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LA PROTECTION DU SECRET DEFENSE EN FRANCE 20 mars, 2012

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LA PROTECTION DU SECRET DEFENSE EN FRANCE dans Exo-contacts Logo_gendarmerie_nationale-150x122La diffusion d’information concernant le phénomène OVNI est potentiellement sensible.  Tout procès-verbal de gendarmerie concernant les OVNIs doit en principe être conservé au secret durant 60 années, là où un  PV ordinaire est classifié durant 30 ans.. En principe seulement car le contenu de certains PV concernant ce sujet ont pu être connus d’ufologues et du public avant ce terme.

 dans Exo-contacts

Tous les services de renseignements français sont au courant de la réalité matérielle des ovnis  et des oanis (objets aquatiques).

Ils sont inclus dans les menaces prévues par le plan INTRUSAIR de la Défense Nationale. Les aspects matériels du phénomène sont étudiés par un service de la Direction Générale de l’Armement (DGA).      

La nature des faits et du type de témoins  permettront de déterminer le degré de sensibilité et donc de classification des informations.

Le Geipan, rattaché au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) n’est pas  impliqué.

LA PROTECTION DU SECRET DE DEFENSE EN FRANCE

La défense a pour objet d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire, ainsi que la vie de la population (article L1111-1 du code de la défense).

Les personnes qui traitent ou détiennent des informations ou supports qui doivent être tenus secrets dans l’intérêt de la défense nationale ont l’obligation d’appliquer les mesures de protection prescrites dans la réglementation élaborée par le Premier ministre.

 

L’instruction générale interministérielle (I.G.I.) n°1300/SGDN du 25 août 2003 constitue le texte de référence. Elle apporte aux services concernés les informations juridiques et pratiques sur la protection du secret et renvoie à des instructions spécialisées dans certains domaines.

Le choix d’un niveau de classification rend obligatoire l’application des règles correspondantes prévues :

ò     pour la gestion des informations ou supports classifiés,

ò     pour la sélection des personnes qui peuvent en prendre connaissance,

ò     pour la sécurité des locaux où elles sont conservées.

 

La classification très secret défense suit une procédure particulière, l’habilitation des personnes étant prise par le secrétaire général de la défense nationale par délégation du premier ministre, et les modalités d’organisation et de protection de ces secrets sont les plus contraignants.

I –   GESTION DES INFORMATIONS CLASSIFIEES

A –    CLASSIFICATION DES INFORMATIONS :

Certaines informations relatives à la défense nationale doivent faire l’objet de mesures destinées à en protéger le caractère secret

La distinction entre des informations d’un degré de sensibilité élevé et celle d’un degré moindre s’effectue au moyen d’une classification

B –    CHOIX D’UN NIVEAU DE CLASSIFICATION :

ò     TRES SECRET DEFENSE : réservé aux informations ou supports protégés dont la divulgation est de nature à nuire très gravement à la défense nationale et qui concernent les priorités gouvernementales en matière de défense ;

ò     SECRET DEFENSE : réservé aux informations ou supports protégés dont la divulgation est de nature à nuire à la défense nationale et à la sûreté de l’Etat ;

ò     CONFIDENTIEL DEFENSE : réservé aux informations sensibles ou supports protégés qui, regroupés avec d’autres informations peuvent constituer un secret de défense nationale.

C –    COMMENT CLASSIFIER :

ò     classifier une information, c’est classifier son support (papier, photographie, bande magnétique, support informatique),

ò     la décision de classification appartient à l’autorité hiérarchique émettrice.

D –    CONSEQUENCE DE LA CLASSIFICATION :

 

ò     en classifiant une information, l’autorité hiérarchique s’engage automatiquement et engage son secrétariat,

ò     tout manquement est une faute professionnelle et s’il entraîne la violation d’un secret de défense nationale il constitue un délit pénal.

 

E –     DUREE DE LA CLASSIFICATION :

 

ò     il appartient à l’autorité classificatrice chaque fois que possible de mentionner sur le document le délai au terme duquel l’information ou le support sera déclassé ou déclassifié,

ò     en pratique, le caractère secret ou confidentiel d’une information faiblit plus ou moins rapidement. Sans indication de durée, les informations ou supports protégés seront déclassifiés à compter de leur date d’émission après :

Ø       30 ans pour le confidentiel défense, [2012-30=<1982]

Ø       60 ans pour le secret défense et le très secret défense. [2012-60=<1952]

F –     TROIS REGLES A RETENIR :

 

ò     seul le service qui a classifié une information ou un support peut la déclassifier,

ò     au moment de la classification, l’autorité hiérarchique doit indiquer sur la première page du document l’une des deux mentions suivantes :

Ø       « Déclassification sur ordre de l’émetteur »

Ø       « Déclassification à terme fixé »

ò     il faut préférer la « déclassification à terme fixé »,

ò     il ne faut pas confondre la déclassification d’un document avec sa destruction.

G –    MARQUAGE :

Le marquage a pour but :

ò     de caractériser un document classifié,

ò     d’en assurer le contrôle et le suivi pendant son existence selon les règles de sécurité prescrites,

 

ò     Le marquage comprend le timbrage, l’identification et la pagination (se référer à l’lG.I.  1300/SGDN).

L’efficacité du système de protection repose sur deux principes :

ò     éliminer les classifications de routine,

ò     limiter le nombre de documents à gérer

H –    TRAITEMENT DES DOCUMENTS CLASSIFIES :

L’IGI 1300 définit, selon le degré de classification, les opérations spécifiques à :

ò     Bordereau d’envoi

ò     Conditionnement

ò     Enregistrement au départ

ò     Mode d’acheminement

ò     Formalités à l’arrivée

ò     Modalités de reproduction

I –       INVENTAIRE :

ò     l’inventaire annuel des documents SECRET DEFENSE est obligatoire,

ò     l’inventaire des documents CONFIDENTIEL DEFENSE n’est pas obligatoire.

J –      DESTRUCTION DES DOCUMENTS CLASSIFIES :

 

ò     SECRET DEFENSE : la destruction est effectuée

Ø       sur ordre de l’émetteur,

Ø       en présence d’un témoin habilité,

Ø       avec émission d’un procès verbal.

 

ò     CONFIDENTIEL DEFENSE

Le détenteur fait procéder à la destruction par une personne habilitée

II –   SELECTION DES PERSONNES

A –    CONDITIONS GENENRALES D’ACCES AUX INFORMATIONS CLASSIFIEES :

Il existe une sélection des personnes qui peuvent prendre connaissance d’une information classifiée. Cette sélection est double :

ò     l’habilitation : il s’agit d’une procédure préalable des personnes,

ò     le besoin d’en connaître : il s’agit d’une règle de contrôle permanent de la destination des informations classifiées.

L’accès aux informations classifiées n’est jamais un droit

B –    OBLIGATIONS DES PERSONNES AYANT ACCES AUX INFORMATIONS CLASSIFIEES :

1 –         Lors de la prise de fonction :

ò     signature du premier volet d’une attestation de reconnaissance de responsabilité,

ò     inventaire des documents SECRET DEFENSE en présence de la personne partante,

ò     changement de combinaison des meubles de sûreté,

ò     changement des codes d’accès aux locaux et supports informatiques.

2 –         Au cours de l’affectation :

ò     application des mesures de sécurité prescrites

ò     rendre compte à son supérieur :

Ø       de toute anomalie concernant les documents classifiés,

Ø       de toute demande de renseignement de la part de personnes sur les activités ou sur les informations classifiées.

3 –         En quittant ses fonctions :

ò     inventaire des documents SECRET DEFENSE en présence de l’arrivant,

ò     signature du second volet de l’attestation de reconnaissance de responsabilité (engagement de ne pas divulguer les informations dont on a eu connaissance au cours de ses fonctions).

Nouveau code pénal (articles 413-9 à 413-11)

Sera puni d’emprisonnement et d’amende … tout dépositaire d’un renseignement … qui l’aura :

ò     détruit, soustrait, reproduit,

ò     porté à la connaissance d’une personne non qualifiée.

Nouveau code pénal (article 410-1)

« les intérêts fondamentaux de la Nation s’entendent au sens du présent titre de son indépendance, de l’intégrité du territoire, de sa sécurité, de la forme républicaine de ses institutions, des moyens de sa défense et de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population en France et à l’étranger, de l’équilibre de son milieu naturel et de son environnement et des éléments essentiels de son potentiel scientifique et économique et de son patrimoine culturel. »

Le patrimoine scientifique et technique (IIM 486 Article 2)

Par patrimoine scientifique et technique, il faut entendre d’une manière très générale l’ensemble des informations et savoir-faire se rapportant soit à des technologies sensibles du domaine industriel soit à des connaissances et des résultats de la recherche scientifique (fondamentale ou appliquée) qui sont considérés comme un bien exclusif de la communauté nationale.

III –   SECURITE DES LOCAUX

Les locaux où sont détenues des informations SECRET DEFENSE doivent être aménagés en zones réservées.

Les locaux où sont détenues des informations CONFIDENTIEL DEFENSE doivent présenter toutes les garanties de sécurité nécessaires pour éviter toute divulgation.

La vigilance de tous est déterminante pour assurer une meilleure protection des locaux. Des vérifications doivent être effectuées en début de service, pendant le service et à la fin du service. Il convient de détecter toute anomalie quant à la pénétration éventuelle dans les locaux, ou à l’ouverture des armoires de sûreté (changement régulier des combinaisons des coffres). A la cessation du travail, il conviendra de ranger les documents classifiés dans les meubles de sûreté concernés.

 ORGANISATION DE LA DÉFENSE EN FRANCE

La France n’est pas un pays agressif. Elle cherche seulement à ménager ses intérêts vitaux partout dans le monde.

L’organisation de la défense revêt donc une importance primordiale. En France, elle est sous la responsabilité du Président de la République, chef des Armées, qui est le garant de l’indépendance nationale.

La défense s’appuie sur deux textes fondamentaux :

ò     La Constitution du 4 octobre 1958 : regroupe « l’ensemble des lois fondamentales de  la nation, les règles juridiques qui régissent les rapports réciproques des gouvernants et des gouvernés. Elle détermine l’organisation des pouvoirs publics ».

ò     Le code de la défense : relatif à l’organisation générale de la défense, pose les principes généraux de celle-ci.

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A –     LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Il est l’autorité suprême en matière de défense. Il veille, en vertu de l’article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958 ; au respect de la Constitution, au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi qu’à la continuité de l’État.

La Constitution lui confère de nombreuses prérogatives :

Article 15 : Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale.

ò    C’est l’article qui établit la compétence la plus vaste sur la défense.

Article 16 : Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du conseil constitutionnel.

Il en informe la Nation par un message.

Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans de brefs délais, d’accomplir leur mission. Le conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

Le parlement se réunit de plein droit.

L’assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.

ò     ð Cet article permet au président d’obtenir des pouvoirs exorbitants du droit commun. En ces circonstances, il échappe à la règle du double seing (c’est-à-dire que les actes commis dans ce cadre juridique n’ont pas besoin d’être contresignés par le Premier ministre et/ou les ministres concernés).

Article 9 : Le Président de la République préside le Conseil des ministres.

Le code de la défense lui confère également certains droits :

Article L2141-3 :

        a) droit de requérir les personnes, les biens et les services ;

        b) droit de soumettre à contrôle et à répartition les ressources en énergie, matières premières, produits industriels et produits nécessaires au ravitaillement et, à cet effet, d’imposer aux personnes physiques ou morales en leurs biens, les sujétions indispensables.

Article L1121-1, R1122-1 : Le Conseil de défense, comprend sous la présidence du Président de la République :

Le Premier ministre ;

Le ministre des affaires étrangères ;

Le ministre de l’intérieur ;

Le ministre des armées ;

Le ministre des finances et des affaires économiques,

et, s’il y a lieu, sur convocation du président les autres ministres pour les questions relevant de leur responsabilité.

Le président du Conseil de défense peut, en outre, convoquer pour être entendue  par le conseil toute personnalité en raison de sa compétence.

B –    LE CONSEIL DES MINISTRES :

Article L1111-3 (du code de la défense) : La politique de la défense est définie en Conseil des ministres.

Les décisions en matière de direction générale de la défense sont arrêtées en Comité de défense.

Les décisions en matière de direction militaire de la défense sont arrêtées en conseil de défense restreint.

C –    LE PREMIER MINISTRE :

Article 21 (de la Constitution de 1958) le premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la défense nationale.

Article L1131-1 (du code de la défense) : Le premier ministre responsable de la défense nationale exerce la direction générale et direction militaire de la défense. A ce titre, il formule les directives générales pour les négociations concernant la défense et suit le développement de ces négociations. Il décide de la préparation et de la conduite supérieure des opérations et assure la coordination de l’activité en matière de défense de l‘ensemble des départements ministériels.

D –     LES MINISTRES :

Article L1141-1, R1143-1 (code de la défense) : Chaque ministre est responsable de la préparation et de l’exécution des mesures de défense incombant au département dont il a la charge.

Il est assisté, par un haut fonctionnaire correspondant de défense et de sécurité pour le ministre de la défense et celui des affaires étrangères, par un haut fonctionnaire de défense pour le ministre de l’intérieur et par un haut fonctionnaire de défense et de sécurité pour tous les autres départements ministériels.

Avant le 1er mai de chaque année, chaque ministre adresse au Premier ministre, pour la gestion suivante, dans le cadre des directives générales qu’il a reçu de lui, les plans concernant son action dans le domaine de la défense, assortis des renseignements nécessaires sur leurs incidences financières.

Le Premier ministre établit le programme d’ensemble.

E –     LE MINISTRE DE LA DEFENSE :

Article L1142-1 (code de la défense) : Le ministre de la défense est responsable sous l’autorité du Premier ministre de l’exécution de la politique militaire et en particulier de l’organisation, de la gestion, de la mise en condition d’emploi et de la mobilisation de l’ensemble des forces ainsi que de l’infrastructure militaire qui leur est nécessaire.

Il assiste le Premier ministre en ce qui concerne leur mise en œuvre.

Il a autorité sur l’ensemble des forces et services des armées et est responsable de leur sécurité.

ò     C’est en fait le Premier ministre qui est le véritable responsable de la défense. Le ministre de la défense n’a compétence que sur les affaires militaires, il exécute la politique de défense et est chargé des armées.

F –     LE MINISTRE DE L’INTERIEUR :

Article L1142-2 (code de la défense) : Le ministre de l’Intérieur prépare en permanence et met en œuvre la défense civile.

Il est responsable à ce titre de l’ordre public, de la protection matérielle et morale des personnes et de la sauvegarde des installations et ressources d’intérêt général.

Il prépare, coordonne et contrôle l’exécution des mesures de défense civile incombant aux divers départements ministériels.

Son action se développe sur le territoire en liaison avec les autorités militaires et concourt au maintien de leur liberté d’action.

G –    LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE :

Article L1142-3 (code de la défense) : Le ministre chargé de l’économiques oriente aux fins de la défense l’action des ministres responsables de la production, de la réunion et de l’utilisation des diverses catégories de ressources ainsi que de l’aménagement industriel du territoire.

Son action s’étend à la répartition primaire des ressources visées à l’alinéa 1er, ainsi qu’à la fixation des prix et à l’organisation des opérations commerciales d’importations et d’exportations.

H –    LE PARLEMENT :

Article 34 (constitution du 4 octobre 1958) : La loi est votée par le parlement.

La loi fixe les règles concernant : les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leurs personnes et en leurs biens.

La loi détermine les principes fondamentaux de l’organisation générale de la Défense nationale.

Article 35 : La déclaration de guerre est autorisée par le parlement.

 ORGANISATION FONCTIONNELLE

L’organisation générale de la défense en France se décline en trois domaines (civile, économique et militaire) qui restent étroitement liés et interdépendants.

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 ORGANISATION TERRITORIALE

Le découpage des circonscriptions administratives, civiles et militaires de Défense quadrille le territoire français selon un découpage spécifique relevant souvent de l’histoire ou bien même de particularités régionales. Cependant, l’article R1211-1 du code de la défense précise que :

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L’actuel découpage comprend 7 zones de défense (circonscriptions administratives civiles) et 7 Etats Majors Interarmées de Zone de Défense (EMIAZD) ayant mêmes limites.

Les Zones de Défense ont a leur tête un préfet de zone qui est « le haut fonctionnaire civil » qui détient « les pouvoirs nécessaires au contrôle des efforts non militaires prescrits en vue de la défense, au respect des priorités et à la réalisation des aides réciproques entre services civils et militaires en vue de la défense civile et de la sécurité intérieure du territoire ».

Les forces armées mises à la disposition du préfet de zone dans le cadre de la coopération civilo-militaire sont commandées par un officier général de zone de défense (OGZD) qui dispose d’un Etat Major Interarmées de Zone de Défense (EMIAZD) qui prépare et assure le suivi de ses décisions.

Le siège de l’EMIAZD se trouve au lieu d’implantation du siège de la préfecture de zone (Metz, Paris, Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux et Rennes).

source : SGZDE

LES BOULES DE FEU DU MOIS DE FEVRIER 2012 16 mars, 2012

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LES BOULES DE FEU DU MOIS DE FEVRIER 2012 dans Exo-contacts perseid-meteor-august-3-2010-lg

Le 13 février 2012, au beau milieu de la nuit, quelque chose a perturbé la quiétude de Portal, dans le sud-est des Etats-Unis, en Géorgie. Le retour des mystérieux bolides de février ?

Cette nuit là, les vaches se sont mises à beugler anxieusement, et les chiens à hurler à la mort. La cause de toute cette agitation était à n’en pas douter un gros caillou en provenance de l’espace : « À 1h43 du matin, j’ai été témoin d’un extraordinaire bolide » rapporte Henry Strickland, un habitant de Portal. « Il était vraiment grand et a illuminé la moitié du ciel en se fragmentant. C’est ce qui a fait aboyer les chiens et inquiété le bétail. Je regrette de ne pas avoir eu d’appareil photo, car ça a duré pas loin de 6 secondes. »

Henry Strickland a été témoin d’un de ces mystérieux bolides de février.

« Ce mois-ci, des cailloux spatiaux de beau gabarit ont frappé l’atmosphère terrestre » confirme Bill Cooke de la NASA. « On en a recensé 5 ou 6 qui ont pu donner naissance à des météorites. »

Ce n’est pas tant le nombre de ces bolides qui intrigue les chercheurs, tout à fait dans la moyenne mensuelle, mais bien plutôt leur apparence et leur trajectoire.

« Ils sont particulièrement lents et pénétrants » poursuit Peter Brown, professeur de physique à l’université d’Ontario Occidental : « ils frappent le sommet de l’atmosphère à une vitesse ne dépassant pas les 15 kilomètres par seconde, ralentissent rapidement, et restent brillants jusqu’à 50 km au dessus de la surface terrestre. »

Tout a commencé dès les premières heures de la nuit du 1er février, lorsqu’un bolide a fait son entrée au dessus de la région de Dallas-Fort Worth et a pu être observé par des centaines de personnes.

« Il était plus brillant et long que tous les bolides que j’ai pu observer jusqu’à présent » témoigne ainsi Daryn Morran. « il a mis environ 8 secondes à traverser le ciel. Je l’ai vu commencer à ralentir, puis exploser en plusieurs branches comme un feu d’artifice avant de s’éteindre. » Un autre témoin de Coppell, dans le Texas, fait lui état d’un double bang tandis que l’objet se séparait en deux parties principales suivies de nombreuses autres plus petites.

Il se trouve que ce bolide a été suffisamment brillant pour être capturé par les caméras de la NASA situées au Nouveau Mexique, à plus de 800 km de là. « Il était à peu près aussi brillant que la pleine Lune » confirme Cooke, qui estime la taille de l’objet initial entre 1 et 2 mètres.

Au 22 février, le réseau de suivi de bolides de la Nasa a enregistré une demi-douzaine de brillants météores appartenant à cette étrange catégorie. La taille des objets impacteurs allait du ballon de foot au minibus, mais tous avaient la même basse vitesse et la même faculté à pénétrer profondément dans l’atmosphère. Cooke a analysé leurs orbites et en est parvenu à une surprenante conclusion : « Toute cette grêle nous arrive de la ceinture d’astéroïdes. Mais pas depuis un point unique, ce qui est pour le moins curieux. »

Ce n’est pas la première fois qu’on signale ainsi d’étranges bolides en février. Dans le petit monde des spécialistes des météores, ils sont même mythiques comme l’explique Brown : « Au cours des années 1960 et 1970, des astronomes amateurs ont noté une augmentation du nombre de brillants bolides qui présentaient les mêmes caractéristiques qu’aujourd’hui. Les nombres étaient significatifs, surtout si on tient compte du fait que peu de gens passent la nuit dehors l’hiver. Puis des études ultérieures menées à la fin des années 1980 ont semblé au contraire indiquer qu’il n’y avait guère plus de bolides en février qu’à d’autres périodes de l’année. Cependant on a toujours eu des doutes. »

Et de fait, une étude de 1990 de l’astronome Ian Holliday suggère qu’il y a bien quelque chose. Il a analysé les photos d’environ un millier de bolides des années 70 et 80, et trouvé des indices d’un courant de météorides coupant l’orbite terrestre en février. Il a également trouvé des signes de courants similaires à la fin de l’été et en automne. Mais ces résultats restent cependant controversés, Halliday ayant lui-même reconnu de grandes incertitudes statistiques dans ses travaux.

Le réseau de suivi de météores de la NASA, en extension continue, apportera peut-être la solution à ce mystère. Cooke et ses collègues implantent régulièrement de nouvelles caméras. « Ce qu’il y a de bien avec notre réseau intelligent de caméras, c’est qu’il détermine presque instantanément les orbites des objets considérés. Lorsqu’une rafale de bolides s’abat sur la Terre, nous le savons très rapidement, et pouvons déterminer d’où elle vient. » Obtenir ce genre de données en temps réel est à peu près inédit, et promet d’apporter de nouveaux indices sur l’origine de ces bolides de février.

D’ailleurs, le mois n’est pas encore tout à fait terminé. Alors si au cours des nuits prochaines vous entendez le bétail s’agiter et les chiens aboyer, n’hésitez pas à mette le nez dehors. On ne sait jamais…

 

traduction réalisée par Didier Jamet pour Ciel des Hommes

http://www.cidehom.com/science_at_nasa.php?_a_id=384

source : http://www.spacedaily.com/Deep_Impact.html

 

APPARITIONS MARIALES ET OVNIS 9 mars, 2012

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APPARITIONS MARIALES ET OVNIS dans Exo-contacts apparitions-mariales1

Généralement l’Eglise fait preuve d’une très grande prudence avant de canoniser un saint ou de reconnaître un miracle et les esprits scientifiques – rationalistes impénitents ou non – ne pourront, en l’occurrence, que lui donner raison; nous en avons justement présentement de très bons exemples sous les yeux, bien sûr avec le cas de Fatima en 1917 auquel s’est intéressé le feu contre- amiral Gilles Pinon (http://www.disclose.tv/action/viewvideo/68113/Gilles_Pinon_ch__lons_part1/) mais aussi avec celui de Medjugorje en Yougoslavie et de Kibeho au Rwanda qui sont un peu moins connus.

Que s’y est t-il passé en effet ? A Medjugorje, aux fins fonds des Balkans, plusieurs adolescents ont prétendus voir et parler quotidiennement à la Sainte Vierge pendant plus de mille jours, et foules et autorités s’en sont émus; des pélerinages ont même eu lieu, sans la caution de la hiérarchie ecclésiastique.

http://www.dailymotion.com/video/x635uf

Au Rwanda, les choses se
compliquent encore un peu plus, même si à l’origine, les évènements semblent identiques : pendant plus de trois ans, une poignée de collégiennes et un tout jeune homme du petit village de Kibeho ont affirmés non seulement voir la Vierge Marie, mais également – ce qui est rarissime – Jésus, et s’entretenir avec eux des malheurs de ce monde. En outre, et c’est là précisément que les choses se corsent – l’un des « voyants »  aurait fait état,  selon un observateur s’étant rendu sur place, de « signes dans le ciel », comme à Fatima au Portugal, lorsque le disque solaire avait soit-disant dansé et était descendu vers la foule rassemblée à la Cova de Iria, le 13 octobre 1917.

Disque, croix, ou hostie géante ? ou plutôt ovni, comme l’affirment depuis longtemps certains ufologues avertis ?

Le doute est toujours permis en pareil cas, d’autant qu’à l’époque,  aucun observatoire n’a été en mesure de détecter quoi que ce soit d’anormal dans le ciel au jour et à l’heure dite.

Hallucinations collectives ou véritables « apparitions » ?

Il existe bien certes des phénomènes dits solaires depuis fort longtemps – de nombreux témoignages et observations ont déjà été collectés – ,  mais malheureusement, tous les efforts déployés jusqu’ici pour établir une corrélation évidente quelle qu’elle soit entre les dits phénomènes solaires et les apparitions de type ufologique ou mariale, n’ont jamais abouti et le mystère demeure.

La seule chose que l’on puisse affirmer est qu’un fort pourcentage des apparitions de type religieux qu’elles soient contemporaines ou passées, font intervenir des phénomènes lumineux d’une nature particulière que l’on retrouve également dans de nombreuses observations déjà cataloguées comme ovni. Le rapprochement est troublant mais c’est la seule évidence dont on dispose à l’heure actuelle.

