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PROPOSITION D’UN MODELE A 6 NIVEAUX POUR LES PHENOMENES PARANORMAUX 10 février, 2011

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INCOMMENSURABILITE, ORTHODOXIE ET PHYSIQUE DES HAUTES ETRANGETES 

Proposition d’un Modèle à six Niveaux pour les Phénomènes Paranormaux

                                            Par Jacques Vallée, astronome, informaticien 

                                                 et Eric W. Davis, physicien 

LE DEFI DES HAUTES ETRANGETES

L’étude rationnelle des cas de Phénomènes Aériens Non identifiés (PAN), en y incluant les apparitions religieuses, les phénomènes connus sous le nom de « miracles de Fatima » et autres événements mariaux, est aujourd’hui dans l’impasse. Situation due aussi bien à l’incomplétude des modèles de représentation de la réalité physique dont nous nous servons qu’à la complexité des données.

La première objection qu’opposent les scientifiques à la réalité des ovnis est que les témoignages décrivent la présence d’objets dont il n’est pas possible de mettre en concordance les caractéristiques apparemment absurdes avec des phénomènes connus, même en les poussant à leurs extrêmes limites. Vue sous cet angle, la ressemblance est frappante entre les événements aujourd’hui désignés comme des rencontres rapprochées et les  observations traditionnelles d’entités décrites comme des anges, elfes, fées, le diable ou la divinité.

Les sceptiques soutiennent que des êtres supérieurs, des envoyés du ciel, ou des visiteurs extraterrestres intelligents, ne peuvent simplement pas exister tels que le rapporte la littérature ancienne. Un tel argument est critiquable en tant qu’opinion anthropocentrique autoproclamée résultant de notre point de vue limité d’Homo sapiens qui cherche à tirer des conclusions sur  la nature de l’univers. Néanmoins, l’étrangeté élevée de nombreux rapports et l’absurdité liée aux miracles religieux doivent être prises en compte.

Par ailleurs, en considérant globalement que l’hypothèse extraterrestre basée sur l’existence de voyageurs interstellaires originaires de systèmes extrasolaires viennent visiter la Terre constitue leur seule explication plausible, les  tenants de la réalité physique des ovnis réinterprètent les récits bibliques et les apparitions religieuses sous l’aspect de visites d’étrangers de l’espace.

Cet argument peut aussi être récusé à partir des témoignages des personnes qui ont fait ces rencontres : longtemps, les ufologues ont ignoré ou minimisé les rapports absurdes qui contredisent l’hypothèse extraterrestre, en écartant les données qui ne collaient pas à la lettre à leurs théories. Ainsi l’hypothèse extraterrestre, tout comme l’argument sceptique, sont basés sur un choix sélectif anthropocentrique (Vallée 1990). Ici nous soulignons le cas intéressant du chevauchement des modèles de recherche d’une intelligence extraterrestre (SETI) et des phénomènes aériens non-identifiés (PAN/ovnis), chaque éventualité excluant l’autre tout en proclamant légitime sa propre recherche d’un contact avec une éventuelle intelligence non humaine.

Nous estimons que l’hypothèse classique n’est pas assez étrange pour expliquer les données du phénomène. En outre, le débat souffre d’un déficit en informations scientifiques.

Du point de vue de la physique moderne, notre environnement cosmique pourrait bel et bien contenir des univers parallèles, des dimensions extra spatiales et extra temporelles extérieures au banal espace-temps connu. Ces concepts pourraient à leur tour expliquer rationnellement les comportements apparemment incompréhensibles d’entités émergeant dans notre continuum.

En vue de réconcilier la théorie avec les propriétés des particules élémentaires connues et avec les découvertes aux confins de la cosmologie, les physiciens modernes estiment que l’humanité n’a pas découvert toutes les faces de l’univers et que nous devrions proposer de nouvelles théories et de nouvelles expériences pour en explorer les faces ignorées.

C’est pourquoi une étude continue des rapports d’événements anormaux est importante. Elle peut nous apporter des théorèmes d’existence qui permettraient d’établir de nouveaux modèles de la réalité. Nombre de récents progrès en concepts cosmologiques sont directement applicables à ce problème : des trous de vers traversables (l’hypersurface 3D d’un tunnel) peuvent être aujourd’hui déduits de la théorie générale de la relativité d’Einstein (Morris et Thorne 1988, Visser 1995).

En particulier, la théorie générale de la relativité n’imposerait aucune contrainte à la topologie de l’espace, ce qui autorise le concept de “trous de vers” servant de passages entre des régions de deux univers séparés ou de régions et ou de temps appartenant au même univers. Les mathématiques suggèrent que des trous de vers hyperdimensionnels peuvent s’interconnecter sous forme d’hypersurfaces entre des espaces multidimensionnels (Rucker 1984, Kaku 1995).

