sérieux. On a vu beaucoup de choses rondes traversant les disques du Soleil et de la Lune et certains dans l’espace sans arrière-plan. La rondeur implique des formes sphériques ou discoïdales.

On a vu des lumières dans l’espace, certaines d’entre elles près de Mercure, de Vénus, de Mars et de la Lune et certaines entre nous et ces corps célestes, pour qu’ils puissent être sur leurs surfaces. Dans le cas de la Lune, des lumières ont été vues sur sa surface.

Il y a eu des ombres sur la Lune et sur la Terre qui pourraient avoir été projetées seulement par des appareils spatiaux manœuvrés. L’apparition des grandes comètes et de la tache rouge brique sur Jupiter à la fin des années 1870 était coïncidente avec l’apparition mystérieuse d’un nouveau cratère sur la lune précisément de la taille de l’OVNI vu par des astronomes entre la Terre et la Lune.

Les astronomes ont vu deux classes distinctes d’objets : les sphériques, au contour précis et les brumeux, nébuleux. Les deux ont semblé subir une manipulation intelligente et montrer des mouvements irréguliers. Dans tous ceux-ci se trouvent des caractéristiques qui ont des contreparties parmi les observations listées par des observateurs ordinaires depuis 1947. Des observations simultanées par deux observateurs ou plus ont de temps en temps établi les distances approximatives des OVNIs par la parallaxe d’étude. (« La Parallaxe » est le déplacement, souvent mesurable, causé en regardant un objet de deux points différents; levez par exemple un doigt et considérez-le d’abord d’un œil et ensuite de l’autre. Le déplacement sur un arrière-plan clair est la parallaxe.)

En somme, la preuve astronomique des OVNIs, quoique moins volumineuse que d’autres types, est mieux fondée dans des données factuelles et quantitatives. On doit lui donner un grand poids. Si, en réalité, la profession astronomique doit être forcée dans la position d’être le témoin principal pour la défense, dans le cas des OVNIs, ses membres subiront un type d’embarras des plus singuliers, car leur position est celle peu enviable d’avoir été la plus dogmatique et la plus humiliante.

Il semble malheureux que l’astronomie, autrefois leader dans la recherche de la connaissance qualitative, dégénère apparemment dans l’opposition à la recherche. Cependant, l’astronomie, bien que strictement une science d’observation et non une science expérimentale, prend la première place en niant les données authentiques d’observation qui menacent de renverser très facilement le véhicule de la science.

Dans une science d’observation comme l’astronomie, les lois doivent être construites d’après des observations répétées innombrables et pas, comme c’est partiellement vrai dans la physique et la chimie, sur la base de l’expérience duplicative de laboratoire. Dans de telles affaires, comme l’astronome sait seulement trop bien, des observations répétées doivent être acceptées comme équivalentes à la preuve.

Beaucoup de principes d’astronomie sont dans une telle catégorie. Pour ne prendre qu’un exemple, l’histoire de vie hypothétique d’étoiles est basée entièrement sur la séquence spectrale prétendue construite seulement sur les observations spectroscopiques de milliers d’étoiles et le groupement subséquent et l’arrangement de celles-ci dans une certaine structure logique. Même dans cette séquence lourde il y a des éléments erratiques, ou des étoiles avec des spectres particuliers, dont la nature réelle est une question de spéculation même après cent ans de spectroscopie. Cependant, l’astronome peut guère nier l’existence de l’étoile manifestement brillante, peu importe combien ses ondes lumineuses peuvent être récalcitrantes.

Il y A de l’Intelligence dans Espace

La quantité énorme de matériel du passé, dans toutes les catégories, montre clairement que l’intelligence existe dans l’espace! « L’intelligence » est la condition sine qua non de notre analyse. Sans cela nos pensées peuvent être sans signification. Avec cela, nos postulats corollaires sont automatiques.

Partout dans ce livre, nous faisons quelques distinctions plutôt subtiles. La différence entre la pluie et « la chute de l’eau » est l’une d’elles. Pour nos concepts de notre environnement spatial nous devons faire une division semblable entre « esprit » et « intelligence ». « L’esprit », pour nos buts, est la fonction pensante du cerveau de l’humanité, ou peut-être d’animaux inférieurs. Par « l’intelligence », nous devons concevoir plus largement une capacité de penser, de construire, de diriger, d’analyser, de projeter, de naviguer, de rire, etc…, qui n’est pas nécessairement une partie, ou associé à un cerveau incarné, bref, nous devons ajuster notre ego à la possibilité que l’intelligence existe dans l’espace, qu’elle peut être et est probablement supérieure à la notre propre et qu’elle peut peupler les entités physiques d’une nature désincarnée comme les corps nébuleux ou semblables aux corps nuageux observés par Barnard (décrit plus tard).

Partout nous cherchons des objets, des corps, des événements qui ont été faits, formés ou guidés par des forces évidemment contrôlées par « une intelligence » qui a le pouvoir de décision, par opposition à ceux qui ont simplement été soumis à des forces « physiques » et des lois « physiques », comme la gravitation et les lois de Kepler ou de Newton. Seulement ainsi pouvons-nous établir « l’intelligence » comme un composant universel de l’espace environnant.

Personne ne connaît la nature précise de cette intelligence spatiale, beaucoup moins la nature du corps physique dans lequel elle réside. Cette intelligence semble se manifester de beaucoup de façons. Dans notre étude de tempêtes nous avons été pilotés inexorablement pour admettre que certaines tempêtes ont un aspect artificiel, une sorte d’apparition organique, un air de fabrication pour un but et pour effectuer ce but. Nous postulons donc un certain pourcentage d’artificialité, ou d’intelligence, parmi ce petit pourcentage des tempêtes qui apparaissent soudainement dans des cieux autrement calmes, qui continuent d’une façon constante, comme en dissimulant quelque chose et déchargent des matériaux particuliers. Elles semblent trop concentrées, peut-être trop directives, pour être entièrement météorologiques dans leurs origines.

Afin de s’assurer ensuite que nous ne laissons pas sciemment échapper de preuve contribuante possible dans l’affaire OVNIs, je vous demande de tenir ces tempêtes et ces formations de nuage en mémoire et, si possible, de les adapter dans la base de toutes conclusions globales que vous pouvez finalement tirer.

Je crois que les structures spatiales de cinq à vingt miles de diamètre (NdT 8 à 32 km) sont suffisamment grandes pour produire de telles tempêtes et il peut y avoir des éléments de préméditation en faisant ainsi, rien que pour le camouflage ou la dissimulation.

Il peut être difficile de voir la signification de l’antiquité dans la considération de vol spatial ou de résidence dans l’espace. Mais l’échec de considérer le contexte en expansion du problème OVNI est le facteur unique le plus grand dans le chaos épouvantable qui engloutit cette énigme. Ne prenez qu’un petit article : le bout de fer météorique qui a été trouvé profondément dans un lit de charbon du tertiaire. Le lieu et la découverte sont authentiques. La forme est purement artificielle. Ce n’est qu’un pouce environ au carré, pratiquement un cube. Quatre côtés sont plans et les autres deux sont de forme convexe, avec une symétrie totale. Autour des quatre faces planes court une cannelure, réalisée géométriquement. Voici trois faits établis :

1. Placement dans un lit naissant de charbon il y a environ 300 000 ans.
2. Fait de fer météorique, identifiable par la structure et le contenu chimique.
3. Clairement formé par des moyens artificiels.

Le nombre d’explications sur les manières dont il est entré dans ce lit de charbon peut être peu ou beaucoup, mais il y a un fait de base qui ne peut pas être oublié en le moquant: Ce morceau d’acier naturel a été formé par une instrumentation intelligente il y a au moins 300 000 ans!

Nous pouvons continuer, mais quelqu’un doit faire un choix, ou nier et ignorer tout le substrat factuel. La science l’a ignoré. Le choix est plus irritant à faire face : ce gadget, a-t-il été créé comme il l’était par une intelligence, placée là par l’homme indigène de la terre, ou a-t-il été laissé tomber de l’espace par un voyageur spatial ?

Vous voulez dire : placé par l’Homme ? Alors il y avait une race d’hommes ici il y a 300000 ans qui en connaissait assez pour former l’acier et, par déduction, faire la machinerie. S’ils pouvaient la faire, ils avaient très probablement une locomotion d’une certaine sorte et il n’y a pas de bonne raison de nier qu’ils pourraient avoir trouvé le vol spatial par recherche ou par accident. Au pis aller il y avait le temps de développer une civilisation de n’importe quel raffinement prescrit. La science n’aime pas cela. L’alternative à cette corne du dilemme, nous devons envisager le vol spatial d’il y a 300000 ans, capable d’apporter cette petite pièce de machine à la Terre, ou d’apporter la civilisation elle-même et la planter ici dans ce type de vie animale jugée la plus probable et appropriée pour perpétuer et développer la capacité mentale. C’est en effet un choix désagréable pour des esprits inhibés.

Nous pouvons conclure que l’habitation de l’espace a existé pendant beaucoup de millénaires. Nous ne nous soucions pas si les terriens partirent dans l’espace comme question de commodité, de confort et de sécurité après avoir soufflé une partie de la planète; ou si des habitants spatiaux ont créé l’intelligence terrestre « à leur propre image. » Franchement : « quelle est la différence ? » La pensée de base est que l’homme vit dans un monde dans lequel il n’est ni l’être dominant total, ni l’être suprêmement intellectuel.

Il y a eu une controverse faisant rage pendant des générations entre pro-Atlantes et anti-Atlantes en ce qui concerne l’antiquité de l’humanité civilisée sur cette planète. Les restes archéologiques de ces noyaux de civilisation qui, pendant 7 000 ans ou plus, se sont remises de l’impact céleste qui a causé l’inondation traditionnelle, a redistribué le sol superficiel de la terre, détruit des continents et en a fait de nouveaux, coulé l’Atlantide et Mu et a levé la plaque en général, sont aisément disponibles en quantité. Ils offrent des matériels faciles pour l’étude. L’archéologie et l’ethnologie, partageant avec l’astronomie la caractéristique d’être d’observation et pas expérimentales, ont construit leur structure entière sur l’étude de ces restes. Cependant, sous-jacents et mélangés avec ce tableau énorme de matériel, il y a les restes des cultures d’âge presque ineffable. Leurs artefacts ont été soumis aux cataclysmes géologiques et cosmiques de violence presque incompréhensible et peu de reliques principales restent pour la lecture. Ce peu, cependant, est rejeté comme des aberrations d’archéologie et l’ethnologie et leur existence même est enterrée ou niée dans des efforts d’éviter de renverser le château de cartes si laborieusement établi par ces branches d’étude.

Ces études s’écroulent presque complètement à une antiquité d’environ 7 000 ans, point auquel ils rencontrent ce que le mathématicien appelle discontinuité. Beaucoup d’oasis de culture ainsi étudiés apparaissent, soudainement, dans l’analyse finale, comme continuités d’exploitation, avec peu d’indication de développement et considérable pour montrer qu’ils étaient les restes dégénérés de quelque chose déjà perdu derrière le rideau brumeux de l’antiquité. C’est ma croyance que nous devons reconnaître « les faits et gestes » d’hommes dans les éons avant la collision de la Terre avec un ensemble énorme de matériau météorique qui a frappé l’Hémisphère Occidental il y a environ       10 000 à 15 000 ans.