On  sait cependant aujourd’hui que le phénomène ovni est un phénomène universel au même titre que les apparitions mariales dont les premières connues remontent au Moyen-âge.

SSR

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http://www.dailymotion.com/video/x5er9a

 

Ovnis, apparitions mariales et religions

Par Alain MOREAU

L’objectif du présent texte n’est pas de faire une étude des multiples apparitions mariales répertoriées depuis des siècles (et notamment du dix-neuvième siècle à nos jours), mais de montrer le rapport existant entre certaines manifestations relevant des ‘‘mariophanies’’ (apparitions de la Vierge) et certaines caractéristiques du phénomène OVNI, ce rapport pouvant être étendu à d’autres types de manifestations religieuses, notamment dans la Bible.

Précisons une chose : il ne s’agit pas, ici, de dire que les mariophanies dans leur ensemble relèvent de l’ufologie, mais de défendre l’idée que quelques mariophanies comportent une indiscutable « coloration » ufologique. Le cas le plus connu de connotation « ufologique » est bien sûr Fatima (Portugal, 1917).

I. Fatima (Portugal), 1917 :

Le premier auteur à avoir fait des rapprochements pertinents entre l’apparition mariale de Fatima et certaines manifestations d’OVNIs est, à ma connaissance, Paul Misraki (1962, 1968). Ultérieurement, d’autres auteurs (Jacques Vallée, etc.) ont aussi évoqué les ressemblances entre ces deux types de phénomènes.

Le 13 mai 1917, trois petits bergers (deux fillettes et un garçon) déclarèrent avoir aperçu une « Dame de Lumière », d’une grande beauté, laquelle avait flotté au-dessus de la cime d’un chêne vert. L’apparition avait parlé : elle avait demandé notamment aux pastoureaux de revenir en ce même lieu le 13 du mois suivant.

Le 13 juin, une escorte accompagna les petits à leur rendez-vous :

« Là, les assistants purent voir les trois enfants tomber à genoux, cependant qu’une légère vapeur blanche se formait autour d’eux ; la lumière du jour, ainsi que la température, perdaient aussi de leur intensité ; une brise fraîche souffla. On ne distinguait aucune ‘‘belle dame’’, mais l’aînée des enfants, Lucia, parlait comme si elle s’adressait à quelqu’un, puis écoutait d’inaudibles réponses. Les villageois, eux, ne percevaient, selon leurs dires, qu’un léger bourdonnement… Au moment où Lucia signala le départ de la Dame il se passa quelque chose : les branches du chêne vert s’inclinèrent comme entraînées dans la direction indiquée par la petite fille. »

Le 13 juillet plusieurs centaines de personnes s’agglomérèrent à la Cova da Iria, lieu des apparitions, pour assister à un spectacle en tous points semblable à celui du mois précédent. Lucia déclara que la « Dame » lui avait confié des « secrets ». Cette fois, le départ de la céleste visiteuse fut ponctué d’une détonation brutale que tous entendirent, cependant qu’un portique de fortune, érigé pour l’occasion, fut secoué sur ses bases.

L’administrateur de l’arrondissement voulut faire avouer aux enfants qu’ils avaient tout inventé. Peine perdue. Il ne put non plus obtenir les « secrets » de la Dame. Le 13 août il séquestra les petits fauteurs de troubles à l’ordre public pour les soumettre à un nouvel interrogatoire. Il menaça les enfants de les plonger dans une marmite d’huile bouillante s’ils persistaient dans leur mutisme !

« ‘‘Ton petit frère est déjà frit !’’, dit-il à l’une des fillettes, qui pâlit mais continua de se taire. Les enfants passèrent le reste de la journée dans la prison, mêlés aux détenus de droit commun. »

Pendant ce temps, à la Cova, les pèlerins assemblés apprirent que les enfants ne viendraient pas. On entendit cependant une sorte de coup de tonnerre, semblable à l’éclatement d’un pétard, suivi d’un éclair. La nuée blanche s’éleva du sol. Quatre jours après, les trois petits virent le vallon s’illuminer de la teinte jaune d’or qui précédait généralement les apparitions. La « Dame » se montra alors. Lucia la supplia de faire en sorte que son entourage puisse la croire quand elle raconte ce qu’elle a vu. La Dame promit pour le mois d’octobre un prodige éclatant.

1. Le globe lumineux :

Le 13 septembre 20.000 à 30.000 personnes étaient rassemblées autour de la visionnaire. En plus de la vapeur blanche entourant les enfants, certains assistants aperçurent un globe lumineux traversant le ciel en direction du chêne vert. Il cessa d’être visible. Dix minutes après, le globe reparut et s’éloigna vers le ciel.

« On se le montre du doigt, cependant qu’une vieille dame à cheveux blancs, missel en main, trépigne : ‘‘Je ne vois rien ! Je ne vois rien ! »… »

On constate alors qu’une pluie de corpuscules blancs, comparables à de minces flocons de neige, tombe du ciel et se désagrège au moment de toucher le sol.

Voici quelques témoignages :

« ‘‘A ma vive surprise’’, dit l’un d’eux, ‘‘je vis clairement et distinctement un globe de lumière glissant lentement et majestueusement à travers l’espace (…). Puis subitement, avec la lumière extraordinaire qu’il dégageait, ce globe disparut à mes yeux, et le prêtre qui était à mes côtés cessa lui aussi de le voir.’’ »

Comme il demande à ce voisin son opinion sur ce globe, ce dernier répond sans hésiter « qu’il s’agit sans doute du véhicule grâce auquel la Vierge Marie s’approchait des enfants… ».

Tous ceux qui aperçurent le globe, dit un autre texte, en retirèrent l’impression qu’il s’agissait d’un aéroplane de lumière apportant la « Mère de Dieu » au rendez-vous des pastoureaux et la rapportant ensuite au « Paradis »…

2. Les corpuscules blancs :

Je viens de mentionner les corpuscules blancs aperçus par les assistants. Une dame déclara avoir vu un de ces « pétales de fleurs » tomber sur son épaule gauche. Elle voulut le saisir, mais ne trouva plus rien.

De semblables pluies blanches se sont reproduites par la suite, à la Cova da Iria, le 13 mai 1918 (jour anniversaire de la première apparition) et le 13 mai 1924.

Paul Misraki fait ici un judicieux parallèle avec certains témoignages d’OVNIs :

a) Oloron, 1952 :

En 1952, dans les Pyrénées-Atlantiques (alors appelées « Basses-Pyrénées »), on vit passer, dans le ciel d’Oloron, un cigare et plusieurs disques. Tous ces objets laissèrent derrière eux « une abondante traînée qui tombait lentement vers le sol en se désagrégeant ». Pendant quelques heures il y en eut des paquets accrochés aux arbres, aux fils téléphoniques, sur le toit des maisons.

« C’était comme des fils de laine ou de nylon, ressemblant à des fils de la Vierge ; ils devenaient rapidement gélatineux, puis fondaient et disparaissaient. Parmi les nombreux assistants qui purent les recueillir et les tenir dans la main pendant quelques instants, se trouvaient les professeurs du collège ; l’un d’eux les examina attentivement mais ne put en faire l’analyse car ils se sublimèrent avant qu’il ne parvînt à un laboratoire. »

b) Graulhet, 1954 :

Le 13 octobre 1954 au-dessus de Graulhet (Tarn), et le 18 octobre 1954 à Vienne (Isère), il y eut la même pluie évoquant de la laine de verre ou des fils de toile d’araignée.

« Des experts se penchèrent sur la question et proposèrent des explications ‘‘naturelles’’ plus étonnantes encore, par leur insuffisance, que le phénomène lui-même.

Laine de verre, fils d’araignée : ces comparaisons ne correspondent pas tout à fait aux ‘‘corpuscules blancs’’ qu’une pieuse préoccupation transforme en ‘‘pétales de fleurs’’. Il reste cependant une analogie certaine entre ces diverses chutes de ‘‘mannes’’ célestes, ‘flocons de neige’’ ou… ‘‘fils de la Vierge’’, qui fondent rapidement à la chaleur du sol. »

La manne céleste :

On fera aussi le parallèle avec la « manne » du récit de l’Exode. Dans l’Ancien Testament la « manne » est une nourriture tombée du ciel grâce à laquelle tout un peuple put subsister dans le désert « pendant quarante ans ».

Six jours sur sept, une couche de rosée recouvrait les alentours du camp. Puis, la rosée évaporée, apparaissait sur la surface du désert « quelque chose de menu, de granuleux » (traduction incertaine), « de fin comme le givre ». (Exode, 16, 14.)

« On eût dit de la graine de coriandre, c’était blanc, cela avait le goût de la galette au miel. » (Exode, 16, 31.)

Il fallait procéder au ramassage dès l’aurore, car ce « pain du ciel » fondait à la chaleur du jour.

Voici, à ce propos, les commentaires pertinents (que je fais miens) de Paul Misraki :

« Ici encore, les professionnels de la démythification s’en sont donnés à cœur joie. La manne, disent les uns, n’est qu’une sorte de résine secrétée par le tamaris sous l’effet de la piqûre des cochenilles. La preuve, ajoute Werner Keller dans ‘‘La Bible Arrachée aux Sables’’, c’est que cette sorte de manne se rencontre couramment dans la région, où elle fait l’objet d’un commerce régulier. Il faut croire que cette preuve n’apparaît pas aussi lumineuse à tous, car d’autres, non moins doctes, voient dans la manne un lichen, association symbiotique d’un champignon et d’une algue dont la valeur nutritive très élevée se rapprocherait de celle de la chlorella. Nous avons l’embarras du choix : tamaris plus cochenilles, ou algue plus champignon ? Qui dit mieux ?

Quoi qu’il en soit, si l’une ou l’autre de ces deux combinaisons se rencontre dans les déserts aussi couramment qu’on le prétend, on se demande pourquoi les Hébreux, en contact avec les caravanes qui sillonnaient les sables à longueur d’année, auraient pris cette banale substance pour un nouveau don de Dieu, à tel point que le souvenir en fut étroitement associé avec les événements de la Pâque et que les chrétiens y virent plus tard la préfiguration de l’Eucharistie : n’avaient-ils pas, entre-temps, reconnu que cette nourriture se retrouvait périodiquement dans les déserts environnants, à la portée de tous les voyageurs quels qu’ils fussent, et ne constituait nullement la marque d’une dilection spéciale de la part du Seigneur Yahwé ?

Ajoutons que les commentateurs naturalistes ont fait ici, une fois de plus, bon marché du contexte. Car le récit biblique insiste tout particulièrement sur un détail auquel il semble accorder une importance capitale, à savoir que la manne n’apparaissait que six jours sur sept, chaque sabbat étant marqué par sa complète absence ; le sixième jour, par contre, Israël en recueillait une ration double en vue du jour chômé. Quelle belle régularité dans le travail des cochenilles ! Et quelle constance aussi, puisque ce singulier repas fut servi aux Hébreux pendant quarante ans d’affilée !

Je pense plutôt qu’un rapprochement s’impose entre ces graines blanchâtres, tombées du ciel comme une pluie (‘‘Je vais faire pleuvoir pour vous le pain du ciel’’, dit Yahwé), semblables à du givre sur le sol et se dissolvant dans l’air au bout d’un certain laps de temps, et ces divers produits d’aspect analogue récemment signalés lors du passage d’objets non identifiés : qualifiées en Amérique de ‘‘cheveux d’anges’’, en France de ‘‘fils de la Vierge’’, et à Fatima de ‘‘pétales blancs’’ ou de ‘‘sortes de flocons de neige’’, ces substances gélatineuses bientôt sublimées, n’ont jamais, il est vrai, démontré leur valeur nutritive, nous le reconnaissons volontiers. Mais outre le fait qu’aucun témoin de pareilles pluies ne semble avoir porté ces substances à sa bouche (certains n’en auraient même pas eu le temps), il est frappant de constater une flagrante similitude d’aspect entre toutes ces substances blanchâtres et volatiles en rapport étroit avec l’apparition dans le ciel d’un objet inconnu. Aussi bien l’Exode précise-t-il que la chute de la manne fut précédée par une apparition de la Gloire de Yahwé, visible pour tous.

Et nous en venons à nous demander si ce ‘‘pain du ciel’’ différait sensiblement de celui que les Grecs nommaient l’ambroisie, nourriture des ‘‘dieux’’, à laquelle de rares mortels, admis à la goûter, attribuaient un léger goût de miel…

La Vulgate fait dire à l’ange Raphaël : ‘‘Moi, je me nourris d’un aliment invisible, et d’une boisson que les hommes ne connaissent point.’’ (Tobie, 13, 19.) »

3. La « danse du Soleil » :

Le 13 octobre 1917, environ 50.000 ou 70.000 personnes (selon les estimations) s’étaient rassemblées aux alentours de la Cova da Iria.

A 10 heures le ciel était couvert de nuages noirs et la pluie tombait dru. A midi heure locale les nuages commencèrent à se disperser. Les enfants tombèrent en extase, et la coutumière nuée blanche, par trois fois, se forma et s’éleva au-dessus d’eux. Au bout de quelques instants Lucia s’écria brusquement : ‘‘Regardez le Soleil !’’ Un témoin déclara ce qui suit :

« Je pus voir le soleil, (…), semblable à un disque à bords nets, à l’arête vive, lumineux et brillant, mais n’imposant aux yeux nulle fatigue. J’entendis des gens le comparer à un disque d’argent mat ; mais cette image ne me parut pas exacte car il s’agissait d’une couleur plus claire, active et riche, avec des chatoiements comme l’orient d’une perle. Ce disque n’avait aucun lien de ressemblance avec la lune telle qu’on peut la voir par une nuit transparente et pure : il se voyait comme un astre vivant. A la différence de la lune il n’était pas sphérique ; il apparaissait comme un disque plat et poli, qu’on aurait taillé dans la nacre d’une coquille (…), et se distinguait nettement avec un bord taillé en arête comme une planche à dessin. »

Ce « Soleil » argenté, discoïde et plat, ne devait pas se trouver à une très grande altitude car, selon un témoin, les nuages ne masquaient pas la lumière de l’astre, « de sorte qu’on éprouvait l’impression » que ces nuages « passaient derrière le soleil, non devant ». L’« astre » se trouvait donc à ce moment-là entre les nuages et la terre.

« Soudain le soleil frémit et bascula, puis se mit à tournoyer sur lui-même en faisant jaillir dans toutes les directions des gerbes de lumière qui changeaient de couleur à intervalles réguliers. Tout le paysage s’en trouva coloré : ‘‘Mais, Madame, vous êtes jaune !’’ s’écria, raconte-t-on, un des assistants avant que la dame ne devînt verte, puis bleue, puis cramoisie, en même temps que son entourage. Après deux ou trois minutes le disque parut demeurer quelques secondes en suspens, puis il reprit son mouvement giratoire et multicolore. Enfin, devenu rouge sang, il se mit à descendre par une série de bonds successifs en zigzag dont chacun le rapprochait de la terre, où la chaleur ne cessait d’augmenter. Enfin, après un dernier balancement plus lent, le disque remonta rapidement vers le ciel, à ce moment-là complètement débarrassé de nuages. Et tout redevint normal en un instant ; le Soleil, immobile en plein ciel, brillait de son éclat insoutenable, empêchant la foule de continuer à le regarder.

Les vêtements de ceux qui, depuis le matin, avaient pataugé sous la pluie, étaient entièrement secs. »

Dans son livre Paul Misraki a fait le parallèle entre la description du « miracle » de Fatima et le contenu de certains témoignages contemporains d’observations d’OVNIs… (1)

- Les théories :

Les éléments de comparaison mis en exergue ci-dessus, associés aux éléments d’information concernant le « globe lumineux », les « corpuscules blancs » et la « danse du Soleil », constituent une véritable preuve de l’identité de nature des manifestations mariales de Fatima et de certaines apparitions de type OVNI. Cette étroite parenté de manifestation permet d’évacuer les autres interprétations données, à tort, par certains spéculateurs :

• Une réelle « danse » du Soleil.

• La théorie hallucinatoire.

• L’invention pure et simple ou l’imposture (Gérard de Sède).

• La théorie phosphénique (Francis Lefébure).

• L’explication faisant intervenir les militaires (Emmanuel Dehlinger).

a) La danse du Soleil :

La réelle danse du Soleil est à exclure totalement. Et ce, pour plusieurs raisons évidentes :

1. On imagine mal notre astre dispensateur de vie se mettre à « danser » ! Cela aurait occasionné, évidemment, des dégâts considérables au niveau du système solaire et en particulier au niveau de notre planète…

2. Aucun astronome n’a évidemment vu de comportement solaire bizarre au moment de l’apparition de Fatima. Et, bien sûr, personne n’a vu de ‘‘danse solaire’’ ailleurs que dans la localité de Fatima. La prétendue « danse » était donc circonscrite au lieu de l’« apparition ».

3. Les similitudes frappantes avec le comportement cinématique des OVNIs excluent aussi toute « danse solaire ».

b) La thèse de l’hallucination :

La théorie hallucinatoire ne tient pas la route pour plusieurs raisons. Voici d’abord ce que Paul Misraki a noté à ce sujet :

« Aucun observatoire de notre planète, nous nous en doutons, n’avait remarqué la moindre anomalie dans le comportement du Soleil en ce 13 octobre 1917 : l’astre du jour n’avait donc pas vraiment ‘‘dansé’’, ni jeté des étincelles, ni changé de couleur.

Et cependant la foule avait vu. Alors on parla d’hallucination collective, et l’on admettra sans peine que ce fut là l’hypothèse la mieux accueillie.

Les partisans de Fatima objectèrent que rien ne pouvait justifier la forme particulièrement insolite qu’avait revêtue cette prétendue hallucination. En effet, les spectateurs de la Cova da Iria, si portés qu’ils fussent à accueillir l’idée d’un prodige imminent, s’attendaient à ‘‘voir’’ apparaître la Sainte Vierge, ou le Christ, ou même toute la Sainte Famille réunie, ou bien à assister à une nouvelle pluie de fleurs blanches ou quelque autre phénomène en rapport avec les apparitions ; dans cette attente ils s’étaient tous tournés dans la direction du chêne vert, centre habituel des manifestations précédentes. Absolument personne, au moment où Lucia jeta son cri : ‘‘Regardez le Soleil !’’, ne pouvait imaginer un spectacle aussi abracadabrant, encore moins communiquer à la foule tout entière une vision uniforme d’une fantasmagorie aussi imprévisible ; d’autant plus que cette même foule, pour ‘‘voir’’, dut opérer un mouvement de volte-face et tourner le dos au chêne vert.

Cet argument psychologique ne s’avéra pas suffisant pour convaincre les partisans de l’hallucination ; il en surgit alors un autre, beaucoup plus solide. A quelques kilomètres de la Cova da Iria les habitants d’un village, qui vaquaient à leurs occupations ordinaires – et qui, par conséquent, ne se trouvaient pas dans une ambiance propice à l’hallucination -, avaient eu le regard attiré par le spectacle insolite du disque en mouvement et purent l’observer à distance. Ils s’étaient tous réunis sur la place, se demandant quelle signification accorder à ce phénomène.

Or, si l’on accepte de considérer comme ‘‘possible’’ qu’une hallucination collective s’empare unanimement d’une foule composée de plus de cinquante mille individus rassemblés en un même lieu sous l’effet d’une préoccupation identique, il n’en va pas de même lorsque deux foules se trouvent séparées par une distance de plusieurs kilomètres et lorsque l’un des deux groupes n’a subi au préalable aucune préparation psychologique. Dans de telles conditions l’hallucination devient, du point de vue scientifique même, tout à fait improbable. » (2)

A ce commentaire tout à fait pertinent de Paul Misraki il faut bien sûr ajouter les rapprochements qui ont été faits plus haut avec certaines manifestations de type OVNI.

c) La thèse de l’invention :

Dans un numéro de « Marianne » d’avril 2005 on trouve des extraits d’un livre de Jean-François Kahn : « Dictionnaire incorrect » (2005). A « Fatima » on lit ce commentaire farfelu (mais ce n’est pas le seul de ce livre) :

« Petite ville du Portugal où, en 1917, trois jeunes bergers blagueurs se livrèrent à une imposture qui eut un immense retentissement. »

Il s’agit là d’une présentation lapidaire assortie d’une explication émanant d’un individu bien connu par ailleurs pour ses convictions athées et rationalistes bien établies. Mais cette formulation fantaisiste ne tient pas la route. Sur quels éléments Jean-François Kahn s’appuie-t-il pour tenir de tels propos ? On ne le sait pas. On sait seulement que, comme tout « rationaliste » qui se respecte, il privilégie (l’ignorance et l’incompétence aidant) l’argumentation de ceux qui excellent dans le réductionnisme facile. Voyons, à ce propos, quels sont justement les arguments des tenants de l’imposture.

Dans un livre paru en 1991 le « zététitien » Henri Broch a évoqué les apparitions de Fatima, au centre desquelles s’étaient trouvés Lucia dos Santos (10 ans) et ses deux cousins, Francisco Marto (9 ans) et sa sœur Jacinta (7 ans). Francesco et Jacinta moururent dans leur dixième année, le premier d’une ‘‘grippe espagnole’’, la seconde ‘‘des suites d’une opération’’ dans un orphelinat religieux.

Henri Broch rappelle que ces trois petits bergers ont vu apparaître dans un chêne vert une « espèce de poupée très jolie », une petite Dame toute vêtue de blanc qui leur parla sans remuer les lèvres, d’une ‘‘voix fluette et mélodieuse’’, et leur demanda de venir six fois au même endroit, le 13 de chaque mois.

Henri Broch note que les photographes présents ont pris des clichés de la foule, mais pas le « prodige ». Il cite aussi un livre (qualifié d’« excellent ») de Gérard de Sède, dans lequel ce dernier opte pour l’imposture. Gérard de Sède mentionne un article daté du 23 juin 1917, publié par le journal « O Seculo », dans lequel un journaliste évoqua une « spéculation commerciale bien montée » (en relation avec la découverte d’une source minérale). Dans la région la mort des deux enfants parut suspecte. Ainsi, le chanoine Casimir Barthas rapporta les propos suivants à propos de la mort prématurée de Francisco et Jacinta : il « fallait faire disparaître ces petits qui auraient fini par dévoiler la comédie ». Tant qu’il restera quelqu’un de vivant « l’affaire ne peut marcher »…

En 1921 Lucia quitta son village à jamais pour vivre dans une pension religieuse de Porto sous une fausse identité. Henri Broch parle à ce sujet de « séquestration illégale ». A 17 ans, « toujours en secret, toujours illégalement », elle fut transférée en Espagne d’où elle revint (lors de l’éclatement de la guerre d’Espagne) pour ensuite être cloîtrée à Porto puis au Carmel de Coimbra.

Un hôpital et une chapelle furent construits, et une revue sur Fatima (organe officiel du pèlerinage) fut publiée : « A Voz da Fatima ». En 1922 Monseigneur Da Silva ordonna l’ouverture de l’enquête. Ce n’est qu’en juillet 1924 que l’on consigna pour la première fois un témoignage de Lucia. En juin 1927 Monseigneur Da Silva dit avoir assisté à une pluie de pétales de fleurs qui se sont évanouis avant de toucher le sol.

En 1928 un hôtel (pour les pèlerins et touristes) et une prison (pour les pèlerins mendiants) furent construits autour de la chapelle. En mai 1928 Monseigneur Da Silva autorisa le placement de la première pierre d’une basilique à la Cova, « alors que l’enquête ecclésiastique n’est pas encore terminée ! ». Et en 1930 l’évêque Da Silva proclama légitime le culte de Notre-Dame de Fatima.

Monseigneur Da Silva fit parcourir le monde entier par des statues à l’effigie de Notre-Dame de Fatima. Cinq colombes venaient se poser, l’une après l’autre, devant la Vierge. Ici et là, sur le passage de la statue, les colombes étaient ainsi venues se poser sur les épaules ou la tête de l’effigie, en « signe d’adoration » en quelque sorte. Il ne s’agissait cependant pas d’un « miracle » (lequel se produisit aussi à Paris en 1952), mais de colombes dressées voyageant dans la soute à bagages de l’avion marial. Henri Broch note que la « caravane publicitaire de la firme Fatima se déplaça ainsi longtemps avec tout son attirail ».