Des programmes récents de gravitation quantique ont exploré cette propriété dans la théorie des supercordes, et ont fait des propositions théoriques et expérimentales d’espaces multidimensionnels à l’échelle macroscopique (Schwarzschild 2000).

Il est aujourd’hui largement admis que la structure de l’univers est plus complexe que des observations entachées d’anthropocentrisme ne le laissaient prévoir. Sous cet aspect, les recherches de SETI et des ufologues semblent mener un combat d’arrière-garde. Dans leur vision du monde, les deux souffrent de limitations identiques qu’elles introduisent à la fois dans leur domaine et dans le domaine adverse.

LES BIAIS ANTHROPOCENTRIQUES DES MODELES SETI ET OVNIS

Ceux du programme SETI sont évidents. Historiquement les pères fondateurs de SETI ont défini un modèle de recherche à partir d’arguments spécieux et d’affirmations qui ont avalisé une vision orthodoxe de la communication interstellaire, appliquant le principe de médiocrité à nos capacités technologiques actuelles (Oliver et al., 1973).

Cette approche postule qu’il est plus économique et plus facile d’émettre et de recevoir des photons sous forme de radio-ondes pour une communication interstellaire que de s’engager dans des voyages interstellaires habités ou par l’envoi de sondes robotisées.

Ces deux voies sont de fait pratiquement exclues dans l’optique SETI orthodoxe. La même remarque s’applique à l’échec de quatre décennies d’un programme SETI dont le principe initial a été conçu sur la base de la recherche d’ondes radio ou de micro-ondes (RMW).

Au cours de ces vingt dernières années, ce constat d’échec de l’approche de départ a conduit à proposer des programmes SETI alternatifs. Ils envisagent l’utilisation de la lumière laser cohérente/infrarouge (COSETI), les signaux holographiques, des schémas de détection planétaire par internet, ou encore la recherche d’artéfacts d’origine extraterrestre (SETA, ou archéologique spatiale) et les capsules d’exploration (SETV, V signifiant visite), spatiales ou terrestres (Tough, 2000).

D’autres thèmes de recherche partent d’applications de détection des particules physiques à haute énergie, telles que des signaux de faisceaux de neutrinos modulés, les rayons X, gammas, cosmiques, etc. D’autres encore proposent de localiser dans l’espace des excès d’émission de radiations d’un origine que l’on pourrait supposer artificielle, provenant de corps astronomiques ou de traînées de radiations à haute énergie émises par d’éventuels vaisseaux spatiaux (Matloff, 1998).

Probablement à cause de leur crainte d’avoir à partager les rares ressources privées consenties à l’ensemble de la recherche SETI, ou de se trouver en concurrence avec d’autres programmes sortis du champ de la RMW, ces nouvelles approches n’ont pas reçu le soutien des représentants des programmes RMW-SETI d’origine.

De son côté, la communauté des chercheurs qu’intéressent les ovnis a secrété une orthodoxie propre impossible à contester sans risque personnel. Elle fonctionne aussi selon son propre « principe de médiocrité » lorsqu’elle tente de catégoriser et de proposer des hypothèses explicatives du phénomène. C’est pourquoi nous proposons d’utiliser le terme de « PAN » plutôt que le classique « OVNI » immédiatement associé, aussi bien dans l’esprit du public que dans les médias, à l’idée de visiteurs originaires du cosmos. Un pont pourrait malgré tout être lancé SETI et les communautés ufologiques, si chaque camp acceptait d’ admettre le simple fait qu’il n’existe aucune expérience permettant de distinguer entre des  phénomènes qui auraient pour origine des visiteurs (supposés plus avancés que nous) venus de l’espace (ETI) ceux générés par des entités intelligentes qui pourraient exister à proximité de la Terre dans un univers parallèle ou dans d’autres dimensions, ou seraient des voyageurs temporels originaires de la Terre.

Chacune de ces intéressantes possibilités est envisageable par l’application du principe physique de trous de vers traversables qui permettent théoriquement de relier deux localisations spatiales distantes, soit encore deux univers, époques ou dimensions différentes (Davis, 2001).

Cette idée n’est qu’un exemple parmi d’autres des nouveaux instruments qu’offre la physique moderne pour concevoir le voyage entre des univers, étoiles, dimensions ou des temps différents.

Ce sont ces considérations qui ont conduit les auteurs à imaginer qu’une nouvelle synthèse résultera de l’examen du panorama complet des phénomènes paranormaux, en ce compris les aspects réputés « absurdes » que l’on relève dans les témoignages des apparitions religieuses, sous la forme d’un modèle à six niveaux. Modèle qui s’inscrit dans le cadre de la notion d’incommensurabilité et utilise des concepts empruntés à la sémiotique.