Des livres ont été écrits, des bibliothèques entières, pour montrer cette antiquité, mais cela n’a pas encore été accepté, même en principe, par aucune branche de la science. La géologie s’oppose à n’importe quel type de changement cataclysmique de la structure de la terre et ira à n’importe quels extrêmes pour éviter de venir aux prises avec ses singularités. Malgré tout chaque science s’écroule quand elle est forcée d’envisager l’origine du développement intellectuel de l’homme.

Les quelques singularités dans les pages suivantes montrent qu’il y a eu des cultures très antiques, ou des civilisations qui peuvent avoir et pourraient avoir développé les méthodes de vol beaucoup plus simple et plus efficace que la nôtre et s’associer plus directement aux forces que nous ne comprenons pas encore . De nouveau nous traitons avec la preuve indirecte, pas toujours de la clarté la plus grande. Cependant dans le soutien d’une antiquité d’un tel ordre j’ai vu et j’ai touché la maçonnerie taillée dans la montagne solide en pierre en Amérique du Sud, qui précède certainement les glaciers des Andes et presque certainement précèdent la formation des montagnes elles-mêmes. Ce travail est supérieur en technique à celui accompli par notre civilisation actuellement mécanisée. Beaucoup de cette construction, la sculpture et le creusement de tunnels  pourraient seulement avoir été accomplis par des forces différentes de celles dans notre utilisation d’aujourd’hui. La difficulté est en grande partie soluble en reconnaissant une force de lévitation développée et utilisée par le même dénominateur commun – le vol spatial – qui simplifie tant d’autres énigmes pour nous.

Sur la base de la preuve d’une antiquité impliquant les époques de 50 000 à 200 000 ou 300 000 ans ou plus, nous postulons le développement antique de quelque genre de science qui, soit produisit le vol spatial, soit a été apportée à cette troisième planète via le vol spatial. Je ne crois pas qu’il a de grande signification à notre thèse à l’heure actuelle que l’une ou l’autre de ces suppositions soit la plus probable d’être vraie. L’une ou l’autre est répugnante à la science et à quelques religions, cependant l’une ou l’autre présente un contexte de caractère conventionnel favorable à un développement extrêmement antique de vol sans ailes. Rien d’autre ne répond à toutes les énigmes présentées par des faits observés et enregistrés.

Comme vous verrez, l’histoire est remplie des histoires d’une autre grande catégorie de phénomènes : les disparitions mystérieuses et fantomatiques de gens, séparément et en groupes, publiquement ou dans l’obscurité non observée. Ces épisodes irritants ont semblé d’abord avoir peu en commun avec les chutes d’objets et les cabrioles de tempêtes. Beaucoup sont des incidents qui, si leur réalité a été admise vraiment, sont dans la vue des scientifiques, des spirites et des étudiants du surnaturel, considérés pour appartenir ou avoisiner le prétendu surnaturel. Dans ces ségrégations nous devons placer la disparition des équipages de bateaux, comme l’Oiseau de Mer et la Marie Céleste; les disparitions d’individus tandis qu’ils étaient en compagnie de leurs pairs. Il n’y a pas beaucoup d’hypothèque à faire avec celles-ci. On peut dire les histoires et mettre les cas en tas comme un grand groupe non expliqué d’événements. Aucune explication autre que celle d’enlèvement par un engin aérien ou céleste dirigé intelligemment ne peut être avancée! C’est presque un cas de preuve par défaut. Avec des avions, il y a peut-être un certain élément supplémentaire autre que la fatigue du métal qui implique le frappement de certains objets apparemment solides en l’air, ou étant pliés par des forces inimaginables juste avant de tomber . (À cause de cette preuve complémentaire j’ai mis les accidents d’avions dans une section séparée de la Partie Trois, ci-après.)

Les avions semblent frapper quelque chose qui les écrase ou les déchire, qui est néanmoins invisible et qui frappe avec une telle soudaineté que les pilotes n’ont pas de temps pour lancer un cri via leurs radios toujours en fonctionnement. Puis aussi, il y a les cas d’oiseaux morts ou effrayés et les cas de gens frappés par des forces invisibles, comme avec dix-sept soldats marchants au pas dans la France du dix-huitième siècle qui ont été terrassés simultanément par un agent invisible.

Après l’analyse de ces choses, on spécule quant aux nouveaux types d’obstacles aussi bien que de nouvelles forces. Prenez le mystérieux objet Maunder (Errant), qui s’est déplacé délibérément à travers le ciel au-dessus de l’Angleterre du sud en novembre 1882. Rand Capron, une autorité sur l’atmosphère, a dit que c’était auroral, tandis que d’autres scientifiques également compétents ont dit que c’était un objet physique ou matériel. Puis il y a les nombreux apparitions modernes de choses qui semblent manifester une action intelligente et posséder toutes les caractéristiques physiques normales sauf la masse ou le poids. Nous nous souvenons que le radar voit les choses qui ne sont pas visibles à l’œil.

A partir de telles analyses nous allons par étapes pour concevoir une force, un rayon, ou un foyer, dans un certain champ de force inconnu, ou du moins non compris, qui produit la rigidité dans un volume localisé ou brusquement délimité d’air, ou probablement dans l’espace lui-même. Nous pensons à quelque chose comme les cristaux de glace se gelant dans un corps d’eau. L’élément reste le même, mais ses attributs physiques changent  soudainement et résolument.

Un autre exemple pourrait être le passage d’un champ magnétique limité mais puissant à travers une dispersion de limaille de fer ou de poudre de fer. Avant l’approche du flux magnétique, la poudre est relâchée, flexible et pénétrable. Cependant, quand le flux entre dedans, invisiblement et imperceptiblement aux sens de l’homme, cette poudre docile devient rigide, tenace, cohérente et au moins semi-solide.

Les habitants de l’espace ont-ils une force qui produit cette rigidité provisoire en l’air, ou même probablement dans le champ de gravitation lui-même ? Ou créent-ils les concentrations « locales » du champ de gravitation comme nous sommes capables de faire avec le champ magnétique ?

Supposons qu’une certaine entité intelligente dirige une concentration de potentiel qui pourrait rendre les petits volumes d’air raréfié rigides, pourrait installer une sorte d’île dans le champ de gravitation ou magnétique, déplaçant l’île comme la tache d’un projecteur est déplacée sur des nuages minces. Une telle chose serait invisible, aurait beaucoup d’attributs physiques d’un corps solide, mais de très petite masse. Par exemple, son mouvement à travers l’air serait comme une onde et n’impliquerait pas plus de translation du médium que la tache du projecteur exigerait le mouvement du nuage qui a permis au rayon d’atteindre la visibilité. Dans le déplacement, cette île « se gèlerait » simplement sur le bord d’attaque et « dégèlerait » sur le bord de fuite. De cette façon il pourrait avoir une vitesse presque infinie et aussi une accélération, comme la tache du projecteur. De cette manière il semblerait être sans masse et en réalité il serait sans masse, parce que seulement le rayon de force se déplacerait, pas l’air. Cependant, dans la résistance à l’impact d’un oiseau, d’un avion, ou, peut-être d’un météore, il aurait la masse et une masse très destructive. Un pilote envoyant un avion dans un tel corps n’aurait aucun avertissement. Cependant si une telle chose était de quelques centaines de yards en diamètre, sa masse en résistant à l’avion serait des milliers de livres, peut-être de tonnes. L’analogie avec un bateau frappant un iceberg serait très proche.

Si une telle île de force était formée dans l’atmosphère supérieure, il pourrait être très possible pour elle d’avoir beaucoup des caractéristiques physiques d’un corps solide et cependant dans les questions d’illumination elle pourrait se comporter exactement comme des autres phénomènes d’aurores. Dans cette connexion nous devons nous rappeler que les phénomènes d’aurores sont magnétiques et peuvent être causés par les flots d’électrons du soleil qui sont, en effet, précisément le type de rayon de force sur lequel nous spéculons.

Il semble évident qu’un rayon simple ne pourrait pas avoir l’effet que nous avons suggéré, autrement le gel commencerait à agir le long de la longueur entière du rayon. Cependant, il est possible que le volume tridimensionnel inclus dans l’intersection de deux rayons puisse créer une telle île congelée.

Spéculant plus loin sur cette possibilité mystérieuse, souvenez-vous que l’oxygène est une substance magnétique. Ce n’est, peut-être, pas paramagnétique comme le fer, le manganèse et le nickel, mais néanmoins suffisamment magnétique pour qu’il puisse être séparé des autres constituants de l’air au moyen d’un champ magnétique.

Si une telle congélation était possible, considérez le résultat de croisement de deux rayons à la position aérienne exacte d’un avion volant et congelant de l’air autour et dans l’avion. Pourriez-vous, de cette façon, tenir un avion en suspension, ou même l’emporter? Pourriez-vous, par une concentration semblable de rayons, geler deux aviateurs sur les sables du désert d’Arabie et les emporter ? Pourriez-vous geler un homme et le soulever immédiatement hors de vue, ou faire qu’il soit invisible dans le bloc d’air gelé ou d’oxygène ? Pourriez-vous geler l’équipage d’un bateau et les supprimer du navire ? Pourriez-vous attraper ou tuer des oiseaux, rapidement et sur une région énorme, avec une telle chose et les déposer sur une ville en Louisiane ?

Toutes ces choses particulières sont arrivées, mais nous ne savons ni comment, ni pourquoi.

Avant que nous ne quittions ce sujet terriblement tentant, pensons à la nature d’une  aurore boréale. Dès l’époque de l’objet Maunder, il a été reconnu que les aurores sont des phénomènes magnétiques, ou au moins associées au champ magnétique de la terre. Cela a été de nouveau vérifié qu’elles sont reliées aux taches solaires et qu’elles sont probablement dues à l’interaction de flots électroniques du soleil ou de taches solaires.

Si ce n’est pas une aurore boréale, alors, quelque chose de beaucoup apparenté aux îles congelées que nous venons de postuler ? N’est-ce pas un volume délimité d’air raréfié attrapé dans la réaction saisissante d’un flot électronique passant par un champ magnétique ? Est-ce l’objet Maunder, alors, dans un sens tant matériel qu’immatériel; tant massif que non massif ‘ ? Est-ce que c’est la rencontre avec ces « poches » qui fait éclater les météores? Font-ils des lueurs brusques sur un écran radar ? Avons-nous un indice ici, ou sommes-nous dangereusement près de la science-fiction ?

Raccourci vers la Navigation spatiale

Ce n’est qu’une étape de telles contemplations vers une analyse semblable des « Foo fighters », des boules de feu, les objets semblables à une comète, d’habitude vus en groupes de six ou huit et les choses évanescentes rapides vues de temps en temps sur Washington. On doit considérer de tels phénomènes comme très probablement dus à une manipulation intelligente, ou à une télécommande, de structures éloignées et les observateurs techniquement formés disaient souvent autant. Nous n’excluons pas entièrement l’intelligence indépendante, mais beaucoup de ces manifestations ont plus de la qualité de quelque chose que, pour le manque d’une terminologie établie, nous pourrions appeler le type d’OVNI projecteur. Beaucoup de rapports ont décrit des objets ou des OVNIs comme apparaissant avoir été opérés par télécommande. Je crois qu’ils sont exactement cela.