Pie XII a mondialisé Fatima, et Paul VI s’est rendu à Fatima pour le cinquantenaire des apparitions…

Henri Broch mentionne aussi les deux photos publiées par l’‘‘Osservatore Romano’’ du 18 novembre 1951. Le 13 mars 1952 l’‘‘Osservatore Romano’’ reconnut que ces photographies du « prodige solaire » étaient truquées, le fabricant des documents s’étant fait connaître. Il s’agissait de dessins de pure fantaisie… (3)

Finalement, quelle est la valeur probante de ce genre de « déviations » par rapport au manque d’authenticité de l’apparition originale ? Nulle, dirai-je. L’exploitation commerciale d’un phénomène d’apparition survenu dans un contexte religieux n’est pas spécifique à Fatima. On connaît, entre autres, le cas de Lourdes… Et les photos truquées du « prodige solaire » ne sont qu’un élément tardif qui ne saurait jeter le discrédit sur l’ensemble des témoignages recueillis à l’époque de l’apparition. Il y a aussi les insinuations malveillantes (sans le moindre soupçon de preuve) relatives à « l’assassinat » (pour les empêcher de « parler ») de deux des trois principaux jeunes témoins, et à l’exploitation financière de la découverte présumée d’une source minérale… Tout cela n’explique pas les rapprochements pertinents faits, par Paul Misraki, avec certaines manifestations d’OVNIs. Et ce d’autant plus que l’on retrouve – comme on va le voir plus loin – ce lien « apparitions mariales/OVNIs » dans d’autres cas de manifestations présumées de la Vierge. Et c’est aussi ce lien évident qui permet d’écarter l’explication fantaisiste d’Henri Broch faisant intervenir, pour la « danse solaire » de Fatima, une simple… insolation ! Il précise, cependant, qu’il s’agit d’une idée « toute subjective ». En effet… C’est ici qu’il faut néanmoins évoquer la théorie phosphénique de Francis Lefébure, laquelle pourrait conférer, a priori, un semblant de sérieux à la thèse de l’« insolation ».

d) Des phosphènes ?

Francis Lefébure a développé tout un ensemble de théories relatives au développement des facultés psi (ou « paranormales »), dans lesquelles le phosphénisme occupe une place importante. Dans l’un de ses livres, « Phosphénisme. La Clé Scientifique des Manifestations Surnaturelles », il a évoqué la troisième phase du phosphène, la ‘‘lueur diffuse’’ (une énergie émanant du cerveau), laquelle est photographiable et permet de percevoir les objets physiques en pleine obscurité. Elle est, disait-il, à l’origine des phénomènes de voyance, des rêves prémonitoires, des visions et des apparitions, et de toutes les manifestations « surnaturelles ».

Ce sujet ne peut évidemment pas être abordé ici. Ce qui nous intéresse, ici, c’est l’éventuelle incidence de la théorie de Francis Lefébure sur les apparitions de Fatima :

« Il y a une autre profession qui porte naturellement au Mixage phosphénique, surtout les enfants, celle de berger, évidemment selon l’ancienne manière.

L’enfant berger était seul dans la nature. Il ne pouvait lire un livre, les moutons se seraient enfuis. Il était obligé de regarder l’horizon pour les surveiller. Ceci l’amenait à jouer souvent avec les phosphènes, parce qu’ils sont beaux, variés, et que leur observation s’accompagne d’une subtile sensation de bien-être. (…)

Nous avons cité un cas de fils d’instituteur communiste, qui gardait les chèvres en été dans la montagne, et qui, bien que sans aucune éducation religieuse, jouait alors avec les phosphènes pour passer le temps. Il en a gardé toute sa vie quelque voyance. Une enquête chez les bergers nous a montré que même encore actuellement beaucoup d’entre eux suivent cette pente naturelle de l’esprit.

S’ils ont un peu d’éducation religieuse ils vont prier d’instinct pendant ce jeu, car il y a une parenté entre la joie subtile que donne le phosphène et le sentiment religieux. De plus, les angelus ont été mis au lever et au coucher du Soleil, de telle sorte qu’il est normal de se tourner vers lui pour prier, d’autant plus que c’est l’heure où il est entouré des couleurs les plus variées et les plus changeantes, parmi lesquelles aux couleurs par diffraction dans les couches de brumes se mêlent des teintes phosphéniques, comme certaines expériences peuvent le mettre en évidence.

Or, nous remarquerons que toute l’histoire de l’Eglise romaine repose sur des enfants bergers. A propos des événements de Fatima, nous relevons dans ‘‘Il était trois petits enfants’’ du chanoine Barthas que la plus jeune des enfants avait entraîné les deux autres à prier en fixant le Soleil, parce qu’ils avaient identifié le Soleil à Jésus et la Lune à Marie.

Bernadette, de Lourdes, les mois précédant ses apparitions, était au village de Barthrès, de l’autre côté du gave sur des pentes orientées vers le sud, qu’elle regardait tout en priant. Citons aussi Jeanne d’Arc, les enfants de La Salette, parmi bien d’autres voyants qui étaient bergers ou bergères. » (F. Lefébure) (4)

Le rapprochement est intéressant, mais il ne permet cependant pas d’expliquer les diverses phases des apparitions de Fatima. Le phosphénisme est par contre tout à fait susceptible d’expliquer la faculté de « voyance » des petits bergers et donc leur capacité à voir une entité (la Vierge) non perceptible par les organes sensoriels (ce qui explique pourquoi les autres personnes ne voient rien dans certaines apparitions mariales). Encore une fois, disons que le phosphénisme à lui seul ne peut expliquer Fatima, contrairement à ce que pensait Francis Lefébure : les similitudes constatées avec diverses manifestations d’OVNIs excluent ce genre d’explication, et ce d’autant plus qu’il n’est pas possible de réduire les OVNIs à des phénomènes de type phosphénique. Les multiples témoins d’OVNIs ne se sont pas amusés à fixer le Soleil avant leur observation (d’autant que beaucoup de ces observations ont eu lieu la nuit !)…

e) Et les militaires, dans tout ça ?

Dans un « livre » publié sur Internet, l’ingénieur Emmanuel Dehlinger soutient l’existence d’une « manipulation militaire » se dissimulant derrière le phénomène OVNI. Selon cette théorie fantaisiste, présentée par cet auteur comme étant, en quelque sorte, établie (par ses soins !) – ce qui constitue un comble -, la phénoménologie OVNI dans ses multiples aspects (observations diurnes et nocturnes, rencontres rapprochées, « crop circles », « men in black », mutilations animales, etc.) est imputable à des militaires ! Il prétend qu’il existe une corrélation entre le mouvement de la Lune et du Soleil et les apparitions d’OVNIs, cette corrélation pouvant s’expliquer par l’usage que ferait l’armée de l’éclairage de la Lune et du Soleil afin de dissimuler la source d’une projection lumineuse visant à simuler un OVNI. Des milliers d’observations d’OVNIs seraient ainsi imputables aux services secrets militaires, y compris les Rencontres Rapprochées du Quatrième Type (enlèvements extraterrestres), lesquelles sont alors réduites à des hallucinations provoquées artificiellement chez les témoins par les manipulateurs. Les observations d’OVNIs seraient explicables par la technologie des plasmas, laquelle permettrait la production d’OVNIs artificiels. (Les « lumières de Hessdalen » seraient ainsi des « plasmas thermiques »).

Ce n’est pas l’endroit, ici, de faire la critique de cette « explication ». Il va de soi que je n’adhère absolument pas à celle-ci. Pour en démonter le « mécanisme » il faut aborder l’étude détaillée de chaque dossier OVNI, ce qui ne peut pas être fait dans ce texte. En outre, les récits de certains « contactés » valables, les informations reçues par channeling, etc., n’accréditent évidemment pas cette thèse farfelue, aussi farfelue, dirai-je, mais pour des raisons différentes, que celle des entités énergétiques manipulatrices de Jean Sider (entre autres) ou celle des « démons » des fondamentalistes religieux.

Pour expliquer les apparitions de Fatima, Emmanuel Dehlinger fait intervenir d’habiles trucages utilisés par l’armée américaine à des fins de propagande. Il reconnaît que la technologie de l’époque était beaucoup plus limitée que 50 ans après, mais il ne se décourage pas pour autant. Il évoque une « tentative de contrôle des populations par l’armée » par l’utilisation d’une projection lumineuse sur fond de nuages, et il rappelle, à ce sujet, qu’au cours de la première guerre mondiale l’armée allemande avait déjà produit des brouillards artificiels sur lesquels elles avait projeté une image de la Vierge Marie, les bras ouverts en signe de paix, pour influencer les soldats ennemis.

Il n’oublie pas de mentionner que la réalité historique des apparitions d’un « ange » aux « voyants », en 1915-1916, a été mise en doute. Ainsi, l’abbé René Laurentin (1967) s’est étonné que la description de ces événements préliminaires n’ait été faite que 20 ans plus tard, rien de cela n’ayant transparu lors des interrogatoires des enfants en 1917.

Emmanuel Dehlinger évoque la présence d’un champ électromagnétique, d’un rayonnement électromagnétique (audition d’une sorte de bourdonnement d’abeille). A propos du ploiement des branches de l’arbuste où la Vierge est censée se tenir, il évoque une possible « mise en scène de médiocre qualité à base de bouts de ficelles attachés aux branches ». Il parle du caractère suspect d’un effet lumineux accompagné du ‘‘souffle d’une fusée d’artifice’’.

A propos de la promesse d’un « grand miracle », faite par l’apparition le 13 juillet 1917, Emmanuel Dehlinger précise que l’on a suggéré que Lucie a reçu ce type d’annonce d’un membre du clergé local et non lors de l’apparition. On a avancé le nom de l’abbé Faustino José Jacinto Ferreira, que Lucie visitait fréquemment. Le contenu du « deuxième secret » (sur trois secrets) donné par la Vierge – l’appel à la conversion de la Russie – est suspecté avoir en fait été mis dans la bouche de Lucie, son contenu politique s’étant alors révélé fort à propos cette année-là dans un Portugal en dictature et favorable aux puissances de l’Axe en lutte contre le bolchevisme. René Laurentin s’étonnait que ces révélations tardives sur la conversion de la Russie soient restées insoupçonnées pendant 25 ans.

Pour Emmanuel Dehlinger c’est l’armée américaine qui aurait été à l’origine de la « manipulation », de concert avec les forces conservatrices du Portugal en lutte contre l’émergence d’une République violemment anticléricale. Une « antenne émettrice » aurait pu être dissimulée afin d’ « arroser » la foule des témoins. Les « lumières colorées » et le « gobe lumineux » seraient ainsi des projections lumineuses… Nous n’aurions ici que des projections lumineuses « enjolivées par l’effet hallucinatoire d’un rayonnement électromagnétique ou par la plume d’un témoin enthousiaste »… Et la fumée devient le résultat de l’utilisation d’un éventuel fumigène. Les descriptions relatives au « disque bien net » s’expliqueraient par une projection lumineuse sur fond de nuages. Toujours selon cet auteur, les projections multicolores au sol semblent liées à la présence des nuages, « ce qui laisse supposer une ou plusieurs sources de tir aériennes, dissimulées dans la couche nuageuse, peut-être à bord d’un ballon dirigeable ». Emmanuel Dehlinger insinue également que le fait d’avoir démarré la série d’apparitions en mai « était sans doute un bon calcul », la probabilité d’avoir des nuages en octobre (lors de la « danse du Soleil ») étant assez forte.

Le 13 octobre 1917 la Vierge avait déclaré à Lucie que la guerre allait se terminer ce 13 octobre, ce qui ne fut évidemment pas le cas. Ceci plaide, commente Emmanuel Dehlinger, en faveur d’une authentique « vision hallucinatoire » ! Deux des « voyants », François et Jacinthe, étant décédés très jeunes (en 1919 et 1920), Emmanuel Dehlinger n’exclut pas l’idée que ceux-ci aient été assassinés : ils auraient pu se vanter ultérieurement d’avoir remarqué quelques détails suspects, ou ils auraient pu finir par douter de la réalité du miracle. Vantardises d’enfants, ajoute le spéculateur, « qu’ils auraient chèrement payées pour raison d’Etat ou raison d’Eglise ».

Voilà donc les données de la « démystification » du cas Fatima par Emmanuel Dehlinger. Cela a-t-il un fondement de vérité ? Distinguons, d’une part, les données des observations, et d’autre part les accusations faites à propos des enfants et la prise en considération (et l’interprétation) du contexte politique de l’époque, ces derniers éléments ne relevant que d’un scénario élaboré par certaines personnes pour réfuter le « miracle » de Fatima.

Je trouve absurde que l’on puisse imputer les « apparitions » à une comédie de l’armée américaine utilisant des projections lumineuses sur un fond de nuages (sans oublier les fumigènes !), la plus évidente objection étant celle-ci : comme nous allons le voir dans d’autres pages en abordant l’implication du phénomène OVNI dans d’autres manifestations religieuses (et notamment dans certains récits bibliques), on retrouve le même type de manifestations « lumineuses et nuageuses » que Fatima (1917) dans des récits datant de 2000 ans et plus ! Et dans ces cas il est évidemment rigoureusement impossible d’imputer celles-ci à des « coups montés » par l’armée (américaine ou pas) !

Prenons par exemple la « sorte de bourdonnement d’abeille » du récit de Fatima. Que cela soit un indice de l’utilisation d’un rayonnement électromagnétique, pourquoi pas ? Mais :

• D’une part, veuillez jeter un coup d’œil à ce que j’écris, dans « OVNIs apparitions mariales et religions. (3) », à propos des « frelons de Yahvé » mentionnés dans l’Ancien Testament. Et là, impossible d’évoquer le rayonnement électromagnétique de quelque engin terrestre !

• D’autre part, on connaît le modèle théorique de propulsion des OVNIs élaboré par le physicien belge Auguste Meessen : la propulsion électromagnétique pulsée. Voyez, à ce sujet, le livre de Jacques Dumont : « OVNIS. ½ Siècle de Recherches », éditions Rebis, 2001, p. 148-203. Au terme de sa présentation de la théorie d’Auguste Meessen, Jacques Dumont note qu’à la lumière des faits observés et des connaissances scientifiques actuelles, « il y a de fortes probabilités que des forces électromagnétiques soient impliquées » dans le principe de propulsion des OVNIs. Et rien ne s’oppose, évidemment, à ce que ce système de propulsion soit, dans le cas des OVNIs, d’origine extraterrestre. Si l’on peut envisager, ainsi que certains auteurs le prétendent (sur Internet et ailleurs), qu’une technologie terrestre récente peut déjà (je dirai : en partie) reproduire ce type de propulsion et les effets, sur l’environnement, des vrais OVNIs, il n’en est pas moins vrai qu’en 1917 il n’y avait évidemment pas d’engins terrestres pouvant se déplacer de la sorte (et pas davantage, évidemment, il y a 2000 ans et plus).

Jetez aussi un coup d’œil à la définition suivante, donnée par Cyrille Odon, des « Ethériens de la cinquième Dimension » :

« Habitants de l’éther de la 5ème dimension et pouvant être originaires de planètes très différentes du système solaire ou d’autres systèmes et galaxies. Ils ont développé depuis des temps ‘‘antédiluviens’’ des technologies fondées notamment sur la maîtrise des ‘‘fluides’’ électromagnétiques et des états ondulatoires des particules atomiques (…). » (5)

Je reviens plus loin sur la théorie d’Emmanuel Dehlinger, à propos des observations brésiliennes de Baturité.

- La contribution de Jacques Vallée :

Dans son livre « Autres Dimensions » (éditions Robert Laffont, 1989), l’informaticien et ufologue franco-américain Jacques Vallée a fait lui aussi le rapprochement entre les apparitions de Fatima et la phénoménologie de type OVNIs.

« Les célèbres apparitions de Fatima offrent un exemple historique de la dimension religieuse des rencontres d’OVNI. » (J. Vallée)

Il note que la série d’observations d’une entité que l’on pense être la Vierge Marie avait commencé deux ans plus tôt par une succession d’observations d’OVNIs parfaitement classiques.

« Les événements de Fatima mettent en scène des boules lumineuses, des lueurs aux couleurs étranges, une sensation de ‘‘vagues chaudes’’, toutes les caractéristiques des OVNI. On y trouve même la fameuse descente en feuille morte de la soucoupe qui traverse l’air en zigzaguant. A cela viennent s’ajouter des prophéties et la perte de la conscience ordinaire chez certains témoins, ce que j’ai appelé la composante psychique des observations OVNI, et que Jenny Randles désigne comme le ‘‘Facteur Oz’’. » (J. Vallée)

Le 13 mai 1917 les trois enfants furent surpris par un éclair brillant.

« Ils se trouvèrent environnés d’une éblouissante lueur qui les aveugla presque ; au centre de la lueur ils aperçurent une petite femme qui leur parla et les pria de revenir tous les mois au même endroit. » (J. Vallée)

S’il n’y avait que trois enfants la première fois, il y eut cinquante personnes au rendez-vous du 13 juin. Lucia parla à une entité invisible dont on n’entendait pas les réponses.

« Pourtant, l’un des spectateurs déclara qu’il avait perçu une voix très faible ou le bourdonnement d’une abeille (son typique des OVNI modernes). A la fin de ce dialogue tous les témoins entendirent une explosion et virent un petit nuage qui s’élevait au voisinage d’un arbre : c’est sur cet arbre que toutes les manifestations suivantes allaient être centrées. » (J. Vallée)

Le 13 juillet le nombre des personnes présentes s’élevait à 4500. Joseph Pelletier (« The Sun Danced at Fatima ») a mentionné les phénomènes suivants évoqués par les témoins :

« Un bourdonnement ou un ronflement, une diminution de la luminosité du Soleil et de sa chaleur, un petit nuage blanchâtre autour de l’arbre des apparitions, et un bruit puissant au départ de la Dame. »

Les enfants furent terrifiés par une vision de l’enfer et reçurent une prophétie spécifique (que je n’évoque pas ici).

Le 13 août 1917, 18.000 personnes étaient sur le lieu des apparitions, en l’absence des enfants qui avaient été jetés en prison par un notable qui avait décidé de mettre un terme à ces « sottises ».

« En leur absence on entendit un coup de tonnerre suivi d’un éclair brillant. Un nuage blanchâtre se forma autour de l’arbre. Il plana quelques minutes, s’éleva puis se dissipa. Les nuages du ciel étaient devenus cramoisis puis étaient passés au rose, au jaune et au bleu. Voici quelques-unes des expressions employées par les témoins : ‘‘une lumière colorée, comme un arc-en-ciel au sol’’, ‘‘des nuages autour du soleil qui reflétaient diverses couleurs sur les gens’’. Les témoins virent des ‘‘fleurs qui tombent’’, le fameux phénomène des ‘‘cheveux d’ange’’ qui suit si souvent les apparitions d’OVNI et que l’on interprète parfois comme un effet d’ionisation. Un homme, un certain Manuel Pedro Marto, déclara sous serment, au cours de l’enquête canonique qui suivit, qu’il avait vu un globe lumineux tournant sur lui-même dans les nuages. » (J. Vallée)

Le 19 août les enfants (qui avaient été relâchés) observèrent un refroidissement soudain de la température.

« Le soleil, dirent-ils, devint jaunâtre, et la campagne se remplit à nouveau des couleurs de l’arc-en-ciel, ce que les adultes des environs virent également (comme l’établira l’enquête un peu plus tard). Les enfants virent l’éclair, et une lueur brillante qui se fixa sur un arbre près d’eux. Au centre se dressa l’entité drapée de blanc et d’or. Les témoins tombèrent à genoux et leur ‘‘âme fut transportée d’ivresse’’. Un dialogue s’ensuivit, au cours duquel l’apparition les exhorta à ‘‘faire des sacrifices pour les pécheurs’’. Dix minutes plus tard la Dame de lumière partit lentement vers l’est dans un bruit de rugissement de moteur. » (J. Vallée)

Le 13 septembre 1917 la foule était composée de 30.000 personnes, dont deux prêtres sceptiques venus pour établir la fausseté des prétendus « miracles ». Tous virent un globe de lumière qui descendit lentement la vallée, en direction des enfants, et qui vint se poser sur l’arbre. Un nuage blanc se forma et de brillants « pétales » blancs se mirent à tomber du ciel vide. Contrairement aux lois de la perspective, ces globules devenaient de plus en plus petits quand ils approchaient des gens. Et quand ces derniers tendirent leurs mains et leurs chapeaux pour les saisir, ils s’aperçurent que, d’une manière ou d’une autre, ils s’étaient volatilisés. Les enfants virent à nouveau l’entité au centre du globe, et le dialogue reprit entre la Dame et Lucia.

« La promesse d’un miracle pour le 13 octobre fut renouvelée. Puis le globe lumineux s’éleva et disparut dans le Soleil. » (J. Vallée)

Quand on lui demanda de quelle nature lui paraissait le globe, l’un des prêtres, impressionné, dit qu’il pouvait s’agir d’un ‘‘véhicule céleste qui transportait la Mère de Dieu’’…

La dernière apparition eut lieu le 13 octobre 1917. Il y eut un éclair à midi, ainsi qu’une odeur douce et suave. Les enfants entrèrent en communication avec la Dame. Le miracle annoncé se produisit au départ de la Dame de la Cova da Iria. La pluie s’arrêta soudain, et les nuages s’écartèrent pour laisser apparaître le ‘‘Soleil’’ sous la forme d’un disque d’argent brillant qui tourna rapidement sur son axe et lança dans toutes les directions des faisceaux de lumières colorées. Des rayons de lumière rouge fusèrent du bord du ‘‘Soleil’’ et colorèrent les nuages, la terre, les arbres, les gens. Puis des rayons d’autres couleurs se succédèrent : violets, bleus, jaunes, etc. Un sceptique objectif parla de « secteurs monochromatiques » tournoyant sans arrêt.

Les rapports parlent d’un disque plat plutôt que d’un globe. Après avoir stoppé sa rotation il plongea vers le bas en zigzag… Puis le disque inversa son mouvement et disparut vers le Soleil, le vrai, à nouveau fixe et éblouissant dans le ciel. Les vêtements de la foule étaient parfaitement secs.

La conclusion de Jacques Vallée est celle-ci :

« Le ‘‘miracle’’ final était venu au point culminant d’une série très précise d’apparitions combinées avec des contacts et des messages qui le placent clairement, à mon avis, dans la perspective des OVNI. Non seulement un globe ou un disque volant fut observé à plusieurs reprises, mais son mouvement, sa trajectoire en feuille morte, ses effets lumineux, les coups de tonnerre, les ronflements, l’étrange odeur, la chute des ‘‘cheveux d’ange’’ qui se dissolvent en atteignant le sol, la vague de chaleur à l’approche du disque : toutes ces caractéristiques sont des paramètres fréquents des OVNI dans tous les pays. Il en va de même pour la paralysie, l’amnésie, les conversions et les guérisons miraculeuses. »

L’ange de la paix :

Jacques Vallée note que les événements de Fatima n’ont pas commencé le 13 mai 1917. Ils ont en effet été précédés, quelques années plus tôt, d’une série de visions d’un ange.

En avril 1915 Lucia (alors âgée de 8 ans) était en train de dire son chapelet, près de Fatima, lorsqu’elle vit un nuage blanc, translucide, et une forme humaine. Cela se reproduisit à deux autres reprises en 1915. En 1916 Lucia reçut trois autres visites de l’ange.

Au printemps de 1916 Lucia et deux de ses cousins jouaient à l’entrée d’une petite grotte.

« Soudain ils entendirent le grondement d’un vent puissant – autre constante des cas d’OVNI – et virent apparaître une lumière blanche qui planait dans la vallée au-dessus de la cime des arbres. Dans cette lumière était un jeune homme d’une beauté admirable qui s’approcha d’eux et dit : ‘‘Je suis l’ange de la Paix.’’ Il leur enseigna une prière et disparut. Les trois petits restèrent en état de transe ; ils ne cessèrent de répéter mécaniquement la prière jusqu’à ce qu’ils tombent littéralement d’épuisement. » (J. Vallée)

Le deuxième incident eut lieu pendant l’été 1916. L’ange apparut soudain pour leur dire de prier beaucoup, d’accepter et de supporter avec patience ce que le Seigneur leur enverra. Il quitta les enfants complètement paralysés. Ils ne voulurent pas parler de ce qu’ils avaient vu.

La troisième fois l’ange apparut à la grotte de Cabeso, à l’automne 1916. Il donna aux enfants la communion.

L’impact de Fatima :

Certains témoins des « miracles » furent guéris de maladies. Ce fut le cas de la mère de l’ingénieur Mario Godinho, laquelle souffrait d’une tumeur à l’œil, une guérison que les médecins ne purent expliquer.

Au moment du ‘‘miracle’’ final des personnes perdirent la tête. Ainsi, un enfant de 12 ans, Albano Barros, qui était dans un champ près de Minde (à 13 kilomètres de Fatima), fut si frappé quand il vit le disque de lumière tomber qu’il ne se souvint pas de ce qui se passa ensuite :

« Je ne peux même pas me rappeler si j’ai rentré les moutons, si j’ai couru, ou ce que j’ai fait. »

Certains, comme le fermier Manuel Francisco, rentrèrent chez eux en pleurant. Un avocat (Mendes) déclara au cours d’un entretien avec John Haffert, en 1960, qu’il se souvenait du ‘‘miracle’’ aussi vivement qu’au moment où il s’est produit.

Madame Guilhermina Lopes da Silva, qui vivait à Leiria (à moins de 25 kilomètres du lieu du ‘‘miracle’’), tourna les yeux vers les montagnes à midi et vit « un grand éclair rouge » dans le ciel. La luminosité fut aussi perçue à 50 kilomètres de Fatima, à San Pedro de Muel, par l’écrivain portugais Afonso Vieira, sa femme et sa belle-mère.

« Malheureusement, il semble que le phénomène ne put être photographié avec les émulsions et les vitesses d’obturateur de l’époque. Une photo souvent publiée dans les journaux est en réalité une éclipse de Soleil qui n’a rien à voir avec le ‘‘miracle’’. Il y a, en revanche, de nombreuses photographies de la foule. Quant à la luminosité propre du disque la question n’a pas été résolue. Deux témoins qui l’ont regardé à la jumelle disent avoir vu une échelle et deux êtres. Les bords de l’objet, aux dires de tous, étaient parfaitement nets et le disque n’était pas éblouissant, bien que les photos de la foule montrent de nombreux témoins se protégeant les yeux.

