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APPARITIONS MARIALES ET OVNIS 9 mars, 2012

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APPARITIONS MARIALES ET OVNIS dans Exo-contacts apparitions-mariales1

Généralement l’Eglise fait preuve d’une très grande prudence avant de canoniser un saint ou de reconnaître un miracle et les esprits scientifiques – rationalistes impénitents ou non – ne pourront, en l’occurrence, que lui donner raison; nous en avons justement présentement de très bons exemples sous les yeux, bien sûr avec le cas de Fatima en 1917 auquel s’est intéressé le feu contre- amiral Gilles Pinon (http://www.disclose.tv/action/viewvideo/68113/Gilles_Pinon_ch__lons_part1/) mais aussi avec celui de Medjugorje en Yougoslavie et de Kibeho au Rwanda qui sont un peu moins connus.

Que s’y est t-il passé en effet ? A Medjugorje, aux fins fonds des Balkans, plusieurs adolescents ont prétendus voir et parler quotidiennement à la Sainte Vierge pendant plus de mille jours, et foules et autorités s’en sont émus; des pélerinages ont même eu lieu, sans la caution de la hiérarchie ecclésiastique.

http://www.dailymotion.com/video/x635uf

Au Rwanda, les choses se
compliquent encore un peu plus, même si à l’origine, les évènements semblent identiques : pendant plus de trois ans, une poignée de collégiennes et un tout jeune homme du petit village de Kibeho ont affirmés non seulement voir la Vierge Marie, mais également – ce qui est rarissime – Jésus, et s’entretenir avec eux des malheurs de ce monde. En outre, et c’est là précisément que les choses se corsent – l’un des « voyants »  aurait fait état,  selon un observateur s’étant rendu sur place, de « signes dans le ciel », comme à Fatima au Portugal, lorsque le disque solaire avait soit-disant dansé et était descendu vers la foule rassemblée à la Cova de Iria, le 13 octobre 1917.

Disque, croix, ou hostie géante ? ou plutôt ovni, comme l’affirment depuis longtemps certains ufologues avertis ?

Le doute est toujours permis en pareil cas, d’autant qu’à l’époque,  aucun observatoire n’a été en mesure de détecter quoi que ce soit d’anormal dans le ciel au jour et à l’heure dite.

Hallucinations collectives ou véritables « apparitions » ?

Il existe bien certes des phénomènes dits solaires depuis fort longtemps – de nombreux témoignages et observations ont déjà été collectés – ,  mais malheureusement, tous les efforts déployés jusqu’ici pour établir une corrélation évidente quelle qu’elle soit entre les dits phénomènes solaires et les apparitions de type ufologique ou mariale, n’ont jamais abouti et le mystère demeure.

La seule chose que l’on puisse affirmer est qu’un fort pourcentage des apparitions de type religieux qu’elles soient contemporaines ou passées, font intervenir des phénomènes lumineux d’une nature particulière que l’on retrouve également dans de nombreuses observations déjà cataloguées comme ovni. Le rapprochement est troublant mais c’est la seule évidence dont on dispose à l’heure actuelle.

On  sait cependant aujourd’hui que le phénomène ovni est un phénomène universel au même titre que les apparitions mariales dont les premières connues remontent au Moyen-âge.

SSR

apparitionsmariales1 dans Exo-contacts

 

http://www.dailymotion.com/video/x5er9a

 

Ovnis, apparitions mariales et religions

Par Alain MOREAU

L’objectif du présent texte n’est pas de faire une étude des multiples apparitions mariales répertoriées depuis des siècles (et notamment du dix-neuvième siècle à nos jours), mais de montrer le rapport existant entre certaines manifestations relevant des ‘‘mariophanies’’ (apparitions de la Vierge) et certaines caractéristiques du phénomène OVNI, ce rapport pouvant être étendu à d’autres types de manifestations religieuses, notamment dans la Bible.

Précisons une chose : il ne s’agit pas, ici, de dire que les mariophanies dans leur ensemble relèvent de l’ufologie, mais de défendre l’idée que quelques mariophanies comportent une indiscutable « coloration » ufologique. Le cas le plus connu de connotation « ufologique » est bien sûr Fatima (Portugal, 1917).

I. Fatima (Portugal), 1917 :

Le premier auteur à avoir fait des rapprochements pertinents entre l’apparition mariale de Fatima et certaines manifestations d’OVNIs est, à ma connaissance, Paul Misraki (1962, 1968). Ultérieurement, d’autres auteurs (Jacques Vallée, etc.) ont aussi évoqué les ressemblances entre ces deux types de phénomènes.

Le 13 mai 1917, trois petits bergers (deux fillettes et un garçon) déclarèrent avoir aperçu une « Dame de Lumière », d’une grande beauté, laquelle avait flotté au-dessus de la cime d’un chêne vert. L’apparition avait parlé : elle avait demandé notamment aux pastoureaux de revenir en ce même lieu le 13 du mois suivant.

Le 13 juin, une escorte accompagna les petits à leur rendez-vous :

« Là, les assistants purent voir les trois enfants tomber à genoux, cependant qu’une légère vapeur blanche se formait autour d’eux ; la lumière du jour, ainsi que la température, perdaient aussi de leur intensité ; une brise fraîche souffla. On ne distinguait aucune ‘‘belle dame’’, mais l’aînée des enfants, Lucia, parlait comme si elle s’adressait à quelqu’un, puis écoutait d’inaudibles réponses. Les villageois, eux, ne percevaient, selon leurs dires, qu’un léger bourdonnement… Au moment où Lucia signala le départ de la Dame il se passa quelque chose : les branches du chêne vert s’inclinèrent comme entraînées dans la direction indiquée par la petite fille. »

Le 13 juillet plusieurs centaines de personnes s’agglomérèrent à la Cova da Iria, lieu des apparitions, pour assister à un spectacle en tous points semblable à celui du mois précédent. Lucia déclara que la « Dame » lui avait confié des « secrets ». Cette fois, le départ de la céleste visiteuse fut ponctué d’une détonation brutale que tous entendirent, cependant qu’un portique de fortune, érigé pour l’occasion, fut secoué sur ses bases.

L’administrateur de l’arrondissement voulut faire avouer aux enfants qu’ils avaient tout inventé. Peine perdue. Il ne put non plus obtenir les « secrets » de la Dame. Le 13 août il séquestra les petits fauteurs de troubles à l’ordre public pour les soumettre à un nouvel interrogatoire. Il menaça les enfants de les plonger dans une marmite d’huile bouillante s’ils persistaient dans leur mutisme !

« ‘‘Ton petit frère est déjà frit !’’, dit-il à l’une des fillettes, qui pâlit mais continua de se taire. Les enfants passèrent le reste de la journée dans la prison, mêlés aux détenus de droit commun. »

Pendant ce temps, à la Cova, les pèlerins assemblés apprirent que les enfants ne viendraient pas. On entendit cependant une sorte de coup de tonnerre, semblable à l’éclatement d’un pétard, suivi d’un éclair. La nuée blanche s’éleva du sol. Quatre jours après, les trois petits virent le vallon s’illuminer de la teinte jaune d’or qui précédait généralement les apparitions. La « Dame » se montra alors. Lucia la supplia de faire en sorte que son entourage puisse la croire quand elle raconte ce qu’elle a vu. La Dame promit pour le mois d’octobre un prodige éclatant.

1. Le globe lumineux :

Le 13 septembre 20.000 à 30.000 personnes étaient rassemblées autour de la visionnaire. En plus de la vapeur blanche entourant les enfants, certains assistants aperçurent un globe lumineux traversant le ciel en direction du chêne vert. Il cessa d’être visible. Dix minutes après, le globe reparut et s’éloigna vers le ciel.

« On se le montre du doigt, cependant qu’une vieille dame à cheveux blancs, missel en main, trépigne : ‘‘Je ne vois rien ! Je ne vois rien ! »… »

On constate alors qu’une pluie de corpuscules blancs, comparables à de minces flocons de neige, tombe du ciel et se désagrège au moment de toucher le sol.

Voici quelques témoignages :

« ‘‘A ma vive surprise’’, dit l’un d’eux, ‘‘je vis clairement et distinctement un globe de lumière glissant lentement et majestueusement à travers l’espace (…). Puis subitement, avec la lumière extraordinaire qu’il dégageait, ce globe disparut à mes yeux, et le prêtre qui était à mes côtés cessa lui aussi de le voir.’’ »

Comme il demande à ce voisin son opinion sur ce globe, ce dernier répond sans hésiter « qu’il s’agit sans doute du véhicule grâce auquel la Vierge Marie s’approchait des enfants… ».

Tous ceux qui aperçurent le globe, dit un autre texte, en retirèrent l’impression qu’il s’agissait d’un aéroplane de lumière apportant la « Mère de Dieu » au rendez-vous des pastoureaux et la rapportant ensuite au « Paradis »…

2. Les corpuscules blancs :

Je viens de mentionner les corpuscules blancs aperçus par les assistants. Une dame déclara avoir vu un de ces « pétales de fleurs » tomber sur son épaule gauche. Elle voulut le saisir, mais ne trouva plus rien.

De semblables pluies blanches se sont reproduites par la suite, à la Cova da Iria, le 13 mai 1918 (jour anniversaire de la première apparition) et le 13 mai 1924.

Paul Misraki fait ici un judicieux parallèle avec certains témoignages d’OVNIs :

a) Oloron, 1952 :

En 1952, dans les Pyrénées-Atlantiques (alors appelées « Basses-Pyrénées »), on vit passer, dans le ciel d’Oloron, un cigare et plusieurs disques. Tous ces objets laissèrent derrière eux « une abondante traînée qui tombait lentement vers le sol en se désagrégeant ». Pendant quelques heures il y en eut des paquets accrochés aux arbres, aux fils téléphoniques, sur le toit des maisons.

« C’était comme des fils de laine ou de nylon, ressemblant à des fils de la Vierge ; ils devenaient rapidement gélatineux, puis fondaient et disparaissaient. Parmi les nombreux assistants qui purent les recueillir et les tenir dans la main pendant quelques instants, se trouvaient les professeurs du collège ; l’un d’eux les examina attentivement mais ne put en faire l’analyse car ils se sublimèrent avant qu’il ne parvînt à un laboratoire. »

b) Graulhet, 1954 :

Le 13 octobre 1954 au-dessus de Graulhet (Tarn), et le 18 octobre 1954 à Vienne (Isère), il y eut la même pluie évoquant de la laine de verre ou des fils de toile d’araignée.

« Des experts se penchèrent sur la question et proposèrent des explications ‘‘naturelles’’ plus étonnantes encore, par leur insuffisance, que le phénomène lui-même.