PAN – NECESSITE D’UNE APPROCHE UNIFIEE

L’impression de contradiction et d’absurdité de ces aspects (physique et psychique) n’est pas pire que l’embarras des scientifiques devant la dualité onde corpuscule ou devant la superposition quantique et les controverses sur le transfert interdimensionnel. La contradiction résulte de l’incapacité du langage à cerner un phénomène qui défie nos tentatives de classement.

Ce que nous présentons ici est un nouveau schéma d’analyse des PAN qui tient compte des enseignements de SETI. Dans tout problème scientifique, il doit être possible de vérifier dans quelle mesure une hypothèse, dès lors qu’elle a été testée et sa véracité reconnue, « explique » les faits observés. Dans le domaine des PAN comme généralement en physique, il peut arriver qu’une hypothèse soit « démontrée exacte » et qu’au même moment l’hypothèse apparemment inverse le soit également. C’est ainsi que deux hypothèses opposées (corpusculaire et ondulatoire) expliquant la nature de la lumière. Nous devons nous attendre à une situation similaire lorsque nous serons en mesure de formuler des hypothèses scientifiques au sujet des PAN.

Le schéma que nous présentons ici envisage le même type de contradiction apparente, car nous défendons l’idée que les PAN doivent à la fois être considérés comme physiques et  psychiques.

Nous espérons qu’une telle approche unifiée s’avérera stimulante pour l’étude d’un phénomène déroutant qui présente aussi bien d’indéniables effets physiques, évocateurs d’un mécanisme ou d’un véhicule matériel, que des effets psychiques qui sont rapportés dans la littérature consacrée aux poltergeists et autres phénomènes psycho-cinétiques. Nous utilisons ici le terme « psychique » pour caractériser toute interaction entre la réalité physique et la conscience humaine. A titre d’exemple parmi beaucoup d’autres, rappelons que les événements de Fatima englobent à la fois des phénomènes lumineux et des effets atmosphériques et thermiques associés à la description de la présence dans le ciel d’un disque d’apparence métallique tandis que de nombreuses personnes parmi les 70 000 présentes éprouvaient des effets à la fois spirituels et psychologiques.

Les principaux percipients, voyants ou mystiques, ont rapporté être passés par des états psychiques qui les conduisaient à une forme de communication extrasensorielle avec une entité non humaine qui a été assimilée à la Vierge Marie.

Le sentiment d’absurdité et de contradiction de ces deux aspects n’est pas pire que l’embarras des scientifiques devant les controverses nées de la dualité particule/ondes ou plus récemment, à propos de l’imbroglio quantique ou sur le transfert inter dimensionnel. Cette contradiction résulte notamment de l’incapacité de notre langage à cerner un phénomène qui défie nos tentatives de classement.

LES 6 NIVEAUX DE CLASSEMENT DES PANS

Examinons les caractéristiques des observations qui ne peuvent être expliquées par des causes triviales.

Il est possible de distinguer six niveaux principaux selon notre perception des caractéristiques extraites de travaux antérieurs sur la phénoménologie des PAN (Vallee1975a, 1975b) ou de l’état de la base de données du NIDS.

NIVEAU 1

Nous commencerons par le niveau physique, clairement présent dans la plupart des témoignages qui décrivent un objet qui peut :

· occuper une position dans l’espace géométriquement définie,

· est mobile dans le temps,

· interagir avec l’environnement par des effets thermiques,

· produire des émissions ou des extinctions lumineuses à partir desquelles il est possible

de faire des estimations de production d’énergie,

· s’accompagner de turbulences,

· en cas d’atterrissage, laisser des traces sous forme de tassements, dépressions ou

brûlures permettant des estimations de la masse et l’intensité de l’énergie déployée,

· être photographié,

· abandonner des résidus matériels compatibles avec les données de la chimie,

· est à l’origine de perturbations électriques, magnétiques ou gravitationnelles.

Du simple point de vue de la physique, ces PAN sont par conséquent compatibles avec le concept d’une technologie organisée autour d‘une machine qui utiliserait un système de propulsion révolutionnaire. C’est l’existence de cette caractéristique qui a conduit la plus grande partie des ufologues a affirmer que les ovnis et les phénomènes connexes représentent des véhicules extraterrestres.

NIVEAU 2

A défaut d’un terme plus approprié, nous l’avons appelé anti-physique.  Les variables sont les mêmes que celles de la catégorie précédente, mais elles se présentent selon un modèle qui contredit celui que nous propose la physique moderne car les objets sont en même temps décrits comme physiques et matériels mais également comme capables de :

· pénétrer dans le sol,

· augmenter, diminuer ou changer de forme sur place,

· devenir flous ou transparents sur place,

· se fractionner en deux objets ou plus ou fusionner lentement en un seul,

· disparaître à un endroit et instantanément réapparaître à un autre,

· être observables optiquement de façon continue sans être détectés au radar,

· produire un temps manquant, une dilatation ou une contraction du temps,

· produire des inversions topologiques ou des dilations de l’espace (objet estimé de petite taille ou n’occupant qu’un espace réduit alors que le(s) témoin(s) di(sen)t queson volume intérieur excède de plusieurs fois sa taille extérieure),

· apparaître sous forme de globes lumineux intensément colorés et sous contrôleintelligent.