Il n’est en aucun cas clairement établi que tous les phénomènes apparemment auto lumineux sont de cette nature. Il y a toujours un certain nombre de sphères lumineuses et disques qui semblent avoir plus de nature matérielle et contenir les intelligences qui les font fonctionner. Les objets graphiques vus par des astronomes dans l’espace sont des exemples et je pense, aussi, de telles choses que le disque vermeil qui est passé en  bourdonnant près du DC-3 du Capitaine Manning près de South Bend en Indiana.

« Les traces de sabots du Diable  » et les phénomènes liés, discutés ci-dessous dans la partie Trois, offre une autre clé ou indice et en les séparant de la masse de données non classifiées nous pouvons, de nouveau, supprimer un segment considérable de la charge qui alourdit le domaine psychique et paranormal. L’adhérent d’interprétations erronées aux marques de Sabot est plus fantastique que le phénomène lui-même. C’est incroyable, à moi au moins, que des gens assez intelligents pour gagner leur vie parmi leurs camarades essayeraient d’interpréter une séquence linéaire de marques exactement dupliquées, traversant des sommets de toit, des murs et des meules de foin assurément et au hasard comme des traces d’animaux. Ces marques étaient espacées également, arrivant une à une, non par deux ou quatre. Même dans la vieille mythologie il n’y a aucun conte d’un animal unijambiste.

Voici quelque chose de clairement mécanique. Avec une clarté égale c’est quelque chose manœuvrant dans le ciel. Puisque le phénomène mystérieux est arrivé un demi-siècle avant que notre race n’ait développé le vol mécanique, cela, pour moi, est une indication isolée et nette de vol spatial.

Partout dans la série des observations modernes (après Arnold) d’OVNIs, il y a un fil de références fréquentes « aux Ravitailleurs » et de super constructions énormes. La chose énorme poursuivie par Mantell et la chose de dix miles de long sur le Kansas sont des exemples. Il ne peut plus y avoir de doutes sérieux de leur existence. Il semble probable que ces constructions sont les domiciles des disques « menu-fretin », des sphères, les boules de lumière, etc, que l’on voit si fréquemment à proximité de la surface de la Terre et de nos avions, fusées, des terrains d’aviation et des villes.

C’est ma croyance que ces constructions sont peu nombreuses, pas beaucoup (il y a peu de possibilité, en fait, qu’il puisse y avoir seulement deux d’entre elles) et qu’elles ne viennent pas de planètes éloignées comme Vénus, Mars, Jupiter ou les étoiles bien plus éloignées. C’est ma croyance qu’elles sont d’habitude globulaires, parfois semblables à un fuseau et qu’elles sont une partie indigène du système de planète binaire Terre-Lune. Je fais cette déclaration sur la base des centaines d’observations astronomiques dans lesquelles les déterminations grossières de parallaxe peuvent être faites. La parallaxe montre que ces objets sont quelque part entre quelques centaines de miles et un maximum quelque peu inférieur à la distance de la Lune.

Bien que je crois que ces îles spatiales utilisent probablement tant la Terre que la Lune pour leur convenance propre, je suggère que leur habitat le plus naturel et permanent soit au point de gravitation neutre « Terre-Soleil-Lune », le système à trois corps qui est bien à l’intérieur de l’orbite de la lune.

Le doyen Swift était prescient en ce qui concerne son astronomie, prévoyant que Mars avaient deux petits satellites, dont l’un était près de la surface de Mars et faisait deux révolutions quotidiennement. On a fait remarquer que ce corps intérieur est trop proche de Mars pour être dans l’ajustement avec n’importe quel postulat connu de la distribution naturelle de satellites quant à leur corps parent. Cela peut être une indication que le satellite intérieur de Mars est artificiel. On a postulé que l’on n’a pas besoin de considérer la gravitation comme agissant avec une continuité uniforme, du centre du corps d’attraction extérieur, même si soumis à la loi carrée inverse. Un tel concept, aujourd’hui, serait particulièrement horrible pour la physique et l’astronomie. Cependant, il y a un rythme suspect à la distribution des planètes extérieures du soleil. Cela a été quelque peu brutalement exprimé dans la « loi » de Bode et malgré des protestations scientifiques il y a une similitude entre la structure atomique comme nous le comprenons et la structure évidente du système solaire.

Les raffinements de la loi de Bode indiquent des nœuds dans le champ de gravitation, auquel des planètes, des astéroïdes et probablement des comètes et des météores ont tendance à se placer. Une extension de la théorie aux systèmes satellites des planètes principales indique un système semblable de nœuds sur les échelles plus petites, où des planètes, plutôt que le soleil, sont des centres de gravitation. Cela indique une sorte de généralité et puisque les planètes plus petites, comme Vénus, la Terre, Mars, n’ont pas de systèmes satellites (la lune est plus un compagnon qu’un satellite et peut avoir rejoint la Terre par l’acquisition plutôt que la formation), il se pourrait bien que ces nœuds de gravitation soient occupés à un certain degré par des constructions navigables.

Pour une durée de presque deux cents ans il y a eu beaucoup de modifications de la loi de Bode, afin de la généraliser complètement et la rendre théorique aussi bien qu’empirique. Beaucoup de chercheurs ont prolongé la loi afin d’établir des nœuds en bas à la surface des corps centraux et ainsi les nœuds deviennent de plus en plus près les uns des autres pour qu’il puisse y en avoir beaucoup aux distances courtes du corps parent. Ainsi, si la loi ou ses dérivées ont un sens, il pourrait y avoir un certain nombre de ces nœuds orbitaux entre la Lune et la surface de la Terre.

Nous pouvons donc prendre comme fortement probable qu’il y a beaucoup de zones de convenance autour des planètes, aussi bien qu’autour du Soleil, qui est actuellement inoccupé par des planètes ou des satellites de n’importe quelle taille considérable et qui peut bien être utilisé par des habitants spatiaux éclairés. De telles zones, si elles existent, sont en plus du point neutre « Terre-Soleil-Lune » démontrable.

Puisque ce système de nœuds semble être une certaine fonction du rayon du corps d’attraction, il se peut qu’il y en ait une série complète dans des cercles concentriques commençant à la surface d’un corps parent comme la Terre, mais on peut à peine connaître leur existence ou la vraie nature jusqu’à ce que nous puissions d’une certaine façon déterminer la nature de la gravité elle-même. Il peut même y avoir des allusions disponibles pour nous quant à la gravité. Par exemple, aucun établissement définitif n’a jamais été fait de l’argument sur l’onde opposée et les théories corpusculaires de la propagation de la lumière. Une supposition que l’éther, une adjonction nécessaire à la théorie de l’onde, est identique avec le champ de gravitation, quoi que cela puisse être, réconcilierait les théories opposées et un quantum de lumière serait alors simplement une pulsation ou une fluctuation dans le champ de gravitation. Des études intenses des mouvements des OVNIs qui peuvent naviguer dans l’espace, pourraient fournir des indices essentiels à de tels problèmes.

Retournons un instant à la question de l’absence de masse de certains OVNIs. Leur capacité à réaliser l’énorme accélération a été une des énigmes les plus grandes pour les scientifiques. À maintes reprises on nous dit que les OVNIs ne pouvaient probablement pas contenir des corps vivants en chair et en os – que de tels corps ne pouvaient pas résister aux tensions imposées par les accélérations observées. Cependant un tel argument peut bien être basé sur des idées entièrement fausses quant à la nature des forces propulsives utilisées par les OVNIs. L’accélération endommage uniquement parce que les forces nécessaires à la produire sont appliquées extérieurement au corps vivant, ou aux membres structurels de toute machine volante. Toute force qui accélérerait simultanément chaque molécule du corps vivant ou de la structure mécanique éviterait toutes ces tensions et tant le vivant que la mécanique pourrait subir n’importe quelle quantité d’accélération sans dégât ou inconfort le plus léger.

Puisque les OVNIs, même les matériaux, semblables à la structure, sont observés supporter l’accélération sans encombre, nous ne pouvons que conclure que quoi que puisse être la force utilisée pour une telle propulsion violente, elle doit être d’une telle nature que toutes les fractions des corps accélérés y sont soumises individuellement. Cela pourrait seulement arriver par la réactance avec le champ de gravitation, parce que des matériaux non magnétiques ne réagissent pas à un champ magnétique. Donc, puisque de tels mouvements sont observés, nous devons arrêter de penser en termes de propulsion à réaction ou de fusée, ou réactance avec un champ magnétique, lesquels soumettent tant chair que métal aux pressions extérieures et, au lieu de cela, vérifier comment l’engin spatial obtient la réactance avec la gravité.

Cela devrait être évident à tous les ingénieurs et scientifiques que la propulsion par fusée ne résoudra jamais les problèmes de voyage spatial, non seulement à cause des problèmes inévitables d’accélération, mais à cause de l’impossibilité de transporter le carburant nécessaire et de porter les lourds moteurs de réactance. Peu de profanes se rendent compte que, pour le vol par fusée, le carburant a un but dual. Sa capacité à produire de l’énergie n’a pas plus de valeur que sa capacité de produire la réactance inertielle quand il est expulsé par une tuyère et donc, n’importe quel engin à propulsion par fusée doit porter la masse sous une certaine forme dans le but d’expulsion afin de créer la réactance. L’utilisation du carburant tant pour l’énergie que la réactance est seulement une solution partielle du problème et limite évidemment à la fois la gamme et la vitesse d’un engin spatial.

L’énergie nucléaire n’est certainement pas la réponse, au moins par rapport à la propulsion à réaction ou fusée, car toute l’énergie nucléaire dans le monde ne déplacerait pas un engin spatial, par propulsion par réactance, à moins qu’il n’y ait une énorme masse à éjecter et à perdre. La quantité d’une telle masse à dépenser est proportionnelle au poids de l’engin et au carré de la vitesse obtenue. C’est ici exactement que le coût élevé et l’impraticabilité des essais actuels de vol par fusée arrivent.

Une puissance bon marché doit donc être trouvée. Par puissance bon marché nous entendons quelque chose comme l’effet des vents sur le voilier, ou la réactance de cylindres tournants avec les vents, comme un navire scandinave a été essayé il y a vingt à trente ans. Une telle force ou une puissance devra prendre son origine dans la réactance directement avec le champ de gravitation, puisque les champs magnétiques ne représenteront pas les accélérations observées, ni ne sont, autant que nous savons, assez étendus dans l’espace.

Si l’argent, la pensée, le temps et l’énergie maintenant versés inutilement dans le développement de la propulsion par fusée étaient investis dans une étude de base de la gravité, il est probable en tout que nous pourrions avoir une navigation spatiale efficace et économique, à une petite fraction du coût final que nous encourons maintenant, dans une décennie.

Notre chemin présent de développement ne nous le donnera pas.