Laine de verre, fils d’araignée : ces comparaisons ne correspondent pas tout à fait aux ‘‘corpuscules blancs’’ qu’une pieuse préoccupation transforme en ‘‘pétales de fleurs’’. Il reste cependant une analogie certaine entre ces diverses chutes de ‘‘mannes’’ célestes, ‘flocons de neige’’ ou… ‘‘fils de la Vierge’’, qui fondent rapidement à la chaleur du sol. »

La manne céleste :

On fera aussi le parallèle avec la « manne » du récit de l’Exode. Dans l’Ancien Testament la « manne » est une nourriture tombée du ciel grâce à laquelle tout un peuple put subsister dans le désert « pendant quarante ans ».

Six jours sur sept, une couche de rosée recouvrait les alentours du camp. Puis, la rosée évaporée, apparaissait sur la surface du désert « quelque chose de menu, de granuleux » (traduction incertaine), « de fin comme le givre ». (Exode, 16, 14.)

« On eût dit de la graine de coriandre, c’était blanc, cela avait le goût de la galette au miel. » (Exode, 16, 31.)

Il fallait procéder au ramassage dès l’aurore, car ce « pain du ciel » fondait à la chaleur du jour.

Voici, à ce propos, les commentaires pertinents (que je fais miens) de Paul Misraki :

« Ici encore, les professionnels de la démythification s’en sont donnés à cœur joie. La manne, disent les uns, n’est qu’une sorte de résine secrétée par le tamaris sous l’effet de la piqûre des cochenilles. La preuve, ajoute Werner Keller dans ‘‘La Bible Arrachée aux Sables’’, c’est que cette sorte de manne se rencontre couramment dans la région, où elle fait l’objet d’un commerce régulier. Il faut croire que cette preuve n’apparaît pas aussi lumineuse à tous, car d’autres, non moins doctes, voient dans la manne un lichen, association symbiotique d’un champignon et d’une algue dont la valeur nutritive très élevée se rapprocherait de celle de la chlorella. Nous avons l’embarras du choix : tamaris plus cochenilles, ou algue plus champignon ? Qui dit mieux ?

Quoi qu’il en soit, si l’une ou l’autre de ces deux combinaisons se rencontre dans les déserts aussi couramment qu’on le prétend, on se demande pourquoi les Hébreux, en contact avec les caravanes qui sillonnaient les sables à longueur d’année, auraient pris cette banale substance pour un nouveau don de Dieu, à tel point que le souvenir en fut étroitement associé avec les événements de la Pâque et que les chrétiens y virent plus tard la préfiguration de l’Eucharistie : n’avaient-ils pas, entre-temps, reconnu que cette nourriture se retrouvait périodiquement dans les déserts environnants, à la portée de tous les voyageurs quels qu’ils fussent, et ne constituait nullement la marque d’une dilection spéciale de la part du Seigneur Yahwé ?

Ajoutons que les commentateurs naturalistes ont fait ici, une fois de plus, bon marché du contexte. Car le récit biblique insiste tout particulièrement sur un détail auquel il semble accorder une importance capitale, à savoir que la manne n’apparaissait que six jours sur sept, chaque sabbat étant marqué par sa complète absence ; le sixième jour, par contre, Israël en recueillait une ration double en vue du jour chômé. Quelle belle régularité dans le travail des cochenilles ! Et quelle constance aussi, puisque ce singulier repas fut servi aux Hébreux pendant quarante ans d’affilée !

Je pense plutôt qu’un rapprochement s’impose entre ces graines blanchâtres, tombées du ciel comme une pluie (‘‘Je vais faire pleuvoir pour vous le pain du ciel’’, dit Yahwé), semblables à du givre sur le sol et se dissolvant dans l’air au bout d’un certain laps de temps, et ces divers produits d’aspect analogue récemment signalés lors du passage d’objets non identifiés : qualifiées en Amérique de ‘‘cheveux d’anges’’, en France de ‘‘fils de la Vierge’’, et à Fatima de ‘‘pétales blancs’’ ou de ‘‘sortes de flocons de neige’’, ces substances gélatineuses bientôt sublimées, n’ont jamais, il est vrai, démontré leur valeur nutritive, nous le reconnaissons volontiers. Mais outre le fait qu’aucun témoin de pareilles pluies ne semble avoir porté ces substances à sa bouche (certains n’en auraient même pas eu le temps), il est frappant de constater une flagrante similitude d’aspect entre toutes ces substances blanchâtres et volatiles en rapport étroit avec l’apparition dans le ciel d’un objet inconnu. Aussi bien l’Exode précise-t-il que la chute de la manne fut précédée par une apparition de la Gloire de Yahwé, visible pour tous.

Et nous en venons à nous demander si ce ‘‘pain du ciel’’ différait sensiblement de celui que les Grecs nommaient l’ambroisie, nourriture des ‘‘dieux’’, à laquelle de rares mortels, admis à la goûter, attribuaient un léger goût de miel…

La Vulgate fait dire à l’ange Raphaël : ‘‘Moi, je me nourris d’un aliment invisible, et d’une boisson que les hommes ne connaissent point.’’ (Tobie, 13, 19.) »

3. La « danse du Soleil » :

Le 13 octobre 1917, environ 50.000 ou 70.000 personnes (selon les estimations) s’étaient rassemblées aux alentours de la Cova da Iria.

A 10 heures le ciel était couvert de nuages noirs et la pluie tombait dru. A midi heure locale les nuages commencèrent à se disperser. Les enfants tombèrent en extase, et la coutumière nuée blanche, par trois fois, se forma et s’éleva au-dessus d’eux. Au bout de quelques instants Lucia s’écria brusquement : ‘‘Regardez le Soleil !’’ Un témoin déclara ce qui suit :

« Je pus voir le soleil, (…), semblable à un disque à bords nets, à l’arête vive, lumineux et brillant, mais n’imposant aux yeux nulle fatigue. J’entendis des gens le comparer à un disque d’argent mat ; mais cette image ne me parut pas exacte car il s’agissait d’une couleur plus claire, active et riche, avec des chatoiements comme l’orient d’une perle. Ce disque n’avait aucun lien de ressemblance avec la lune telle qu’on peut la voir par une nuit transparente et pure : il se voyait comme un astre vivant. A la différence de la lune il n’était pas sphérique ; il apparaissait comme un disque plat et poli, qu’on aurait taillé dans la nacre d’une coquille (…), et se distinguait nettement avec un bord taillé en arête comme une planche à dessin. »

Ce « Soleil » argenté, discoïde et plat, ne devait pas se trouver à une très grande altitude car, selon un témoin, les nuages ne masquaient pas la lumière de l’astre, « de sorte qu’on éprouvait l’impression » que ces nuages « passaient derrière le soleil, non devant ». L’« astre » se trouvait donc à ce moment-là entre les nuages et la terre.

« Soudain le soleil frémit et bascula, puis se mit à tournoyer sur lui-même en faisant jaillir dans toutes les directions des gerbes de lumière qui changeaient de couleur à intervalles réguliers. Tout le paysage s’en trouva coloré : ‘‘Mais, Madame, vous êtes jaune !’’ s’écria, raconte-t-on, un des assistants avant que la dame ne devînt verte, puis bleue, puis cramoisie, en même temps que son entourage. Après deux ou trois minutes le disque parut demeurer quelques secondes en suspens, puis il reprit son mouvement giratoire et multicolore. Enfin, devenu rouge sang, il se mit à descendre par une série de bonds successifs en zigzag dont chacun le rapprochait de la terre, où la chaleur ne cessait d’augmenter. Enfin, après un dernier balancement plus lent, le disque remonta rapidement vers le ciel, à ce moment-là complètement débarrassé de nuages. Et tout redevint normal en un instant ; le Soleil, immobile en plein ciel, brillait de son éclat insoutenable, empêchant la foule de continuer à le regarder.

Les vêtements de ceux qui, depuis le matin, avaient pataugé sous la pluie, étaient entièrement secs. »

Dans son livre Paul Misraki a fait le parallèle entre la description du « miracle » de Fatima et le contenu de certains témoignages contemporains d’observations d’OVNIs… (1)

- Les théories :

Les éléments de comparaison mis en exergue ci-dessus, associés aux éléments d’information concernant le « globe lumineux », les « corpuscules blancs » et la « danse du Soleil », constituent une véritable preuve de l’identité de nature des manifestations mariales de Fatima et de certaines apparitions de type OVNI. Cette étroite parenté de manifestation permet d’évacuer les autres interprétations données, à tort, par certains spéculateurs :

• Une réelle « danse » du Soleil.

• La théorie hallucinatoire.

• L’invention pure et simple ou l’imposture (Gérard de Sède).

• La théorie phosphénique (Francis Lefébure).

• L’explication faisant intervenir les militaires (Emmanuel Dehlinger).

a) La danse du Soleil :

La réelle danse du Soleil est à exclure totalement. Et ce, pour plusieurs raisons évidentes :

1. On imagine mal notre astre dispensateur de vie se mettre à « danser » ! Cela aurait occasionné, évidemment, des dégâts considérables au niveau du système solaire et en particulier au niveau de notre planète…

2. Aucun astronome n’a évidemment vu de comportement solaire bizarre au moment de l’apparition de Fatima. Et, bien sûr, personne n’a vu de ‘‘danse solaire’’ ailleurs que dans la localité de Fatima. La prétendue « danse » était donc circonscrite au lieu de l’« apparition ».

3. Les similitudes frappantes avec le comportement cinématique des OVNIs excluent aussi toute « danse solaire ».

b) La thèse de l’hallucination :

La théorie hallucinatoire ne tient pas la route pour plusieurs raisons. Voici d’abord ce que Paul Misraki a noté à ce sujet :

« Aucun observatoire de notre planète, nous nous en doutons, n’avait remarqué la moindre anomalie dans le comportement du Soleil en ce 13 octobre 1917 : l’astre du jour n’avait donc pas vraiment ‘‘dansé’’, ni jeté des étincelles, ni changé de couleur.

Et cependant la foule avait vu. Alors on parla d’hallucination collective, et l’on admettra sans peine que ce fut là l’hypothèse la mieux accueillie.

Les partisans de Fatima objectèrent que rien ne pouvait justifier la forme particulièrement insolite qu’avait revêtue cette prétendue hallucination. En effet, les spectateurs de la Cova da Iria, si portés qu’ils fussent à accueillir l’idée d’un prodige imminent, s’attendaient à ‘‘voir’’ apparaître la Sainte Vierge, ou le Christ, ou même toute la Sainte Famille réunie, ou bien à assister à une nouvelle pluie de fleurs blanches ou quelque autre phénomène en rapport avec les apparitions ; dans cette attente ils s’étaient tous tournés dans la direction du chêne vert, centre habituel des manifestations précédentes. Absolument personne, au moment où Lucia jeta son cri : ‘‘Regardez le Soleil !’’, ne pouvait imaginer un spectacle aussi abracadabrant, encore moins communiquer à la foule tout entière une vision uniforme d’une fantasmagorie aussi imprévisible ; d’autant plus que cette même foule, pour ‘‘voir’’, dut opérer un mouvement de volte-face et tourner le dos au chêne vert.