Certains affirment que le phénomène assombrit à tel point le Soleil qu’à un moment donné on pouvait voir la lune et les étoiles. » (J. Vallée)

Un écolier fut tellement bouleversé par ce qu’il vit qu’il entra au séminaire et devint prêtre. Au moment du ‘‘miracle’’ l’écolier était avec son frère et d’autres enfants dans le village d’Alburitel, à 14 kilomètres de Cova da Iria. Voici son témoignage :

« Je regardai fixement le Soleil qui semblait pâle et ne me faisait pas mal aux yeux. Il ressemblait à une boule de neige tournant sur elle-même. Soudain il sembla descendre en zigzag, comme menaçant la Terre. Terrifié, je courus me cacher parmi les gens qui pleuraient et croyaient la fin du monde imminente. C’était une foule qui s’était rassemblée à l’extérieur de l’école du village, et nous avions tous quitté les classes et couru dans les rues en entendant les cris de surprise des hommes et des femmes qui se trouvaient dans la rue devant l’école au début du miracle.

Il y avait un incroyant qui avait passé toute la matinée à se moquer des ‘‘simplets’’ qui étaient partis à Fatima pour voir une fille ordinaire. Il était maintenant comme paralysé, les yeux fixés sur le Soleil. Il commença à trembler de la tête aux pieds et, levant les bras au ciel, tomba à genoux dans la boue en criant vers Dieu. Pendant ce temps les gens continuaient à pleurer, demandant à Dieu de pardonner leurs péchés.

Nous courûmes tous dans les deux chapelles du village qui furent bientôt bondées. Pendant ces longs moments du prodige solaire les objets qui nous entouraient prirent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel… Lorsque les gens se rendirent compte que le danger était passé il y eut une explosion d’allégresse. »

Deux des trois enfants de Fatima moururent jeunes, comme la Dame l’avait prédit, mais Lucia vécut dans un couvent jusqu’à un âge avancé.

Lourdes et Fatima :

On notera que le 11 février 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous (alors âgée de 14 ans) entendit « un grand bruit, comme celui d’une tempête » :

« Elle regarda autour d’elle : ni les arbres ni l’eau ne bougeaient. Elle entendit à nouveau le bruit de tempête. Effrayée, elle leva la tête et ‘‘perdit tout pouvoir de parole et de pensée’’.

Un nuage doré sortit d’une grotte voisine, suivi d’une entité, qu’elle décrivit comme une belle dame, qui se plaça juste au-dessus d’un buisson agité comme par un vent violent. A Fatima, il y avait un vent qui ‘‘traversait la montagne sans toucher les arbres’’. La Dame de Fatima apparaissait toujours dans les branches supérieures d’un arbuste, dont on trouva les rejets centraux courbés vers l’est, direction vers laquelle l’apparition partait. Lucia de Fatima fut interrogée de façon précise sur ce point et affirma que ‘‘les pieds de Notre-Dame reposaient légèrement sur les feuilles’’. Dans son ouvrage ‘‘More About Fatima’’, Montes de Oca indique que ‘‘les branches supérieures de l’arbre étaient courbées en forme de parasol et le restèrent comme si un poids invisible était posé sur elles’’. » (J. Vallée)

Un tableau comparatif :

Jacques Vallée a dressé un tableau comparant les apparitions de Fatima et d’autres « miracles religieux » avec certaines notifications d’OVNIs extraites de son catalogue d’observations… (6)

- Autres contributions :

 

1. Dominique de Tarragon :

Dans le n° 354 (daté de décembre 1999) de la revue « Lumières dans la nuit », Dominique de Tarragon a évoqué le témoignage de José-Maria Pereira. Le 13 septembre 1917 celui-ci vit un objet lumineux qui s’éloigna, avec une certaine rapidité, vers l’orient. Il le perdit de vue à l’horizon.

Le 13 octobre 1917 José Proënça de Almeida Garrett (professeur à l’Université de Coimbra) vit le ‘‘Soleil’’ semblable à un disque « au bord net et à l’arête vive, lumineux et brillant, mais sans fatigue pour les yeux ». Un autre témoignage évoque le ‘‘Soleil’’ pâle et privé de son éblouissante clarté, semblable à un globe de neige tournant sur lui-même.

En 1982, au Portugal, un livre est paru sur les événements de Fatima, résultat de six ans d’enquêtes menées par les auteurs : Joaquim Fernandes et Fina d’Armanda.

« Ce livre révèle, entre autres, l’existence d’une ‘‘quatrième voyante’’ interviewée en 1978. Il démontre, à travers 463 pages, qu’un ovni de forme circulaire était présent au-dessus de la Cova da Iria en 1917. Les auteurs expliquent aussi que l’ovni de Fatima utilisait des micro-ondes lorsqu’il émit de la chaleur sur la foule, de même que l’Apparition lorsqu’elle communiquait avec les enfants. »

Dominique de Tarragon rappelle que l’hallucination collective n’existe pas, l’hallucination étant une pathologie purement individuelle.

La notion d’’hystérie collective est du reste incompatible avec le comportement des gens : trempés par l’averse, ils étaient calmes. Manuel-Pedro Marto, le père de Jacinthe et de François, était présent. Il a précisé que tout le monde était immobile, se taisait et regardait le ciel…

Ce n’est pas un leurre ou une illusion. Comment un leurre pourrait-il sécher une foule trempée, en quelques minutes ?

Certains spectateurs n’ont rien vu. Dans une foule, rappelle Dominique de Tarragon, « il y a toujours quelques personnes qui n’ont rien vu, ou pas vu la même chose que les autres ! ». C’est, ajoute-t-il, l’exception qui confirme la règle.

Sa conclusion est celle-ci : il est certain que plus de 50.000 personnes ont vu à Fatima un spectacle fantastique dû à un OVNI placé entre le Soleil et la foule. Ce prodige avait été annoncé par une apparition mariale trois mois à l’avance, celle-ci ayant été elle-même précédée par l’apparition d’un Ange. Et les personnes qui ont vu la « danse du Soleil » ne l’ont jamais oubliée. (7)

2. Gilles Pinon :

On trouve, dans le n° 370 de « Lumières dans la nuit » (novembre 2003), les commentaires, à propos d’un livre du contre-amiral Gilles Pinon, du général Guy Dotte-Charvy et de Jean-Pierre Tennevin. Le titre de l’ouvrage est : « Fatima, un Ovni pas comme les autres » (éditions Osmondes). Gilles Pinon donne une description fouillée du phénomène de Fatima ainsi qu’une description approfondie du phénomène OVNI, et constate que Fatima possède toutes les caractéristiques de « l’archétype OVNI ». Pourquoi ces extraterrestres ont-ils besoin de se camoufler en Vierge Marie ? Pour Gilles Pinon ce n’est que provisoire. Jean-Pierre Tennevin explicite ainsi la pensée de Gilles Pinon :

« Par l’intermédiaire de la religion catholique, choisie de préférence parce qu’elle a des antennes dans le monde entier, d’ici deux ou trois générations ils feront connaître ce qu’était réellement Fatima, et alors nous serons prêts pour le contact. » (8)

La véritable réponse est cependant quelque peu différente. Voyez, pour l’explication des liens entre certaines apparitions mariales et un certain type d’OVNIs, la page suivante : « OVNIs, apparitions mariales et religions. (3) ».

- A propos de Lucia :

Notons que Lucia, la « voyante » survivante de Fatima, est décédée en 2005. Soeur Maria Lucia du Coeur Immaculé était née en 1907 sous le nom de Lucia de Jesus dos Santos. Selon l’ésotériste britannique Benjamin Creme les enfants avaient rapporté les paroles de la Vierge de manière exacte, mais les prêtres les avaient réinterprétées pour le public. Lucia, dit-il, était « une initiée de niveau 1,4″. (9)

II. Crosia (Italie), 1987 :

Ce cas a été rapporté par Jean Sider dans un livre publié en 1990.

Le 23 mai 1987, à Crosia, petit village de Calabre, une statue de la Vierge Marie se mit à pleurer. Deux jours après, Vincenzo Fullone (15 ans) et Anna Biasi (12 ans) commencèrent à bénéficier de visions extatiques de la Madone.

Les jours suivants divers phénomènes furent signalés : guérisons miraculeuses, « danse du Soleil », etc.

Le 30 mai 1987, entre 22 heures et 22 heures 30, plus de 100 personnes veillaient dans la petite église délabrée qui était le centre de ces événements. Il y avait notamment le coiffeur local Pascal Campana, qui disposait d’une ‘‘télécaméra’’. Soudain, Vincenzo Fullone, qui venait de sortir d’une transe extatique, se mit à crier : ‘‘La Vierge m’est apparue et m’a informé qu’un prodige va se produire dans quelques instants. Sortez tous de l’église et surveillez le ciel !’’

« Les témoins surexcités se ruent à l’extérieur de l’édifice. Pascal Campana est prêt, la télécaméra sur l’épaule réglée pour fonctionner dès que quoi que ce soit se produit. Tout à coup un brouhaha allant crescendo monte parmi les fidèles : ‘‘La voilà ! » Un phénomène lumineux apparaît dans le ciel que la foule pense être la Vierge. Il s’agit en fait d’une petite boule de lumière de forte intensité qui grossit au fur et à mesure qu’elle se rapproche des témoins. A un moment donné la boule se transforme en curieux aéromobile lenticulaire, nanti d’un trou en son centre, et de deux ‘‘échancrures’’ sur ses bords, diamétralement opposées (…). »

Pascal Campana a filmé, pendant plus de six minutes, les évolutions de l’« objet » :

• virages à angle aigu,

• démarrages foudroyants,

• arrêts subits,

• chutes brutales,

• remontées instantanées à la verticale, etc.

Bref, comme le note Jean Sider, « toute la panoplie des performances auxquelles les ovnis nous ont habitués ».

La télévision italienne acheta le film de Pascal Campana trois millions de lires. Il fut diffusé en 1988 dans une émission (« Incroyable ») de la deuxième chaîne de la R. A. I., émission animée par Maria Rosaria Omaggio et Lorenzo Ostuni. Une copie sur bande-vidéo fut réalisée et analysée par Roberto Pinotti et Corrado Malaga, du Centre Ufologique National (« Centro Ufologico Nationale »), l’une des principales associations italiennes privées étudiant le phénomène OVNI. Jean Sider a pu se procurer une copie de la bande-vidéo consacrée à cette émission.

« Il ressort d’une analyse sur ordinateur, grâce à la technique de la digitalisation, que la ‘‘chose’’ montre toutes les caractéristiques d’un appareil aérien matériel. Toutefois, les manoeuvres qu’il a effectuées indiquent qu’il doit plutôt s’agir d’une projection holographique tridimensionnelle et non pas d’un objet en matière quelconque, car il a violé les règles établies en aéronautique. En effet, les manœuvres effectuées, compte tenu de sa vitesse énorme, estimée parfois supérieure à celle du son, auraient dû provoquer une onde de choc (le ‘‘bang’’) et des éclatements dans sa structure. » (J. Sider) (10)

Personnellement, je ne crois pas qu’il s’agissait d’une projection holographique. Il s’agissait ici, vraisemblablement, d’un engin volant de matière « éthérique » provisoirement densifié (ou « matérialisé »), et non d’un engin de nature physique/dense (en « tôles et boulons »), ce qui explique qu’il n’était pas soumis aux lois de l’aéronautique.

III. Brésil, 1993-1994 :

C’est encore Jean Sider qui a évoqué, dans un autre de ses livres, ce cas brésilien. Il note que selon l’enquêteur brésilien A. J. Gevaerd, des visionnaires et des médiums affirment avoir reçu des messages de la Vierge Marie dans des secteurs où sont apparus de nombreux OVNIs. Ces événements se sont produits essentiellement dans l’Etat de Cearà, dans une région connue sous le nom de Serra de Baturité. La chronologie de ces événements est la suivante :

• A partir d’avril 1993 il y eut des apparitions de la Vierge Marie, avec des messages délivrés à un jeune homme de 25 ans, José Ernani.

• De décembre 1993 à août 1994 il y eut une vague de « boules de feu ou de lumière », qui terrorisa les habitants du secteur.

• En mai, juin et août 1994, il y eut au moins 36 rencontres rapprochées, avec atterrissages, poursuites de voitures, enlèvements et observations de phénomènes aériens.

« A Amontada plusieurs témoins, dont le maire et le prêtre de la paroisse, ont assisté à plusieurs atterrissages d’ovnis. A Mulungu des ovnis ont été vus au-dessus de la ville et, parmi les observateurs, il y avait plusieurs personnalités locales. A Quebra Pau des fermiers ont pu suivre les évolutions d’un ovni qui vint survoler un bouquet de bananiers au point qu’il déchiqueta leurs sommets. » (J. Sider)

Voici un cas rappelant les « chupacabras » de Puerto Rico. (Voyez, sur ce site et dans la même rubrique, mon texte : « OVNIs et entités à Puerto Rico ».) Reginaldo de Athayde a signalé que, quelques années auparavant, des personnes isolées de la ville de Pacajus (Etat de Cearà) avaient été attaquées par un objet ou un être que les autochtones ont appelé le « chupa-chupa », sorte de vampire local censé sucer le sang de ses victimes.

C’est le 23 avril 1993 que José Ernani eut son premier contact avec la Vierge, alors qu’il priait avec d’autres personnes dans une grotte, à Vila Peri, Fortaleza. D’autres apparitions suivirent, chaque lundi et chaque vendredi.

« La première fois qu’il affirma avoir vu la Vierge, il la décrivit comme la silhouette d’une belle jeune fille d’environ 19 ans (!), avec des traits faciaux finement dessinés, la peau rose, la bouche en cœur (!), ainsi qu’une longue et épaisse chevelure de couleur brune. Le voyant remarqua aussi qu’elle avait des yeux bleus pénétrants et que sa robe semblait agitée par le vent léger qui persistait au moment du contact. Cette dernière particularité (la robe – ou le voile – qui paraît flotter dans un courant éolien) se retrouve très souvent dans d’autres circonstances identiques, comme à Zeitoun, au Caire, en 1968. » (J. Sider)

Autour de la taille il y avait une sorte de ceinture d’environ dix centimètres de large, dont les bouts pendaient le long de la jambe gauche. Il y avait, sur cette bande d’étoffe, deux visages (celui d’un vieillard à la barbe et aux cheveux blancs, celui de Jésus) et une colombe. José Ernani interpréta ces images comme celles du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

« La voix de la Vierge Marie fut perçue, par le voyant, comme étant mélodieuse, et elle lui transmit un message destiné aux prêtres de la région de Baturité (sic), de type classique, d’essence catéchistique pourrions-nous dire, avec allusion à l’Eucharistie, le Cœur Immaculé de Marie, etc. Bref, le message fut court mais traditionnel, dans le genre de ceux dispensés en d’autres lieux et en d’autres temps. »(J. Sider)

Le lieu des apparitions ne fut pas toujours le même. Le premier septembre 1993, à Brejo (Serra de Baturité), vers 14 heures 10, la plupart des 3000 pèlerins présents purent voir le « Soleil » changer de couleur et prendre l’apparence de la pleine lune, un vent léger commençant à atténuer la forte chaleur présente sur les lieux. Certaines personnes virent des phénomènes que d’autres perçurent de façon différente ou encore ne virent pas.

« Par exemple, un fermier nommé José Valdemir Lima soutint avoir vu, près de José Ernani qui était tombé à genoux, s’élever une ‘‘fumée’’ d’un des palmiers proches et dont les branches furent agitées comme par un vent froid. D’autres personnes affirmèrent avoir pu observer la silhouette transparente de la Vierge s’élevant dans le ciel. On retrouve ici, comme à Fatima, les mêmes anomalies et diversités de perception. Les ‘‘fumées’’ ou ‘‘nuées’’ sont omniprésentes dans les apparitions mariales, tout comme dans certaines rencontres rapprochées de la phénoménologie liée aux ovnis. »

Le premier septembre 1994 Marcos Rabelo vit un « nuage » qui se tenait au-dessus du lieu des apparitions, « duquel partaient des faisceaux multicolores de lumière qui s’étendaient partout dans le ciel, tandis que d’autres étaient dirigés vers le sol jusqu’à toucher le sommet des arbres ». Jean Sider rappelle à ce sujet que les OVNIs s’entourent quelquefois d’une masse gazeuse opaque.

« Le lieu exact des apparitions est connu sous le nom de Sitio Labirinto, une dépression entourée par une succession de collines basses et couvertes par d’immenses plantations de cannes à sucre et de manioc. »

Le premier octobre 1994 une équipe du groupe C. P. U., menée par Marcos Rabelo, vint à Brejo. Le matériel fut installé : détecteurs d’énergie et de champs magnétiques, appareils de prises de vues sur trépieds, caméras, etc. Sur place il y avait environ 5000 personnes attendant ce qu’avait annoncé, pour 14 heures, le visionnaire, à savoir la descente du ciel de la Vierge. Le « voyant » (José Ernani dos Santos) se mit à prier puis prit place là où la Vierge était censée apparaître.

Quelques nuages se montrèrent, paraissant poussés par le vent vers le lieu des apparitions. Deux des plus gros nuages se dirigèrent l’un vers l’autre, puis se réunirent en une seule nuée.

« Cela produisit un unique nuage noir très compact qui obscurcit le Soleil, lequel se trouvait à ce moment-là presque au zénith des observateurs. Cet étrange nuage semblait faire de lentes allées et venues, pendant que le reste de la troupe poursuivait sa course normale, emporté par les courants éoliens. Une brise agréable soufflait à ce moment-là, chargée d’énergie électrique selon les enquêteurs, car ils sentirent leurs cheveux se dresser droit sur la tête. Cette brise circulait parmi la foule comme si elle avait été prévue pour rafraîchir les pèlerins fatigués et quelque peu incommodés par la chaleur. »

La foule devint quasiment hystérique… L’étrange nuage se stabilisa à la verticale de l’endroit connu sous le nom de Sitio Labirinto. De son pourtour jaillissaient des rayons multicolores sur le sommet des arbres. Le Soleil n’était pas caché par le nuage. Un cercle de la taille de la pleine lune commença à se former à ses côtés puis se sublima lentement. Les implorations, les prières fusaient…

José Ernani dos Santos était en transe, la tête complètement tirée en arrière. Ce qui ne l’empêcha pas d’écrire avec une rapidité surprenante un message qui, à l’en croire, venait de lui être dicté par la mère de Jésus.

Peu après 14 heures 05, un nouveau nuage se forma. Les enquêteurs du C. P. U. virent un disque argenté de la taille de la Lune qui se trouvait à côté du Soleil, alors que des éclairs de lumière dardaient autour des bords du nuage qui venait de se former. Quelques minutes après, le « show » se termina, le ciel étant redevenu normal avec quelques nuages ordinaires.

Une messe fut célébrée. Après celle-ci José Ernani dos Santos déclara que la Vierge avait promis de revenir au même endroit le 5 novembre 1994 pour « confirmer les pouvoirs de Dieu sur les incroyants de ce monde », selon les termes de celui-ci.

Une personne avait pointé son doigt vers le ciel en criant : « Regardez ! Les grains du rosaire de la Vierge ! » Les enquêteurs Paulo César Tàvora et Hélio Loyola prirent des photos de ce qui leur parut être quatre OVNIs camouflés dans un nuage. Leur diamètre fut estimé à 30 mètres chacun. Trois d’entre eux se trouvaient sur une même ligne, le quatrième étant à l’écart des autres et moins caché par le nuage protecteur. Ce quatrième objet fut décrit comme un disque métallique solide nettement défini. Sur le côté gauche ces quatre OVNIs émettaient une sorte de fumée. Ils étaient en position stationnaire. Puis les nuages s’écartèrent, révélant dès lors les quatre « objets »… Des nuages naturels vinrent ensuite recouvrir les OVNIs.

Les documents photographiques ne représentent pas, semble-il, ce qui a été observé à l’œil nu. A la place de trois « soucoupes », on voit sur un cliché trois colonnes « de ce qui ressemble à de la poussière descendant au-dessus du sommet des deux palmiers où la Vierge était supposée se trouver ».

Pour certaines personnes présentes les « soucoupes » étaient ‘‘des larmes de la Vierge’’, alors que pour d’autres il s’agissait de ‘‘rangées de grains de son collier’’. La scène des « OVNIs » a ainsi été interprétée différemment en fonction des attentes des observateurs.

Au moment où le ‘‘voyant’’ déclara qu’il conversait avec la Vierge (une brise rafraîchissante circulant parmi les pèlerins), « et bien que les détecteurs de champ magnétique n’aient rien décelé, le détecteur de champ électrostatique enregistra 10 pulsations par seconde, confirmant ainsi la présence d’une charge puissante d’électricité statique sur les lieux ». Voici le commentaire de l’ingénieur électricien Paulo César Tàvora :

« Ce qui me causa la plus grande surprise fut le fait de constater que cette électricité était pulsée et pas avec une longue intercalation comme cela aurait dû se produire normalement. Avant l’événement les instruments étaient silencieux, sans aucune pulsation. L’équipement avait été testé avant que le phénomène survienne, tout comme après, et nous n’avons découvert aucune défectuosité. Nous ne pouvons pas expliquer ce qui s’est passé à Sitio Labirinto ! »

Il existe aussi, au Brésil, des « debunkers » (spécialistes de la désinformation). Ainsi, le colonel José Celso Cutrim Luande (vice-président de la base de lancement de fusées d’Alcantara, dans l’Etat de Maranhao) déclara péremptoirement que le phénomène avait été provoqué par le lancement de fusées Nike Tomahawk au cours de ‘‘l’opération Guerra’’. A une altitude de 300 kilomètres ces missiles diffusent du baryum afin de mesurer la luminescence dans les couches supérieures. Ces lâchages de baryum auraient provoqué des boules de lumières multicolores dans les cieux, au-dessus de l’Etat de Cearà. Mais ces tirs de fusées se sont toujours produits entre 18 heures et 18 heures 30, quelques jours avant les événements de Baturité. De plus, ces tirs de fusées sont totalement différents des anomalies signalées par le C. P. U.

On a signalé également des apparitions présumées de la Vierge à Guaraciaba do Norte (Etat de Cearà).

Dans l’Etat de Sao Paulo, dans la petite ville de Jacarei, le ‘‘voyant’’ était Marcos Tadeu. L’un des messages disait que la Vierge reviendrait l’après-midi du 7 septembre 1994.

« Le jour dit, environ 300 personnes s’étaient rassemblées autour du domicile du visionnaire. A une heure non précisée un grand nombre de gens affirmèrent avoir remarqué que le Soleil tournait dans le ciel en effectuant de petites girations, du même genre que les phénomènes solaires vus à Fatima.

Un peu plus tard, en début de soirée, beaucoup d’autres témoins jurèrent avoir vu le croissant de lune en position horizontale, exactement comme il figure sur des images bien connues au Brésil représentant la Vierge de l’Immaculée Conception. D’autres assurèrent avoir nettement distingué la Lune agitée de mouvements d’allées et venues, un peu comme ceux que font les mères pour bercer leur enfant ! »

C’est Marcos Tadeu qui observa, le premier, les anomalies lunaires. Selon un journal local, « Semarario », la plupart des gens présents purent observer le phénomène. Peu après, la Vierge Marie serait apparue à certaines personnes présentes, et Marcos Tadeu aurait eu un dialogue avec elle. Certaines personnes purent poser des questions à l’entité par l’intermédiaire du visionnaire. Le message délivré par la Vierge est identique à celui délivré dans la plupart des apparitions mariales avec « messages » :

« Priez, mes enfants, priez beaucoup car des jours difficiles vont venir. »

Marcos Tadeu dit avoir bénéficié de messages de la Vierge pendant environ quatre ans. Il ne fut pas la seule personne de Jacarei à avoir reçu des messages, puisqu’il y a au moins trois autres individus qui ont dit avoir eu des contacts directs avec la Vierge. (11)

J’ai évoqué, plus haut, l’explication militaire du cas de Fatima. Emmanuel Dehlinger, le supporter de celle-ci (théorie que, je le rappelle, je ne partage évidemment pas), l’a aussi appliquée aux événements de Baturité. Il s’est demandé si l’armée n’a pas testé une forme de guerre psychologique et de manipulation des populations. Rien de plus simple, écrit-il, « que d’utiliser un bon acteur pour jouer les prophètes mystiques et annoncer à tous la date du spectacle, ou encore d’infiltrer la foule avec des agents provocateurs confits en dévotion et des observateurs discrets ». Les apparitions lumineuses, prétend-il, « sont réalisées selon le stratagème habituel » (sic). Selon lui les sensations de variation de température peuvent être induites par un rayonnement électromagnétique approprié, et de faux nuages de plasma peuvent être dirigés et modifiés à volonté.