La science s’est successivement moquée de chaque pensée sur le contrôle de la gravité ou de la lévitation et une telle moquerie a dû être acceptée comme autorisée en absence de preuve du contraire. Une telle preuve nouvelle semble être en vue, ou du moins il y a une preuve de plus en plus forte que la gravité n’est ni si continue, ni si immatérielle, ni si obscure pour être complètement indocile à utiliser, manipuler et contrôler. Témoin non seulement les mouvements documentés d’OVNIs en forme de lumières, de disques, de nébuleuses, etc, mais les nombreux cas de pierres, de papier, de paniers à linge et beaucoup d’autres choses que l’on a vues quitter le sol sans cause apparente. Le levage des anciennes structures mégalithiques, aussi, doit sûrement être passé par la lévitation.

La même pensée inhibée qui a successivement réveillé nos protestations est responsable de la direction inadaptée de notre attaque sur les problèmes de vol spatial par l’énergie de type fusée. Il doit y avoir, et presque certainement, une meilleure manière plus courte pour accomplir cela. La différence entre les méthodes pré-Inca de traiter des masses de pierre énormes et celles de nos ingénieurs actuels offre une sorte de parallèle. Nous devrions chercher l’itinéraire le plus simple, le plus direct – pas le gaspillage de nos ressources dans des méthodes impraticables.

Notre procédure est chère, encombrante, ennuyeuse et extrêmement gaspilleuse d’argent, de temps, de main d’œuvre et d’intellect. Si, au contraire, nous changeons notre concentration sur l’étude intensive de la gravité et mettons sur ce problème des cerveaux et une éducation comparable avec ceux qui ont résolu les problèmes de fission et de structure atomique, c’est ma croyance honnête que nous pouvons balayer le problème de la navigation spatiale à bon marché en une décennie.

C’est ma croyance que quelque chose de ce genre a été fait dans le passé antédiluvien, par la recherche ou par une certaine découverte fortuite de forces physiques et les lois qui n’ont pas encore été révélées aux scientifiques de cette deuxième vague de civilisation.

Il est toujours plus facile de découvrir un principe, ou un fait, si on connaît que cela existe d’avance. Il a probablement aidé Christophe Colomb dans sa recherche « des Indes », bien qu’il ait trouvé quelque chose de légèrement différent. C’est ma croyance que la possibilité de contrôle de la gravité, ou au moins la réactance de gravité, a été fortement indiquée par les phénomènes inscrits dans ce livre.

Le Domicile des OVNIs

Il semble y avoir quelque chose de périodique dans les événements d’origine céleste et spatiale. Cela a été appelé à notre attention par John Philip Bessor dans le Saturday Evening Post dès mai 1949; mais personne n’a jusqu’à présent été capable de cataloguer et classifier assez de ces données pour déterminer à coup sûr si de tels cycles existent, beaucoup moins leur période ou leur cause. Il n’est pas particulièrement stupéfiant que ces phénomènes soient cycliques, car pratiquement tout ce qui est astronomique est périodique. Si la périodicité pouvait être fermement établie pour ces phénomènes, ce seul fait serait la preuve de leur réalité et intégration à notre monde organique.

La ruée des singularités et des événements peu communs dans la décennie 1877 à 1887 est beaucoup en évidence. Peut-être cela semble vraiment tirer un peu sur la corde si on essaye de comprendre que la présence des grandes comètes, ou l’activité de la Tache Rouge sur Jupiter, étaient influents dans la cause de tels événements, mais que tous ceux-ci étaient concomitants est indéniable. Si la vie spatiale est limitée au système Lune-Terre, il n’y a probablement aucune cause commune, mais on doit, cependant, le garder en mémoire.

De pertinence plus grande est l’activité observée et authentifiée sur la surface lunaire pendant ces années-ci et celles immédiatement précédentes. Non seulement y avait-il des apparitions et des disparitions de cratères lunaires de la taille de certains des plus grands engins spatiaux que l’on a vus, mais il y a un peu de preuve que des entités nébuleuses planent sur ces cratères évanescents et contribuent à leur obscurcissement.

Les observations de phénomènes OVNI et des événements liés sur ou près de la surface de la Terre peuvent être déformées par l’excitation, l’émotivité et le préjugé. Mais les observations directes de vie spatiale et son activité contingente, comme vues par des astronomes, sont plus objectives et enregistrées plus calmement. Nous pouvons nous sentir plus détendus en traitant avec elles, sur un terrain plus solide.

Les observations astronomiques se classent naturellement en trois catégories : lumières, ombres et corps. Les lumières et les ombres, peut-être, forment en réalité un groupe puisque l’une est la contrepartie de l’autre, tandis que les corps, d’autre part, ont tendance à se diviser en deux groupes, l’un composé d’appareils solides et l’autre d’unités nébuleuses ou semblables à des nuages.

Les lumières semblent être particulièrement représentatives d’intelligence, particulièrement quand elles semblent avoir un mouvement indépendant, ou briller en places où il semble n’y avoir aucune activité organique naturelle, car les lumières doivent être créées aussi bien que manipulées. Les centaines d’observations de lumières sur ou près de la Lune et dans d’autres parties de l’espace voisin – les lumières qui semblent montrer volonté, résolution et direction – sont extrêmement difficiles à expliquer sur une autre base que l’activité intelligente dans l’espace. D’autre part, elles deviennent un corollaire naturel à une telle activité. De nouveau, puisque la science a échoué tout à fait à offrir une autre explication acceptable, nous demandons que ces lumières soient prises comme un phénomène de plus qui peut être simplement adapté à notre environnement organique par un dénominateur commun de vol spatial et de vie spatiale.

Les ombres sont presque aussi facilement identifiées avec l’intelligence que le sont les lumières et l’une est plutôt bien la contrepartie de l’autre. Leur validité ne peut pas être niée. L’ombre de Russell sur la Lune, de 1 500 miles (NdT 2400 km) en diamètre, tenant une position stable pendant des heures, ne peut pas être vivement écartée. Les ombres sur nos propres nuages, comme vu au Texas et en Angleterre, sont la preuve irréfutable que quelques corps dirigeables se déplacent dans la haute atmosphère ou dans l’espace voisin.

On peut considérer que les corps vus dans l’espace ont une connexion plus directe et évidente avec l’intelligence que ne le font des lumières et des ombres. Il y avait un temps où des astronomes, voyant ceux-ci par douzaines, pensaient qu’ils étaient des planètes intra-Mercuriales, ou des astéroïdes. Les analystes aigus ont depuis longtemps dissipé ce malentendu, mais ils n’ont pas découragé, ni n’ont discrédité les observations. Celles-ci sont restées sans explication pendant beaucoup de décennies et certains pendant des centaines d’années. Toutes ces observations sont graduellement venues pour être considérées comme erratiques, être ignorées si possible. Les astronomes qui n’ont pas fait de telles observations ont aimé les appeler des hallucinations, particulièrement les fusiformes dont la configuration n’a pas ressemblé à celle d’objets célestes plus généralement connus. Des passages massifs, comme ceux vus par Herschel et Bonilla, ont été moqués comme étant des insectes, des oiseaux ou des graines; ou au pis aller, des essaims de météores.

Peu d’effort a été fait pour déterminer la parallaxe de tels objets, donc leur distance n’a jamais été établie objectivement. Nous ne pouvons pas en blâmer trop l’astronome individuel, particulièrement puisque beaucoup de ces observations ont été faites par des amateurs. À cette époque il n’était pas entré dans notre compréhension que n’importe lequel de ces vagabonds spatiaux pourrait être ainsi si près de la Terre que la parallaxe serait considérable entre des observateurs éloignés de seulement quelques miles. Il est resté pour nous, nous éveillant à l’importance de ces anciennes observations, à faire ce que nous pouvons des études de parallaxe pour déterminer la distance des objets aperçus. Il n’est pas étonnant que nos découvertes justifient les analyses précédentes, mais il peut y avoir un élément de stupéfaction dans la découverte que ces corps sont pilotés à l’intérieur du système Terre-Lune.

Il y a quelque chose de plus étonnant, cependant, dans la découverte que les observations astronomiques incluent deux types distincts et divergents de corps : les structures solides géométriquement formées et les nuages nébuleux mal définis. Tous les deux ont été enregistrés par des témoins impeccables. Les deux ont montré exposer les preuves de direction intelligente ou de contrôle. Tous les deux ont leurs cas parallèles parmi les observations actuelles d’OVNIs vu par l’homme de la rue, depuis 1947 et par nos ancêtres comme indiqué dans des rapports historiques.

Assez étrangement, cependant, on a vu les types nuageux vraiment loin dans l’espace et associés plutôt probablement avec de telles grandes comètes comme celle de 1882. Mais qu’ils soient vus des deux-tiers d’une unité astronomique ou planant sur le Port de New York, ils ont eu des caractéristiques particulières. Certains de ceux vus par Schmidt dans le voisinage de la grande comète de 1882 s’y déplaçaient tant avec la comète qu’à angle droit et il y avait sans aucun doute des objets se déplaçant dans la tête de la comète.

Les observations astronomiques sont si définies que nous devons les laisser en grande partie parler par elles-mêmes, plutôt que désigner de nouveau leur concentration certaines années. Peut être de nouvelles enquêtes révéleront d’autres années de concentration, mais la tâche est énorme. Il est possible de dire, cependant, que la recherche a été assez complète pendant les années 1877-86. Il y a raison de penser que l’enquête intensive suivante pourrait porter des fruits si elle est concentrée autour des années antérieures 1845-1860.

C’est mon affirmation que ces observations de mouvement explique bien l’existence spatiale de nuages spatiaux contrôlés et de structures spatiales et que rien d’autre de connu à l’homme ne les explique vraiment. Que les structures soient l’habitat de quelque intelligence semble assez raisonnable, mais nous commençons aussi à nous demander si l’intelligence est aussi inhérente aux grands nuages. Si elle l’est, alors nous nous trouvons presque certainement devant le besoin de nous ajuster à un nouveau type d’intelligence et de « vie ».

Des observations par Harrison, Gould, Perrine, Swift, Brooks et d’autres manifestent indéniablement que certains des objets vus par des astronomes sont soumis à des  contrôles volontaires et constants, qu’ils soient du type cométaire (nébuleux) (selon Harrison, Perrine, Gould, Bone), ou des types planétaires (structurels) (selon Watson, Swift, Lescarbault, Gruitheinsen, et al.).

La littérature astronomique de 1885 jusqu’à maintenant n’a pas été que vaguement incluse et recherchée. Si ce n’est qu’une fraction aussi prolifique que celle « des années de comètes, » y a-t-il, en effet, une richesse de connaissance d’OVNI attendant un peu de recherche. On doit douter s’il y en a tant dans des années suivantes, parce qu’il est devenu de plus en plus démodé de publier une telle information. Il est à peine possible que les bureaux de rédaction de quelques publications scientifiques puissent conserver un peu de leur vieille correspondance et, s’il en est ainsi les lecteurs qui ont assez d’intérêt et accès à ces fichiers pourraient récolter une riche récompense d’un peu de lecture. La recherche des bloc-notes des observateurs et des fichiers d’observatoire pourrait aussi porter des fruits et les vieux fichiers de papiers quotidiens et hebdomadaires, particulièrement où il y a des observatoires professionnels ou des clubs amateurs actifs, pourrait dégorger une certaine information de valeur. J’accueille les rapports de tels articles.