Cet argument psychologique ne s’avéra pas suffisant pour convaincre les partisans de l’hallucination ; il en surgit alors un autre, beaucoup plus solide. A quelques kilomètres de la Cova da Iria les habitants d’un village, qui vaquaient à leurs occupations ordinaires – et qui, par conséquent, ne se trouvaient pas dans une ambiance propice à l’hallucination -, avaient eu le regard attiré par le spectacle insolite du disque en mouvement et purent l’observer à distance. Ils s’étaient tous réunis sur la place, se demandant quelle signification accorder à ce phénomène.

Or, si l’on accepte de considérer comme ‘‘possible’’ qu’une hallucination collective s’empare unanimement d’une foule composée de plus de cinquante mille individus rassemblés en un même lieu sous l’effet d’une préoccupation identique, il n’en va pas de même lorsque deux foules se trouvent séparées par une distance de plusieurs kilomètres et lorsque l’un des deux groupes n’a subi au préalable aucune préparation psychologique. Dans de telles conditions l’hallucination devient, du point de vue scientifique même, tout à fait improbable. » (2)

A ce commentaire tout à fait pertinent de Paul Misraki il faut bien sûr ajouter les rapprochements qui ont été faits plus haut avec certaines manifestations de type OVNI.

c) La thèse de l’invention :

Dans un numéro de « Marianne » d’avril 2005 on trouve des extraits d’un livre de Jean-François Kahn : « Dictionnaire incorrect » (2005). A « Fatima » on lit ce commentaire farfelu (mais ce n’est pas le seul de ce livre) :

« Petite ville du Portugal où, en 1917, trois jeunes bergers blagueurs se livrèrent à une imposture qui eut un immense retentissement. »

Il s’agit là d’une présentation lapidaire assortie d’une explication émanant d’un individu bien connu par ailleurs pour ses convictions athées et rationalistes bien établies. Mais cette formulation fantaisiste ne tient pas la route. Sur quels éléments Jean-François Kahn s’appuie-t-il pour tenir de tels propos ? On ne le sait pas. On sait seulement que, comme tout « rationaliste » qui se respecte, il privilégie (l’ignorance et l’incompétence aidant) l’argumentation de ceux qui excellent dans le réductionnisme facile. Voyons, à ce propos, quels sont justement les arguments des tenants de l’imposture.

Dans un livre paru en 1991 le « zététitien » Henri Broch a évoqué les apparitions de Fatima, au centre desquelles s’étaient trouvés Lucia dos Santos (10 ans) et ses deux cousins, Francisco Marto (9 ans) et sa sœur Jacinta (7 ans). Francesco et Jacinta moururent dans leur dixième année, le premier d’une ‘‘grippe espagnole’’, la seconde ‘‘des suites d’une opération’’ dans un orphelinat religieux.

Henri Broch rappelle que ces trois petits bergers ont vu apparaître dans un chêne vert une « espèce de poupée très jolie », une petite Dame toute vêtue de blanc qui leur parla sans remuer les lèvres, d’une ‘‘voix fluette et mélodieuse’’, et leur demanda de venir six fois au même endroit, le 13 de chaque mois.

Henri Broch note que les photographes présents ont pris des clichés de la foule, mais pas le « prodige ». Il cite aussi un livre (qualifié d’« excellent ») de Gérard de Sède, dans lequel ce dernier opte pour l’imposture. Gérard de Sède mentionne un article daté du 23 juin 1917, publié par le journal « O Seculo », dans lequel un journaliste évoqua une « spéculation commerciale bien montée » (en relation avec la découverte d’une source minérale). Dans la région la mort des deux enfants parut suspecte. Ainsi, le chanoine Casimir Barthas rapporta les propos suivants à propos de la mort prématurée de Francisco et Jacinta : il « fallait faire disparaître ces petits qui auraient fini par dévoiler la comédie ». Tant qu’il restera quelqu’un de vivant « l’affaire ne peut marcher »…

En 1921 Lucia quitta son village à jamais pour vivre dans une pension religieuse de Porto sous une fausse identité. Henri Broch parle à ce sujet de « séquestration illégale ». A 17 ans, « toujours en secret, toujours illégalement », elle fut transférée en Espagne d’où elle revint (lors de l’éclatement de la guerre d’Espagne) pour ensuite être cloîtrée à Porto puis au Carmel de Coimbra.

Un hôpital et une chapelle furent construits, et une revue sur Fatima (organe officiel du pèlerinage) fut publiée : « A Voz da Fatima ». En 1922 Monseigneur Da Silva ordonna l’ouverture de l’enquête. Ce n’est qu’en juillet 1924 que l’on consigna pour la première fois un témoignage de Lucia. En juin 1927 Monseigneur Da Silva dit avoir assisté à une pluie de pétales de fleurs qui se sont évanouis avant de toucher le sol.

En 1928 un hôtel (pour les pèlerins et touristes) et une prison (pour les pèlerins mendiants) furent construits autour de la chapelle. En mai 1928 Monseigneur Da Silva autorisa le placement de la première pierre d’une basilique à la Cova, « alors que l’enquête ecclésiastique n’est pas encore terminée ! ». Et en 1930 l’évêque Da Silva proclama légitime le culte de Notre-Dame de Fatima.

Monseigneur Da Silva fit parcourir le monde entier par des statues à l’effigie de Notre-Dame de Fatima. Cinq colombes venaient se poser, l’une après l’autre, devant la Vierge. Ici et là, sur le passage de la statue, les colombes étaient ainsi venues se poser sur les épaules ou la tête de l’effigie, en « signe d’adoration » en quelque sorte. Il ne s’agissait cependant pas d’un « miracle » (lequel se produisit aussi à Paris en 1952), mais de colombes dressées voyageant dans la soute à bagages de l’avion marial. Henri Broch note que la « caravane publicitaire de la firme Fatima se déplaça ainsi longtemps avec tout son attirail ».

Pie XII a mondialisé Fatima, et Paul VI s’est rendu à Fatima pour le cinquantenaire des apparitions…

Henri Broch mentionne aussi les deux photos publiées par l’‘‘Osservatore Romano’’ du 18 novembre 1951. Le 13 mars 1952 l’‘‘Osservatore Romano’’ reconnut que ces photographies du « prodige solaire » étaient truquées, le fabricant des documents s’étant fait connaître. Il s’agissait de dessins de pure fantaisie… (3)

Finalement, quelle est la valeur probante de ce genre de « déviations » par rapport au manque d’authenticité de l’apparition originale ? Nulle, dirai-je. L’exploitation commerciale d’un phénomène d’apparition survenu dans un contexte religieux n’est pas spécifique à Fatima. On connaît, entre autres, le cas de Lourdes… Et les photos truquées du « prodige solaire » ne sont qu’un élément tardif qui ne saurait jeter le discrédit sur l’ensemble des témoignages recueillis à l’époque de l’apparition. Il y a aussi les insinuations malveillantes (sans le moindre soupçon de preuve) relatives à « l’assassinat » (pour les empêcher de « parler ») de deux des trois principaux jeunes témoins, et à l’exploitation financière de la découverte présumée d’une source minérale… Tout cela n’explique pas les rapprochements pertinents faits, par Paul Misraki, avec certaines manifestations d’OVNIs. Et ce d’autant plus que l’on retrouve – comme on va le voir plus loin – ce lien « apparitions mariales/OVNIs » dans d’autres cas de manifestations présumées de la Vierge. Et c’est aussi ce lien évident qui permet d’écarter l’explication fantaisiste d’Henri Broch faisant intervenir, pour la « danse solaire » de Fatima, une simple… insolation ! Il précise, cependant, qu’il s’agit d’une idée « toute subjective ». En effet… C’est ici qu’il faut néanmoins évoquer la théorie phosphénique de Francis Lefébure, laquelle pourrait conférer, a priori, un semblant de sérieux à la thèse de l’« insolation ».

d) Des phosphènes ?

Francis Lefébure a développé tout un ensemble de théories relatives au développement des facultés psi (ou « paranormales »), dans lesquelles le phosphénisme occupe une place importante. Dans l’un de ses livres, « Phosphénisme. La Clé Scientifique des Manifestations Surnaturelles », il a évoqué la troisième phase du phosphène, la ‘‘lueur diffuse’’ (une énergie émanant du cerveau), laquelle est photographiable et permet de percevoir les objets physiques en pleine obscurité. Elle est, disait-il, à l’origine des phénomènes de voyance, des rêves prémonitoires, des visions et des apparitions, et de toutes les manifestations « surnaturelles ».

Ce sujet ne peut évidemment pas être abordé ici. Ce qui nous intéresse, ici, c’est l’éventuelle incidence de la théorie de Francis Lefébure sur les apparitions de Fatima :

« Il y a une autre profession qui porte naturellement au Mixage phosphénique, surtout les enfants, celle de berger, évidemment selon l’ancienne manière.

L’enfant berger était seul dans la nature. Il ne pouvait lire un livre, les moutons se seraient enfuis. Il était obligé de regarder l’horizon pour les surveiller. Ceci l’amenait à jouer souvent avec les phosphènes, parce qu’ils sont beaux, variés, et que leur observation s’accompagne d’une subtile sensation de bien-être. (…)

Nous avons cité un cas de fils d’instituteur communiste, qui gardait les chèvres en été dans la montagne, et qui, bien que sans aucune éducation religieuse, jouait alors avec les phosphènes pour passer le temps. Il en a gardé toute sa vie quelque voyance. Une enquête chez les bergers nous a montré que même encore actuellement beaucoup d’entre eux suivent cette pente naturelle de l’esprit.

S’ils ont un peu d’éducation religieuse ils vont prier d’instinct pendant ce jeu, car il y a une parenté entre la joie subtile que donne le phosphène et le sentiment religieux. De plus, les angelus ont été mis au lever et au coucher du Soleil, de telle sorte qu’il est normal de se tourner vers lui pour prier, d’autant plus que c’est l’heure où il est entouré des couleurs les plus variées et les plus changeantes, parmi lesquelles aux couleurs par diffraction dans les couches de brumes se mêlent des teintes phosphéniques, comme certaines expériences peuvent le mettre en évidence.