Hélas pour cet adepte des manipulations militaires, ce scénario se heurte à la même objection (voir plus haut) que pour l’interprétation militaire de Fatima. Si vous consultez mon texte « OVNIs, apparitions mariales et religions. (3) », vous constaterez que l’on retrouve des manifestations de ce type (« nuées », etc.) dans la Bible…

IV. Autres cas :

Michel Coquet cite les cas suivants :

• A Olivetto Citra (sud de l’Italie), en mai 1985, des jeunes gens virent un nuage lumineux qu’ils prirent pour une étoile filante. Ce nuage sillonnait le ciel en direction d’une ruine où se trouvaient les jeunes gens. Ils aperçurent une sorte de nuée dans laquelle apparut une dame qu’ils identifièrent à la Vierge.

• A Rome, en 1980, la Vierge avait averti Bruno Cornacchiola qu’il y aurait un prodige. Près de 3000 personnes étaient présentes. Le ‘‘Soleil’’ apparut sous la forme d’une immense roue multicolore. Il effectua une danse, tourna rapidement sur lui-même, « diffusant tout autour dans le ciel sa lumière irisée ».

• Dans une église copte orthodoxe du Caire une forme de dame blanche apparut, le 2 avril 1968, sur le dôme central.

« Tout le monde en est certain, il ne peut s’agir que de la Vierge. Or, juste avant l’apparition de cette forme, qui a été filmée et photographiée, des milliers de témoins voyaient apparaître de mystérieuses lumières qui éclairaient le sol ou bien un globe lumineux resplendissant. D’autres fois il y avait des décharges électriques silencieuses. Assez fréquemment une lumière éclairait toute la toiture, et au moment de son apparition la femme en blanc semblait sortir du nuage lumineux. Ce phénomène s’étendit sur une période de 14 mois et, selon les statistiques, cinquante mille personnes par nuit accouraient pour contempler la divine forme. » (M. Coquet)

Se référant à Fatima, Michel Coquet a noté qu’il « semble effectivement que cet événement religieux ait été monté de toutes pièces autour de la cause réelle du phénomène, la présence d’un ovni ». Et il y a de fortes chances, ajoute-t-il, pour qu’il en ait été ainsi de tous les autres prodiges de nature solaire. Il cite le cas de Thurn (Allemagne), en 1949, où le « Soleil » tourna sur lui-même et où, peu après la tombée de la nuit, une étoile traversa le ciel. Elle mit six minutes pour aller d’est en ouest, selon le constat du docteur H. Walz, professeur de l’Université de Bamberg. Le phénomène fut observé par les sept « voyants », par le curé de Thurn, ainsi que par 15.000 personnes. Ce qui semble être un « Soleil » peut, conclut Michel Coquet, « avoir été causé par une assemblée de sages à l’intérieur d’un vaisseau spatial dont la mission aurait été de redonner au petit peuple cette foi qui de nos jours fait cruellement défaut ». (12)

Jean Sider a évoqué 118 cas d’apparitions mariales « avec ‘Soleil’ plus ou moins remuant, probablement un phénomène associable à un objet volant non identifié ». Dans un livre paru en 2005 cet auteur cite les cas suivants collectés par Lucien Blaise :

Melleray (Irlande), 4 mai 1986 : Le « Soleil » fut décrit comme un disque blanc en forme d’assiette, qui descendit pour se poser en bordure d’une grotte consacrée à la Vierge de Lourdes.

Surichikol (Corée du Sud), 13 octobre 1987 : Il y eut de nombreux témoins dont un religieux, le père Spies. L’objet descendit à 50 mètres du sol.

Naju (Corée du Sud), 27 mai 1993 : Il y eut aussi de nombreux témoins dont, également, le père Spies. L’objet descendit aussi à 50 mètres du sol.

Surichikol (Corée du Sud), 30 juin 1995 : Il y eut également de nombreux témoins, et là aussi l’objet descendit à 50 mètres du sol. (13)

Alain Moreau

Références :

1. Paul Misraki, « Des signes dans le ciel » (sous-titré : « Les extraterrestres »), éditions Labergerie, 1968, p. 87-97, 250-251. Réédité ultérieurement aux éditions Robert Laffont. (La première édition du livre de Paul Misraki remonte à 1962, avec pour titre : « Les extraterrestres ».)

2. Ibid., p. 98-99.

3. Henri Broch, « Au cœur de l’extraordinaire », éditions L’Horizon Chimérique, 1991, p. 299-302.

4. Francis Lefébure, « Expériences initiatiques », tome 2, Librairie Verrycken (Belgique), 1976, p. 242-243. (Première édition : Omnium Littéraire, 1956.)

5. Cyrille Odon, « Les racines du futur », éditions Louise Courteau, 1998, p. 258.

6. Jacques Vallée, « Autres Dimensions », éditions Robert Laffont, 1989, p. 219-230, 241-244.

7. Dominique de Tarragon, « Lumières dans la nuit », n° 354, décembre 1999, p. 39-40.

8. « Lumières dans la nuit », n° 370, novembre 2003, p. 40-42.

9. « Partage international », n° 200, avril 2005, p. 30.

10. Jean Sider, « Ultra top secret. Ces Ovnis qui font peur », éditions Axis Mundi, 1990, p. 434-435. Photo p. 436.

11. Jean Sider, « Ovnis : le secret des aliens », éditions Ramuel, 1998, p. 218-221, 225-232.

12. Michel Coquet, « Nouvelles Dimensions », JMG éditions, 2004, p. 296-297 ; « O. V. N. I. à la lumière de la Tradition », L’Or du Temps, 1992, p. 85.

13. Jean Sider, « OVNIS. Créateurs de l’humanité », JMG éditions, 2005, p. 227.

source : http://www.mondenouveau.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=83&Itemid=50

http://www.dailymotion.com/video/x638d0

LA PROBLEMATIQUE OVNI PEUT ELLE CACHER D’AUTRES PROBLEMATIQUES VITALES ? 1 mars, 2012

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

LA PROBLEMATIQUE OVNI PEUT ELLE CACHER D'AUTRES PROBLEMATIQUES VITALES ? dans Exo-contacts 220px-Earth-ErdeCombien de sympathisants ou militants écologistes prennent-ils au sérieux le phénomène ovni ? Difficile à dire, mais sans doute représentent-ils une frange très minoritaire. Quel dommage pourtant au vu des questions vitales englobant les préoccupations écologiques, énergétiques, technologiques ou autres qui se profilent en arrière-plan de la problématique ovni … Et l’on pourrait probablement en dire autant des hommes politiques. Pourquoi en est il ainsi ?

Le « bon sens » modelé par les connaissances et croyances généralement considérées comme étant le « savoir », les dogmes de certaines traditions religieuses, le poids d’une science non dépourvue de dogmes elle non plus, une pensée rationaliste excessive (avec ses aspects bien positifs, mais avec aussi ses prisons mentales), le caractère non maîtrisable, voire insaisissable du phénomène ovni, le caractère « subversif » de l’information aux yeux de certains pouvoirs qu’elle dérangerait dans leurs activités, etc…. bref un ensemble de causes qui font qu’aujourd’hui encore la science « officielle » et les médias semblent oublier le plus souvent de traiter objectivement le phénomène ovni, d’investiguer et d’informer sérieusement, sans préjugés, comme c’est pourtant leur rôle, et, par conséquent, peu se posent véritablement des questions sur le sujet.  Dès lors, quel personnage public serait assez téméraire pour en parler ouvertement sans risquer quolibets, polémiques et désagréments en tous genres ? Conditionnement ? En tous cas, ce quasi silence officiel enflamme certains esprits dans lesquels germent des théories conspirationnistes à profusion et à outrance, très présentes sur le net, rajoutant ainsi à la confusion…
Dans ce contexte, quelques personnalités d’exception tentent cependant de faire entendre leur voix. C’est le cas de Paul Hellyer, ancien vice- Premier Ministre et ancien Ministre de la Défense du Canada qui, depuis quelques années, a pris à coeur ce combat pour la recherche de la vérité, notamment à travers des livres dont le dernier, intitulé : Lumière au bout du tunnel: un plan de survie pour l’espèce humaine (seulement en anglais) . Il existe cependant peu de documents en français, écrits ou vidéos, permettant de cerner un peu mieux les conclusions auxquelles il est arrivé. (…) Comme on le verra dans le texte, cela semble répondre aux souhaits de Paul Hellyer de faire connaître massivement ce texte, que voici :
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De l’imposture à l’espoir    par Paul Hellyer
Cet article est une version abrégée du discours prononcé par l’ex-vice- premier-ministre canadien et ministre de la Défense Paul Hellyer lors du Congrès ufologique international qui s’est tenu en Arizona (Etats-Unis), en février 2011.
paulhellyer dans Exo-contactsLe système financier mondial est une imposture totale. Un énorme montage frauduleux dans lequel les banques prêtent le même argent à plusieurs personnes ou institutions en même temps, en prenant des intérêts de chacun d’eux. Pourtant, les banques ne font que prêter du crédit, alors que ce qu’elles reprennent en échange comme rémunération de ce service, c’est une dette trébuchante qui devra être remboursée avec les intérêts [...].
Un système mondial où la totalité de la masse monétaire est créée par la dette ne peut être qu’un désastre perpétuel. C’est comme un ballon géant plein de dette que les banques gonflent et gonflent. Le ballon grossit jusqu’à ce que sa charge de dette devienne trop lourde et le fasse éclater. Le système s’effondre et des milliers, ou parfois des millions de personnes innocentes perdent leur emploi, leur maison, leur ferme ou leur entreprise [...].
L’influence à long terme du cartel des banques est incalculable. Son plus beau coup a été la création de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Comme les grandes banques de New-York n’aimaient pas le principe de la concurrence, quelques unes se sont réunies en secret [en 1910] dans la maison de campagne de JP Morgan sur l’île Jekyll, au large de la côte de Georgie. Leur plan, adopté plus tard par le Congrès, donne à ce petit groupe le monopole de la création de la masse monétaire américaine, pour le plus grand bien de quelques uns, en donnant l’apparence de protéger et de promouvoir l’intérêt public. En clair, le Congrès a transféré à un groupe de banquiers privés son droit constitutionnel souverain de créer de l’argent. L’ampleur du hold-up est sans précédent – le butin se compte en milliers de milliards.
Réchauffement global
Si la réforme du système bancaire global est le problème le plus urgent aujourd’hui, le réchauffement climatique a des conséquences à long terme encore plus dramatiques. Prétendre que nous avons encore 30, 40 ou 50 ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre est une imposture.
Pourtant, le cartel du pétrole fait des projets comme si rien ne devait jamais changer  et comme si nous allions devoir faire avec les énergies fossiles pendant encore des décennies jusqu’à ce que les dégâts soient irréversibles. Il est trop tard pour faire de nouveaux forages en mer. Il est trop tard pour exploiter d’autres sables bitumineux dans l’Alberta. Il est trop tard pour installer de nouvelles éoliennes bruyantes. La transition doit commencer immédiatement, et s’accomplir dans un délai de dix ans.
Est-elle possible ? Bien sûr, mais seulement par une mobilisation générale, essentielle dans cette guerre pour la survie. Une excuse pour l’inaction a été le manque d’argent dû aux déficits gouvernementaux et à la dette. Mais cet obstacle peut être surmonté en moins d’une année si les gouvernements voulaient bien légiférer pour changer le système et exercer à nouveau leur droit souverain sur la finance. L’autre obstacle a été le manque de consensus sur le type d’énergie susceptible de remplacer les énergies fossiles. Et ceci m’amène à notre sujet d’aujourd’hui :
La présence des extraterrestres et leur technologie
Le gouvernement américain ment quand il dit que les ovnis ne l’intéressent pas. En fait, les ovnis font l’objet d’un intérêt tout particulier depuis des décennies. Un spécialiste des ovnis, le canadien Wilbert Smith, employé au ministère des Transports où je suis devenu ministre peu après sa retraite, a écrit au directeur de la Communication un rapport top secret daté du 21 novembre 1950, demandant la permission de créer un groupe pour étudier le géomagnétisme des systèmes de propulsion des ovnis.W. Smith dit dans ce rapport qu’il a fait des enquêtes discrètes parmi le personnel de l’ambassade du Canada à Washington où il a obtenu les informations suivantes:
1. Au sein du gouvernement américain, le niveau de classement top secret du sujet des ovnis est supérieur à celui de la bombe H
2. Les soucoupes volantes existent
3. Leur mode de fonctionnement n’est pas connu, mais un groupe dirigé par le docteur Vannevar Bush s’en occupe activement
4. L’ensemble du sujet est considéré par les autorités américaines comme étant de la plus haute importance [ ...]
Le Dr Vannevar Bush, grand scientifique américain, et une équipe d’experts réunis par lui, travaillaient déjà sur la rétro-ingénierie en 1950. (La rétro-ingénierie est l’activité qui permet d’étudier un objet – dans le cas présent les parties d’un véhicule accidenté – afin d’en déterminer le fonctionnement interne ou la méthode de fabrication) [...].
Il est extrêmement difficile d’évaluer les progrès qui ont pu être réalisés en soixante ans d’études de rétro-ingénierie sur une technologie extraterrestre bien plus avancée que la nôtre. Il ne fait aucun doute que des myriades de scientifiques, de techniciens, et de nombreuses entreprises américaines parmi les plus avancées dans les domaines de l’aéronautique et de l’armement ont pu accomplir ce qui aurait été décrit comme des miracles il y a à peine quelques années [...].
Le domaine de recherche le plus intéressant en rapport avec le sujet qui nous réunit aujourd’hui est est celui des sources d’énergie inconnues. Depuis des années, on nous dit que l’énergie du point zéro et la fusion à froid sont au point. Ces sources d’énergie pourraient transformer la vie sur Terre, et surtout lui permettre de s’y maintenir.
Dans l’éventualité peu probable où ces sources d’énergie ne seraient pas encore exploitables commercialement, tout ce que nous aurions à faire est de demander à ces êtres amicaux de nous aider et ils le feraient car c’est leur mission. Si nous persistons à les traiter comme des ennemis et à leur tirer dessus, nous serons finalement contraints à reconsidérer notre goût pour le conflit et à adopter un niveau acceptable de civilité intergalactique.
Devenir meilleurs
Le troisième changement essentiel concerne les individus que nous sommes. Nous ne pourrons vivre dans un monde de justice et de paix tant que règneront le mensonge et la corruption de toutes sortes. Aujourd’hui l’argent est roi et la cupidité est reine.
Les institutions doivent aussi changer. Pendant des siècles les grandes religions ont essayé d’imposer leur suprématie à la pointe de l’épée, tuant des milliers d’innocents. Les trois religions abrahamiques, par exemple, prétendent toutes être la voie directe vers le paradis. Mathématiquement, c’est impossible. Il est beaucoup plus probable, mathématiquement, qu’elles soient toutes dans l’erreur et que la vérité se trouve à un niveau bien plus universel.
L’histoire ancienne et moderne montre qu’on ne peut espérer un monde de justice et de paix que si toutes les religions – et tous les athées – oubliaient leurs différences et commençaient à travailler ensemble pour construire le royaume de Dieu sur Terre. Un monde où chaque enfant recevra une nourriture saine, boira une eau propre, sera vêtu correctement, aura un toit au-dessus de sa tête, aura accès aux soins de santé et à l’éducation, pour qu’il puisse choisir dans les meilleures conditions la façon dont il servira l’humanité avec dignité tout en favorisant son accomplissement personnel.
Quel monde merveilleux ! Mais pour y parvenir il nous faudra effectuer un virage à 180 degrés dans nos choix politiques et faire un effort sérieux pour mettre en pratique la règle d’or commune à toutes les religions [...].
Programme d’action
La priorité immédiate est de rogner les ailes des banquiers et de démocratiser la création de monnaie. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale doit être supprimée et sa supposée prérogative de régulation de la masse monétaire doit être assumée par le gouvernement fédéral ou une agence placée sous son contrôle strict. Cet outil, le plus puissant et le plus efficace de l’arsenal économique, doit être contrôlé par les élus de la nation pour qu’ils soient tenus responsables de leur succès ou échecs.
Certains recommandent que les gouvernements recréent 100 % de la masse monétaire, libre de dette. Dans l’intérêt d’une transition à la fois rapide et souple, je suggère que 34 % de la masse monétaire soit créée par le gouvernement et 66 % par les banques. Les banques se verraient imposées des réserves liquides correspondant à 34 % des dépôts.
Le plus important est que les gouvernements créent immédiatement les énormes sommes nécessaires à l’équilibre de leurs budgets afin de relancer leurs économies à un niveau maximal de production. Il faudra peut-être commencer par créer 10 000 milliards de dollars et plus si nécessaire pour remettre rapidement l’économie à son plein niveau de production et réduire le chômage de moitié dans le monde entier par la création de millions de nouveaux emplois.
Les cartels financiers objecteront que ça pourrait provoquer une inflation  massive, leur vieil épouvantail favori.C’est totalement faux. Tout économiste sait que c’est la quantité de monnaie créée qui influence les prix, et non celui qui l’imprime. Tant que les économistes sauront limiter ce que les économistes appellent « l’effet multiplicateur », il n’y aura pas de problème.
Bien sûr, le système actuel est inflationniste. Un dollar de 1950 vaut aujourd’hui seulement 7,5 cents. Un système monétaire sensé devrait pouvoir faire mieux. Il n’y a pas de raison pour que le système bancaire ne puisse être réformé en profondeur – et immédiatement !
Selon moi, il y a quatre autres actions que les peuples du monde devraient exiger de leurs représentants politiques:
1. Une loi interdisant à tous les personnels politiques, à tous les candidats à un poste politique et à tous les partis d’accepter de l’argent d’une quelconque institution financière, et de rendre ces institutions passibles de sanctions pénales si elles effectuent de tels dons.
2. Un plan sur dix ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90 %.
3. Imposer aux Etats-Unis de rendre publique l’information sur la présence extraterrestre, et sur ce qui a été accompli en 60 ans de travaux en rétro-ingénierie.
4. Demander aux Nations unies de déclarer 2012 l’année du pardon et de la réconciliation – le début d’une ère nouvelle de coopération et d’amour entre les races, les tribus, les religions, les nations, et les régions, à la fois sur  Terre et dans tout l’univers. Nous avons tellement à apprendre de nos visiteurs de l’espace dans tant de domaines, comme la médecine et la production de nourriture.
La finance internationale contre les peuples du monde
Cette vision d’un monde où règnent la justice et la paix ne deviendra réalité qu’en brisant la puissance tentaculaire des banques internationales [...]. Internet replace le pouvoir entre les mains du peuple, comme jamais auparavant il ne l’avait eu. Les jeunes du monde, leurs parents et tous ceux qui se soucient de l’état du monde, utilisent les réseaux sociaux pour faire des miracles pour leur propre bien et celui des générations futures.
Les courageux peuples tunisien et égyptien ont montré la voie en accomplissant ce que l’on croyait impossible. Nous partageons leur euphorie. Mais nous devons tous reconnaître que ce n’est qu’un début. La vraie liberté ne sera possible qu’après la chute de la tyrannie des banques internationales et quand Wall Street ne sera plus en mesure de manipuler le prix de leur pain quotidien.
Un bon début pourrait être de distribuer un million de copies de ce discours et de le traduire en plusieurs langues, pour en bombarder les barricades grâce aux réseaux sociaux. Les changements de régime ne sont nécessaires que pour les leaders qui refusent de voir la lumière. Mais les citoyens soucieux de l’avenir du monde devraient ensemble secouer les tours d’ivoire des responsables politiques. Leur demander de soutenir totalement les idées ci-dessous, sinon ils subiront une défaite inévitable lors de l’élection suivante. C’est un message simple, mais c’est le seul qu’ils comprennent.
Lors de la conférence de presse du 29 mars 2001, où il annonça le retrait américain du protocole de Kyoto, le président George W. Bush a dit: « Un ami est quelqu’un qui vous dit la vérité. »  C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Ceci est un message d’espoir pour toutes les races, les religions et les nations du monde et un encouragement à établir des relations amicales avec les visiteurs d’autres mondes.
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SOURCE : revue Partage International no 273 de mai 2011
http://pranainfos.blogspot.fr/2012/02/paul-hellyer-au-dela-des-ovnis.html

INTERPRETATION DE LA TABLE D’EMERAUDE 18 février, 2012

Posté par skystars dans : Exo-contacts , commentaires desactivés

http://www.arcturius.org/chroniques/wp-content/uploads/2014/05/table-emeraude-300x227.gif

Premier verset : « Il est vrai, sans mensonge, certain et tout à fait véridique. »

Ce premier verset n’a pas besoin d’être interprété quant au fond. Il mérite cependant un petit commentaire au niveau de sa forme. L’auteur y affirme en effet, avec une insistance et une solennité qui peuvent paraître disproportionnées, l’authenticité de la Table et de son contenu. Pourquoi avoir pris tant de précautions, déployé tant d’emphase et utilisé quatre mots différents pour exprimer la même idée, alors que les versets suivants brillent au contraire par leur concision et leur minimalisme ? La raison en est peut-être qu’il fallait en quelque sorte « préparer » le néophyte à accepter le sens caché de la Table, dans l’hypothèse où elle ferait effectivement référence implicite à des concepts inconcevables pour les humains de l’époque, concepts qui, même de nos jours, sont d’ailleurs encore loin d’être compris ni assimilés par le commun des mortels, puisqu’ils concernent l’anti-monde et l’antimatière.

Second verset : « Tout ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut, et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, afin d’accomplir les miracles de la Chose Une. »

« En bas » pourrait signifier « dans le monde de la matière » et « en haut » « dans le monde de l’antimatière. » Le monde antimatériel obéit aux mêmes lois que notre monde physique. Il est tridimensionnel comme le nôtre. Mais tout y est inversé au niveau des polarités.

Les énergies génératrices de vie et de mouvement dans notre sphère d’expérimentation proviennent d’un univers unique, spirituel, émanation d’un Dieu unique, mais elles circulent en permanence entre son pôle matériel et son pôle antimatériel. La connaissance des lois électrogravitationnelles qui régissent cette bipolarisation permet « d’accomplir des miracles d’une seule Chose », c’est-à-dire d’utiliser de manière optimale (miraculeuse en apparence) ces énergies, ce qui est précisément la clé de la technologie utilisée par les extraterrestres.

Troisième verset : « Et comme toutes les choses sont sorties d’une, à travers la pensée de l’Unique, de même toutes choses sont nées de cette chose unique, par adaptation. »

Tout dans l’univers est énergie. L’énergie est une quintessence unique émanée du Créateur, qui s’est ensuite fragmentée, structurée et adaptée à notre trame cosmique tridimensionnelle pour y générer la vie sous ses multiples formes.

Quatrième verset : « Le Soleil en est le père, la Lune est sa mère, le vent l’a portée dans son ventre ; la Terre est sa nourrice et son réceptacle. »

Le Soleil (principe masculin) désigne l’électricité, la Lune (principe féminin) désigne le magnétisme, et le vent (principe neutre) désigne la trame électrogravitationnelle. La Terre transmet l’électricité et le magnétisme à partir de l’ionosphère sous forme d’électromagnétisme et permet ainsi à l’énergie primordiale de se manifester dans le plan physique et à la vie de s’y développer.

Cinquième verset : « Le père de tout, le Thélème du monde universel est ici. Sa force ou puissance reste entière, si elle est convertie en terre. »

La Force primordiale n’est donc pas absente de la matière. Elle y est simplement condensée (« coagulée », selon le jargon des alchimistes), mais sa puissance y demeure entière.

Sixième verset : « Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. »

Pour avoir accès à cette Force, il suffit de séparer l’antimatière (le subtil) de la matière (l’épais) par inversion des polarités et aspiration antigravitationnelle. Il faut le faire « doucement et avec grande industrie », c’est-à-dire avec minutie et précision, car sinon, il y a un risque d’explosion du vaisseau au moment de l’inversion des polarités. (Effectivement, les vaisseaux extraterrestres risquent la désintégration au cours de cette manouvre dont différents contactés ont confirmé qu’elle est extrêmement périlleuse).

Septième verset : « Il monte de la Terre vers le Ciel, et de nouveau il descend vers la Terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu connaîtras par ce moyen la gloire du monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. »

Les vaisseaux extraterrestres sont capables d’aller de la Terre aux étoiles, et des étoiles à la Terre, car ils maîtrisent la technologie de l’inversion des polarités. Cette technologie permet de parcourir l’univers et de contempler la gloire du Créateur à travers l’immensité de Sa Création. Toute obscurité s’enfuit, car on peut atteindre des vitesses supra-luminiques à bord de ces vaisseaux.

Huitième verset : « C’est la Force forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. »

La maîtrise technologique extraterrestre de la Force Télesma (que l’on peut assimiler à l’énergie libre) permet de voyager sur la trame cosmique à travers tous les plans et toutes les dimensions.

Neuvième verset : « Ainsi le monde a été créé. »

Voilà ce qui pourrait bien être la confirmation de nos origines extraterrestres. Car l’ADN est une molécule spirituelle, qui pourrait avoir été préparée dans l’anti-monde pour permettre à la Force primordiale de se matérialiser ensuite dans le plan physique par inversion de polarités.

Dixième verset : « De ceci seront et sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. »

Quand notre humanité aura compris d’où elle vient et où elle doit retourner, elle acceptera l’aide de sa Famille primordiale, et il se produira des événements merveilleux.

Onzième verset : « C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. »

Hermès est celui auquel il a été accordé d’obtenir la connaissance de ces trois mondes qui forment l’univers : le monde matériel, le monde antimatériel et le monde spirituel.