Je suggère une alliance entre des astronomes amateurs avec des télescopes et des enthousiastes d’OVNI, dans le but de garder les yeux sur le point de gravitation neutre du système « Terre-Soleil-Lune ». Au moment de la nouvelle lune et d’éclipse solaire, ce point neutre sera directement aligné sur le Soleil et sur la Lune, qui seront soit superposés dans le ciel, soit très près l’un de l’autre. Quand la Lune s’approche du premier quartier le point neutre se déplacera vers l’est (gauche) du Soleil et reculera dans la ligne entre la Lune du premier quartier et la pleine Lune. Après la pleine Lune et jusqu’au troisième quartier le point neutre se déplacera vers l’ouest (droite) du Soleil et se déplacera de nouveau vers le soleil entre le troisième quartier et la nouvelle Lune. Le point neutre atteindra sa distance maximale à gauche ou à droite au premier et au troisième quartiers, mais ne suivra pas la Lune autour de la Terre. À la nouvelle lune le point neutre sera très près de la Lune et ce sera le moment pour surveiller l’atterrissage ou décollage d’objets de la Lune, bien que ce soit le plus mauvais moment d’entre tous pour voir quoi que ce soit dans cette région à cause de la lumière éblouissante du Soleil. D’autre part, au moment de la pleine Lune le point neutre sera le plus près de la Terre et directement aligné avec le Soleil et ce sera le moment pour surveiller des objets traversant le disque du soleil, probablement de gauche à droite. Tout cela en supposant que des structures spatiales se servent vraiment du point neutre à cause des problèmes de navigation diminués. Cherchez des formations et des groupes qui sont particulièrement indicatifs d’action intelligente.

Des masses cométaires, d’autre part, seront vues plus facilement dans d’autres parties du ciel et sont moins probables pour utiliser le point neutre. Cherchez-les dans le ciel du nord lors de nuits sombres et attendez-vous à ce qu’elles semblent exactement comme de petites comètes sans queues ou comme une petite nébuleuse. Leurs mouvements rapides indiqueront leur nature. Observez la région du terminateur sur la lune pour l’activité lunaire de surface. Vous pourriez avoir une surprise.
Les OVNIs, comme nous avons vu et comme a été noté par Palmer et Arnold, Leslie, Wilkins, Fate et d’autres, ont été alentour pendant des milliers d’années. Cela n’a pas été un secret qu’un certain principe de vol spatial ou de lévitation étaient existants; le problème était de le redécouvrir pour la civilisation contemporaine. Comme nous avons dit auparavant, il est plus facile de découvrir un principe scientifique si on sait que cela existe.

Si les terriens peuvent être si près de cela maintenant, d’autres races, non-terrestres ou de grande antiquité terrestre, peuvent déjà l’avoir.

Les secrets de vol antique et de lévitation, selon des chercheurs dans des rapports orientaux très anciens et annoncés par Churchward, Leslie et d’autres, ont été préservés dans les monastères de l’Himalaya : au Tibet, au Népal, en Inde et en Chine.

Vol Spatial – Dénominateur Commun

Si on me demandait d’exposer ma thèse en un mot, je crois que ce mot serait l’isolationnisme, ou si je pouvais trouver une petite place pour un trait d’union, l’anti-isolationnisme.

Quoi que nous pouvons faire ou penser, nous devons prolonger nos idées d’un monde pour inclure au moins un système solaire et peut-être plus. Mais, si vraiment, il est au-delà de la compréhension de nos esprits fatigués pour aller plus loin à l’heure actuelle et nous devrons juste être contents de considérer notre système solaire comme une entité vivante.

Cette planète lasse de la guerre, écœurée et salie n’est pas seule – c’est juste une cellule dans une unité multi-cellulaire. Renaissons de l’idée sédative favorisée tant par la science que par la religion que l’homme, l’Homo sapiens, d’ici et maintenant, des Etats-Unis et d’aujourd’hui, est le point final, glorieux, du travail d’un créateur tout-puissant et bienveillant, tout seul dans un univers infini. Cela ne peut pas être vrai – et dans nos cœurs honnêtes nous savons tous que ce n’est pas ainsi.

Si l’on peut m’accorder encore un mot, ce mot serait la Vérité. Je suis intéressé par la vraie connaissance, par égard pour elle. C’est ma philosophie que la science et la religion devraient avoir au moins une chose en commun : la recherche infatigable, incessante, inébranlable de vraie connaissance impartiale, non déformée du monde autour de nous … et, de nouveau, j’utilise le mot monde dans son sens ancien, original et global.

Pour s’écrier que nous avons découvert la vérité sur les OVNIs serait d’inviter la raillerie, même pour notre effort. Donc, laissez-nous récapituler nos conclusions et les préfacer avec la même déclaration de largesse d’esprit que nous exigeons d’autres, que nous invitons à s’immerger dans nos études de singularités historiques, météorologiques et astronomiques.

Nous croyons que nos analyses ont pris chaque possibilité en considération et nous ont fourni les réponses les plus logiques. Nos conclusions générales alors, sont :

1.      Un nombre énorme de phénomènes jusqu’ici non expliqués est aisément représenté en admettant qu’ils résultent de l’action intelligente de la part d’êtres vivants dans l’espace dans des appareils navigables.
2.      Des observations abondantes par des astronomes accrédités, malgré l’attitude générale de la profession, indiquent tant l’existence que l’emplacement des structures mères desquelles les OVNIs viennent.
3.      Les OVNIs peuplent l’espace entre la Terre et la Lune, probablement dans la région approximative du point neutre de gravitation « Terre-Soleil-Lune » de gravitation neutre, de 165 000 à 170 000 miles environ (NdT 265500 à 273500 km) de la Terre.
4.      Bien que certains des plus grands bidules (comme celui poursuivi par Mantell et celui de dix miles vu sur le Kansas) peuvent de temps en temps venir près de notre terrain, nous voyons, surtout, des observateurs petits, agiles des types tant solides que nébuleux qu’ils envoient pour des missions exploratoires.
5.      Ils ont développé une source de puissance bien supérieure à quoi que ce soit dont nous sommes conscient.
6.      Les OVNIs ont montré la voie à un programme de recherche raccourci qui pourrait nous donner la navigation spatiale en une décennie, à une petite fraction du coût d’essayer de développer le vol de fusée, si nous concentrerons seulement notre recherche dans les canaux appropriés.
7. Le nombre et la variété des OVNIs que l’on voit constamment sont la preuve presque a priori d’une origine près de la Terre. Même la distance aux planètes voisines comme Vénus et Mars semble trop grande pour permettre une telle promiscuité.

Nous pouvons conclure que les OVNIs sont permanents parce qu’ils ont été ici pendant beaucoup de siècles. Que nous ayons si soudainement pris conscience d’eux peut être dû en partie à une activité accrue, mais c’est plus probablement le résultat de notre propre réveil lent de l’immaturité intellectuelle. Une recherche approfondie a révélé les rapports d’observations couvrant des milliers d’années et des visites occasionnelles réelles et des contacts avec notre race. Davantage d’incidents émergent constamment comme la recherche est poursuivie avec les OVNIs à l’esprit. Maintenant que nous sommes conscients des OVNIs et savons quoi regarder, les données non corrélées de nos prédécesseurs prennent une signification manquant jusqu’ici et deviennent significatives. C’est maintenant à nous de découvrir et d’analyser toutes les données et de les corréler avec des observations actuelles.

Il n’est plus nécessaire de les expliquer comme des visiteurs de Mars, Vénus, ou Alpha du Centaure. Ils sont une partie de notre famille immédiate propre – une partie de la Lune de la Terre, le système binaire de planètes. Ils n’ont pas eu à venir de tous ces millions de miles de quelque part. Ils ont été ici pendant des milliers d’années. Si nous leur appartenons par la possession, comme du bétail, ou si nous appartenons l’un à l’autre par l’origine commune et l’association est un problème intéressant et un qui peut être bientôt arrangé si nous gardons nos têtes.

En résumé final, les OVNIs ont été autour de nous pendant une longue période de temps et sont probablement un lien connectant avec la première vague de civilisation terrestre. Ils ont été utilisés contre nous dans quelques cas très mineurs et insignifiants, mais, dans l’ensemble, ont été, soit amicaux, soit indifférents. [Note de Laura : c'est évidemment un avis basé sur des données limitées. On se demande si les études postérieures de Jessup ont mené à une conclusion différente et que cela faisait partie de la raison qu'il soit mort?] Ils sont mus par des forces actuellement inconnues, mais d’efficacité énormément plus grande que tout ce que nous envisageons maintenant. L’Espace contient assez de débris divers pour fournir beaucoup de pré-requis de vie spatiale et le reste est obtenu des surfaces de la Terre et de la Lune, tandis que les OVNIs passent la plupart de leur temps aux points neutres dans l’espace.

Nous avons vraiment les OVNIs. Ils sont de plusieurs sortes, l’ont toujours été, ils peuvent donc venir de sources diverses. Ils sont soit terrestres, soit extraterrestres, ou les deux. Nous pensons qu’ils sont extraterrestres, mais à distance d’origine terrestre. Nous croyons qu’ils sont les deux. Nous pensons que quelques principes scientifiques nouveaux sont avec nous, peut-être même fonctionnant maintenant dans nos propres laboratoires militaires et peuvent jaillir à tout moment – et que, comme race, nous pouvons être sur le point de quelque chose d’apparenté à ce que le scientifique atomique moderne appelle « une expansion quantique »! Aucun autre jeu de conclusions ne servira de dénominateur commun à tous les faits observables.

Dr Morris K. JESSUP (1955)

source : http://quantumfuture.net/fr/jessup_fr.htm

 

A PROPOS DES ANALYSES D’IMAGES D’OVNI : ENTRETIEN AVEC LE DR BRUCE MACCABEE 4 février, 2011

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

A l’occasion du 60ème anniversaire de Roswell, le Dr Bruce Maccabee, expert en optique avait répondu aux questions de Tom Horn en décembre 2007

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Le Dr Bruce Maccabee est un physicien optique employé par l’US Navy et grand ufologue. Le Dr Maccabee est aussi cité dans le « Who’s Who in Technology Today » et « American Men and Women of Science ». C’est un éminent enquêteur et ufologue spécialisé dans l’analyse technique et l’analyse photographique des cas ovnis.

Horn : Dr Maccabee, merci de prendre le temps de faire cette interview. Je comprends que vous avez obtenu votre BS de physique au Worcester Polytechnic Institute à Worcester, Massachussetts, et puis votre MS en 1967 et votre doctorat en physique en 1970 à l’American University à Washington, DC. Veuillez me corriger si je me trompe.   

Maccabee : c’est exact.   

H : Vous avez fait une longue carrière au Naval Surface Warfare Center. Vous avez travaillé sur le traitement de données optiques, les sons sous-marins, les lasers et sur l’Initiative de Défense Stratégique et le Missile Anti-Balistique en utilisant des lasers haute puissance et récemment sur des technologies liées à la sécurité de la patrie et à la lutte contre les engins explosifs improvisés. Je suis curieux de savoir comment vous vous êtes intéressé à l’étude des ovnis.   