 C’est ce genre de descriptions qui conduisent la plupart des scientifiques classiques à reléguer de tels phénomènes dans la catégorie des hallucinations ou des mystifications.

NIVEAU 3

Ce niveau s’intéresse à la psychologie des témoins, à leur environnement et statut social.

Les observateurs tendent à voir des PAN dans leur environnement normal et au sein de leur communauté sociale habituelle. Confrontés à la présence d’objets non conventionnels, ils vont chercher à les évacuer comme des événements banals jusqu’au moment où ils seront amenés à l’inévitable conclusion qu’il s’agit d’un objet réellement inconnu.

NIVEAU 4

Les réactions somatiques représentent un autre stade significatif d’information. Le phénomène est présenté comme pouvant produire des effets perçus par l’être humain comme des :

· sons : bourdonnements, vrombissements, ronronnements, sifflements, déplacements  d’air, bruits de tempête, vrillements aigus ou rugissements sourds, etc.

· vibrations,

· brûlures,

· paralysies partielles ou pseudo paralysies 11 (incapacité de bouger un muscle),

· sensation de chaleur ou de froid extrême,

· odeurs : puissantes, douçâtres ou étranges, d’oeufs pourris, de sulfure, de moisi, de  musc, etc.

· goût métallique,

· sensations de fourmillements,

· cécité temporaire lors d’une exposition directe à la lumière émise par l’objet,

· nausées,

· hémorragies nasales ou des oreilles, maux de tête sévères,

· difficultés respiratoires (dyspnée),

· abolition de la volonté,

· somnolences prolongées dans les jours qui suivent une rencontre rapprochée.

NIVEAU 5

La cinquième catégorie d’effets ne peut être qualifiée autrement que de psychique car elle concerne une série de phénomènes que l’on trouve habituellement relatés dans la littérature parapsychologique :

· impressions de communication sans passer par les canaux sensoriels habituels,

· phénomènes de poltergeists : déplacements d’objets et sons sans cause spécifique  apparente,

· lévitation du témoin, d’objets ou d’animaux proches,

· manoeuvres de PAN qui semblent anticiper les pensées du témoin,

· rêves ou visions prémonitoires,

· changements de personnalité qui s’accompagnent de l’apparition de facultés nouvelles  chez le témoin

· pouvoirs de guérison.

NIVEAU 6

Ce dernier niveau pourrait être qualifié de « culturel  » Il se rapporte aux réactions de la société vis-à-vis des témoignages, à la genèse d’une série

d’effets secondaires tels que mystifications, imagerie de la fiction et de la SF, théories scientifiques, désinformation (cover-up) ou sa dénonciation, censure ou exploitation médiatique, sensationnalisme, etc. et à l’attitude des membres d’une culture donnée par rapport aux concepts que les observations de PAN semblent impliquer.

Aux Etats-Unis, le plus grand impact qu’a engendré le phénomène a été l’acceptation générale de l’idée de l’existence d’une vie extraterrestre et d’une façon plus limitée, mais potentiellement très significative, un changement dans les concepts de la culture populaire par rapport aux manifestations d’une intelligence non humaine.

Dans des cultures plus anciennes, telles celles de l’Europe médiévale ou du Portugal des débuts du XXe siècle, le contexte culturel des observations anormales était fortement entaché  de croyances religieuses.

NATURE POSSIBLE DE LA TECHNOLOGIE DES PAN

Malgré le caractère que nous reconnaissons très approximatif de notre classification, un cadre de référence pour une hypothèse scientifique sur les observations de PAN peut être obtenu à partir des 6 catégories d’effets présentées plus haut. S’il nous fallait résumer notre approche du problème en une phrase, ce serait :

Tout se passe comme si les PAN étaient le produit d’une technologie qui intègre à la fois des phénomènes physiques et psychiques tout en affectant profondément les variables culturelles de la société par la manipulation des caractéristiques somatiques et psychologiques des témoins.