Or, nous remarquerons que toute l’histoire de l’Eglise romaine repose sur des enfants bergers. A propos des événements de Fatima, nous relevons dans ‘‘Il était trois petits enfants’’ du chanoine Barthas que la plus jeune des enfants avait entraîné les deux autres à prier en fixant le Soleil, parce qu’ils avaient identifié le Soleil à Jésus et la Lune à Marie.

Bernadette, de Lourdes, les mois précédant ses apparitions, était au village de Barthrès, de l’autre côté du gave sur des pentes orientées vers le sud, qu’elle regardait tout en priant. Citons aussi Jeanne d’Arc, les enfants de La Salette, parmi bien d’autres voyants qui étaient bergers ou bergères. » (F. Lefébure) (4)

Le rapprochement est intéressant, mais il ne permet cependant pas d’expliquer les diverses phases des apparitions de Fatima. Le phosphénisme est par contre tout à fait susceptible d’expliquer la faculté de « voyance » des petits bergers et donc leur capacité à voir une entité (la Vierge) non perceptible par les organes sensoriels (ce qui explique pourquoi les autres personnes ne voient rien dans certaines apparitions mariales). Encore une fois, disons que le phosphénisme à lui seul ne peut expliquer Fatima, contrairement à ce que pensait Francis Lefébure : les similitudes constatées avec diverses manifestations d’OVNIs excluent ce genre d’explication, et ce d’autant plus qu’il n’est pas possible de réduire les OVNIs à des phénomènes de type phosphénique. Les multiples témoins d’OVNIs ne se sont pas amusés à fixer le Soleil avant leur observation (d’autant que beaucoup de ces observations ont eu lieu la nuit !)…

e) Et les militaires, dans tout ça ?

Dans un « livre » publié sur Internet, l’ingénieur Emmanuel Dehlinger soutient l’existence d’une « manipulation militaire » se dissimulant derrière le phénomène OVNI. Selon cette théorie fantaisiste, présentée par cet auteur comme étant, en quelque sorte, établie (par ses soins !) – ce qui constitue un comble -, la phénoménologie OVNI dans ses multiples aspects (observations diurnes et nocturnes, rencontres rapprochées, « crop circles », « men in black », mutilations animales, etc.) est imputable à des militaires ! Il prétend qu’il existe une corrélation entre le mouvement de la Lune et du Soleil et les apparitions d’OVNIs, cette corrélation pouvant s’expliquer par l’usage que ferait l’armée de l’éclairage de la Lune et du Soleil afin de dissimuler la source d’une projection lumineuse visant à simuler un OVNI. Des milliers d’observations d’OVNIs seraient ainsi imputables aux services secrets militaires, y compris les Rencontres Rapprochées du Quatrième Type (enlèvements extraterrestres), lesquelles sont alors réduites à des hallucinations provoquées artificiellement chez les témoins par les manipulateurs. Les observations d’OVNIs seraient explicables par la technologie des plasmas, laquelle permettrait la production d’OVNIs artificiels. (Les « lumières de Hessdalen » seraient ainsi des « plasmas thermiques »).

Ce n’est pas l’endroit, ici, de faire la critique de cette « explication ». Il va de soi que je n’adhère absolument pas à celle-ci. Pour en démonter le « mécanisme » il faut aborder l’étude détaillée de chaque dossier OVNI, ce qui ne peut pas être fait dans ce texte. En outre, les récits de certains « contactés » valables, les informations reçues par channeling, etc., n’accréditent évidemment pas cette thèse farfelue, aussi farfelue, dirai-je, mais pour des raisons différentes, que celle des entités énergétiques manipulatrices de Jean Sider (entre autres) ou celle des « démons » des fondamentalistes religieux.

Pour expliquer les apparitions de Fatima, Emmanuel Dehlinger fait intervenir d’habiles trucages utilisés par l’armée américaine à des fins de propagande. Il reconnaît que la technologie de l’époque était beaucoup plus limitée que 50 ans après, mais il ne se décourage pas pour autant. Il évoque une « tentative de contrôle des populations par l’armée » par l’utilisation d’une projection lumineuse sur fond de nuages, et il rappelle, à ce sujet, qu’au cours de la première guerre mondiale l’armée allemande avait déjà produit des brouillards artificiels sur lesquels elles avait projeté une image de la Vierge Marie, les bras ouverts en signe de paix, pour influencer les soldats ennemis.

Il n’oublie pas de mentionner que la réalité historique des apparitions d’un « ange » aux « voyants », en 1915-1916, a été mise en doute. Ainsi, l’abbé René Laurentin (1967) s’est étonné que la description de ces événements préliminaires n’ait été faite que 20 ans plus tard, rien de cela n’ayant transparu lors des interrogatoires des enfants en 1917.

Emmanuel Dehlinger évoque la présence d’un champ électromagnétique, d’un rayonnement électromagnétique (audition d’une sorte de bourdonnement d’abeille). A propos du ploiement des branches de l’arbuste où la Vierge est censée se tenir, il évoque une possible « mise en scène de médiocre qualité à base de bouts de ficelles attachés aux branches ». Il parle du caractère suspect d’un effet lumineux accompagné du ‘‘souffle d’une fusée d’artifice’’.

A propos de la promesse d’un « grand miracle », faite par l’apparition le 13 juillet 1917, Emmanuel Dehlinger précise que l’on a suggéré que Lucie a reçu ce type d’annonce d’un membre du clergé local et non lors de l’apparition. On a avancé le nom de l’abbé Faustino José Jacinto Ferreira, que Lucie visitait fréquemment. Le contenu du « deuxième secret » (sur trois secrets) donné par la Vierge – l’appel à la conversion de la Russie – est suspecté avoir en fait été mis dans la bouche de Lucie, son contenu politique s’étant alors révélé fort à propos cette année-là dans un Portugal en dictature et favorable aux puissances de l’Axe en lutte contre le bolchevisme. René Laurentin s’étonnait que ces révélations tardives sur la conversion de la Russie soient restées insoupçonnées pendant 25 ans.

Pour Emmanuel Dehlinger c’est l’armée américaine qui aurait été à l’origine de la « manipulation », de concert avec les forces conservatrices du Portugal en lutte contre l’émergence d’une République violemment anticléricale. Une « antenne émettrice » aurait pu être dissimulée afin d’ « arroser » la foule des témoins. Les « lumières colorées » et le « gobe lumineux » seraient ainsi des projections lumineuses… Nous n’aurions ici que des projections lumineuses « enjolivées par l’effet hallucinatoire d’un rayonnement électromagnétique ou par la plume d’un témoin enthousiaste »… Et la fumée devient le résultat de l’utilisation d’un éventuel fumigène. Les descriptions relatives au « disque bien net » s’expliqueraient par une projection lumineuse sur fond de nuages. Toujours selon cet auteur, les projections multicolores au sol semblent liées à la présence des nuages, « ce qui laisse supposer une ou plusieurs sources de tir aériennes, dissimulées dans la couche nuageuse, peut-être à bord d’un ballon dirigeable ». Emmanuel Dehlinger insinue également que le fait d’avoir démarré la série d’apparitions en mai « était sans doute un bon calcul », la probabilité d’avoir des nuages en octobre (lors de la « danse du Soleil ») étant assez forte.

Le 13 octobre 1917 la Vierge avait déclaré à Lucie que la guerre allait se terminer ce 13 octobre, ce qui ne fut évidemment pas le cas. Ceci plaide, commente Emmanuel Dehlinger, en faveur d’une authentique « vision hallucinatoire » ! Deux des « voyants », François et Jacinthe, étant décédés très jeunes (en 1919 et 1920), Emmanuel Dehlinger n’exclut pas l’idée que ceux-ci aient été assassinés : ils auraient pu se vanter ultérieurement d’avoir remarqué quelques détails suspects, ou ils auraient pu finir par douter de la réalité du miracle. Vantardises d’enfants, ajoute le spéculateur, « qu’ils auraient chèrement payées pour raison d’Etat ou raison d’Eglise ».

Voilà donc les données de la « démystification » du cas Fatima par Emmanuel Dehlinger. Cela a-t-il un fondement de vérité ? Distinguons, d’une part, les données des observations, et d’autre part les accusations faites à propos des enfants et la prise en considération (et l’interprétation) du contexte politique de l’époque, ces derniers éléments ne relevant que d’un scénario élaboré par certaines personnes pour réfuter le « miracle » de Fatima.

Je trouve absurde que l’on puisse imputer les « apparitions » à une comédie de l’armée américaine utilisant des projections lumineuses sur un fond de nuages (sans oublier les fumigènes !), la plus évidente objection étant celle-ci : comme nous allons le voir dans d’autres pages en abordant l’implication du phénomène OVNI dans d’autres manifestations religieuses (et notamment dans certains récits bibliques), on retrouve le même type de manifestations « lumineuses et nuageuses » que Fatima (1917) dans des récits datant de 2000 ans et plus ! Et dans ces cas il est évidemment rigoureusement impossible d’imputer celles-ci à des « coups montés » par l’armée (américaine ou pas) !

Prenons par exemple la « sorte de bourdonnement d’abeille » du récit de Fatima. Que cela soit un indice de l’utilisation d’un rayonnement électromagnétique, pourquoi pas ? Mais :

• D’une part, veuillez jeter un coup d’œil à ce que j’écris, dans « OVNIs apparitions mariales et religions. (3) », à propos des « frelons de Yahvé » mentionnés dans l’Ancien Testament. Et là, impossible d’évoquer le rayonnement électromagnétique de quelque engin terrestre !

• D’autre part, on connaît le modèle théorique de propulsion des OVNIs élaboré par le physicien belge Auguste Meessen : la propulsion électromagnétique pulsée. Voyez, à ce sujet, le livre de Jacques Dumont : « OVNIS. ½ Siècle de Recherches », éditions Rebis, 2001, p. 148-203. Au terme de sa présentation de la théorie d’Auguste Meessen, Jacques Dumont note qu’à la lumière des faits observés et des connaissances scientifiques actuelles, « il y a de fortes probabilités que des forces électromagnétiques soient impliquées » dans le principe de propulsion des OVNIs. Et rien ne s’oppose, évidemment, à ce que ce système de propulsion soit, dans le cas des OVNIs, d’origine extraterrestre. Si l’on peut envisager, ainsi que certains auteurs le prétendent (sur Internet et ailleurs), qu’une technologie terrestre récente peut déjà (je dirai : en partie) reproduire ce type de propulsion et les effets, sur l’environnement, des vrais OVNIs, il n’en est pas moins vrai qu’en 1917 il n’y avait évidemment pas d’engins terrestres pouvant se déplacer de la sorte (et pas davantage, évidemment, il y a 2000 ans et plus).