M : Comme la plupart des enfants des années 50, j’étais intrigué par les premiers films sur l’espace comme Le jour où la Terre s’arrêta, La guerre des mondes, Le météore de la nuit etc… mais je n’avais jamais supposé qu’ils étaient basés sur la réalité. J’ai probablement prêté peu ou pas d’attention aux quelques observations rapportées dans le journal local (Rutland, Vermont) jusqu’à peut-être 1958 ou par là quand j’ai lu le livre du Capt. Edward Ruppelt Report on Unidentified Flying Objects (publié en 1955). Je présume que j’étais intrigué par ce qu’il avait écrit mais il n’y avait rien que je pouvais y faire alors je l’ai rapidement « oublié ». Environ 9 ou 10 ans plus tard, quand je m’intéressais plus au sujet, je me suis souvenu que je l’avais lu auparavant. J’ai trouvé le livre et l’ai relu et j’ai réalisé qu’il disait presque qu’ils étaient réels et venaient de l’espace intersidéral. En 1966 ou 67, lors de mes études pour mon diplôme de physique  à l’American University de Washington, DC, j’ai lu UFOs Serious Business de Frank Edwards et plus tard je suis allé à une conférence des représentants du NICAP à l’université (Hall et Berliner ?). Bien sûr, je connaissais les histoires d’observations des journaux (vague d’ovnis de 1965, 1966). Aussi, quand les types du NICAP ont dit qu’ils avaient besoin d’aide au siège et que je savais que le siège était seulement à quelques kilomètres de DC, j’ai décidé d’y aller et de voir ce qu’ils avaient.   Le NICAP (National Investigations Committee on Aerial Phenomena qui est mort officiellement vers 1980 mais a été ressuscité récemment sur le web « avec une nouvelle direction ») était un organisme connu internationalement cité dans de nombreux livres ufologiques, aussi je m’attendais à voir un grand bureau avec des tas de secrétaires et de scientifiques et des équipements d’analyse et ainsi de suite. A la place de cela, je suis arrivé dans une partie d’une vielle maison délabrée (depuis longtemps remplacée par des immeubles modernes) près de Dupont Circle près du centre de Washington. Il y avait un escalier miteux menant au second étage avec une porte qui ouvrait sur un  petit appartement. Il y avait des livres et des magazines à gogo et des classeurs qui contenaient les « bijoux de famille » du NICAP, les milliers de rapports d’observation accumulés au cours des 30 années précédentes. Mais il n’y avait pas de scientifiques, pas d’équipement analytique et une seule vieille mais très intelligente secrétaire, Isabel Davis. Donald Keyhoe, qui avait dirigé l’organisation pendant environ 10 ans avant ma venue, n’était pas là bien que son bureau y était. Je ne l’ai jamais rencontré au bureau du NICAP bien que je l’ai rencontré plusieurs années plus tard à une conférence   d’ufologie. Dick Hall, Don Berliner, Gordon Lore, Ted Bloecher, toutes les sommités du NICAP n’étaient pas là. Isabel gérait le quotidien.  Elle m’a demandé de l’aider à ouvrir et à répondre aux lettres. Sachant que j’étais étudiant en doctorat de physique, elle m’a demandé d’écrire un document qu’elle pourrait taper en petits caractères puis envoyer aux centaines ou milliers de gens qui demandaient de l’information. Très souvent, une lettre demandait « veuillez m’envoyer toutes vos informations sur les soucoupes volantes. » Clairement, les gens n’avaient pas idée de la quantité d’information qu’il y avait. Une grosse plaisanterie était que la bonne réponse à cette demande était : veuillez envoyer un camion.   De toute façon, j’ai écrit ce document, c’était ce qu’on appellerait maintenant une FAQ (Foire aux Questions). (Des années plus tard, quand le NICAP a fermé, j’ai trouvé une copie de ce document dans les fichiers. Il avait été reproduit en petits caractères pour tenir sur le recto d’une feuille, alors je sais qu’il a été utilisé). Puis, j’ai été invité à devenir membre du sous-comité local du NICAP (les activités d’investigation locales du NICAP étaient menées à travers tout le pays par de petits groupes locaux de gens intéressés). Etre membre du sous-comité m’a ouvert l’opportunité de participer avec les membres du comité à une vraie enquête. Je me souviens bien du premier cas. C’était un rapport de lumières vertes passant au-dessus de Tuckerman Lane, une route juste à l’ouest de ce qui est maintenant le périphérique autour de Washington DC. D’autres personnes qui s’étaient intéressées au sujet m’ont dit qu’elles avaient mené des enquêtes et n’avaient trouvé que des explications triviales pour les rapports d’observations qu’elles avaient investigué. Cela les avait dégoûté du sujet et elles avaient perdu leur intérêt. C’était différent pour moi. Ce premier cas était une observation simple mais étrange, un cas de « lumière nocturne » basique par une femme qui avait une bonne crédibilité (enseignante). Nous avons roulé avec elle dans sa voiture le long de la route où cela s’était produit (Tuckerman Lane) et ne pouvions  voir aucune raison normale qui explique pourquoi des lumières vertes auraient été vues passant au dessus de la route alors qu’elle conduisait. Elle ne voulait aucune publicité. Nous avons fini par le classer comme inconnu.   (Dans les années depuis lors, il y a eu des rapports de lumières vertes voyageant à travers le ciel dans la région de DC et à d’autres endroits dans le monde). Le cas suivant, qui s’est produit au début des années 1970, était même beaucoup plus étrange : une observation à multiple témoins à Shenandoah Valley d’un objet en forme de fusée restant stationnaire au-dessus d’une montagne. Un autre cas au début des années 1970 consistait en deux incidents qui impliquaient plusieurs adolescents à Passapatanzy Virginie, assez bizarrement non loin d’où j’ai travaillé ces 10 dernières années. Ce cas fut publié dans le bulletin du NICAP sous le titre « Cas du géant de Virginie ». Les  deux évènements impliquaient un atterrissage d’ovni, une créature qui est sortie de l’appareil en tenant une boule rayonnante dans ses mains (cela précédait de plusieurs années un rapport d’observation mieux connu de Pennsylvanie d’une créature tenant une boule rayonnante), la réaction d’un animal (le chien s’est enfui et n’est pas revenu pendant plus d’un jour), une voiture qui s’est arrêté quand l’ovni l’a survolée, la radio de la voiture qui a cessé de fonctionner et a dû être réparée, des interférences TV et de multiples témoins. Il y a pu aussi y avoir une abduction, bien qu’à   l’époque l’abduction était la chose la plus éloignée de l’esprit de plusieurs enquêteurs de ce cas. Alors, de toute façon, mon incursion initiale dans le sujet qui comprenait la lecture de livres, du rapport Condon et l’enquête de cas m’a complètement intéressé au sujet. Après la publication du rapport Condon début 1969, il y avait un sentiment général dans la presse que tout avait été expliqué et que les ovnis étaient « partis ». Au siège du NICAP, on savait que ça n’était pas vrai mais on ne pouvait pas y faire grand chose. Puis, en août 1973, cela a été « Nous sommes de retouuur ! » quand des officiers de police et d’autres ont commencé à rapporter des observations dans le sud-est et cela c’est déplacé les semaines suivantes vers le midwest. (Cette vague comprenait des observations d’humanoïdes et inclut deux incidents bien connus, l’abduction  d’Hickson/Parker à Pascagoula, Mississippi et le cas Coyne/hélicoptère à Mansfield, Ohio.) A cause de la baisse, la vague de 1973 a revigoré l’intérêt pour le sujet des ovnis. J’ai rédigé un rapport sur l’observation de Shenandoah Valley que j’avais investiguée en profondeur et l’ai envoyé à Science Magazine. Il m’a été retourné environ deux semaines plus tard avec un commentaire de l’éditeur Philip Abelson que je devais envisager la publication ailleurs parce qu’ils avaient déjà beaucoup d’articles à publier. Bien sûr, j’aurais bien attendu mais j’avais compris l’allusion : fichez le camp !   (Une version résumée a finalement été publiée par le NICAP). Plus important, à environ cette époque, Stanton Friedman m’a averti de l’importance de l’étude statistique connue sous le nom Project Blue Book Special Report #14 (SR14). J’ai réussi à obtenir la copie originale du NICAP de ce document et j’ai commencé à réévaluer les statistiques (voir ci-dessous). J’ai alors décidé d’étudier le seul cas que William Hartmann, l’analyste photo du rapport Condon, prétendait être vrai  (McMinnville : voir ci-dessous). J’ai d’abord fait l’hypothèse qu’il avait fait une erreur quelque part mais au moins il y avait de la vraie physique (optique) impliquée dans l’analyse des photos. Donc, j’ai appris comment faire le type d’analyse qu’avait réalisé Hartmann, étudié les arguments des sceptiques (Klass, Sheaffer), réussi à obtenir les négatifs originaux (à cause d’une suggestion de Philip Klass !) et ça n’a fait que continuer depuis !   Je dois souligner que pendant que j’enquêtais, je lisais aussi et faisais des recherches historiques durant les années après 1973. J’étais l’un des premiers à avoir étudié les dossiers Blue Book libérés des archives en 1975 et fut le premier à obtenir le fichier du FBI sur disquette. Je crois qu’on pourrait dire qu’au milieu des années 1970, j’étais parti et je n’ai jamais regardé en arrière. 

 H : Parmi vos articles publiés, il y a la réanalyse des statistiques et des résultats du fameux Battelle Memorial Institute Project Blue Book Special Report No. 14 qui comprenait 3 200 cas de l’Air Force du milieu des années 1950. Quelle était votre conclusion ? 

M : Ce document m’a prouvé qu’il y avait de fortes preuves statistiques, qu’au moins certains ovnis n’étaient pas explicables par des phénomènes ordinaires ou, dit vulgairement, il montrait que « les ovnis sont réels » même si le communiqué de presse officiel de l’Air Force (1955) avait essayé de convaincre tout le monde que l’étude ne montrait rien de significatif.  Les scientifiques et le personnel de l’Air Force qui ont compilé ce rapport, ont étudié chaque cas soigneusement et l’ont assigné à l’un de 3 groupes : Connu (C) s’il pouvait être identifié au moins avec une certitude raisonnable, Inconnu (I) s’il ne pouvait définitivement pas être identifié et Information Insuffisante (II) s’il n’y avait pas assez d’information pour trancher entre C et I. L’étude utilisait des tests de chi2 pour comparer les distributions statistiques de plusieurs caractéristiques d’observation des observations C et I avec l’hypothèse que si les observations étaient seulement des observations C méconnues, les distributions devraient concorder. Les caractéristiques testées comprenaient diverses « valeurs » de couleur, nombre, durée, forme, vitesse et luminosité. Les tests chi2 ont montré moins de 1 % de probabilité de concordance pour toutes les caractéristiques sauf la luminosité pour laquelle la probabilité était de moins de 5 %. En combinant les caractéristiques, la probabilité de concordance est très inférieure à 1 %. J’ai refait les calculs statistiques et ai abouti à un résultat similaire. Le résultat statistique le plus exceptionnel et intéressant impliquait la comparaison entre les pourcentages d’observations C, I et II et la crédibilité de l’observateur et la qualité (auto-cohérence, complétude) de son rapport. Quand les observations étaient classées en   groupe de qualité Pauvre, Douteuse, Bonne et Excellente (une large part d’Excellente était des rapports militaires), le rapport montrait de plus forts pourcentages d’Inconnu dans les catégories Excellente et Bonne que dans les catégories Douteuse et Pauvre. Ce n’est pas ce à quoi l’on s’attendrait si les observations d’ovnis étaient toutes des phénomènes ordinaires parce que si cela était vrai, les analystes auraient eu plus de chance de faire des identifications correctes à partir de rapports d’observation de meilleure qualité qu’à partir de rapports de qualité moindre et ainsi les pourcentages de cas I et II seraient plus faibles dans le groupe de rapports de haute qualité. Bien sûr, l’Air Force n’a même pas mentionné cet important résultat statistique que meilleure est la qualité de l’observation, plus il y a de chance qu’elle soit inexplicable. Une autre contribution importante à l’étude des ovnis est la brève discussion de l’observation de Rogue River (cas 10 du SR14). Je n’en avais jamais entendu parler avant mais sa présence dans le SR14 m’a alerté sur son existence alors je l’ai recherché dans le fichier microfilm Blue Book. Finalement je l’ai trouvé et après l’avoir analysé, j’ai conclu que c’était un des cas les plus convaincant de ces premières années.   Il y a une discussion en profondeur de ce cas sur mon site web : . L’analyse publiée du SR14 se trouve ici : http://brumac.8k.com/SSUFOs . C’est une présentation Power Point téléchargeable.   