Ce argument peut être développé comme suit :

a) Le phénomène est le produit d’une technologie. Au cours de l’observation, le PAN se comporte comme un objet aérien, réel et matériel. Il semble néanmoins utiliser soit de principes physiques très avancés, soit un camouflage très habilement conçu qui se traduisent par les effets que nous avons appelés antiphysiques qu’il faudrait arriver à réconcilier avec les lois de la physique.

b) Soit de façon délibérée, soit sous la forme d’effets collatéraux, cette technologie produit des effets psychiques. Ces états de conscience modifiée sont devenus aujourd’hui trop fréquents pour pouvoir être relégués dans la catégorie des faits exagérés ou mal observés. Ils sont devenus familiers à tous ceux d’entre nous qui ont enquêté sur des cas d’observations rapprochées.

c) Le but de cette technologie pourrait être de produire une manipulation culturelle qui se ferait peut-être, mais pas nécessairement, sous le contrôle d’une forme d’intelligence non humaine. Dans ce cas, les effets somatiques et psychologiques ne seraient que des moyens utilisés pour parvenir à cette fin. Mais les parapsychologues de l’école jungienne pourraient aussi bien prétendre que l’inconscient collectif humain est lui aussi une source possible de tels effets, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir une quelconque intelligence étrangère.

LE PROBLEME DE L’INCOMMENSURABILITE

Les considérations qui précèdent nous amènent à revisiter le concept général de SETI. De nombreux chercheurs engagés dans cette voie reconnaissent aujourd’hui combien il était présomptueux d’imaginer que des cultures extraterrestres qui auraient évolué sur des plans différents du nôtre, se comporteraient comme des humains du XXIe siècle. Plus précisément,  il n’y a aucune raison de croire que leurs moyens de communication se limiteraient à la radiophonie, et d’exclure les voyages interstellaires, la transmission d’images ou l’envoi de sondes automatiques. Par conséquent, les programmes dérivés SETV/SETA débordent du cadre de l’ufologie basée sur l’HET. Toutes deux sont vouées à la détection d’intelligences non humaines présentes sur ou à proximité de la Terre, traduisant un changement de paradigme qui s’écarte à la fois de la conception SETI orthodoxe comme du principe de banalité.L’idée que pour extraterrestres et humains, les représentations du monde pourraient  présenter de telles divergences au point de ne pouvoir trouver aucun terrain de compréhension mutuelle, est désignée par le vocable de « Problème de l’Incommensurabilité » dans la littérature SETI (Vakoch, 1995, 99).

Le fossé cognitif ou problème d’incommensurabilité entre les cultures humaines et de type extraterrestre nous garantit qu’ils ont dû développer des techniques de communication qui ne font pas appel aux transmissions radiophoniques. Des civilisations extraterrestres pourraient présentement envoyer des signaux radio ou optiques vers la Terre. Mais elles pourraient également le faire sous une variété de formes différentes telles que des images holographiques, des signaux agissant au niveau psychique ou autres liés aux états de conscience, des signaux constitués de neutrinos modulés, de bouffées d’émissions de rayons gamma, d’émissions de lumière modulée par des trous de ver, des signaux générés par des techniques de lentilles gravitationnelles, des rayons X modulés, des signaux quantiques téléportés ou tout autre effet de champ quantique. Le Problème de l’Incommensurabilité s’applique même au domaine de l’interprétation des manifestations dans le cadre de l’HET classique.

Au coeur de cette question réside l’idée qu’aucune espèce intelligente ne peut appréhende la réalité sans opérer des choix méthodologiques qui varient d’une civilisation à l’autre (Vakoch, 1995). Si les entités ETs et PAN ont des biologies différentes de la nôtre et évoluent dans des environnements très différents de celui que nous connaissons, elles pourraient aussi avoir des conceptions scientifiques poursuivant des buts très éloignés des nôtres et se servir de critères radicalement antinomiques d’évaluation de leurs réalisations scientifiques. Leurs mécanismes explicatifs, leurs préoccupations prédictives, leur façon d’exercer un contrôle sur la nature pourraient être très exotiques et il faudrait s’attendre à ce que leur manière de modéliser la réalité soit très éloignée de la nôtre (Rescher, 1985).

A cet égard, nous devons mentionner une caractéristique supplémentaire qui justifie les programmes SETI alternatifs. Dans la conception SETI classique, le programme d’encryptage/décryptage d’imagerie picturale ou de messages présuppose que les extraterrestres disposent d’un sens de la vue semblable au nôtre (Oliver et al. 1973). L’importance qui y est accordée ne repose pas tant sur l’importance que la vision exerce chez les humains, mais bien sur des préjugés philosophiques quant aux moyens adaptés à l’acquisition des connaissances.

Par conséquent, l’auto sélection anthropocentrique est une conséquence manifeste de cette pensée orthodoxe aussi bien dans la recherche SETI qu’en ufologie.

[Le philosophe] Michel Foucault 15 affirme que la confiance que nous accordons à la science  repose essentiellement sur l’étude des caractéristiques optiques des objets (Foucault, 1966). Cette croyance que la véritable connaissance ne peut être acquise que par la vue remonte au XVIIe siècle à partir duquel la prééminence de la vision a conduit à la disqualification des  autres sens comme source possible d’information scientifique.