Jetez aussi un coup d’œil à la définition suivante, donnée par Cyrille Odon, des « Ethériens de la cinquième Dimension » :

« Habitants de l’éther de la 5ème dimension et pouvant être originaires de planètes très différentes du système solaire ou d’autres systèmes et galaxies. Ils ont développé depuis des temps ‘‘antédiluviens’’ des technologies fondées notamment sur la maîtrise des ‘‘fluides’’ électromagnétiques et des états ondulatoires des particules atomiques (…). » (5)

Je reviens plus loin sur la théorie d’Emmanuel Dehlinger, à propos des observations brésiliennes de Baturité.

- La contribution de Jacques Vallée :

Dans son livre « Autres Dimensions » (éditions Robert Laffont, 1989), l’informaticien et ufologue franco-américain Jacques Vallée a fait lui aussi le rapprochement entre les apparitions de Fatima et la phénoménologie de type OVNIs.

« Les célèbres apparitions de Fatima offrent un exemple historique de la dimension religieuse des rencontres d’OVNI. » (J. Vallée)

Il note que la série d’observations d’une entité que l’on pense être la Vierge Marie avait commencé deux ans plus tôt par une succession d’observations d’OVNIs parfaitement classiques.

« Les événements de Fatima mettent en scène des boules lumineuses, des lueurs aux couleurs étranges, une sensation de ‘‘vagues chaudes’’, toutes les caractéristiques des OVNI. On y trouve même la fameuse descente en feuille morte de la soucoupe qui traverse l’air en zigzaguant. A cela viennent s’ajouter des prophéties et la perte de la conscience ordinaire chez certains témoins, ce que j’ai appelé la composante psychique des observations OVNI, et que Jenny Randles désigne comme le ‘‘Facteur Oz’’. » (J. Vallée)

Le 13 mai 1917 les trois enfants furent surpris par un éclair brillant.

« Ils se trouvèrent environnés d’une éblouissante lueur qui les aveugla presque ; au centre de la lueur ils aperçurent une petite femme qui leur parla et les pria de revenir tous les mois au même endroit. » (J. Vallée)

S’il n’y avait que trois enfants la première fois, il y eut cinquante personnes au rendez-vous du 13 juin. Lucia parla à une entité invisible dont on n’entendait pas les réponses.

« Pourtant, l’un des spectateurs déclara qu’il avait perçu une voix très faible ou le bourdonnement d’une abeille (son typique des OVNI modernes). A la fin de ce dialogue tous les témoins entendirent une explosion et virent un petit nuage qui s’élevait au voisinage d’un arbre : c’est sur cet arbre que toutes les manifestations suivantes allaient être centrées. » (J. Vallée)

Le 13 juillet le nombre des personnes présentes s’élevait à 4500. Joseph Pelletier (« The Sun Danced at Fatima ») a mentionné les phénomènes suivants évoqués par les témoins :

« Un bourdonnement ou un ronflement, une diminution de la luminosité du Soleil et de sa chaleur, un petit nuage blanchâtre autour de l’arbre des apparitions, et un bruit puissant au départ de la Dame. »

Les enfants furent terrifiés par une vision de l’enfer et reçurent une prophétie spécifique (que je n’évoque pas ici).

Le 13 août 1917, 18.000 personnes étaient sur le lieu des apparitions, en l’absence des enfants qui avaient été jetés en prison par un notable qui avait décidé de mettre un terme à ces « sottises ».

« En leur absence on entendit un coup de tonnerre suivi d’un éclair brillant. Un nuage blanchâtre se forma autour de l’arbre. Il plana quelques minutes, s’éleva puis se dissipa. Les nuages du ciel étaient devenus cramoisis puis étaient passés au rose, au jaune et au bleu. Voici quelques-unes des expressions employées par les témoins : ‘‘une lumière colorée, comme un arc-en-ciel au sol’’, ‘‘des nuages autour du soleil qui reflétaient diverses couleurs sur les gens’’. Les témoins virent des ‘‘fleurs qui tombent’’, le fameux phénomène des ‘‘cheveux d’ange’’ qui suit si souvent les apparitions d’OVNI et que l’on interprète parfois comme un effet d’ionisation. Un homme, un certain Manuel Pedro Marto, déclara sous serment, au cours de l’enquête canonique qui suivit, qu’il avait vu un globe lumineux tournant sur lui-même dans les nuages. » (J. Vallée)

Le 19 août les enfants (qui avaient été relâchés) observèrent un refroidissement soudain de la température.

« Le soleil, dirent-ils, devint jaunâtre, et la campagne se remplit à nouveau des couleurs de l’arc-en-ciel, ce que les adultes des environs virent également (comme l’établira l’enquête un peu plus tard). Les enfants virent l’éclair, et une lueur brillante qui se fixa sur un arbre près d’eux. Au centre se dressa l’entité drapée de blanc et d’or. Les témoins tombèrent à genoux et leur ‘‘âme fut transportée d’ivresse’’. Un dialogue s’ensuivit, au cours duquel l’apparition les exhorta à ‘‘faire des sacrifices pour les pécheurs’’. Dix minutes plus tard la Dame de lumière partit lentement vers l’est dans un bruit de rugissement de moteur. » (J. Vallée)

Le 13 septembre 1917 la foule était composée de 30.000 personnes, dont deux prêtres sceptiques venus pour établir la fausseté des prétendus « miracles ». Tous virent un globe de lumière qui descendit lentement la vallée, en direction des enfants, et qui vint se poser sur l’arbre. Un nuage blanc se forma et de brillants « pétales » blancs se mirent à tomber du ciel vide. Contrairement aux lois de la perspective, ces globules devenaient de plus en plus petits quand ils approchaient des gens. Et quand ces derniers tendirent leurs mains et leurs chapeaux pour les saisir, ils s’aperçurent que, d’une manière ou d’une autre, ils s’étaient volatilisés. Les enfants virent à nouveau l’entité au centre du globe, et le dialogue reprit entre la Dame et Lucia.

« La promesse d’un miracle pour le 13 octobre fut renouvelée. Puis le globe lumineux s’éleva et disparut dans le Soleil. » (J. Vallée)

Quand on lui demanda de quelle nature lui paraissait le globe, l’un des prêtres, impressionné, dit qu’il pouvait s’agir d’un ‘‘véhicule céleste qui transportait la Mère de Dieu’’…

La dernière apparition eut lieu le 13 octobre 1917. Il y eut un éclair à midi, ainsi qu’une odeur douce et suave. Les enfants entrèrent en communication avec la Dame. Le miracle annoncé se produisit au départ de la Dame de la Cova da Iria. La pluie s’arrêta soudain, et les nuages s’écartèrent pour laisser apparaître le ‘‘Soleil’’ sous la forme d’un disque d’argent brillant qui tourna rapidement sur son axe et lança dans toutes les directions des faisceaux de lumières colorées. Des rayons de lumière rouge fusèrent du bord du ‘‘Soleil’’ et colorèrent les nuages, la terre, les arbres, les gens. Puis des rayons d’autres couleurs se succédèrent : violets, bleus, jaunes, etc. Un sceptique objectif parla de « secteurs monochromatiques » tournoyant sans arrêt.

Les rapports parlent d’un disque plat plutôt que d’un globe. Après avoir stoppé sa rotation il plongea vers le bas en zigzag… Puis le disque inversa son mouvement et disparut vers le Soleil, le vrai, à nouveau fixe et éblouissant dans le ciel. Les vêtements de la foule étaient parfaitement secs.

La conclusion de Jacques Vallée est celle-ci :

« Le ‘‘miracle’’ final était venu au point culminant d’une série très précise d’apparitions combinées avec des contacts et des messages qui le placent clairement, à mon avis, dans la perspective des OVNI. Non seulement un globe ou un disque volant fut observé à plusieurs reprises, mais son mouvement, sa trajectoire en feuille morte, ses effets lumineux, les coups de tonnerre, les ronflements, l’étrange odeur, la chute des ‘‘cheveux d’ange’’ qui se dissolvent en atteignant le sol, la vague de chaleur à l’approche du disque : toutes ces caractéristiques sont des paramètres fréquents des OVNI dans tous les pays. Il en va de même pour la paralysie, l’amnésie, les conversions et les guérisons miraculeuses. »

L’ange de la paix :

Jacques Vallée note que les événements de Fatima n’ont pas commencé le 13 mai 1917. Ils ont en effet été précédés, quelques années plus tôt, d’une série de visions d’un ange.

En avril 1915 Lucia (alors âgée de 8 ans) était en train de dire son chapelet, près de Fatima, lorsqu’elle vit un nuage blanc, translucide, et une forme humaine. Cela se reproduisit à deux autres reprises en 1915. En 1916 Lucia reçut trois autres visites de l’ange.

Au printemps de 1916 Lucia et deux de ses cousins jouaient à l’entrée d’une petite grotte.

« Soudain ils entendirent le grondement d’un vent puissant – autre constante des cas d’OVNI – et virent apparaître une lumière blanche qui planait dans la vallée au-dessus de la cime des arbres. Dans cette lumière était un jeune homme d’une beauté admirable qui s’approcha d’eux et dit : ‘‘Je suis l’ange de la Paix.’’ Il leur enseigna une prière et disparut. Les trois petits restèrent en état de transe ; ils ne cessèrent de répéter mécaniquement la prière jusqu’à ce qu’ils tombent littéralement d’épuisement. » (J. Vallée)

Le deuxième incident eut lieu pendant l’été 1916. L’ange apparut soudain pour leur dire de prier beaucoup, d’accepter et de supporter avec patience ce que le Seigneur leur enverra. Il quitta les enfants complètement paralysés. Ils ne voulurent pas parler de ce qu’ils avaient vu.

La troisième fois l’ange apparut à la grotte de Cabeso, à l’automne 1916. Il donna aux enfants la communion.

L’impact de Fatima :

Certains témoins des « miracles » furent guéris de maladies. Ce fut le cas de la mère de l’ingénieur Mario Godinho, laquelle souffrait d’une tumeur à l’œil, une guérison que les médecins ne purent expliquer.

Au moment du ‘‘miracle’’ final des personnes perdirent la tête. Ainsi, un enfant de 12 ans, Albano Barros, qui était dans un champ près de Minde (à 13 kilomètres de Fatima), fut si frappé quand il vit le disque de lumière tomber qu’il ne se souvint pas de ce qui se passa ensuite :

« Je ne peux même pas me rappeler si j’ai rentré les moutons, si j’ai couru, ou ce que j’ai fait. »

Certains, comme le fermier Manuel Francisco, rentrèrent chez eux en pleurant. Un avocat (Mendes) déclara au cours d’un entretien avec John Haffert, en 1960, qu’il se souvenait du ‘‘miracle’’ aussi vivement qu’au moment où il s’est produit.