 H : le 8° Festival Ufologique Annuel de McMinnville, qui a grandi pour être seulement second derrière le festival de Roswell aux Etats-Unis à ce que j’ai compris, s’est terminé il y a quelques semaines. Le festival a démarré en 2000, le 50° anniversaire de l’observation des Trent près de McMinnville, Oregon, quand McMenamins a commencé à présenter un festival ufologique en mémoire des Trent et de leur expérience. L’histoire se déroule ainsi : Evelyn Trent nourrissait les lapins à la ferme quand soudain un objet est apparu au-dessus de sa tête. Elle a crié pour appeler son mari qui est « arrivé en courant » avec son appareil Kodak Roamer à la main. Paul a pu prendre 2 photos du grand disque métallique qui planait silencieusement au nord est de la ferme juste avant   le coucher du soleil. L’analyste photo William Hartmann (pour le rapport Condon) a trouvé que les photos étaient cohérentes avec l’affirmation qu’un « objet volant extraordinaire » avait volé à portée de vue de deux témoins. Le National Investigations Committee On Aerial Phenomena étudia les photos, les classant finalement comme « l’un des meilleurs cas démontrant une très forte preuve de l’existence d’objets structurés inconnus dans notre atmosphère ». L’Air Force n’a pas pu trouver une meilleure explication. Ni l’Université du Colorado et les chercheurs ont conclu par la suite que  l’observation des Trent et sa preuve physique était l’un des meilleurs enregistrements jamais réalisé d’un évènement ufologique. L’histoire fut classée dans le Top 10 des Meilleures Preuves et je crois qu’elle y est restée pendant ces 40 dernières années. Parlez moi de vos analyses de recherche et de ce que vous pensez des photos des Trent. 

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M : Bien que l’histoire de l’observation elle-même soit simple à décrire, l’histoire de l’enquête et des analyses nécessite des pages et des pages. Mon rapport détaillé sur l’enquête de McMinnville, qui comprend les analyses et les débats qui se sont déroulés sur plus de 25 ans, se trouve à http://brumac.8k.com/trent1.html , http://brumac.8k.com/trent1b.html et   http://brumac.8k.com/trent2.html L’ »essentiel » est qu’il n’y a aucune information qui pointe clairement vers un canular. C’est important parce que c’était soit un canular, soit une chose réelle. Il n’y a pas de point médian ou « d’information insuffisante » pour parvenir à cette conclusion. Il y a des années, j’ai réalisé que « une photo ne fait pas un ovni ». Le mieux qu’une photo puisse faire est d’agir comme aide pour les souvenirs des témoins. Elle ne peut pas prouver en elle-même que l’observation était réelle parce que virtuellement, toute photo peut être truquée selon le désir nécessaire, les aptitudes photographiques, la connaissance, les ressources économiques et la capacité à créer une histoire d’observation raisonnable qui y colle. Le pire qu’elle puisse faire est de contenir des preuves flagrantes de canular (par exemple des fils, des supports etc). Dans le cas Trent, la photo montre clairement un objet non identifiable qui a été diversement « identifié » comme étant un couvercle de poubelle, un Frisbee, un plateau à tarte, une maquette ou un rétroviseur de camion (au moins les pélicans ne jouent aucun rôle dans cette observation [plaisanterie personnelle  – voir ci-dessous]) Cependant, il n’y a aucun objet ordinaire particulier qui a été identifié positivement comme expliquant l’image. Les photos elles-mêmes ne fournissent aucune preuve flagrante de canular (malgré l’argument des ombres, voir mon site web). Cela signifie que l’enquête doit se concentrer sur les témoins. Les témoins ont été « traqués » depuis l’époque de l’observation en 1950 jusqu’à leur mort au milieu des années 1990. Sur toute cette période de temps, malgré le « harcèlement » répété d’investigateurs (tels que moi), ils ont maintenu leur simple histoire qu’ils ont vu l’objet passer et l’ont photographié. Pour autant que moi et d’autres enquêteurs puissions le dire, c’étaient des fermiers de base qui n’avaient ni le temps ni une bonne raison de monter un canular de soucoupe volante. Peut-être que le photographe du journal, Bill Powell, qui a le premier publié les photos, l’exprime le mieux quand il a dit qu’il avait examiné les photos sous toutes les coutures (après les avoir retrouvées derrière le sofa de la maison des Trent) et ne pouvait comprendre comment les Trent les avaient truquées. Alors il les a publiées parce que, à son avis, les Trent étaient (paraphrase) incapables de penser à une telle chose qu’un canular de soucoupe volante. Et cela a été l’opinion de nombreux enquêteurs, dont moi-même, depuis lors. 

H : Un autre article que vous avez écrit était une réanalyse des résultats de l’étude ufologique du Comité Condon de 1969 à laquelle je me réfère dans ma dernière question. Pensez-vous qu’Edward Condon a menti sur les résultats ? 

M : Je ne me souviens pas avoir écrit une analyse sur le rapport Condon (Dr. Peter Sturrock de la Stanford University a publié une analyse). Cependant, je pense que Condon a tenté de dissimuler toute portée du travail réalisé par « ses » enquêteurs. En particulier, Condon a essayé d’embrouiller le lecteur dans sa discussion du cas McMinnville. Selon Condon, un analyste photo expérimenté (Everett Merritt) a affirmé que les photos de Trent étaient sans valeur pour l’analyse photogrammétrique. Ce type d’analyse implique les angles entre images, les lignes d’observations et les directions. (En fait il avait tort mais ça n’est pas la question). Condon savait que la conclusion d’Hartmann que les photos pouvaient être réelles était basée sur une analyse photométrique qui implique la luminosité relative des images, pas les directions ou les angles. Donc, quiconque lisant seulement le résumé et les conclusions de Condon au début du rapport ne savait pas que la critique photogrammétrique de Merritt n’avait rien à voir avec la conclusion d’Hartmann. 

H : Bien sûr, avant l’observation des Trent, l’homme d’affaire américain Kenneth Arnold avait prétendu avoir observé neuf objets elliptiques se mouvoir au-dessus de Mont Rainier à Washington le 24 juin 1947. Avez-vous étudié son cas et si oui, quels étaient vos résultats ? 

M : J’ai ce qui doit être l’analyse la plus vaste et la plus complète que l’on puisse trouver sur mon site  http://brumac.8k.com/KARNOLD /KARNOLD.html C’est la première observation rendue publique et elle mérite une analyse critique détaillée parce qu’Arnold n’avait aucune raison demonter un tel canular et il a fait des « mesures » durant l’observation qui indiquent que les objetsn’étaient pas des mirages ou des nuages se déplaçant rapidement ou des poussières dans l’œil ou unavion à réaction proche ou des reflets de la vitre de son avion ou des météores à basse altitude oudes oies ou des pélicans volant à haute altitude (oui des pélicans). L’essentiel est que le cas d’Arnold reste inexpliqué. 

H : Et au sujet de vieux dossiers comme les photos d’astronaute de Gemini 11. Qu’en faites-vous ety a-t-il d’autres photos astronautiques et militaires que vous avez trouvées importantes ? 

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M : A nouveau, il y a une discussion de ce cas sur mon site web  http://www.brumac.8k.com/Gemini_11/GEMINI_11.html . Il n’y a aucun doute qu’ils ont vu et photographié quelque chose qui n’a pas été identifié. Il y a la suggestion que ça pouvait être un objet éjecté plus tôt par l’appareil mais c’est seulement une hypothèse. Owen K Garriot a photographié un objet rouge vu par les astronautes de Skylab 3 en 1973. Bien sûr, il y a eu beaucoup d’allégations de la part des gens qui étudient les vidéos et les photos prises lors d’autres vols spatiaux. Bien souvent, les affirmations faites sont basées sur des analyses erronées. Il y a pu y avoir des ovnis observés et photographiés ou filmés par les astronautes mais cela serait difficile à prouver. 

H : Vous avez été le premier à obtenir le « dossier disque volant » secret du FBI que, je crois, vous avez surnommé « les vrais X-Files ». Pour ceux qui n’en sont pas familiers, dites nous comment vous avez fait et pourquoi c’est important. 

M : Mme Trent m’a dit en 1975 que des « hommes du FBI » étaient venus chez elle et avaient enquêté sur son observation peu de temps après que les photos aient été publiées. En 1976, j’ai écrit au FBI pour demander s’ils avaient un dossier sur Paul Trent. En aparté, je leur ai aussi demandé de m’envoyer tout document ufologique qu’ils pourraient avoir. Je ne m’attendais pas à obtenir quelque chose parce que le Capt. Edward Ruppelt avait écrit dans le Rapport sur les Objets Volants Non Identifiés que (pour autant qu’il le savait !) le FBI ne s’était jamais intéressé aux observations de  soucoupes volantes. J’étais donc surpris de recevoir un appel téléphonique d’un agent du FBI environ 6 mois plus tard me disant qu’il y avait 1 600 pages de matériel (approximativement) dans un dossier sur les soucoupes volantes. Par la suite, il m’a envoyé une sélection des meilleurs documents sur lesquels j’ai écrit des articles qui sont parus dans les revues de trois groupes ufologiques majeurs (NICAP, CUFOS – Center for UFO Studies, et APRO – Aerial Phenomena Research Organization). Les documents montraient que, à compter de début juillet 1947, le FBI avait agi comme un « trou noir » où l’information de l’Air Force entrait et rien n’en sortait (jusqu’à la réponse à ma demande FOIPA). Le directeur du FBI J. Edgar Hoover affirmait dans des lettres aux gens demandant de l’information dans les années 1960 que le FBI n’avait jamais enquêté sur les ovnis. Il mentait. Le FBI a interrogé des témoins en 1947 à la demande de l’Air Force. Les années suivantes, le FBI (et la CIA) ont rassemblé des documents de l’AF mais n’ont pas mené d’enquêtes supplémentaires. Par ordre du Congrès, le FBI ne pouvait détruire aucun dossier donc tous ces documents étaient disponibles quand j’ai fait la demande FOIPA. Le FBI avait les seuls documents qui nous fournissent l’opinion à haut niveau de secret des officiels du renseignement de l’Air Force fin 1952. L’opinion était que plusieurs pourcent des observations ne pouvaient être expliqués et qu’au moins certaines observations pouvaient être des « véhicules interplanétaires ». Cette opinion n’a jamais été déclarée publiquement. Toute l’histoire est dans mon livre The UFO FBI Connection. Des exemplaires d’occasion sont disponibles sur Amazon et à d’autres endroits. Certains des documents les plus importants sont de 1952. Ils sont discutés dans mon historique de 1952 à http://brumac.8k.com/1952YEAROFUFO/1952YEAROFUFO.html Quant à ma demande originale d’information sur les Trent, elle fut officiellement repoussée mais officieusement, l’agent qui s’est occupé de ma demande a dit qu’il avait effectué une recherche et n’avait trouvé aucun document du FBI sur les Trent. Il a ensuite fait remarquer qu’une enquête sur les Trent aurait été conduite par un bureau local. Le bureau local pouvait n’avoir rien trouvé d’intérêt officiel pour le FBI puisque le FBI avait arrêté d’enquêter sur les observations plusieurs années avant 1950. Si  c’était le cas, le bureau local n’aurait pas envoyé de rapport au siège. Puis l’agent a souligné que les bureaux locaux détruisent généralement les archives inutiles tous les 5 ans. Donc, je n’ai jamais trouvé si le FBI avait rendu visite ou non aux Trent. 