Douzième verset : « Ce que j’ai dit de l’Oeuvre solaire est complet. »

Pourquoi cette Table se réfère-t-elle à l’Oeuvre solaire en guise de conclusion ? L’explication pourrait en être que le Soleil exprime la synthèse entre le monde antimatériel en tant que source de Lumière, le monde matériel en tant que source de Chaleur, et le monde spirituel en tant que Source de Vie, et que la Force Telesma provient du Soleil Central, qui représente la matrice spirituelle et énergétique de notre univers en même temps que le siège de l’Intelligence Cosmique multidimensionnelle.

L’Ascension, à laquelle l’humanité est aujourd’hui conviée, pour rejoindre notre Famille de Lumière, est d’ailleurs bel et bien une Ascension solaire. C’est ce qui ressort de nombreux messages canalisés au cours des dix dernières années. Voilà pourquoi le travail spirituel sur la Lumière est tellement important. Ceux qui aiment le Soleil et la Lumière n’ont rien à craindre de l’échéance de l’année 2012.

Source : http://erenouvelle.nous-les-dieux.org/edittabl.htm

QUELLES PERSPECTIVES OUVRENT LE MODELE HOLOGRAPHIQUE DE L’UNIVERS ? 24 novembre, 2011

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QUELLES PERSPECTIVES OUVRENT LE MODELE HOLOGRAPHIQUE DE L'UNIVERS ? dans Exo-contacts

A. Retour sur l’ordre impliqué

    Il nous faut revenir tout d’abord sur les thèses originales de David Bohm dans La Plénitude de l’Univers. Nous avons vu que selon lui, une grande partie des erreurs d’appréciation et des choix erronés que peut faire l’être humain provient de l’effet de fragmentation que produit la pensée, là où il n’existe en réalité pas de séparation, pas de division réelle. L’univers cohère avec lui-même et tous les événements qui se produisent en son sein sont liés. … du point de vue de la causalité, nous n’avons pas à chercher derrière un événement une ou plusieurs causes, ce qui est propre au raisonnement linéaire, mais nous devons envisager qu’une infinité de causes soient impliquées, ce qui nous a fait dire que l’Univers tout entier soutient l’apparition de chaque événement. Quand bien même, pour des raisons pratiques, nous ferions l’impasse sur cette complexité, il ne faut cependant ne jamais perdre de vue qu’aucune relation de cause à effet ne peut être extirpée de l’Univers considéré en tant que tout.

     1) Or, en raison du mode de pensée fragmentaire qui est l’ornière habituelle dans laquelle se meut la pensée, nous n’arrivons pas à nous défaire de l’idée que dans un système, ce sont les interactions des parties qui déterminent l’état du tout. Mais si on examine justement, comme on le fait en physique quantique, ces plus petites parties que constituent les atomes, on arrive à un constat complètement différent. Les travaux de Bohm sur les plasmas lui révélèrent à sa grande surprise, que les particules élémentaires, dès qu’elles étaient dans un plasma, cessaient d’apparaître comme des individualités séparées, mais se révélaient comme éléments d’un tout interconnecté. Bohm observa même que, un peu comme un protozoaire, le plasma isolait les impuretés et se régénérait en permanence. Comme le ferait un organisme vivant. D’où cette remarque dans laquelle il avouait son trouble d’avoir eu le très net sentiment dans cette mer d’électron, d’avoir affaire à quelque chose de « vivant ». En 1947, nommé à Princeton, Bohm continua les recherches commencées à Berkeley pour les étendre à l’étude des électrons dans les métaux. … de nouveau, il pu que observer des effets généraux hautement structurés, indices de ce que dans la mer des particules, chaque élément semblait avoir connaissance de ce que faisait des milliards d’autres. D’où le terme de plasmons inventé par Bohm à l’époque et une large reconnaissance de ses travaux dans le milieu des physiciens. A ses yeux, peu à peu l’interconnexion se révélait la donnée la plus fondamentale de la réalité. A l’époque, pour mettre au clair ses idées, Bohm rédigea un manuel de physique quantique, la Théorie des Quanta, dont il envoya un exemplaire à Bohr et Einstein. Bohr ne répondit pas, mais Einstein prit contact avec lui. Bohm en conversation avec Einstein, poursuivit donc son enquête, avec ceci de commun avec lui, d’être insatisfait  de l’interprétation de la mécanique quantique  de Bohr (l’interprétation dite de Copenhague). Bohr la prétendait « complète », … suivant son intuition, Bohm estimait  qu’elle en venait à nier un niveau de réalité bien plus fondamental que le paysage subatomique. Le champ unifié subquantique omniprésent dans l’espace, quelque soit la distance des objets, qui pouvait rendre compte des phénomènes d’interconnexion au sein de l’univers. Bohm appela potentiel quantique  ce qui permettait que les particules garde un mouvement chorégraphique et ne soient pas complètement désorganisés comme dans les remous aléatoires d’une foule. Et très vite il lui apparu que le potentiel quantique impliquait une révision radicale de notre perception habituelle. En fait, nous pourrions dire, de l’entière représentation de l’espace-temps-causalité.

    Il s’agissait en particulier de la question de la non-localité. Nous en avons déjà fait l’exposé en développant la théorie de la synchronicité qui appelle directement ce concept. Disons que, du point de vue de notre état de veille, il semble que l’espace-temps-causalité est un cadre « réel », complètement indépendant de nous. Dans ce cadre, les choses, comme les tables et les chaises, existent en un seul endroit et dans un emplacement précis. Et on peut effectivement fonder une théorie philosophique sur cette idée que l’espace est fait d’emplacements séparés. Elle est chez Newton. Nous ne pouvons donc pas confondre les choses avec les idées qui n’existent pas sur le plan du relatif dans lequel nous vivons, mais disons-nous « dans l’esprit ». Toutefois, au plan subquantique, le concept de localisation cesse de valoir. Il n’est pas possible de parler de localisation séparée. Chaque point de l’espace est en effet consubstantiel à tous les autres et l’idée de séparation comme distinction n’a plus aucun sens. La même chose existe là ou là, sous une forme distincte, ou encore paraît distincte en raison de l’angle dans lequel nous la percevons.

    Bohm donne un exemple très éclairant. Imaginons que nous observions  deux écrans vidéo. Un poisson rouge y apparaît en train de nager dans un aquarium. Chaque écran est relié à une caméra vidéo, chacune filmant donc le poisson sous un angle différent, mais le spectateur n’en sait rien. Il est dans la pièce à côté et ne voit que deux scènes différentes sur deux écrans séparés. Les mouvements des poissons donneront l’impression qu’il s’agit de deux créatures distinctes. Les images sont différentes, comme dans les expériences d’optique conduites par Alain Aspect, des photons corrélés où il semble y avoir deux taches de lumière, une là et l’autre là-bas, donc deux « choses » différentes. C’est du moins ce que le sens commun dira sur la foi de la vigilance habituelle. Pourtant notre spectateur qui regarde va remarquer un virage du poisson à gauche, un mouvement simultané à droite et il aura finalement des soupçons et prendra conscience qu’il n’y a en réalité qu’un seul phénomène apparaissant et non pas deux objets séparés. La dualité n’est que dans la pensée des objets séparés, pas dans le phénomène qui est un et global. Si Le spectateur avait continué à raisonner en terme de dualité, il aurait conclu par ignorance qu’il devait y avoir une forme de communication ultrarapide entre les deux objets (… Une « action fantôme » à distance. Mais pour Bohm il n’en n’est rien parce qu’il n’y a jamais eu de communication. Même pas de communication instantanée : c’est le même phénomène fondamental qui est ici et . Voilà comment Bohm résout le paradoxe de l’intrication quantique. Il n’est pas nécessaire selon lui de supposer une communication parce qu’au niveau le plus fondamental tout est un, tout est lié dans une corrélation infinie. … l’Univers informant est partout en contact avec lui-même. Le potentiel quantique fait que l’ensemble des particules est en interconnexion non-locale. Il faut donc complètement renverser la représentation habituelle : au lieu de dire que l’univers est fait de particules qui … ce qui est une illusion produite à notre échelle, il faut reconnaître que l’univers est une Plénitude au potentiel infini se manifestant ici ou là sous l’aspect d’un phénomène, ici un phénomène nommé « particule » littéralement porté par la Plénitude dont il émerge. La non-localité est essentielle. Elle appartient à l’essence du Réel. Si nous poursuivons sur cette voie, nous devrions trouver que du point de vue de la Réalité, le temps et la causalité n’existent pas au sens où nous l’entendons. Mais n’allons pas trop vite. Notons seulement que c’est la lecture d’un article de Bohm sur ce point qui incita John Bell à imaginer le dispositif pratique pour tester le paradoxe EPR, l’argument de mise à l’épreuve de la mécanique quantique proposé initialement par Einstein. Projet qui devait réussir bien des années plus tard à Orsay avec Alain Aspect.

    2) Revenons vers David Bohm. Si au niveau le plus subtil, la Réalité est une et indivise, il s’ensuit qu’il doit nécessairement exister un ordre sous-jacent aux phénomènes. Du point de vue classique, encore une fois fondé sur l’appréhension des choses à l’état de veille, il y a des « objets » qui sont très ordonnés dans leur structure, tel le flocon ne neige, la pomme de pin, ou encore la machine fabriquée par l’homme. D’autres semblent disposés de manière désordonné et aléatoire, comme la série des numéros qui sortent à la roulette au casino, la poignée de sable qui tombe sur le sol, ou les décombres d’un immeuble suite à une explosion. Mais cette opposition est assez factice, car il existe différents niveaux d’ordre. Certaines choses sont visiblement bien plus ordonnées que d’autres, mais il n’est pas interdit de penser qu’en fait de l’infiniment petit à l’infiniment grand, l’univers comportent une hiérarchies d’ordres, si bien que nous pourrions aller jusqu’à dire que le concept de désordre, envisagé du point de vue de la Réalité, est une illusion. … qui pour nous parait chaotique et désordonné peut très bien appartenir à un degré d’ordre supérieur, mais que nous ne percevons pas.

    C’est au moment où il était plongé dans ces réflexions que Bohm vit à la télévision un appareil qui allait lui fournit l’analogie dont il avait besoin. Il s’agissait d’une boite cylindrique pourvue d’une manivelle. Au milieu, dans  le récipient, on avait mis de la glycérine, et une goutte d’encre. En tournant la manivelle, on voyait la goutte s’étirer, s’étirer pour finir par disparaître. Mais si on inversait le mouvement, on voyait le petit filet d’encre se rassembler et reformer la goutte primitive. A partir de cette image, la thèse de Bohm est facile à appréhender : la goutte d’encre conserve un ordre non-manifesté, implié, qu’elle était susceptible de manifester à nouveau, ou d’explier. (texte) Et nous pouvons fort bien imaginer que nous avons là sous nos yeux un exemple particulier d’un phénomène qui se produit partout dans la Nature.

    Et c’est peu de temps après avoir vu l’appareil à glycérine que Bohm tomba en arrêt devant  l’hologramme : la métaphore géniale permettant de rendre encore mieux son intuition. Les deux métaphores se complètent à merveille. La goutte d’encre dans son état diffus semble très désordonnée, mais le mouvement global lui redonne sa forme. De la même manière, sur une plaque  holographiques les franges d’interférence donnent une impression de désordre, ce sont des volutes et des moirures où rien n’est identifiable de l’objet photographié. Il faut les placer sous un laser pour qu’à nouveau la forme soit manifestée en 3D.  Un ordre impliqué est alors susceptible de se manifester en ordre expliqué. Pliure et dépliure, enveloppement et développement : l’univers ne suivrait-il pas un mode opératoire selon des principes holographiques ? Et c’est là que nous touchons une idée fondamentale : et si l’univers était un immense hologramme en perpétuel échange avec lui-même ? Un gigantesque hologramme impliquant en lui une information d’ordre qu’il déplie perpétuellement pour manifester des réalités ? Des réalités qui nous apparaissent, du point de vue de notre perception normale, comme autant d’objets séparés ? (texte)

    Ce qui permettrait de comprendre que là où dans l’expérience d’Alain Aspect on croit voir des objets séparés, des électrons capables de communiquer à une vitesse plus rapide que la lumière, nous devrions voir un seul phénomène indivisible de projection holographique. Mais ce qui retiendrait alors notre attention, c’est qu’il y a une réalité plus profonde qui porte les phénomènes. L’analogie de l’hologramme est tout à fait remarquable, parce que dans la plaque photographique l’information de l’image est impliée, enregistrée dans les franges d’interférences comme une totalité enveloppée dans les plis d’un tout. L’information peut s’explier dans … L’électron qui semble se transformer en photon ne ferait alors que s’envelopper à nouveau dans l’impliqué, dans le non-manifesté, tandis que se manifeste le photon. Il n’y aurait alors plus de bizarrerie à ce qu’un quantum ait en quelque sorte le choix  de se manifester comme onde ou bien comme particule, car les deux aspects sont en permanence présent dans l’ordre impliqué dans le potentiel quantique et c’est la manière dont l’observateur interagit avec l’ensemble qui prescrit quel aspect va entrer dans la manifestation et quel aspect va rester implié. Il y a bien un rôle de l’observateur Bohr a parfaitement raison, mais après tout l’explication est peut être plus simple que nous le croyons. Il suffit de prendre en compte l’unité du réel. Chaque expérience que nous pouvons faire consiste à voir comme une facette après l’autre d’un diamant, une réalité une mais apparaissant sous des aspects différents.

    HologramIllustration_small dans Exo-contactsLa difficulté est alors de comprendre toute une série de conséquences. Entre autre que nous faisons nous-même partie de l’hologramme de l’univers ou bien, autre aspect fondamental que nous avons déjà signalé : l’analogie de base étant un peu trop statique, le fait qu’en plus  l’univers est dynamique et même doué d’un dynamisme infini. C’est pour cette raison que Bohm introduit le terme d’holomouvement. (texte) Malheureusement, notre compréhension courante du dynamisme est entachée d’erreur, car nous ajoutons au déploiement d’énergie une idée de déperdition, voire de perte irrémédiable de l’information et de la forme. Ce qui n’est pas le cas dans la mémoire holographique de l’univers.

    Mais le foyer ce cette vision, l’insight, c’est la conscience d’unité que cette vision implique, complètement opposée à la fragmentation du mental qui est el lot de la conscience habituelle. L’intuition noétique que Bohm suit implique un saut de conscience au-delà de la vigilance habituelle.

    Dans le cadre de la physique, Einstein avait fait un pas de géant dans la compréhension de l’unité de l’univers en montrant qu’espace et temps était inséparable, puis qu’espace, temps et matière étaient indivis, enfin qu’une seule énergie se déployait dans le Réel. Disons que l’intuition de Bohm vient couronner cette unification : il n’existe rien dans l’univers qui ne soit pris dans la toile du Réel et de son continuum et l’univers conserve de manière holographique l’information. Dans la formulation de Michael Talbot dans L’Univers est un Hologramme : « Dans l’univers, il n’est rien qui n’appartienne à un continuum, l’apparente séparabilité des choses dans l‘explié recouvrant en fait l’extension sans faille de chacun d’elle à chaque autre, implié et explié finissant par se fondre ». Et encore, ce n’est pas tout à fait exact, car la confusion n’est pas l’unité. L’unité holographique du Réel n’abolit la diversité, elle la porte. D’un point de vue phénoménologique, cela implique que mon genou n’est pas séparé de la table, la table n’est pas séparable de la lampe, non séparable du balcon, le balcon du jardin, le jardin du chien fou qui court après un pigeon etc. Une seule Réalité dans laquelle nous sommes et qui « possède des ramifications dans les toutes les apparences, dans les objets, dans les atomes, dans l’incessant chaos des océans et dans les étoiles qui scintillent au firmament ».

B. Le tapis holographique de l’univers et ses motifs

    Nous devons rester prudent dans l’usage que nous faisons d’une analogie et ne pas la confondre avec ce qu’elle permet de décrire. Et c’est exactement la même prudence qu’il nous faut garder à l‘égard des théories. Une théorie est par définition un point de vue et aucune ne peut englober totalement la réalité. Et Bohm inclut la sienne dans le lot. Il appert néanmoins que le modèle holographique possède une indéniable pertinence, il vise quelque chose de très mystérieux, mais qui appartient à l’essence de l’univers : une de ses caractéristiques fondamentales. Et cependant, le modèle est un pointeur, le doigt qui montre la lune n’est pas ce que l’on doit regarder, mais la direction indiquée. Le paradigme holographique possède des qualités heuristiques étonnantes, si bien qu’il est parfaitement légitime de l’employer dans plusieurs de domaines. Non pas, par une généralisation abusive, ou un import conceptuel forcé, mais parce que, de quel côté que l’on se tourne, nous retrouverons partout la toile holographique. Elle est inscrite depuis les lueurs de l’atome jusqu’au cosmos tout entier.

 torsion_du_temps_s   1) Revenons … promener en disant que « tout est dans tout » est une fadaise irrationnelle. C’est un lieu commun chez les intellectuels. L’expression est employée pour tourner en dérision un adversaire jugé trop « mystique » ou pour désigner un esprit confus. Mais ceux qui usent et abusent de l’argument en sont maintenant pour leur frais, car, pour la première fois, nous avons un modèle très solide qui explicite parfaitement cette ancienne idée. Pas du tout confuse. Ni mystique. Toutes choses font partie d’un Tout indivisé et en même temps, chacune est unique. Nous avons vu qu’une des propriété les plus surprenantes d’une pellicule holographique était que si on la cassait en deux, on encore en plus de morceaux, chacun d’entre eux conservait une image globale de l’objet photographié, mais devenait au fur et à mesure de plus en plus floue et plus petite. Nous avons là une illustration parfaite de l’idée que la Totalité est présente dans chacune des parties. « Tout est dans tout », mais en vrai ! Ce à quoi nous amène le paradigme holographique, c’est l’idée que chaque fragment que nous avons tendance à abstraire de la Réalité reflète tout l’univers, non seulement parce qu’il n’en n’a jamais été séparé, parce aussi que l’univers tout entier soutient chaque élément comme partie indivisible du tout qu’il compose. En vertu de la nature holographique de l’univers, chaque élément est un point d’accès à la totalité. Si nous avons tendance à penser différemment, c’est parce que nous succombons très facilement à l’erreur de l’intellect qui analyse, coupe, sépare et perd le sens de l’unité et de la synthèse. Au final, nous nous prenons au piège de nos propres abstractions en les croyant réelles. Nous avons haché menu la réalité et fatalement nous nous retrouvons avec quelque chose de mort. Bohm insiste sur ce point. Il fait remarquer qu’Einstein n’a pu, avec le modèle de la Relativité, faire progresser la physique qu’en ayant l’audace de remettre en question des présupposés que l’on croyaient acquis. Il en est de même avec le paradigme holographique. Il s’imposera comme parfaitement logique, si nous prenons notre courage à deux mains pour remettre en cause les présupposés analytiques que nous imposons à la Réalité et auxquels elle est censée se conformer. Bohm montre que l’erreur de la pensée fragmentaire se manifeste de deux manières. La pensée crée à foisons et réifie des séparations là où il n’y en a pas (comme le concept de frontière, celui de race etc.). Ou bien encore, une autre erreur dénoncée par David Bohm, la pensée crée toutes sortes d’unités abstraites et se persuade ensuite qu’elles existent, alors que le plus souvent ce sont que des constructions mentales qui n’ont pas de correspondance dans le Réel (cf. l’exemple de l’usage abusif de « l’État », la « Société » etc.).  Quand nous ne voyons pas les articulations des choses et que nous leur substituons des abstractions, notre connaissance n’est plus alignée sur la réalité, nous ne faisons que produire pour ensuite idolâtrer des concepts et vivre dans des illusions. C’est un point sur lequel Bohm insiste beaucoup et qu’il a affûté très sérieusement en dialogue avec Krishnamurti. Il a consacré un livre entier à ses conséquences en écologie sur l’action technique de l’homme sur la nature : Pour une Révolution de la Conscience (Ed. du Rocher).

L’univers n’est pas régi par le mental humain, le paradigme holographique est une manière d’approcher son unité réelle qui nous oblige à voir que le sens de l’unité demeure en chaque partie que nous prétendons isoler. L’infini est dans une goutte d’eau, chaque pétale de rose émerge de la beauté de tout l’univers et il n’est pas une seule chose ici bas qui ne soit un portail vers l’infinie Réalité qui manifeste toutes les formes. Pour le dire autrement, il n’est rien ici bas, même les petites choses, qui n’abrite le Sacré. …l’infiniment petit à l’infiniment grand, en passant par l’étage du vivant et celui du psychisme humain, nous trouvons partout des formes d’autoréférence qui peuvent être appréhendées à partir du modèle holographique.  (texte)

    2) Dans l’implié de l’univers holographique les distinctions liées à la forme perdent de leur sens, un peu comme les vagues de l’océan deviennent une à leur base. Nous ne pourrions donc pas dire absolument que l’électron est une « particule élémentaire », le nom « électron » est plutôt un terme que nous utilisons pour désigner un phénomène que nous pouvons observer dans des conditions précises dans le mouvement holographique du réel. C’est un aspect de l’holomouvement. La désignation n’a somme toute valeur que de convention, de même que nous remarquerions un motif sur le tapis en ne perdant pas de vue que le motif n’existe que dans le tapis. Il est perçu par une conscience qui l’observe, qui est, telle la monade de Leibniz, une fenêtre ouverte sur l’univers et qui ne peut pas non plus en être séparé. Ainsi, la plupart des physiciens qui imaginent une interaction entre une « chose » la « matière », et une autre « chose », « l’esprit », sont encore en exil dans l’ancien paradigme. Il est impossible de séparer la matière et l’esprit. Les « choses » en question ne sont que des aspects de l’univers holographique. D’autre part, l’observateur-observation-observé forment un seul processus unifié. L’observation d’une chose implique la totalité du processus : les instruments de mesure, le protocole expérimental suivi, les résultats et ainsi de suite …  l’expérience, sans que rien ne puisse en être dégagé. Tout est pris dans la toile. Si nous voulons cependant envisager plus finement l’interaction conscience et matière, selon Bohm il faut considérer la conscience comme une forme subtile d’énergie qui est en relation avec l’ordre implié. Mais la conscience est à différents degrés omniprésente dans l’ordre implié et c’est pourquoi, entre autre, il y a un sens à dire que les plasmons présentent des analogies avec le vivant. Et ce n’est que le début. Aurobindo soutenait que la conscience est involuée dans la matière, qu’elle évolue dans le vivant et vient à la conscience de soi dans l’être humain. Le paradigme holographique assure l’assise de cette involution et permet de refuser d’opposer vivant et non-vivant. C’est la même Énergie qui circule au-dedans et au-dehors de toutes choses, dans le flux dynamique de l’holomouvement. La pierre est vivante, comme toute le reste. Comme tous les aspects qu’il nous plaît de découper dans l’hologramme vivant du réel. Et, ne l’oublions pas, puisque dans le moindre fragment du Réel, l’univers reste en contact avec lui-même, chaque fragment contient aussi l’image de la totalité.

D’où ces vers de Blake qui prennent tout d’un coup un relief extraordinaire:

 Voir un monde entier dans un grain de sable

Un firmament dans une fleur des champs

Tenir l’infini au creux de sa paume

Et l’éternité dans un seul instant

3) Il n’y a rien d’étonnant à ce que, dans l’expérience d’Aspect, les physiciens en soient venus à penser que la non-localité des systèmes quantiques pouvait être considérée comme une propriété générale de la Nature. Non pas, comme nous l’avons vu, que les idées de Bohm se soient imposées. Il n’empêche qu’elles font leur chemin. Déjà dans les années 1980 Bernard d‘Espagnat y faisait référence. Brian Josephson, prix Nobel de 1973, proposait lui de prolonger les thèses de Bohm jusqu’à inclure l’Esprit dans le cadre opératoire de la physique.

Roger Penrose de l’Université d’Oxford, à qui on doit une importante contribution dans la théorie des trous noirs, a manifesté dès le début son soutient aux thèses de Bohm. Et c’est exactement sur cette même question des trous noirs que bien des années plus tard le modèle holographique est revenu sur la table avec les travaux de Jacobson en 1995 et Verlinde en 2010. Le détail demanderait une longue exposition technique, disons que les cosmologistes se sont posés la question de savoir quelle pouvait être l’origine de l’espace-temps. Verlinde a bien sûr tout de suite vu que dès  qu’ils sont posés, ils emportent avec eux tous les autres : masse, position, accélération, inertie et gravitation. Or ce que démontre Verlinde, c’est qu’en fait, le principe holographique est très finement caché dans les lois de Newton et d’Einstein. On y accède directement en considérant ces objets étranges que sont les trous noirs. La théorie montre qu’ils pourraient stocker des informations à leur surface. Une question qui se pose alors dans ce contexte est celle-ci : qu’est-ce qui serait le plus fondamental, le principe holographique ou celui de la gravitation ? Et la réponse qui apparaît dans ces travaux de Verlinde est que la formalisation de la cosmologie relativiste découle d’un processus régi par le principe holographique. L’univers peut être compris comme une expression, une structure qui se déploie à partir d’un niveau plus fondamental. (Notons à ce propos que rapprochement fait, on a trouvé chez Nicolas de Cuse une idée semblable : la Nature serait une explicatio, donc un déplié de quelque chose qui est implié, la complicatio). Mais alors, que faire de cette gravitation qui a depuis si longtemps occupé une place centrale dans la physique ? On ne va pas déboulonner Newton tout de même ! Elle devient une force entropique qui émerge à partir de l’énergie dans le déploiement de l’univers, comme un ballon qui se gonfle sous l’effet des masses en mouvement et du rayonnement. Ce qui est proprement stupéfiant c’est l’idée de Verlinde selon laquelle il y a bien une trame invisible de l’univers qui tend à ramener une masse que l’on veut bouger vers sa position naturelle. Comme si elle cherchait à rejoindre une disposition conforme. La gravitation serait alors une parfaite illusion dans laquelle nous pensons que les masses s’attirent, comme s’il y avait une corde de Newton entre les objets. Idée géniale s’il en faut, car on en viendra à dire que si une pierre retombe après avoir été projetée, c’est que l’univers réagit à une action… comme à un désordre ! L’univers est globalement très ordonné et il réagit à la disposition des masses et le nom de cette réaction s’appelle gravitation. Qui est donc plus que modélisée dans l’ordre implié, mais est appelée par lui. Bref, l’Univers est un hologramme et l’ordre implié appelle une Transcendance : le Divin serait un hologramme cosmique, (doc) dont nous sommes incapables de comprendre la potentialité de calcul.