Même sans aller jusqu’à soulever la question de savoir si les entités ETs/PAN sont dotées du sens de la vue, nous devrions avoir la sagesse de ne pas surestimer l’importance de l’imagerie chez eux. La remarque reste valable pour les transmissions qu’ils nous adressent. Si nous pouvons observer et acquérir des connaissances par la vue, des signaux ETs/PAN pourraient bombarder la Terre sans être compris ou reconnus comme tels ni même détectés si nous ne sommes pas dotés d’autres modèles de communication, comme par exemple psychiques ou mentaux.

On en trouve de nombreuses illustrations dans les interactions entre les humains de cultures différentes (Highwater, 1981) et dans les apparitions mariales où les témoins sont souvent d’un niveau d’éducation très limité, voire des illettrés analphabètes (Fatima, Lourdes, Guadalupe).

Cette dernière remarque porte le débat sur les contraintes et réactions auxquelles on doit s’attendre de la part d’extraterrestres mis en présence de signaux d’origine terrestre. Etant donné que nous ignorons la nature des ETs/PAN destinataires des messages qui leur sont délibérément envoyés et que de leur côté ceux-ci ne peuvent a priori être certains de la nôtre, il est difficile d’éviter que leurs communications soient ambiguës. Les ETs/PAN qui observent nos pictogrammes sont susceptibles d’y projeter l’empreinte de leur vécu spécifique et propres expériences culturelles en tant qu’espèce, comme nous projetons celles d’Homosapiens sapiens sur leurs messages. La première de ces raisons pourrait expliquer l’absence de  détection de signaux extraterrestres par SETI, si nous passons sous silence les quelques 100 signaux radios et optiques qui, sans avoir été de faux espoirs avérés, ne furent pas ultérieurement répétés pas leur source d’origine, tandis que la seconde peut expliquer l’impasse actuelle dans laquelle se trouve l’étude des phénomènes de type PAN.

LA SEMIOTIQUE(voir infra)

Pour y avoir participé, dans son analyse du problème de l’échec du programme SETI, le psychologue Doug Vakoch préconise de faire appel à la sémiotique, science qui s’intéresse à  la signification des signes de toute nature (Vakoch, 1999) et selon laquelle un signe représente quelque chose d’autre qui est le signifié. Par exemple, le mot « sou » peut servir à désigner la pièce que vous avez dans la main.

Dans les messages interstellaires, considérés sous l’angle de la théorie classique de l’information, il n’y a pas de relation intrinsèque entre la forme du message et son contenu.Une fois décidé le choix de l’information que va transporter le message, il ne reste plus qu’à chercher un moyen efficace de l’encoder. 

Selon cette approche, la relation entre le contenu et la forme du message devient totalement arbitraire.

Les messages élaborés en suivant les principes de la sémiotique ont une plus large gamme de possibilités de liens entre forme et contenu.

Les sémioticiens classent les signes selon la manière dont signifiant et signifié sont reliés l’un à l’autre, l’association restant purement arbitraire. Le signe de l’objet « sou » pourrait être n’importe quoi. Comme il ne s’agit que d’une association conventionnelle, le signe utilisé pour désigner un tel objet aurait pu tout aussi bien être quelque chose qu’on appellerait un « poofhoffer« , c’est à dire un bidule.

En sémiotique, lorsque l’association entre signe et signifié est arbitraire, on dit que le signe devient un symbole. Parler de symboles signifie qu’il n’existe plus de connexion intrinsèque entre la forme de l’expression (le signe) et le contenu exprimé (le signifié).

Une des alternatives à la connexion arbitrairement établie entre signes-symbole et signifiés est l’icône, qui est un signe qui véhicule une ressemblance physique avec le signifié 17. Avec  l’icône, la forme du message est en rapport avec son contenu. Par exemple, le profil d’un individu sur une pièce de monnaie américaine actuelle est l’icône d’un homme précis, le premier président des Etats-Unis. Le même personnage pourrait tout aussi bien être représenté par les mots « George Washington ». Dans le premier cas, c’est parce qu’elle ressemble physiquement au signifié que l’image deWashington est devenue une icône. L’icône peut être avantageusement utilisée lorsque le signifié représente quelque chose de moins concret. Par exemple, l’icône « balance » représente le concept de Justice parce qu’il y a analogie entre le signe des plateaux qui mettent en équilibre deux poids différents et le signifié, concept de justice, qui implique un équilibre entre transgression et punition.