H : Vous avez collecté d’autres documents des agences gouvernementales dont la CIA, l’U.S. Air Force, l’U.S. Army etc. Quels sont les plus importants de ces documents à votre avis ?   

M : Dans une certaine mesure, je crois qu’ils sont tous importants parce qu’ils montrent une tendance du gouvernement à attribuer au moins une certaine importance aux observations de choses étranges dans le ciel. The UFO FBI Connection combine des dossiers du FBI, de l’Air Force Intelligence et de la CIA pour montrer que le gouvernement a eu, depuis 50 ans ou plus, des preuves essentiellement concluantes (même sans Roswell ou d’autres crash supposés) que « les ovnis sont réels » et que certains pourraient bien être des « vaisseaux interplanétaires ». 

H : Après l’incident ovni de Roswell en 1947, des boules de lumière vertes et des objets en forme de soucoupe ont commencé à apparaître dans le ciel près de zones où des recherches d’arme nucléaire Top Secret étaient menées. Cela s’est produit de manière répétée et l’armée américaine est devenue de plus en plus soucieuse. Finalement, quelque chose appelée « Projet Twinkle » a été monté dans l’espoir de découvrir ce qui se passait. Avez-vous étudié ce cas ?   

M : J’ai en effet étudié les observations de « boules de feu vertes » et le Projet Twinkle. A nouveau, il y en a une discussion sur mon site web. Les premières observations de boules de feu vertes étaient en décembre 1948 dans les régions du sud-ouest près de laboratoires gouvernementaux où des recherches nucléaires étaient réalisées (Los Alamos, Sandia, région d’Albuquerque, etc.). Un célèbre météoricien (personne qui étudie les météores), le Dr. Lincoln La Paz a analysé beaucoup de témoignages et a même eu sa propre observation. Ces boules de feu étaient caractérisées par leur  couleur verte et par le fait qu’elles semblaient se déplacer en trajectoire directe, la plupart vers le sud. Ainsi, tant de ces évènements se sont produits en 1949 et 1950 que finalement, au printemps 1950, l’Air Force a monté le projet Twinkle pour avoir des preuves photographiques de ces objets. Pour plus d’information et pour voir comment le Projet Twinkle a prouvé que les ovnis étaient réels et a dissimulé les preuves, voir   http://www.brumac.8k.com/WhiteSandsProof/WhiteSandsProof.html   

H : Le 60° anniversaire de l’incident de Roswell est dans quelques semaines. J’ai parlé avec Jesse Marcel Jr. et Stanton Friedman. Ils croient tous les deux que quelque chose d’extraordinaire est réellement arrivé en dehors de la ville en 1947. Que croyez-vous ? 

M : Je n’ai jamais pensé que le Major Jesse Marcel, l’officier de renseignement à la base qui a récupéré le matériel trouvé sur le Ranch Foster par Brazel ne pouvait pas reconnaître du plastique ou du caoutchouc ou des tiges de balsa qui étaient utilisés dans la construction de ballons, Mogul ou autres. Quand Sheridan Cavitt, l’officier de contre-espionnage qui accompagnait Marcel a finalement « parlé », il a affirmé qu’il avait immédiatement reconnu les débris d’un ballon. Si oui, pourquoi ne l’a-t-il pas dit à Marcel et Brazel ? Pour cela et d’autres raisons, le témoignage de Cavitt est une preuve valide contre les explications ballon/Mogul. J’ai une analyse de son témoignage sur mon site: http://www.brumac.8k.com/Roswell/CavittEmptor.html 

H : Vous avez été dans les émissions de télévision les plus connues sur ce sujet – Unsolved Mysteries, A Current Affair, Encounters, Sightings, CNN, Fox News, Nightline et tout le reste. Avez vous  trouvé du journalisme d’investigation sérieux dans le sujet des ovnis ? 

M : Ces émissions et d’autres auxquelles j’ai participé traitent généralement le sujet comme du divertissement. Très souvent, les émissions essayent de présenter un point de vue « équilibré » ce qui signifie que pour chaque déclaration pro-ovni il doit y avoir une déclaration anti-ovni. Cela est cohérent avec la Première Règle pour Debunkers de Maccabee : n’importe quelle explication vaut mieux qu’aucune. Le résultat est que des explications illogiques, qui n’ont aucun sens ou sont simplement stupides obtiennent « jeu égal ». La récente observation de l’aéroport O’Hare en est un exemple. Il a été suggéré que les gens avaient vu des lumières de l’aéroport réfléchies par les nuages. L’objet a été décrit comme une chose circulaire grisâtre, plus sombre que les nuages au dessus d’elle, complètement incohérent avec le fait de lumières sur les nuages qui apparaîtraient plus claires que les nuages (et il faisait encore jour à 16 h 30 en novembre 2006 donc comment peut-on voir des lumières du sol réfléchies par les nuages de toute façon ?) 

H : Mais que faites vous personnellement des observations de l’aéroport O’Hare ? 

M : Cela ressemble certainement à un solide bon rapport. Heureusement, la presse ne s’est pas jetée dessus immédiatement. Cela a donné le temps aux ufologues d’obtenir des témoignages sans la pression de la publicité. Puis, le reporter Hilkevitch a fait un travail très crédible de journalisme. L’histoire du Chicago a recueilli plus de réactions mondiales, nous dit-on, qu’aucune autre nouvelle de l’époque. L’observation s’est produite en novembre 2006, presque exactement 20 ans après la célèbre observation de la Japan Airlines au-dessus de l’Alaska. Cette observation est rapportée en détail sur mon site web : http://brumac.8k.com/JAL1628/JL1628.html 

H : Et au sujet de la vidéo chinoise d’août 2006 ? 

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M : Cette vidéo a ce que j’appelle les « empreintes d’un canular ». Voyez http://www.brumac.8k.com/ ChineseUFO/ChinaAug2006.html . C’est comparable à la vidéo faite presque exactement 10 ans auparavant, de Mexico en août 1997. Voir  http://www.brumac.8k.com/MexCityAug697/MexCtySmearAnalysis.html 

H : Si vous deviez lister les 5 meilleurs cas ovni en terme de preuve analytique, quels seraient-ils ?   

M : C’est toujours difficile de choisir le meilleur de quelque chose comme les observations d’ovni parce qu’il y en a tant. Donc, je me concentre sur les cas que j’ai étudiés. Certainement le meilleur ou presque serait les observations de Nouvelle Zélande (31 décembre 1978) depuis un avion cargo. C’est la seule observation ufologique civile, pour autant que je sache, qui comprend de multiples témoins, des radars, à la fois terrestre et aérien, des bandes enregistrées réalisées dans l’avion et au radar au sol et un film couleur 16 mm qui montre la plupart des objets/lumières qu’ils ont observé. Le cas du film de White Sands en serait un autre si nous avions le film. Bien sûr il y a McMinnville. On peut aussi considérer le cas de l’accident de voiture de police d’août 1980 à Warren, Minnesota, rapporté par l’officier Val Johnson (un cas que Philip J. Klass ne pouvait pas expliquer). Puis il y a le cas du jet iranien (voir http://brumac.8k.com/IranJetCase et télécharger le document Word) 

H : Travaillez vous sur quelque chose de nouveau ? Articles, livres, film ? 

M : Je pense à un nouveau livre mais je n’ai, en fait, pas commencé à écrire quoi que ce soit. 

H : Serez vous au festival de Roswell cette année ? Si oui, où les gens peuvent-ils vous écouter ? 

M : Je serais à la conférence « Expérience roswellienne » du Musée vendredi et samedi. Je présenterai les 60 ans d’histoire des ovnis… enfin le peu que l’on puisse présenter en 45 mn et aussi une discussion d’analyse photo. 

H : Je comprends que vous êtes aussi un pianiste accompli. Quel style de musique jouez-vous ? 

M : Je joue du classique et du populaire mais pas de jazz « avant-gardiste ». Adolescent, j’ai aussi appris à jouer de l’orgue d’église. Je joue actuellement pour deux églises chaque dimanche. J’ai aussi joué de l’orgue électronique mais cela fait longtemps que je n’ai pas touché à un B-3. J’ai un CD qui comprend 12 compositions originales couvrant l’époque de 1986 à 2006 et une version de Bumble Boogie qui comprend Flight of the Bumblebee en introduction. Flight of the Bumblebee est accompagné par mon fils à la batterie et ma fille à la basse. J’ai joué dans des restaurants et des soirées ces 10 dernières années et quelques et j’ai joué avec Band for All Seasons, un big band de la  région de Washington DC. 

H : Où les gens peuvent-ils en apprendre plus sur vous et lire vos écrits ? 

M : Sur mon site web. Il y a beaucoup de cas et d’analyses qui n’ont pas été mentionnées ici tel que mon doigt dans l’œil des sceptiques intitulé « Explications prosaïques : l’échec du scepticisme ufologique ». Il y a aussi « L’héritage de 1952″, une revue historique en profondeur de cette année.Une fois, j’ai eu des « démêlés » avec Ashtar (« On ne plaisante pas avec Ashtar »), pas beau à voir ! Et pour ceux qui pensent hors des cadres, il y a deux « articles », un sur le futur (« Le futur, ouch ! ») et un autre sur la rétro ingénierie de l’univers (« A la recherche de l’Intellecton »). Les deux sont assez provocateurs. 

H : J’irais voir ça. Merci Dr Maccabee d’avoir participé aux séries « En route pour Roswell. » 

Traduction : MAAT 

source : http://www.americanchronicle.com/articles/view/29467

http://www.infos-paranormal.net/Entretien-avec-le-Dr-Bruce-Maccabee.pdf

 

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