Madame Guilhermina Lopes da Silva, qui vivait à Leiria (à moins de 25 kilomètres du lieu du ‘‘miracle’’), tourna les yeux vers les montagnes à midi et vit « un grand éclair rouge » dans le ciel. La luminosité fut aussi perçue à 50 kilomètres de Fatima, à San Pedro de Muel, par l’écrivain portugais Afonso Vieira, sa femme et sa belle-mère.

« Malheureusement, il semble que le phénomène ne put être photographié avec les émulsions et les vitesses d’obturateur de l’époque. Une photo souvent publiée dans les journaux est en réalité une éclipse de Soleil qui n’a rien à voir avec le ‘‘miracle’’. Il y a, en revanche, de nombreuses photographies de la foule. Quant à la luminosité propre du disque la question n’a pas été résolue. Deux témoins qui l’ont regardé à la jumelle disent avoir vu une échelle et deux êtres. Les bords de l’objet, aux dires de tous, étaient parfaitement nets et le disque n’était pas éblouissant, bien que les photos de la foule montrent de nombreux témoins se protégeant les yeux.

Certains affirment que le phénomène assombrit à tel point le Soleil qu’à un moment donné on pouvait voir la lune et les étoiles. » (J. Vallée)

Un écolier fut tellement bouleversé par ce qu’il vit qu’il entra au séminaire et devint prêtre. Au moment du ‘‘miracle’’ l’écolier était avec son frère et d’autres enfants dans le village d’Alburitel, à 14 kilomètres de Cova da Iria. Voici son témoignage :

« Je regardai fixement le Soleil qui semblait pâle et ne me faisait pas mal aux yeux. Il ressemblait à une boule de neige tournant sur elle-même. Soudain il sembla descendre en zigzag, comme menaçant la Terre. Terrifié, je courus me cacher parmi les gens qui pleuraient et croyaient la fin du monde imminente. C’était une foule qui s’était rassemblée à l’extérieur de l’école du village, et nous avions tous quitté les classes et couru dans les rues en entendant les cris de surprise des hommes et des femmes qui se trouvaient dans la rue devant l’école au début du miracle.

Il y avait un incroyant qui avait passé toute la matinée à se moquer des ‘‘simplets’’ qui étaient partis à Fatima pour voir une fille ordinaire. Il était maintenant comme paralysé, les yeux fixés sur le Soleil. Il commença à trembler de la tête aux pieds et, levant les bras au ciel, tomba à genoux dans la boue en criant vers Dieu. Pendant ce temps les gens continuaient à pleurer, demandant à Dieu de pardonner leurs péchés.

Nous courûmes tous dans les deux chapelles du village qui furent bientôt bondées. Pendant ces longs moments du prodige solaire les objets qui nous entouraient prirent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel… Lorsque les gens se rendirent compte que le danger était passé il y eut une explosion d’allégresse. »

Deux des trois enfants de Fatima moururent jeunes, comme la Dame l’avait prédit, mais Lucia vécut dans un couvent jusqu’à un âge avancé.

Lourdes et Fatima :

On notera que le 11 février 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous (alors âgée de 14 ans) entendit « un grand bruit, comme celui d’une tempête » :

« Elle regarda autour d’elle : ni les arbres ni l’eau ne bougeaient. Elle entendit à nouveau le bruit de tempête. Effrayée, elle leva la tête et ‘‘perdit tout pouvoir de parole et de pensée’’.

Un nuage doré sortit d’une grotte voisine, suivi d’une entité, qu’elle décrivit comme une belle dame, qui se plaça juste au-dessus d’un buisson agité comme par un vent violent. A Fatima, il y avait un vent qui ‘‘traversait la montagne sans toucher les arbres’’. La Dame de Fatima apparaissait toujours dans les branches supérieures d’un arbuste, dont on trouva les rejets centraux courbés vers l’est, direction vers laquelle l’apparition partait. Lucia de Fatima fut interrogée de façon précise sur ce point et affirma que ‘‘les pieds de Notre-Dame reposaient légèrement sur les feuilles’’. Dans son ouvrage ‘‘More About Fatima’’, Montes de Oca indique que ‘‘les branches supérieures de l’arbre étaient courbées en forme de parasol et le restèrent comme si un poids invisible était posé sur elles’’. » (J. Vallée)

Un tableau comparatif :

Jacques Vallée a dressé un tableau comparant les apparitions de Fatima et d’autres « miracles religieux » avec certaines notifications d’OVNIs extraites de son catalogue d’observations… (6)

- Autres contributions :

 

1. Dominique de Tarragon :

Dans le n° 354 (daté de décembre 1999) de la revue « Lumières dans la nuit », Dominique de Tarragon a évoqué le témoignage de José-Maria Pereira. Le 13 septembre 1917 celui-ci vit un objet lumineux qui s’éloigna, avec une certaine rapidité, vers l’orient. Il le perdit de vue à l’horizon.

Le 13 octobre 1917 José Proënça de Almeida Garrett (professeur à l’Université de Coimbra) vit le ‘‘Soleil’’ semblable à un disque « au bord net et à l’arête vive, lumineux et brillant, mais sans fatigue pour les yeux ». Un autre témoignage évoque le ‘‘Soleil’’ pâle et privé de son éblouissante clarté, semblable à un globe de neige tournant sur lui-même.

En 1982, au Portugal, un livre est paru sur les événements de Fatima, résultat de six ans d’enquêtes menées par les auteurs : Joaquim Fernandes et Fina d’Armanda.

« Ce livre révèle, entre autres, l’existence d’une ‘‘quatrième voyante’’ interviewée en 1978. Il démontre, à travers 463 pages, qu’un ovni de forme circulaire était présent au-dessus de la Cova da Iria en 1917. Les auteurs expliquent aussi que l’ovni de Fatima utilisait des micro-ondes lorsqu’il émit de la chaleur sur la foule, de même que l’Apparition lorsqu’elle communiquait avec les enfants. »

Dominique de Tarragon rappelle que l’hallucination collective n’existe pas, l’hallucination étant une pathologie purement individuelle.

La notion d’’hystérie collective est du reste incompatible avec le comportement des gens : trempés par l’averse, ils étaient calmes. Manuel-Pedro Marto, le père de Jacinthe et de François, était présent. Il a précisé que tout le monde était immobile, se taisait et regardait le ciel…

Ce n’est pas un leurre ou une illusion. Comment un leurre pourrait-il sécher une foule trempée, en quelques minutes ?

Certains spectateurs n’ont rien vu. Dans une foule, rappelle Dominique de Tarragon, « il y a toujours quelques personnes qui n’ont rien vu, ou pas vu la même chose que les autres ! ». C’est, ajoute-t-il, l’exception qui confirme la règle.

Sa conclusion est celle-ci : il est certain que plus de 50.000 personnes ont vu à Fatima un spectacle fantastique dû à un OVNI placé entre le Soleil et la foule. Ce prodige avait été annoncé par une apparition mariale trois mois à l’avance, celle-ci ayant été elle-même précédée par l’apparition d’un Ange. Et les personnes qui ont vu la « danse du Soleil » ne l’ont jamais oubliée. (7)

2. Gilles Pinon :

On trouve, dans le n° 370 de « Lumières dans la nuit » (novembre 2003), les commentaires, à propos d’un livre du contre-amiral Gilles Pinon, du général Guy Dotte-Charvy et de Jean-Pierre Tennevin. Le titre de l’ouvrage est : « Fatima, un Ovni pas comme les autres » (éditions Osmondes). Gilles Pinon donne une description fouillée du phénomène de Fatima ainsi qu’une description approfondie du phénomène OVNI, et constate que Fatima possède toutes les caractéristiques de « l’archétype OVNI ». Pourquoi ces extraterrestres ont-ils besoin de se camoufler en Vierge Marie ? Pour Gilles Pinon ce n’est que provisoire. Jean-Pierre Tennevin explicite ainsi la pensée de Gilles Pinon :

« Par l’intermédiaire de la religion catholique, choisie de préférence parce qu’elle a des antennes dans le monde entier, d’ici deux ou trois générations ils feront connaître ce qu’était réellement Fatima, et alors nous serons prêts pour le contact. » (8)

La véritable réponse est cependant quelque peu différente. Voyez, pour l’explication des liens entre certaines apparitions mariales et un certain type d’OVNIs, la page suivante : « OVNIs, apparitions mariales et religions. (3) ».

- A propos de Lucia :

Notons que Lucia, la « voyante » survivante de Fatima, est décédée en 2005. Soeur Maria Lucia du Coeur Immaculé était née en 1907 sous le nom de Lucia de Jesus dos Santos. Selon l’ésotériste britannique Benjamin Creme les enfants avaient rapporté les paroles de la Vierge de manière exacte, mais les prêtres les avaient réinterprétées pour le public. Lucia, dit-il, était « une initiée de niveau 1,4″. (9)

II. Crosia (Italie), 1987 :

Ce cas a été rapporté par Jean Sider dans un livre publié en 1990.

Le 23 mai 1987, à Crosia, petit village de Calabre, une statue de la Vierge Marie se mit à pleurer. Deux jours après, Vincenzo Fullone (15 ans) et Anna Biasi (12 ans) commencèrent à bénéficier de visions extatiques de la Madone.

Les jours suivants divers phénomènes furent signalés : guérisons miraculeuses, « danse du Soleil », etc.

Le 30 mai 1987, entre 22 heures et 22 heures 30, plus de 100 personnes veillaient dans la petite église délabrée qui était le centre de ces événements. Il y avait notamment le coiffeur local Pascal Campana, qui disposait d’une ‘‘télécaméra’’. Soudain, Vincenzo Fullone, qui venait de sortir d’une transe extatique, se mit à crier : ‘‘La Vierge m’est apparue et m’a informé qu’un prodige va se produire dans quelques instants. Sortez tous de l’église et surveillez le ciel !’’

« Les témoins surexcités se ruent à l’extérieur de l’édifice. Pascal Campana est prêt, la télécaméra sur l’épaule réglée pour fonctionner dès que quoi que ce soit se produit. Tout à coup un brouhaha allant crescendo monte parmi les fidèles : ‘‘La voilà ! » Un phénomène lumineux apparaît dans le ciel que la foule pense être la Vierge. Il s’agit en fait d’une petite boule de lumière de forte intensité qui grossit au fur et à mesure qu’elle se rapproche des témoins. A un moment donné la boule se transforme en curieux aéromobile lenticulaire, nanti d’un trou en son centre, et de deux ‘‘échancrures’’ sur ses bords, diamétralement opposées (…). »

Pascal Campana a filmé, pendant plus de six minutes, les évolutions de l’« objet » :

• virages à angle aigu,

• démarrages foudroyants,

• arrêts subits,

• chutes brutales,

• remontées instantanées à la verticale, etc.