A Fatima, la première entité aperçue en 1915 porteuse d’un globe de lumière et initialement considérée comme l’ « Ange de la Paix » va, à dater des visitations de 1917, se transformer en « Dame de lumière », puis évoluer à son tour comme symbolisant Marie pour aboutir finalement à la Vierge elle-même. Il est également utile de se rappeler que la représentation iconique ne se limite pas à la vision. On peut en effet imaginer des signes qui ressemblent au signifié par un autre canal sensoriel. Par exemple, la mouche Spilomyia hamifera a la faculté de battre des ailes à unefréquence très proche de celle de la dangereuse guêpe Dolichovesula arenaria. Lorsqu’une de  ces mouches vient à voler à proximité d’un essaim de ces guêpes, cette faculté lui donne une certaine immunité contre les attaques des oiseaux. Profitant de son mimétisme par rapport aux guêpes, elle réalise la production d’une icône sonore : elle ne sera pas attaquée par d’éventuels prédateurs parce qu’elle émet des sons semblables à ceux du battement d’ailes des guêpes. La stratégie de défense de la mouche repose sur sa faculté à produire une icône auditive dont le rythme de battement de ses ailes (le signe) s’apparente physiquement à celui des guêpes (le signifié) (Vakoch, 1999).

Plus généralement, il existe une relation trinitaire entre le signifiant, le signifié et le récepteur, interprète du sens. Ainsi l’analogie entre l’icône et son référent n’existe pas en dehors de l’intelligence la percevant. La connexion entre signe et signifié n’a pas lieu sans une intelligence pour observer cette connexion. En iconologie, le problème est que l’analogie est dans l’oeil du destinataire. C’est pourquoi, comme nous ignorons la nature réelle des entités étrangères, nous ne pouvons pas être certains que ce qui nous apparaît comme une analogie évidente le sera aussi pour une intelligence qui différe de nous par la biologie, la culture, le psychisme, et évolue dans un autre univers. Ainsi, le diagnostic d’analogie n’est pas objectif, mais est influencé par une série de facteurs qui imposent des conventions à l’interprétation de l’icône. Celle-ci peut utiliser n’importe quel registre sensoriel. Comme  nous ne n’avons aucune idée du mode sensoriel préférentiel des ETs/PAN, nous devrions privilégier l’utilisation de signes de communication qui ne dépendraient d’aucune modalité sensorielle particulière.En privilégiant une approche électromagnétique, les recherches SETI/CETI utilisent cette notion comme une représentation iconographique autorisant un transfert direct de concepts (chimie terrestre, figure du système solaire, ADN humain, mathématiques, géométrie, …) sans encodage du transmis sous une forme spécifique à un mode sensoriel précis. L’utilisation d’icônes permet à ceux qui réceptionnent le message de s’intéresser directement à celui-ci sans passer par nos modèles de représentation des phénomènes. Plus généralement, il existe une relation triangulaire entre signifiant, signifié et récepteur. L’analogie entre icône et référent ne présente aucune réalité indépendante en dehors de l’intelligence à laquelle elle s’adresse.

En d’autres termes, la similarité qui existe entre une icône et son référent n’existe pas en dehors de l’intelligence qui la perçoit. Bien qu’il s’établisse dans la conception iconographique une relation naturelle entre signe et signifié, elle ne peut exister sans qu’existe aussi une intelligence pour l’observer.

Finalement, le problème soulevé par l’utilisation d’icônes est que la similarité se situe dans l’oeil de l’observateur. Et dès lors que nous ignorons ce que sont réellement les ETs/PAN, nous ne pouvons être certains que ce qui nous apparaît comme similitude évidente le sera également pour une intelligence qui possède une biologie, une culture, une histoire spécifiques et qui pourrait en outre être originaire d’un univers différent. Notre diagnostic sur la présence ou non de l’analogie n’est par conséquent que subjectif et influencé par une série de facteurs qui imposent des conventions sur nos systèmes interprétatifs de l’icône.

LES PAN ET LA PROBLEMATIQUE DES ABDUCTIONS

Le comportement des PAN qui a été esquissé ci-dessus n’est pas intrinsèquement absurde.Cette absurdité apparente est une conséquence du conflit cognitif, ou problème d’incommensurabilité qui existe entre les humains et le phénomène.Dans le cas présent, les PAN sont les émetteurs du message et nous en sommes les destinataires.

Les messages qui nous sont adressés sont des icônes fabriquées par le phénomène et reçues par nos canaux sensoriels. Elles nous parviennent selon diverses modalités sensorielles après avoir auparavant été mises en forme par le phénomène. Les raisons de notre incapacité à comprendre le phénomène et son message pourraient résulter des différences qui existent entre nos cultures, biologies, modes de perception sensorielle, corrélats historiques, références dimensionnelles, évolution physique, cadres de référence dans les conceptions scientifiques, etc.

Dans le message qu’ils nous adressent, il ne nous est pas possible de discerner ce que les PAN considèrent comme ayant le statut d’icône. Les divergences qui en résultent ont un impact direct sur nos conventions interprétatives jusqu’à déformer notre faculté de reconnaissance dans le message de la corrélation entre le signe et le signifié inclus dans son contenu, ce qui à son tour déforme soit notre capacité de « voir et comprendre » le message potentiel, soit le schéma qu’il contient.