     1-blackhole-sciamEt comme on pouvait s’y attendre, les hyperspectulatifs de la théorie des cordes se sont aussi mis de la partie. Dans les années 1990 le Nobel Gerard ‘t Hooft et Leonard Susskind ont émis l’hypothèse que l’on ne pourrait bâtir une théorie quantique de la gravitation que si on partait du principe que l’univers était vu comme un hologramme. Ils sont venus à cette hypothèse après s’être attelé au problème du statut de l’information d’un objet chutant dans un trou noir. (doc) En théorie, un trou noir résulte de l’effondrement de l’espace temps d’une étoile sur lui-même, au point que la courbure de se tord tellement qu’elle finit par se replier dans une sphère. La surface du trou noir est appelée horizon des événements. Pour les auteurs de science-fiction, c’est quasiment une porte vers un autre univers. Hooft et Susskind ont soutenu que l’information perdue concernant un objet 3D tombant dans un trou noir était caractérisée par un objet en 2D, à la surface de l’horizon. L’idée étrange est que l’information perdue pour un observateur de notre univers, qui est codée dans la structure en 3D des objets, en traversant l’horizon du trou noir, serait codée sur une surface cette fois en 2D. Et nous y voilà, exactement comme dans un hologramme !

     Bien sûr tout ceci est encore en discussion, mais le fait que tant de recherches séparées (comme celle de Pribam et de Bohm au début), semblent, comme malgré elles, devoir embarquer le principe holographique n’est pas un effet de mode ni un hasard. Bohm a visiblement touché un principe tout à fait fondamental.

C. Marcher dans l’hologramme universel

    La Manifestation jaillit de la Plénitude non-manifestée ; jusque là, l’idée n’est pas neuve, elle est dans les Upanishads ; mais que la relation entre le non-manifesté et la Manifestation soit holographique est une formulation originale et éclairante. Elle implique que le paradigme holographique doit logiquement se retrouver de systèmes en sous-système, à tous les niveaux du réel et conséquemment apparaître, sous une forme ou une autre, dans tous les domaines du savoir, car il atteste un principe fondamental, celui de la présence de la totalité dans chacune de ses parties. Ce qui justifie la démarche de Michael Talbot dans L’Univers est un Hologramme, montrant que nous pouvons déceler la principe holographique sous des formes multiples en dehors de la physique proprement dite. Ce qui défie l’analyse. Formule à prendre au pied de la lettre, car l’invitation du paradigme holographique est de voir toutes choses synthétique. C’est une nouvelle manière de penser dans laquelle le sens de la totalité n’est jamais perdu de vue quand on examine la partie.

auriculothrapieschma 1) Un exemple typique est celui des microsystèmes en acupuncture. Nous savons que la notion de méridiens, les lignes énergétique de la peau, est très ancienne, elle remonte aux nadis de l’Ayur Veda. L’acupuncture repose sur l’idée que tout élément interne, comme un organe, est relié (codé en surface !) à un point ou plusieurs points de la peau. Activer un point, le stimuler, c’est agir sur l’organe, ce qui peut soulager la douleur, voire guérir un déséquilibre. L’analogie est évidente : une médecine qui plaide en faveur d’une nature holographique du corps humain.

En 1957, Paul Nogier, un acupuncteur français publie Traité d’Auriculothérapie, ouvrage dans lequel il explique en détail une découverte. En plus des systèmes traditionnels des méridiens, il a identifié deux sous-systèmes de points dans l’oreille. Une fois reliés entre eux, et superposés à une planche anatomique, ils dessinent une être humain miniature, tête en bas. Ce que Naugier ignorait à l’époque, c’est que l’observation avait déjà été faite 4000 ans auparavant en Chine : « le petit homme dans l’oreille » pour les Chinois. Les planches en question ne furent publiées qu’après, alors que Naugier avait déjà revendiqué publiquement sa découverte. Terry Oleson, de l’École de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles, a démontré par la suite que ce microsystème auriculaire pouvait servir à établir un diagnostic précis de l’état de l’organisme. Une étude montra que la charge électrique accrue de l’un des points situé dans l’oreille était l’indice d’une pathologie dans le secteur correspondant. Oleson s’est servi du recours à la stimulation des points de l’oreille pour traiter des douleurs chroniques et d’autres affections, dont la toxicomanie.

Comment se fait-il que l’alignement des points dans l’oreille épouse la forme miniature d’un être humain ? Réponse d’Oleson : la raison en est dans la nature holographique du couple corps-esprit. De même que dans le fragment de la plaque holographique est contenu la totalité de l’image, l’image globale du corps est contenu dans chacune de ses parties : « En toute logique, l’hologramme auriculaire est relié à l’hologramme cérébral qui l’est lui-même à l’ensemble du corps. Notre action sur l’organisme à partir de l’oreille s’effectue par l’entremise de l’hologramme cérébral ».  Un peu comme un tatouage dont les principaux points seraient reliés à différents organes du corps, ou comme le dessin d’un circuit intégré en électronique qui serait en réalité en quelque sorte en 3D. Oleson pense même, ce qui est parfaitement autorisé par le modèle, qu’il existe d’autres hologrammes de micro acupuncture et il parle  ce sujet de « redondances holographiques de l’anatomie globale ». Ce qui ouvre de sacrées perspectives: Vérification faite, par extension, il est tout à fait pertinent de dire que ces observations sur l’acupuncture sont applicables à bien d’autres médecines traditionnelles. Il n’y a aucun doute à ce sujet : la médecine allopathique occidentale est très nettement orientée dans un modèle analytique, tandis que les médecines traditionnelles entrent dans une vision beaucoup synthétique, dans une visons holographique de la relation corps-esprit. Mieux : le modèle holographique permettrait enfin de comprendre le mode de fonctionnement de beaucoup de techniques que l’on classe un peu trop vite en Occident dans « l’irrationnel » faute de comprendre leur mode opératoire. Il faut dire que nous sommes toujours sous l’emprise de l’animal machine de Descartes, et nos machines sont des structures analytiques. On commence à peine à les doter d’une IA, mais de là à concevoir une machine dotée d’une intelligence holographique… nous en sommes très très loin. Mais la vie le fait depuis des millions d’années.

2) Le mouvement de la conscience comme durée se développant dans l’état de veille est à la fois fluant et indivis et toute pensée est informée : ce qui est déjà une illustration de l’holomouvement. Nous avons vu que nos pensées s’élèvent d’un niveau plus profond que celui où opère notre conscience habituelle, elles viennent éclore dans l’esprit conscient comme des bulles à la surface d’un lac. Certaines trouvent leur origine dans des replis douloureux, les nœuds psychiques récurrents de l’inconscient, d’où leur forme  répétitive, émotionnelle et réactive. Ce sont les mêmes formes-pensées que l’on retrouve au niveau collectif resserrées dans nos croyances inconscientes. Et par là, nous devinons l’impact qu’a pu provoquer le modèle holographique en psychologie.

Toute pensée, qu’elle soit sensée et juste, ou fofolle et inadéquate, possède un quantum d’énergie et une intelligence qui lui est propre, en d’autres termes, toute pensée, impliée dans une représentation, peut devenir la matrice holographique d’une conduite explicite. Il suffit d’y croire et de s’y accrocher ferme. La puissance de l’esprit est telle qu’une illusion peut aussi bien faire l’affaire quoi qu’avec une énergie moindre. Étant donné que le modèle holographique postule l’interconnexion de toutes choses, il postule aussi l’interconnexion des consciences. Bohm le dit : « Au plus profond, l’humanité n’est qu’une seule et même psyché ». « C’est en fait une seule conscience, et vous pouvez en voir la preuve dans le fait que les problèmes fondamentaux de l’humanité ne font qu’un. Vous voyez qu’ils sont partout les mêmes, à savoir : la peur, la jalousie, l’espoir, la confusion, le problème de l’isolement et ainsi de suite… Ces problèmes tirent leur origine de la conscience de l’humanité et se manifestent dans chaque individu… Chaque individu est une manifestation de la conscience de l’humanité».

Avec Carl Gustav Jung, nous avons déjà abordé cette idée sous le nom d’inconscient collectif. Très tôt dans sa carrière Jung a compris que le matériel surgi de l’inconscient, les rêves, les fantasmes hallucinatoires, les créations artistiques, contenaient une symbolique qui excédait l’histoire personnelle de ses patients. Il y a une différence de profondeur de mémoire entre inconscient personnel et inconscient collectif. Et nous avons vu aussi que dans le développement de la théorie de la synchronicité, Jung s’est tourné vers la physique quantique dans sa correspondance avec Pauli pour étayer ses idées. Jung a prolongé son enquête sur l’inconscient collectif en examinant l’imagerie des mythologies du monde et conclut que les grands récits mythiques, les contes, les légendes, les rêves hallucinatoires et les visions mystiques s’alimentaient à une source commune, le vaste inconscient de l’humanité toute entière. Chaque être humain naît au sein d’une psyché collective et non pas dans l’état de « table rase », ou de « cire vierge » comme le croyait les empiristes, mais avec une mémoire collective engrammée dans ses cellules. En fait, la vraie question qui se pose alors est exactement l’inverse de celle que pose les empiristes : comment se fait-il que nous n’ayons pas un accès complet à l’information contenue dans l’inconscient collectif de notre espèce ? Il est évident que l’imaginaire auquel puisent les grands écrivains de la fiction va … accès au mental collectif et à sa mémoire. Ce dont ne dispose pas l’homme ordinaire. La réponse a été fournie par Robert M. Anderson, un psychologue du Rensealer Polyclinic Institue de New York : nous ne pouvons parvenir à puiser dans l’ordre implié d’autres données que celles qui peuvent entrer en résonance avec nos propres souvenirs. A cause de la résonance individuelle, explique-t-il, « la conscience individuelle d’une personne donnée ne peut avoir accès qu’à une fraction relativement restreinte de la quasi-infinité d’images présentes dans la structure holographique de l’univers sous son mode implié ». Un peu comme un diapason qui ne ferait sonner qu’une note mais dont la vibration ferait vibrer des notes similaires sur d’autres instruments conservés dans une immense bibliothèque.

Cependant, comme nous l’avons vu, cette restriction est surtout valide pour la conscience dite « normale » de l’état de veille. Il reste possible que sous certaines conditions, dans des ECM, états modifiés de conscience, un accès à des franges plus larges de la mémoire collective soit possible. C’est ce qui expliquerait notamment les résultats stupéfiants des travaux de recherche sur la régression dans la mémoire. Qu’une personne puisse sous hypnose voir surgir dans son esprit des images très archaïques, entendre une langue ancienne qu’elle ne connaît pas à l’état de veille par exemple. Ce type de phénomène ne serait pas vraiment étrange ou mystérieux. Ou plutôt, il ne peut l’être que si nous tenons pour vraie la croyance dans une individualité close sur elle-même, isolée de tout, apparaissant au monde propre comme un sou neuf et se construisant à la force des biceps. Bref le fantasme égotique le plus ordinaire qui soit. L’application du paradigme holographique à la psychologie humaine balaye cette illusion et révèle qu’elle ne prend naissance que dans une pensée fragmentaire. Par essence tout aussi illusoire. C’est donc tout un pan de psychologie fondé sur l’individualisme qui disparaît. Inversement, il est logique que la psychologie transpersonnelle fondée par Stanislas Grof et Abraham Maslow se soit tout de suite intéressée au modèle proposé par Bohm. Grof emploie le terme transpersonnel pour désigner les états dans lesquels la conscience dépasse les frontières ordinaires de la personnalité. Pour le dire de manière abrupte, et nous l’avons déjà étudié, les expériences de transcendance s’inscrivent systématiquement dans la vision holographique proposée par Bohm. Si l’approche classique – fondée sur la forme « normale » de conscience  – interdit de donner un sens à des expériences transcendantales, le paradigme holographique est lui bien plus ouvert. Il suggère que sous certaines conditions, dans une expansion de conscience et l’ouverture de la sensibilité, il est possible d’entrer dans la structure de l’ordre implié et même d’en revenir avec une intuition noétique étendue. Bohm, en accord avec Krisnamurti, appelle cela l’insight. Le propre d’une expérience transpersonnelle c’est qu’elle révèle que les frontières sont illusoires, qu’il n’existe pas de distinction ontologique entre la partie et le Tout et que l’Unité est ce qui tient ensemble toute la trame du réel.

illusion3) Les implications du paradigme holographique sont si radicales, tellement que si nous voulons leur rendre justice, il faut pousser la métaphore jusqu’au bout, c’est-à-dire justement la voir comme réelle et plus comme une métaphore !  Lors d’un symposium dans le Minnesota, Karl Pribam s’est surpris lui-même de son audace en osant une affirmation tirée de la Gestalt-théorie : ce que nous percevons devant nous est isomorphe avec nos processus cérébraux.  Et il lança « peut-être le monde est-il un hologramme ». Mais si d’un côté le monde est lui-même holographique, (ce que montre Bohm) ou mieux, holomouvement, et de l’autre, le cerveau fonctionne de manière holographique, (comme le montre Pribam), alors, c’est incontournable, le monde de l’état de veille, le monde de la vie, est très exactement ce que le Vedanta appelle Mâya, un déploiement de magie cosmique prodigieux mais qui ne devient réel que dans et par la conscience de l’humanité. Rien ne rend mieux le sens de la phénoménalité et du même coup n’aide à comprendre ce que Mâya signifie que l’idée même d’holomouvement. Attention cependant à ne pas tout confondre, nous disons bien le monde de l’état de veille, pas le monde de l’état de rêve qui lui n’a aucun support dans l’intersubjectivité monadique et se trouve dans son désordre voué phénoménalité un cran de plus encore dans l’illusion. Ce que nous percevons à l’état de veille possède une relative constance et un ordre appuyé par le consensus d’expérience de nos autres camarades en humanité et quand ce consensus est suffisamment solide nous parlons… d’objectivité ! Ce que dit Bohm, c’est que le monde stable, le monde tangible et visible n’est pas substantiel. Nous ajoutons : c’est une illusion déployée dans l’espace-temps-causalité posé par l’état de veille. Ce monde est très humain mais ce n’est que l’écume du réel. Bohm insiste pour dire que la Réalité n’est pas statique mais animée d’une dynamisme prodigieux, c’est pourquoi il faut toujours préférer le terme holomouvement. Mais il reste que ce que nous en voyons n’est jamais que l’ordre expliqué, ou déplié, nous n’avons qu’un accès tridimensionnel au Réel. Plutôt faiblard. Dans les Upanishads le non-manifesté est présenté comme immensément plus vaste que le manifesté. Bohm le dit : « Le non-manifesté est beaucoup plus grand que le manifesté ». Il y a un ordre sous-jacent qui est Père et Mère de cette réalité de génération seconde. Donc, comme le dit Michael Talbot : « Le poli d’une tasse de porcelaine et ou le sable sous nos pieds nus ne sont que les versions sophistiquées du syndrome du membre fantôme » ! Toutefois cela ne veut pas dire … mais que dans l’expérience humaine à l’état de veille  l’esprit constitue un réel dans la sensation de poli de la tasse et dans le glissement du sable chaud entre nos orteils. Ce sont les mêmes montagnes, la même vallée sous la pluie, les mêmes cris d’oiseaux. Le poème du monde est là sous nos yeux. C’est le même monde que celui des « réalistes », mais tout d’un coup, il se révèle infiniment plus Vaste et Vivant, car porté par l’Infini. Totalement spirituel.

ModeleHolographiqueConscienceDonc à la question de Renée Weber : « Y a-t-il un holomouvement qui se regarde ? Ou y en a-t-il deux – y a-t-il une conscience holographique qui regarde un holomouvement qui est alors dualiste ? », nous devinons la réponse de David Bohm : « La conscience fait partie du tout. Or, nous avons l’ensemble de la nature et à l’intérieur d’elle nous existons et nous sommes aussi ; l’ensemble est dans chaque partie et conscience est de cette nature aussi ». Ce qui est maintenant très subtil à aborder, c’est la projection que produit communément la pensée égotique et toute la distorsion qui s’ensuit, faisant du rêve cosmique un véritable cauchemar. Une pensée dysfonctionnelle génère le chaos et toute pensée égotique est par nature dysfonctionnelle, car fondée sur l’illusion de la séparation. Ainsi se met en marche la genèse chaotique des mondes flottants produit par une pensée qui se perd dans ses propres abstractions et s’imagine saisir la réalité. L’érection de toute une civilisation égotique, fondée exclusivement sur la technique et qui ignore la conscience. Totalement matérielle. Ayant assez foi dans ses propres fantasmes pour les croire à mort réels, enfoncée dans le déni de ce qui est plutôt que de voir l’inanité de cet ego qui en est la source. Pas étonnant que de temps à autre les mondes flottants s’écroulent. Et pourtant… et pourtant… si la pensée fonctionne à l’heure actuelle dans ce sens, même à 90 %, il reste que, se comprenant elle-même, elle peut s’aligner avec sa source. « La conscience est peut être l’instrument d’une intelligence qui dépasse tout ceci » dit Bohm. Tout l’univers de la perception part de nous, les formes de la pensée sont autant de matrices qui orientent la vie dans une direction, pour le meilleur comme pour le pire. Au-delà de nos pensées, dans l’implié, le monde est parfaitement ordonné. Ce qui pourrait changer en nous, c’est notre manière de le percevoir. En ne percevant pas la nature holographique de l’univers, nous nous sommes endormis au cadeau le plus grand que la vie pouvait nous faire, celui de nous éveiller à notre véritable Soi. Une conscience libre des miasmes de la pensée, qui se sent elle-même vivante dans la totalité, vivante car alignée sur la Vie telle qu’elle s’éprouve en toutes choses sans jamais s’éloigner de Soi. Cela Bohm, toujours en dialogue avec Krishnamurti l’appelle pure intelligence et compassion. Ultimement, ce que Platon disait déjà, cette Énergie qui meut toutes choses, tout restant présente à chacune d’elle, c’est l’Amour. « Le plus haut degré de l’Énergie ».

*

    Frijof Capra, le physicien auteur d’un ouvrage désormais très célèbre, Le Tao de physique, ressortait assez souvent la formule : « la physique contemporaine peut nous mener soit au Bouddha, soit à la bombe » ! Eh bien, nous avons travaillé sur la première alternative auquel le paradigme holographique conduit invariablement, car il implique une convergence entre physique et spiritualité. L’autre alternative concerne l’usage purement technique de la physique et il faut dire honnêtement qu’à l’heure actuelle beaucoup de physiciens travaillent pour l’armée. Le modèle posé par Pribam et Bohm n’a pas fini d’étonner par sa fécondité. Il propose une vision remarquable qui au fil des ans n’a fait que se confirmer d’avantage. Il appuie indéniablement le panthéisme, à ceci près que Bohm insiste nettement sur une profondeur transcendante  de l’implié dans des dimensions supplémentaires. Ce que nous appelons « réel » à notre échelle ne serait alors qu’une version 3D de quelque chose d’infiniment plus vaste et hiérarchisé. Avec le modèle holographique nous entrons dans une vision cohérente, très complexe et riche de sens. Bohm ne se faisait aucun souci, le modèle holographique continuera à faire son chemin, il pointe avec une rare élégance sur un principe fondamental à l’œuvre dans le Réel. Ce que le modèle holographique nous propose est une percée en direction du plan  métaphysique, qui a le mérite de fédérer beaucoup d’approches différentes. C’est le signe évident d’un changement du paradigme scientifique de notre époque. Un changement qui est potentiellement porteur de sagesse.

source : http://www.philosophie-spiritualite.com/cours/theorie14.htm

FEMA : MESURES D’URGENCE EN CAS D’ATTAQUE EXTRATERRESTRE 12 novembre, 2011

Posté par skystars dans : Exo-contacts , ajouter un commentaire

ABC News a présenté le manuel de la FEMA, distribué partout aux États-Unis depuis quelques années: « Fire officer’s guide to disaster control« . Il s’agit en fait d’une série de mesures d’urgence pour plusieurs scénarios catastrophiques dont une attaque extraterrestre potentielle.

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Le chapitre 13 s’intitule: « Enemy attack and UFO potential » (attaque potentielle extraterrestre). Cette section du manuel donne des instructions, particulièrement aux pompiers, pour faire face à une possible attaque ennemie en provenance de l’espace! On y mentionne le projet MUFON, un rapport d’investigation sur l’existence du phénomène extraterrestre, qui regroupe une série de données et qui a pour but ultime d’en savoir plus sur l’origine et la nature d’une vie extraterrestre.

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La FEMA (Agence fédérale des situations d’urgence) avait déjà été évoqué il y a quelques années à propos de son plan d’alerte concernant les Ovnis qui s’adressait entre autres aux soldats du feu. Dans le guide ci-dessous, il est question dans un chapître intitulé « Attaque ennemie et Eventualité d’un Ovni »,  de la récupération d’épaves, et de la gestion des rencontres avec des Aliens. Rien de moins !

Cette Agence Fédérale de gestion des urgences  encourage désormais les citoyens américains à se préparer à faire face à toutes éventualités.  Son programme, « Soyez prêts en 2011″ (http://www.fema.gov/news/newsrelease.fema?id=53396), veut sensibiliser les individus, les familles, les entreprises et les communautés à tous les hasards qui pourraient se produire et ce, dans le but de sauver des vies.

Les enfants n’ont pas été oubliés. « Vous constaterez par vous-même la curieuse manière qu’ils ont de faire de la « prévention » avec les enfants! C’est assez troublant!  Surtout quand on fait allusion à l’éminence d’un tremblement de terre alors qu’il se trouve des aliens dans le décors en 4D avec des couleurs criantes (http://www.iema.illinois.gov/iema/EarthquakeGame/Welcome.html) :

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Mais qui diable cautionne du matériel éducatif de cet acabit ? Et qui écrit des scénarios pareils ?  »

(Au sujet du site de « jeux éducatifs » du FEMA : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6g2oJiTbnv8)

C’est donc l’occasion de revenir sur le sujet de la FEMA et d’évoquer son plan de continuité COG (continuité du gouvernement), au travers du « coup d’état » du 11 septembre 2001, qui prévoit la mise en place d’un « gouvernement de l’ombre » dans certaines circonstances, y compris  l’éventualité d’un débarquement massif de visiteurs de l’espace.

A l’insu du plus grand nombre, ce gouvernement secret  est  à l’oeuvre aujourd’hui, depuis belle lurette.

Dans un article stupéfiant reproduit ci-dessous et la vidéo qui l’illustre – conclusion d’un exposé d’une heure prononcé en 2007, – le professeur Peter Dale Scott(*)  explique en détail ce programme ultra secret de la COG (la Continuité du Gouvernement).

Ce programme fut mis en place aux États-Unis en vertu d’un décret présidentiel top secret de Ronald Reagan. Dépendant directement de la FEMA, il fut développé hors du contrôle et même à l’insu du Congrès US. Sous la supervision de George H.W. Bush (ancien directeur de la CIA), alors vice-président, Dick Cheney et Donald Rumsfeld furent les figures clés de ce programme.  Initialement, dans le cas de la destruction de Washington, la COG prévoyait la mise en place d’un gouvernement non élu chargé d’assurer la continuité des opérations. Ainsi ce  programme envisageait les écoutes, les arrestations et les mises en détention des opposants, la suspension de la Constitution US, le non remplacement du Congrès, ou l’instauration provisoire/perpétuelle de la loi martiale. Après 1992, ce programme fut maintenu, avec un scénario différent : la menace envisagée n’était plus une attaque nucléaire des États-Unis par l’ex-URSS, mais une attaque terroriste majeure…

Partiellement mise en œuvre le matin du 11-Septembre, la COG a instauré ce que le « Washington Post » a appelé en mars 2002 : « Un gouvernement de l’ombre travaillant dans le secret », c’est-à-dire un gouvernement parallèle dirigé par le vice-président Cheney. Aujourd’hui encore, les citoyens tout comme le Congrès des États-Unis n’en connaissent quasiment rien.