Bref, comme le note Jean Sider, « toute la panoplie des performances auxquelles les ovnis nous ont habitués ».

La télévision italienne acheta le film de Pascal Campana trois millions de lires. Il fut diffusé en 1988 dans une émission (« Incroyable ») de la deuxième chaîne de la R. A. I., émission animée par Maria Rosaria Omaggio et Lorenzo Ostuni. Une copie sur bande-vidéo fut réalisée et analysée par Roberto Pinotti et Corrado Malaga, du Centre Ufologique National (« Centro Ufologico Nationale »), l’une des principales associations italiennes privées étudiant le phénomène OVNI. Jean Sider a pu se procurer une copie de la bande-vidéo consacrée à cette émission.

« Il ressort d’une analyse sur ordinateur, grâce à la technique de la digitalisation, que la ‘‘chose’’ montre toutes les caractéristiques d’un appareil aérien matériel. Toutefois, les manoeuvres qu’il a effectuées indiquent qu’il doit plutôt s’agir d’une projection holographique tridimensionnelle et non pas d’un objet en matière quelconque, car il a violé les règles établies en aéronautique. En effet, les manœuvres effectuées, compte tenu de sa vitesse énorme, estimée parfois supérieure à celle du son, auraient dû provoquer une onde de choc (le ‘‘bang’’) et des éclatements dans sa structure. » (J. Sider) (10)

Personnellement, je ne crois pas qu’il s’agissait d’une projection holographique. Il s’agissait ici, vraisemblablement, d’un engin volant de matière « éthérique » provisoirement densifié (ou « matérialisé »), et non d’un engin de nature physique/dense (en « tôles et boulons »), ce qui explique qu’il n’était pas soumis aux lois de l’aéronautique.

III. Brésil, 1993-1994 :

C’est encore Jean Sider qui a évoqué, dans un autre de ses livres, ce cas brésilien. Il note que selon l’enquêteur brésilien A. J. Gevaerd, des visionnaires et des médiums affirment avoir reçu des messages de la Vierge Marie dans des secteurs où sont apparus de nombreux OVNIs. Ces événements se sont produits essentiellement dans l’Etat de Cearà, dans une région connue sous le nom de Serra de Baturité. La chronologie de ces événements est la suivante :

• A partir d’avril 1993 il y eut des apparitions de la Vierge Marie, avec des messages délivrés à un jeune homme de 25 ans, José Ernani.

• De décembre 1993 à août 1994 il y eut une vague de « boules de feu ou de lumière », qui terrorisa les habitants du secteur.

• En mai, juin et août 1994, il y eut au moins 36 rencontres rapprochées, avec atterrissages, poursuites de voitures, enlèvements et observations de phénomènes aériens.

« A Amontada plusieurs témoins, dont le maire et le prêtre de la paroisse, ont assisté à plusieurs atterrissages d’ovnis. A Mulungu des ovnis ont été vus au-dessus de la ville et, parmi les observateurs, il y avait plusieurs personnalités locales. A Quebra Pau des fermiers ont pu suivre les évolutions d’un ovni qui vint survoler un bouquet de bananiers au point qu’il déchiqueta leurs sommets. » (J. Sider)

Voici un cas rappelant les « chupacabras » de Puerto Rico. (Voyez, sur ce site et dans la même rubrique, mon texte : « OVNIs et entités à Puerto Rico ».) Reginaldo de Athayde a signalé que, quelques années auparavant, des personnes isolées de la ville de Pacajus (Etat de Cearà) avaient été attaquées par un objet ou un être que les autochtones ont appelé le « chupa-chupa », sorte de vampire local censé sucer le sang de ses victimes.

C’est le 23 avril 1993 que José Ernani eut son premier contact avec la Vierge, alors qu’il priait avec d’autres personnes dans une grotte, à Vila Peri, Fortaleza. D’autres apparitions suivirent, chaque lundi et chaque vendredi.

« La première fois qu’il affirma avoir vu la Vierge, il la décrivit comme la silhouette d’une belle jeune fille d’environ 19 ans (!), avec des traits faciaux finement dessinés, la peau rose, la bouche en cœur (!), ainsi qu’une longue et épaisse chevelure de couleur brune. Le voyant remarqua aussi qu’elle avait des yeux bleus pénétrants et que sa robe semblait agitée par le vent léger qui persistait au moment du contact. Cette dernière particularité (la robe – ou le voile – qui paraît flotter dans un courant éolien) se retrouve très souvent dans d’autres circonstances identiques, comme à Zeitoun, au Caire, en 1968. » (J. Sider)

Autour de la taille il y avait une sorte de ceinture d’environ dix centimètres de large, dont les bouts pendaient le long de la jambe gauche. Il y avait, sur cette bande d’étoffe, deux visages (celui d’un vieillard à la barbe et aux cheveux blancs, celui de Jésus) et une colombe. José Ernani interpréta ces images comme celles du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

« La voix de la Vierge Marie fut perçue, par le voyant, comme étant mélodieuse, et elle lui transmit un message destiné aux prêtres de la région de Baturité (sic), de type classique, d’essence catéchistique pourrions-nous dire, avec allusion à l’Eucharistie, le Cœur Immaculé de Marie, etc. Bref, le message fut court mais traditionnel, dans le genre de ceux dispensés en d’autres lieux et en d’autres temps. »(J. Sider)

Le lieu des apparitions ne fut pas toujours le même. Le premier septembre 1993, à Brejo (Serra de Baturité), vers 14 heures 10, la plupart des 3000 pèlerins présents purent voir le « Soleil » changer de couleur et prendre l’apparence de la pleine lune, un vent léger commençant à atténuer la forte chaleur présente sur les lieux. Certaines personnes virent des phénomènes que d’autres perçurent de façon différente ou encore ne virent pas.

« Par exemple, un fermier nommé José Valdemir Lima soutint avoir vu, près de José Ernani qui était tombé à genoux, s’élever une ‘‘fumée’’ d’un des palmiers proches et dont les branches furent agitées comme par un vent froid. D’autres personnes affirmèrent avoir pu observer la silhouette transparente de la Vierge s’élevant dans le ciel. On retrouve ici, comme à Fatima, les mêmes anomalies et diversités de perception. Les ‘‘fumées’’ ou ‘‘nuées’’ sont omniprésentes dans les apparitions mariales, tout comme dans certaines rencontres rapprochées de la phénoménologie liée aux ovnis. »

Le premier septembre 1994 Marcos Rabelo vit un « nuage » qui se tenait au-dessus du lieu des apparitions, « duquel partaient des faisceaux multicolores de lumière qui s’étendaient partout dans le ciel, tandis que d’autres étaient dirigés vers le sol jusqu’à toucher le sommet des arbres ». Jean Sider rappelle à ce sujet que les OVNIs s’entourent quelquefois d’une masse gazeuse opaque.

« Le lieu exact des apparitions est connu sous le nom de Sitio Labirinto, une dépression entourée par une succession de collines basses et couvertes par d’immenses plantations de cannes à sucre et de manioc. »

Le premier octobre 1994 une équipe du groupe C. P. U., menée par Marcos Rabelo, vint à Brejo. Le matériel fut installé : détecteurs d’énergie et de champs magnétiques, appareils de prises de vues sur trépieds, caméras, etc. Sur place il y avait environ 5000 personnes attendant ce qu’avait annoncé, pour 14 heures, le visionnaire, à savoir la descente du ciel de la Vierge. Le « voyant » (José Ernani dos Santos) se mit à prier puis prit place là où la Vierge était censée apparaître.

Quelques nuages se montrèrent, paraissant poussés par le vent vers le lieu des apparitions. Deux des plus gros nuages se dirigèrent l’un vers l’autre, puis se réunirent en une seule nuée.

« Cela produisit un unique nuage noir très compact qui obscurcit le Soleil, lequel se trouvait à ce moment-là presque au zénith des observateurs. Cet étrange nuage semblait faire de lentes allées et venues, pendant que le reste de la troupe poursuivait sa course normale, emporté par les courants éoliens. Une brise agréable soufflait à ce moment-là, chargée d’énergie électrique selon les enquêteurs, car ils sentirent leurs cheveux se dresser droit sur la tête. Cette brise circulait parmi la foule comme si elle avait été prévue pour rafraîchir les pèlerins fatigués et quelque peu incommodés par la chaleur. »

La foule devint quasiment hystérique… L’étrange nuage se stabilisa à la verticale de l’endroit connu sous le nom de Sitio Labirinto. De son pourtour jaillissaient des rayons multicolores sur le sommet des arbres. Le Soleil n’était pas caché par le nuage. Un cercle de la taille de la pleine lune commença à se former à ses côtés puis se sublima lentement. Les implorations, les prières fusaient…

José Ernani dos Santos était en transe, la tête complètement tirée en arrière. Ce qui ne l’empêcha pas d’écrire avec une rapidité surprenante un message qui, à l’en croire, venait de lui être dicté par la mère de Jésus.

Peu après 14 heures 05, un nouveau nuage se forma. Les enquêteurs du C. P. U. virent un disque argenté de la taille de la Lune qui se trouvait à côté du Soleil, alors que des éclairs de lumière dardaient autour des bords du nuage qui venait de se former. Quelques minutes après, le « show » se termina, le ciel étant redevenu normal avec quelques nuages ordinaires.

Une messe fut célébrée. Après celle-ci José Ernani dos Santos déclara que la Vierge avait promis de revenir au même endroit le 5 novembre 1994 pour « confirmer les pouvoirs de Dieu sur les incroyants de ce monde », selon les termes de celui-ci.

Une personne avait pointé son doigt vers le ciel en criant : « Regardez ! Les grains du rosaire de la Vierge ! » Les enquêteurs Paulo César Tàvora et Hélio Loyola prirent des photos de ce qui leur parut être quatre OVNIs camouflés dans un nuage. Leur diamètre fut estimé à 30 mètres chacun. Trois d’entre eux se trouvaient sur une même ligne, le quatrième étant à l’écart des autres et moins caché par le nuage protecteur. Ce quatrième objet fut décrit comme un disque métallique solide nettement défini. Sur le côté gauche ces quatre OVNIs émettaient une sorte de fumée. Ils étaient en position stationnaire. Puis les nuages s’écartèrent, révélant dès lors les quatre « objets »… Des nuages naturels vinrent ensuite recouvrir les OVNIs.