La différence entre les modes de perception sensorielle des entités PAN et nous-mêmes peut être responsable de notre inaptitude à interpréter correctement les messages (icônes) que les PAN nous adressent et de communiquer valablement avec eux. Elle peut également nous empêcher d’interpréter correctement quelles sont ces icônes lorsqu’il nous arrive de les reconnaître pour telles. Répétons que nous projetons obligatoirement nos propres expériences en tant qu’espèce sur leurs icônes (ou messages), ce qui entraîne l’apparente absurdité entre les interactions entre les PAN et l’espèce humaine.

Les activités ou scènes « absurdes » qui caractérisent les cas d’enlèvements pourraient ne pas être autre chose qu’un mécanisme iconique de défense déployé par les PAN pour assurer leur protection par rapport au sujet de l’abduction, de la même manière que la Spilomyia hamifera se protège des oiseaux par mimétisme.

Kuiper (1977) et Freitas (1980) ont proposé l’idée que des ETI/PANs visitant la Terre chercheraient nécessairement à se dérober à nos systèmes de détection jusqu’à ce qu’ils aient réussi à évaluer à la fois notre niveau de développement technologique et la menace et le risque que nous représentons. Ils feraient appel à un programme adaptatif et modulaire à plusieurs niveaux contre tout danger. Une technique de choix pour les ETI/PAN experts en observations à basse altitude pourrait être un camouflage par mimétisme, aussi simple que celui qui s’avère si efficace dans la nature (Stride, 1998). On peut encore citer comme exemples de mimétisme ces ETI/PAN qui pénètrent notre atmosphère sous l’aspect d’un météore ou calquent leur trajectoire sur celle d’un météore ou encore se dissimulent à l’intérieur d’un essaim de météores, se comportant comme des météores obscurs qui ne laissent pas la signature qui leur est habituellement associée, qui se dissimulent à l’intérieur d’un nuage artificiel ou naturel ou une rentrée de satellite, se comportent comme de pseudo étoiles stationnaires au-dessus de certaines régions ou qui copient des modèles composites d’ aéronefs fabriqués sur la Terre (Stride, 1998). Une autre possibilité consiste à utiliser des techniques de mimétisme aptes à manipuler la conscience humaine de manière à faire croire à des manifestations d’interactions absurdes accompagnant la rencontre. Une autre encore pourrait être de se présenter sous la forme d’entités reconnaissables par la culture visée comme relevant du domaine des anges, des démons ou d’une divinité.

CONCLUSION

L’ingénierie moderne nous a familiarisés avec des technologies de production à partir d’instruments physiques d’images tridimensionnelles, coloriées, animées, et qui se conforment aux lois de la perspective.

Notre postulat est que les PAN se servent des mêmes techniques, avec plus grand choix de techniques de manière à influencer les perceptions des récepteurs et, au-delà d’eux, de l’ensemble de la culture humaine. La longueur de l’échelle de temps mise en oeuvre comme la nature globale des effets rendent difficile l’appréciation des hypothèses qu’ont de tels effets sur notre culture.

La science fiction nous l’a fait avec la notion de machines ou d’êtres projetant d’eux-mêmes une image qui plonge systématiquement l’observateur dans la confusion. On peut imaginer que les PAN représentent des véhicules physiques équipés de moyens d’interaction à la fois avec l’environnement terrestre et avec les organes des sens des témoins de façon à donner une fausse image de leur nature réelle. On peut imaginer de tels objets pourraient émettre des micro-ondes, créer des hallucinations perceptives, y compris dans les messages entendus ou vus par des observateurs isolés ou en groupe.

Toutefois, étant donné que même un schéma aussi compliqué ne permet pas de rendre compte de tous les effets signalés et des changements de comportements ultérieurs chez les témoins de rencontres rapprochées, nous devons envisager encore autre chose : un processus impactant les couches profondes de la personnalité. La question devient alors : dans quelle mesure ces changements sont-ils ou non le résultat d’une action délibérée des opérateurs ? Pour répondre à cette question, et tester plus à fond nos hypothèses, nous avons besoin d’enquêtes de meilleure qualité, de données affinées, et d’une plus grande expertise dans l’analyse non seulement des objets et entités décrits, mais de l’impact de l’observation sur le témoin et son environnement social.

En d’autres termes, nous devons développer une méthodologie pluridisciplinaire qui intègre les six niveaux de réalité que nous avons identifiés et qui sont applicables aussi bien à SETI qu’aux ovnis, aux rencontres rapprochées et aux entités qui leur sont associées. Une telle méthodologie permettrait d’ouvrir la voie à la vérification rationnelle d’hypothèses dans un domaine important qui n’a été jusqu’ici que trop longtemps été mis à l’écart du courant de la science classique.

Jacques Vallée et Eric W. Davis

Traduction

Franck Boitte et Jacques Costagliola

source : http://www.jacquesvallee.net/bookdocs/uapdefinitif.pdf

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