Les documents photographiques ne représentent pas, semble-il, ce qui a été observé à l’œil nu. A la place de trois « soucoupes », on voit sur un cliché trois colonnes « de ce qui ressemble à de la poussière descendant au-dessus du sommet des deux palmiers où la Vierge était supposée se trouver ».

Pour certaines personnes présentes les « soucoupes » étaient ‘‘des larmes de la Vierge’’, alors que pour d’autres il s’agissait de ‘‘rangées de grains de son collier’’. La scène des « OVNIs » a ainsi été interprétée différemment en fonction des attentes des observateurs.

Au moment où le ‘‘voyant’’ déclara qu’il conversait avec la Vierge (une brise rafraîchissante circulant parmi les pèlerins), « et bien que les détecteurs de champ magnétique n’aient rien décelé, le détecteur de champ électrostatique enregistra 10 pulsations par seconde, confirmant ainsi la présence d’une charge puissante d’électricité statique sur les lieux ». Voici le commentaire de l’ingénieur électricien Paulo César Tàvora :

« Ce qui me causa la plus grande surprise fut le fait de constater que cette électricité était pulsée et pas avec une longue intercalation comme cela aurait dû se produire normalement. Avant l’événement les instruments étaient silencieux, sans aucune pulsation. L’équipement avait été testé avant que le phénomène survienne, tout comme après, et nous n’avons découvert aucune défectuosité. Nous ne pouvons pas expliquer ce qui s’est passé à Sitio Labirinto ! »

Il existe aussi, au Brésil, des « debunkers » (spécialistes de la désinformation). Ainsi, le colonel José Celso Cutrim Luande (vice-président de la base de lancement de fusées d’Alcantara, dans l’Etat de Maranhao) déclara péremptoirement que le phénomène avait été provoqué par le lancement de fusées Nike Tomahawk au cours de ‘‘l’opération Guerra’’. A une altitude de 300 kilomètres ces missiles diffusent du baryum afin de mesurer la luminescence dans les couches supérieures. Ces lâchages de baryum auraient provoqué des boules de lumières multicolores dans les cieux, au-dessus de l’Etat de Cearà. Mais ces tirs de fusées se sont toujours produits entre 18 heures et 18 heures 30, quelques jours avant les événements de Baturité. De plus, ces tirs de fusées sont totalement différents des anomalies signalées par le C. P. U.

On a signalé également des apparitions présumées de la Vierge à Guaraciaba do Norte (Etat de Cearà).

Dans l’Etat de Sao Paulo, dans la petite ville de Jacarei, le ‘‘voyant’’ était Marcos Tadeu. L’un des messages disait que la Vierge reviendrait l’après-midi du 7 septembre 1994.

« Le jour dit, environ 300 personnes s’étaient rassemblées autour du domicile du visionnaire. A une heure non précisée un grand nombre de gens affirmèrent avoir remarqué que le Soleil tournait dans le ciel en effectuant de petites girations, du même genre que les phénomènes solaires vus à Fatima.

Un peu plus tard, en début de soirée, beaucoup d’autres témoins jurèrent avoir vu le croissant de lune en position horizontale, exactement comme il figure sur des images bien connues au Brésil représentant la Vierge de l’Immaculée Conception. D’autres assurèrent avoir nettement distingué la Lune agitée de mouvements d’allées et venues, un peu comme ceux que font les mères pour bercer leur enfant ! »

C’est Marcos Tadeu qui observa, le premier, les anomalies lunaires. Selon un journal local, « Semarario », la plupart des gens présents purent observer le phénomène. Peu après, la Vierge Marie serait apparue à certaines personnes présentes, et Marcos Tadeu aurait eu un dialogue avec elle. Certaines personnes purent poser des questions à l’entité par l’intermédiaire du visionnaire. Le message délivré par la Vierge est identique à celui délivré dans la plupart des apparitions mariales avec « messages » :

« Priez, mes enfants, priez beaucoup car des jours difficiles vont venir. »

Marcos Tadeu dit avoir bénéficié de messages de la Vierge pendant environ quatre ans. Il ne fut pas la seule personne de Jacarei à avoir reçu des messages, puisqu’il y a au moins trois autres individus qui ont dit avoir eu des contacts directs avec la Vierge. (11)

J’ai évoqué, plus haut, l’explication militaire du cas de Fatima. Emmanuel Dehlinger, le supporter de celle-ci (théorie que, je le rappelle, je ne partage évidemment pas), l’a aussi appliquée aux événements de Baturité. Il s’est demandé si l’armée n’a pas testé une forme de guerre psychologique et de manipulation des populations. Rien de plus simple, écrit-il, « que d’utiliser un bon acteur pour jouer les prophètes mystiques et annoncer à tous la date du spectacle, ou encore d’infiltrer la foule avec des agents provocateurs confits en dévotion et des observateurs discrets ». Les apparitions lumineuses, prétend-il, « sont réalisées selon le stratagème habituel » (sic). Selon lui les sensations de variation de température peuvent être induites par un rayonnement électromagnétique approprié, et de faux nuages de plasma peuvent être dirigés et modifiés à volonté.

Hélas pour cet adepte des manipulations militaires, ce scénario se heurte à la même objection (voir plus haut) que pour l’interprétation militaire de Fatima. Si vous consultez mon texte « OVNIs, apparitions mariales et religions. (3) », vous constaterez que l’on retrouve des manifestations de ce type (« nuées », etc.) dans la Bible…

IV. Autres cas :

Michel Coquet cite les cas suivants :

• A Olivetto Citra (sud de l’Italie), en mai 1985, des jeunes gens virent un nuage lumineux qu’ils prirent pour une étoile filante. Ce nuage sillonnait le ciel en direction d’une ruine où se trouvaient les jeunes gens. Ils aperçurent une sorte de nuée dans laquelle apparut une dame qu’ils identifièrent à la Vierge.

• A Rome, en 1980, la Vierge avait averti Bruno Cornacchiola qu’il y aurait un prodige. Près de 3000 personnes étaient présentes. Le ‘‘Soleil’’ apparut sous la forme d’une immense roue multicolore. Il effectua une danse, tourna rapidement sur lui-même, « diffusant tout autour dans le ciel sa lumière irisée ».

• Dans une église copte orthodoxe du Caire une forme de dame blanche apparut, le 2 avril 1968, sur le dôme central.

« Tout le monde en est certain, il ne peut s’agir que de la Vierge. Or, juste avant l’apparition de cette forme, qui a été filmée et photographiée, des milliers de témoins voyaient apparaître de mystérieuses lumières qui éclairaient le sol ou bien un globe lumineux resplendissant. D’autres fois il y avait des décharges électriques silencieuses. Assez fréquemment une lumière éclairait toute la toiture, et au moment de son apparition la femme en blanc semblait sortir du nuage lumineux. Ce phénomène s’étendit sur une période de 14 mois et, selon les statistiques, cinquante mille personnes par nuit accouraient pour contempler la divine forme. » (M. Coquet)

Se référant à Fatima, Michel Coquet a noté qu’il « semble effectivement que cet événement religieux ait été monté de toutes pièces autour de la cause réelle du phénomène, la présence d’un ovni ». Et il y a de fortes chances, ajoute-t-il, pour qu’il en ait été ainsi de tous les autres prodiges de nature solaire. Il cite le cas de Thurn (Allemagne), en 1949, où le « Soleil » tourna sur lui-même et où, peu après la tombée de la nuit, une étoile traversa le ciel. Elle mit six minutes pour aller d’est en ouest, selon le constat du docteur H. Walz, professeur de l’Université de Bamberg. Le phénomène fut observé par les sept « voyants », par le curé de Thurn, ainsi que par 15.000 personnes. Ce qui semble être un « Soleil » peut, conclut Michel Coquet, « avoir été causé par une assemblée de sages à l’intérieur d’un vaisseau spatial dont la mission aurait été de redonner au petit peuple cette foi qui de nos jours fait cruellement défaut ». (12)

Jean Sider a évoqué 118 cas d’apparitions mariales « avec ‘Soleil’ plus ou moins remuant, probablement un phénomène associable à un objet volant non identifié ». Dans un livre paru en 2005 cet auteur cite les cas suivants collectés par Lucien Blaise :

Melleray (Irlande), 4 mai 1986 : Le « Soleil » fut décrit comme un disque blanc en forme d’assiette, qui descendit pour se poser en bordure d’une grotte consacrée à la Vierge de Lourdes.

Surichikol (Corée du Sud), 13 octobre 1987 : Il y eut de nombreux témoins dont un religieux, le père Spies. L’objet descendit à 50 mètres du sol.

Naju (Corée du Sud), 27 mai 1993 : Il y eut aussi de nombreux témoins dont, également, le père Spies. L’objet descendit aussi à 50 mètres du sol.

Surichikol (Corée du Sud), 30 juin 1995 : Il y eut également de nombreux témoins, et là aussi l’objet descendit à 50 mètres du sol. (13)

Alain Moreau

Références :

1. Paul Misraki, « Des signes dans le ciel » (sous-titré : « Les extraterrestres »), éditions Labergerie, 1968, p. 87-97, 250-251. Réédité ultérieurement aux éditions Robert Laffont. (La première édition du livre de Paul Misraki remonte à 1962, avec pour titre : « Les extraterrestres ».)

2. Ibid., p. 98-99.

3. Henri Broch, « Au cœur de l’extraordinaire », éditions L’Horizon Chimérique, 1991, p. 299-302.

4. Francis Lefébure, « Expériences initiatiques », tome 2, Librairie Verrycken (Belgique), 1976, p. 242-243. (Première édition : Omnium Littéraire, 1956.)

5. Cyrille Odon, « Les racines du futur », éditions Louise Courteau, 1998, p. 258.

6. Jacques Vallée, « Autres Dimensions », éditions Robert Laffont, 1989, p. 219-230, 241-244.

7. Dominique de Tarragon, « Lumières dans la nuit », n° 354, décembre 1999, p. 39-40.

8. « Lumières dans la nuit », n° 370, novembre 2003, p. 40-42.

9. « Partage international », n° 200, avril 2005, p. 30.

10. Jean Sider, « Ultra top secret. Ces Ovnis qui font peur », éditions Axis Mundi, 1990, p. 434-435. Photo p. 436.

11. Jean Sider, « Ovnis : le secret des aliens », éditions Ramuel, 1998, p. 218-221, 225-232.

12. Michel Coquet, « Nouvelles Dimensions », JMG éditions, 2004, p. 296-297 ; « O. V. N. I. à la lumière de la Tradition », L’Or du Temps, 1992, p. 85.

13. Jean Sider, « OVNIS. Créateurs de l’humanité », JMG éditions, 2005, p. 227.

source : http://www.mondenouveau.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=83&Itemid=50

http://www.dailymotion.com/video/x638d0

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