Peter Dale Scott nous aide à mieux comprendre les implications, pour les Etats-Unis et pour le monde, de la mise en place d’une autorité parallèle et anti-démocratique qui a supplanté la Constitution US.  Peter Dale Scott est l’auteur du livre « La Route vers le Nouveau Désordre Mondial » paru en français aux éditions Demi-Lune.

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Lorsqu’Oliver North se trouva sous le feu des questions lors des audiences de l’Iran-Contra en juillet 1987, le public américain put se faire une idée du plan d’urgence « hautement sensible » dans lequel il était impliqué. Visiblement, il s’agissait de mesures d’urgence pour suspendre la Constitution des États-Unis en cas d’attaque nucléaire (un souci légitime par ailleurs). Mais d’après la presse, le plan consistait en une suspension généralisée.

Au milieu des comptes-rendus médiatiques routiniers, l’échange suivant parut dans le New York Times, sans autre commentaire ni mention ultérieure :

[Le Sénateur Jack] Brooks : Colonel North, dans votre travail au NSC, est-ce que vous n’étiez pas chargé de travailler sur des plans de continuité du gouvernement dans l’éventualité d’une catastrophe majeure ?

Brendan Sullivan, l’avocat de North, tout comme le Sénateur Daniel Inouye, président démocrate du Comité, répondirent d’une façon qui montrait qu’ils savaient de quoi il s’agissait :

Brendan Sullivan (s’agitant) : M. le Président ?

[Sénateur Daniel] Inouye : Je crois que cette question concerne un point hautement sensible et un domaine classifié, pourrais-je pour cette raison vous demander de ne pas l’évoquer ?

Brooks : J’étais particulièrement préoccupé, M. le Président, parce que j’ai lu dans des journaux de Miami et d’ailleurs, que l’on préparait un plan dans cette même agence [NdT la FEMA, voir plus bas], un plan à appliquer dans l’éventualité d’une urgence, qui suspendrait la Constitution. Cela me préoccupait et je me demandais si c’était un domaine dans lequel il avait travaillé. Il me semblait que oui, je voulais en avoir la confirmation.

Inouye : Puis-je, avec tout le respect que je vous dois, vous demander que ce sujet ne soit pas abordé à ce stade ? Si nous souhaitons en parler, je suis sûr que nous pouvons nous arranger pour programmer une session exécutive [1].

On ne sut jamais s’il y eut ou non une session exécutive, ni si le reste du Congrès fut conscient du problème. D’après James Bamford, « L’existence d’un gouvernement secret était si bien cachée que le Congrès était complètement court-circuité. » [2] (Mais des personnes clés au Congrès devaient certainement en être conscientes.)

Brooks répondait à un article d’Alfonzo Chardy dans le Miami Herald. Dans son papier, Chardy prétendait qu’Oliver North travaillait avec la FEMA [NdT : Federal Emergency Management Agency, Agence fédérale des situations d'urgence] sur des plans de prise de contrôle des fonctions fédérales et locales, à l’occasion d’une situation d’urgence nationale. Cette mesure visant la « Continuité du gouvernement » (COG [NdT : Continuity Of Government]) prévoyait « la suspension de la Constitution, le transfert du contrôle du gouvernement à la FEMA, la nomination d’urgence de dirigeants militaires pour les affaires fédérales et locales ainsi que la déclaration de la loi martiale. » [3]

À ma connaissance, personne dans le public (moi y compris) n’accorda assez d’importance à l’article de Chardy. Chardy lui-même a suggéré que William French Smith, le ministre de la Justice de Reagan, William French Smith, était intervenu pour empêcher que le plan de la COG ne fût présenté au président. Sept ans plus tard, en 1994, Tim Weiner rapportait dans le New York Times que ce qu’il appelait « Le Projet de l’apocalypse » – la recherche « des moyens permettant au gouvernement de poursuivre sa mission après une vaste attaque nucléaire sur Washington » – avait « moins de six mois à vivre. » [4]

Dire que l’éventualité d’une attaque nucléaire n’était plus à l’ordre du jour était correct, mais cette affirmation était trompeuse en cela qu’elle induisait aussi en erreur. Sur la base des informations données par Weiner, les deux premiers livres sur le sujet de la COG, les ouvrages de James Bamford et James Mann au demeurant excellents et bien renseignés, ont rapporté que le plan de la COG avait été abandonné [5]. Or il n’en était rien.

Mann et Bamford ont certes signalé que depuis le début, deux des planificateurs clés du groupe travaillant secrètement sur la COG étaient Dick Cheney et Donald Rumsfeld, qui ont tous deux mis en œuvre la COG le 11-Septembre [6]. Mais ce que ni eux ni Weiner n’ont indiqué est que sous Reagan, l’objet de la COG avait officiellement changé : ce n’étaient plus des mesures s’appliquant « au lendemain d’une attaque nucléaire », mais pour toute « urgence de sécurité nationale. » L’Ordre exécutif 12656 de 1988 la définit comme suit: « tout événement, désastre naturel, attaque militaire, accident technologique, ou autre urgence, qui affaiblit ou menace sérieusement la sécurité nationale des États-Unis. » [7]

En d’autres termes, d’extraordinaires mesures d’urgence, d’abord prévues pour une Amérique dévastée par une attaque nucléaire, étaient maintenant applicables pour tout ce que la Maison-Blanche considérerait comme une crise majeure.

Ainsi, Cheney et Rumsfeld continuèrent leur plan secret sous Clinton; les deux hommes, tous deux Républicains, étaient à l’époque à la tête de deux grandes compagnies [NdT : respectivement l’équipementier pétrolier Halliburton et le laboratoire pharmaceutique Gilead célèbre pour son Tamiflu] et ne faisaient même pas partie du gouvernement. En outre, Andrew Cockburn affirme que l’administration Clinton, d’après une source du Pentagone, n’avait « aucune idée de ce qui se passait. » [8] (comme je l’explique plus bas, cette déclaration purement formelle mérite qu’on s’y arrête.)

L’application étendue de la COG aux cas d’urgence a été envisagée dès 1984, quand d’après Ross Gelbspan, journaliste du Boston Globe, « le Lieutenant Oliver North travaillait avec des responsables de la FEMA [...] à dresser un plan d’urgence secret pour surveiller les dissidents politiques et prévoir la détention de centaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière dans le cas d’une urgence nationale non spécifiée. Le plan, dont une partie était désignée sous le nom de code Rex 84, imposait la suspension de la Constitution dans un certain nombre de scénarios, incluant l’invasion du Nicaragua par les États-Unis. [9]

Clairement, le 11-Septembre remplit les conditions d’application des mesures de la COG, et nous savons de façon certaine que le plan COG fut instauré ce jour-là, avant que le dernier avion ne se crashe en Pennsylvanie. Le Rapport de la Commission d’enquête le confirme deux fois, pages 38 et 326 [10]. C’est sous les auspices de la COG que Bush fut maintenu loin de Washington le jour du 11-Septembre, et que d’autres membres du gouvernement, comme Paul Wolfowitz, furent promptement évacués au « Site R », à l’intérieur d’un tunnel sous une montagne près de Camp David [11].

Ce que peu de personnes ont remarqué, c’est que près d’une dizaine d’années plus tard, certains aspects de la COG demeurent effectifs. Les mesures de la COG sont encore autorisées par une proclamation d’urgence qui a été reconduite chaque année par l’autorité présidentielle, le plus récemment par le Président Obama en septembre 2009. Elles sont en outre à l’origine probable des mille pages du Patriot Act qui fut soumis au Congrès cinq jours après le 11-Septembre, ainsi que du projet Endgame du Department of Homeland Security [NdT.: Département de la Sécurité Intérieure] – un plan décennal -, débuté en septembre 2001, prévoyant l’extension des camps de détention, d’un coût de 400 millions de dollars pour la seule année fiscale 2007. [12]

Dans le même temps, nous avons vu mis en œuvre les plans décrits par Chardy en 1987: les détentions sans mandat qu’Oliver North avait planifiées dans le cadre du Rex 84, les écoutes également arbitraires qui en sont la contrepartie logique, et la militarisation du territoire des États-Unis placé sous un nouveau commandement militaire, le NORTHCOM [13]. À travers le NORTHCOM, l’armée des États-Unis est maintenant chargée du contrôle de l’Amérique, en disposant du pouvoir exécutif local, de la même façon qu’elle est chargée du contrôle de l’Afghanistan et de l’Irak.

Nous avons appris que les mesures de la COG étaient toujours effectives en 2007 quand le Président Bush a émis la Directive présidentielle 51 de Sécurité nationale (NSPD 51). Celle-ci, pour la sixième fois, prolongeait l’état d’urgence proclamé le 14 septembre 2001. Elle autorisait le Président à assurer personnellement la « Continuité du gouvernement » dans l’éventualité d’une « urgence catastrophique ». Il annonça que le NSPD 51 contenait des « annexes classifiées de la COG » qui devraient être « préservées de toute révélation non autorisée. » Sous la pression de certains de ses électeurs faisant partie du mouvement pour la recherche de la vérité sur le 11-Septembre, Peter DeFazio, membre du Congrès et du Comité pour la Sécurité du Territoire demanda à voir ces Annexes à deux reprises, la seconde dans une lettre signée du Président de ce Comité. Sa demande fut rejetée.
Le National Emergencies Act [NdT: la Loi sur les cas d'urgence nationale], une de ces réformes de l’après-Watergate que le Vice-président Cheney détestait tant, spécifie que : « Au bout de six mois après qu’une urgence nationale est décrétée, et au terme de chaque période de six mois pour lesquelles elle est reconduite, les deux chambres du Congrès doivent se rencontrer pour voter une résolution conjointe visant à déterminer si l’urgence doit être close » (50 U.S.C. 1622, 2002). Pourtant, en neuf ans, le Congrès ne s’est pas une seule fois concerté pour discuter de l’état d’urgence décrété par George W. Bush après le 11-Septembre, état d’urgence qui reste effectif aujourd’hui encore. Le Congrès est resté sourd aux appels lui demandant d’assumer ses responsabilités en revoyant la COG. »

L’ancien membre du Congrès Dan Hamburg et moi-même avons publiquement demandé l’an dernier, à la fois à Obama de mettre un terme à l’état d’urgence et au Congrès d’organiser les réunions que lui imposent ses statuts [15]. Mais le 10 septembre 2009, sans discussion, Obama a de nouveau prolongé l’état d’urgence du 11-Septembre [16]; et le Congrès a ignoré ses obligations statutaires.

Un membre du Congrès expliquait à un électeur que les dispositions du National Emergencies Act ont maintenant été rendues inopérantes par la COG. Si c’est vrai, cela confirmerait la description que Chardy faisait de la COG comme une suspension de la Constitution. Y a-t-il d’autres parties de la Constitution qui ont été suspendues? Nous l’ignorons, et le Président du Comité pour la Sécurité du Territoire a été informé qu’il ne pourrait pas le savoir.

Des plans conçus par un comité secret, où officiaient des dirigeants de grandes compagnies qui n’étaient pas dans le gouvernement, ont institué des règles qui ignorent la loi publique tout comme la séparation des pouvoirs, le fondement même de la Constitution. Le Congrès a renoncé à aborder la question. Même Dennis Kucinich, membre du Congrès, l’un de ceux que j’ai rencontrés, n’a pas répondu à mes messages sur le sujet.

Pourtant, comme je le comprends, la seule autorisation pour la mise en place de la COG fut une décision secrète du Président Reagan (NSDD 55 du 14 septembre 1982), qui en effet fédéralise les mesures de contre-insurrection (appelées Cable Splicer), et qu’il avait appliquée en Californie quand il en était le gouverneur.

Il est clair que le plan élaboré par Cheney, Rumsfeld et d’autres durant les vingt dernières années ne consistait pas seulement en une réponse immédiate au 11-Septembre. Les mille pages du Patriot Act présentées au Congrès aussi rapidement que l’avait été la « Résolution du Golfe du Tonkin » à l’époque en 1964, sont toujours là; le Congrès ne l’a jamais remis sérieusement en cause, et Obama l’a tranquillement prolongé le 27 février de cette année.

Nous ne devrions pas oublier que le Patriot Act a été voté uniquement après que des lettres contenant de l’anthrax [NdT : le bacille du charbon] ont été envoyées à deux Sénateurs démocrates clés – les Sénateurs Daschle et Leahy – qui avaient soulevé des questions sur le texte. Après des lettres à l’anthrax toutefois, ils renoncèrent à s’opposer [17]. Quelqu’un – nous ne savons toujours pas qui – doit avoir prévu d’envoyer ces lettres bien auparavant. C’est un fait que la plupart des Américains veulent ignorer.

Quelqu’un doit aussi avoir planifié le nombre inhabituel d’exercices militaires menés le 11-Septembre. La FEMA et les planificateurs de la COG étaient impliqués dans la préparation de ces exercices durant les deux décennies précédentes, et le 11-Septembre même, la FEMA était à nouveau engagée avec d’autres agences dans l’Opération Tripod, un exercice de bioterrorisme à New York [18].

 Le 1er juin 2001, quelqu’un a également dû ordonner les nouvelles instructions plus restrictives selon lesquelles les interceptions par l’armée d’un avion détourné devaient être approuvées « aux plus hauts niveaux du gouvernement » (c’est-à-dire par le Président, le Vice-président, ou le secrétaire à la Défense) [19].

Le Rapport de la Commission attribue l’origine de cet ordre à un Mémo du JCS [NdT : le Joint Chiefs of Staff, l'État-major interarmées] du 1er juin 2001, intitulé « Aircraft Piracy (Hijacking) and Destruction of Derelict Airborne Objects » [NdT.: "Piratage (Détournement) d'Avion et Destruction d'Aéronefs en Perdition"].

Or les instructions écrites étaient moins restrictives avant le 1er juin 2001, et j’ai appris que le changement fut discrètement annulé au mois de décembre suivant.

Dans mon livre La Route vers le Nouveau Désordre Mondial, je suggère que ce changement dans le Mémo du JSC provenait du National Preparedness Review [NdT.: l'Étude sur la Préparation de la Nation] dans laquelle le Président Bush autorisait le Vice-président Cheney, avec la FEMA, « à s’occuper de toute attaque terroriste. » [20] La presse a en revanche ignoré le fait que Cheney et la FEMA avaient participé, au sein de la même équipe, à l’élaboration des mesures de la COG dans les années 1980 et 1990.

Comme je l’ai indiqué plus haut, il est nécessaire de s’arrêter sur l’affirmation d’un responsable du Pentagone (faite à Andrew Cockburn) selon laquelle l’administration Clinton n’aurait eu « aucune idée de ce qui se passait » relativement à la COG. Permettez-moi de citer la réponse au livre de Cockburn dans mon propre ouvrage « La Route vers le Nouveau Désordre Mondial ».

L’article [de Weiner] persuada les auteurs James Mann et James Bamford que les plans de la COG de Reagan étaient dorénavant abandonnés, car « il n’y avait, semblait-il, plus aucun ennemi dans le monde capable de… décapiter le leadership de l’Amérique. » [22]

En fait, une seule phase de la planification de la COG avait été abandonnée: un programme du Pentagone relatif à la réponse à une attaque nucléaire. Au contraire, selon l’auteur Andrew Cockburn, une nouvelle cible fut trouvée :

Bien que sous l’ère Clinton les exercices aient continué, avec un budget annuel de plus de 200 millions de dollars, les Soviétiques disparus furent alors remplacés par des terroristes […] Il y eut également d’autres changements. Auparavant, les spécialistes sélectionnés pour diriger le ‘gouvernement de l’ombre’ avaient été puisés dans l’ensemble du spectre politique, qu’ils soient Démocrates ou Républicains. Mais dorénavant, dans les bunkers, Rumsfeld se retrouvait en sympathique compagnie politique, la liste des ‘joueurs’ étant presque exclusivement constituée de faucons Républicains.

« C’était un moyen pour ces gens de rester en contact. Ils se rencontraient, faisaient l’exercice, puis ils tiraient à boulets rouges sur l’administration Clinton, de la manière la plus extrême » me révéla un ancien officiel du Pentagone ayant une connaissance directe de ce phénomène. « On pourrait parler d’un gouvernement secret attendant son tour. L’administration Clinton fut extraordinairement indifférente à cela, [ils n’avaient] aucune idée de ce qui s’y déroulait. »

Le récit de Cockburn requiert quelques réserves. Richard Clarke, un Démocrate favorable à Clinton (son directeur du contre-terrorisme), admet qu’il a participé aux simulations de la COG durant les années 1990 et qu’il a en fait rédigé la Presidential Decision Directive (PDD) 67 (la Directive de Décision Présidentielle) de Clinton dans le cadre de l’« Enduring Constitutional Government and Continuity of Government » (Faire perdurer le gouvernement constitutionnel et la continuité du gouvernement). Cependant, la planification de la COG impliquait des équipes différentes ayant des buts différents. Il est assez probable que le responsable du Pentagone décrivait l’équipe du Département de la Défense chargée des représailles.

La description d’un « gouvernement secret attendant son tour » (qui incluait à la fois Cheney et Rumsfeld) est très proche de la définition d’une cabale, en tant que groupe de personnes secrètement unies afin de provoquer un changement ou un renversement de gouvernement. À la même époque, Cheney et Rumsfeld projetaient également un changement par le biais de leur lobbying public, à travers le Project for the New American Century (PNAC, « Projet pour un Nouveau Siècle américain), en faveur d’une politique moyen-orientale plus volontariste. À la lumière de la façon dont la COG a été réellement mise en œuvre en 2001, nous pouvons légitimement suspecter que, malgré l’intérêt de ce groupe envers le programme de « continuité du gouvernement » sous Reagan, l’intérêt central de Cheney et de Rumsfeld durant les années Clinton était désormais un changement de gouvernement. [23]

C’est compréhensible: il y a une très grande résistance intellectuelle à admettre l’affirmation extraordinaire selon laquelle, même de l’extérieur du gouvernement, Cheney et Rumsfeld sont parvenus à mettre en œuvre des modifications à la Constitution, qu’ils ont ensuite appliquées une fois revenus au pouvoir. La plupart des personnes ne peuvent même pas croire la seconde partie de cette affirmation, pourtant connue: le 11 septembre 2001, les mesures de la COG supplantant la constitution ont effectivement été instituées. C’est pourquoi les deux premières recensions de La Route vers le Nouveau Désordre Mondial, toutes les deux favorables et intelligemment écrites, ont chacune rapporté que je spéculais sur le fait que la COG avait été imposée le 11-Septembre.

Non, ce n’était pas une spéculation: le Rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre confirme à deux reprises que la COG fut mise en œuvre, s’appuyant sur la preuve d’un appel téléphonique passé entre Bush et Cheney, dont il n’y a pas d’enregistrement. Sans enregistrement, j’étais conduit à spéculer, parce que l’appel fut passé sur un téléphone réservé à la COG en dehors du bunker présidentiel, le niveau de secret étant tel que les enregistrements ne furent jamais fournis à la Commission.

Une note de bas de page du Rapport de la Commission indique que : « L’urgence du 11-Septembre fut pour les États-Unis un test des plans et des capacités du gouvernement à assurer la continuité du gouvernement constitutionnel et la continuité des opérations du gouvernement. Nous n’avons pas enquêté sur ce point, sauf pour comprendre les actions et les communications des plus hauts responsables en poste le 11-Septembre. Le Président, le Vice-président et le personnel dirigeant de la Commission ont été informés sur les principes généraux de ces plans de continuité et sur leur mise en application [24].

Les autres notes de bas de page confirment qu’aucune information n’a été extraite des dossiers de la COG pour documenter le Rapport de la Commission. Au minimum, ces dossiers pourraient expliquer l’absence mystérieuse de l’appel téléphonique par lequel, simultanément, la COG fut autorisée et (qu’en conséquence) on décida de maintenir Bush à l’écart de Washington. Je pense par ailleurs qu’ils pourraient en fait nous en apprendre vraiment beaucoup plus.

Quelle est la marche à suivre pour sortir de cet état de fait, où la Constitution a bel et bien été remplacée par une autorité plus haute quoique moins légitime ? D’après moi, c’est en demandant au Congrès de faire ce que la loi lui demande de faire, et de déterminer s’il doit être mis un terme à la proclamation d’état d’urgence en cours (50 U.S.C. 1622, 2002).

Un appel en ce sens, formulé dans les règles de l’art, a échoué. Il peut s’avérer nécessaire de soulever la question dans un contexte plus large, mais aussi plus controversé : le fait scandaleux qu’une faction ait pu remplacer la Constitution, tandis que le Congrès n’a rien fait malgré plusieurs demandes. Je souhaiterais que les Américains sensibilisés sur le sujet demandent des comptes à tous les candidats au Congrès pour les prochaines élections [NdT.: En novembre 2010, pour un peu plus d'un tiers du Sénat]. Au minimum, les candidats devraient promettre de débattre de la proclamation de l’état d’urgence, comme le stipule la loi.

Peter Dale Scott
Global Research, 19 mai 2010
Traduction C.Doure pour ReOpenNews

Notes de l’auteur :

1. New York Times, July 14, 1987.

2. James Bamford, A Pretext for War: 9/11, Iraq, and the Abuse of America’s Intelligence Agencies (Doubleday, New York, 2004), p.74: “The existence of the secret government was so closely held that Congress was completely bypassed. Rather than through legislation, it was created by Top Secret presidential fiat. In fact, Congress would have no role in the new wartime administration. ‘One of the awkward questions we faced,’ said one of the participants, ‘was whether to reconstitute Congress after a nuclear attack. It was decided that no, it would be easier to operate without them.’” Cf. James Mann, The Rise of the Vulcans: The History of Bush’s War Cabinet (Viking, New York, 2004), p.145.

3. Miami Herald, July 5, 1987. In October 1984 Jack Anderson reported that FEMA’s plans would “suspend the Constitution and the Bill of Rights, effectively eliminate private property, abolish free enterprise, and generally clamp Americans in a totalitarian vise.”

4. Tim Weiner, New York Times, April 17, 1994.

5. Bamford, A Pretext for War, p.74; cf. James Mann, The Rise of the Vulcans, p.138-45.

6. Scott, The Road to 9/11: Wealth, Empire, and the Future of America (University of California Press, Berkeley & Los Angeles, 2007), 183-87. NB: Road to 9/11 est le titre original du livre de Peter Dale Scott, paru sous le titre français La Route vers le Nouveau Désordre Mondial.

7. The provisions of Executive Order 12656 of Nov. 18, 1988, appear at 53 FR 47491, 3 CFR, 1988 Comp., p.585, http://www.archives.gov/federal-register/codification/executive-order/12656.html. The Washington Post (March 1, 2002) later claimed, falsely, that Executive Order 12656 dealt only with “a nuclear attack.” Earlier there was a similar misrepresentation in the New York Times (November 18, 1991).

8. Andrew Cockburn, Rumsfeld: His Rise, Fall, and Catastrophic Legacy (Scribner, New York, 2007), p.88.

9. Ross Gelbspan, Break-ins, Death Threats, and the FBI (South End Press, Boston,1991), p.184; cf. New York Times, November 18, 1991.

10. 9/11 Commission Report, p.38, 326; Scott, Road to 9/11, p.228-29.

11. Alfred Goldberg et al., Pentagon 9/11 (Department of Defense, Washington, 2007), p.132.

12. Scott, Road to 9/11, p.238, p.240-41.

13. U.S. Department of Defense, “U.S. Northern Command,”http://www.globalsecurity.org/military/agency/dod/northcom.htm – Cf. John R. Brinkerhoff, PBS, Online Newshour, 9/27/02: “The United States itself is now for the first time since the War of 1812 a theater of war. That means that we should apply, in my view, the same kind of command structure in the United States that we apply in other theaters of war.” Brinkerhoff had earlier developed the martial law provisions of REX 84 in the Reagan era.

14. Cf. Peter Dale Scott and Dam Hamburg , « To All Readers: Help Force Congress To Observe the Law on National Emergencies!!!, » 911Truth.org, March 24, 2009,http://www.911truth.org/article.php?story=20090324183053848

15. Peter Dale Scott, To All Readers: Help Force Congress To Observe the Law on National Emergencies (with Dan Hamburg), http.//www.truth.org, March 24, 2009,http://www.911truth.org/article.php?story=20090324183053848#r7

16. White House Press Release, September 10, 2009,http://www.whitehouse.gov/the_press_office/Notice-of-continuation-from-the-president-regarding-the-emergency-declared-with-respect-to-the-September-11-2001-terrorist-attacks/ – A press briefing by Obama’s spokesman Robert Gibbs the same day did not mention the extension.

17. Cf. Time, Nov. 26, 2001: « While Daschle, the Senate majority leader, could have been chosen as a representative of all Democrats or of the entire Senate, Leahy is a less obvious choice, most likely targeted for a specific reason. He is head of the Senate Judiciary Committee, which is involved in issues ranging from antitrust action to antiterror legislation.” See also Anthony York, “Why Daschle and Leahy?” Salon, November 21, 2001,http://dir.salon.com/story/politics/feature/2001/11/21/anthrax/index.html.

18. Brian Michael Jenkins & Frances Edwards-Winslow, “Saving City Lifelines: Lessons Learned in the 9-11 Terrorist Attacks” (Mineta Transportation Institute, San José State University, San Jose, CA, 2003).
19. 9/11 Commission Report, p.17; cf. fn. 101, p.458.

20. Houston Chronicle, May 9, 2001; Road to 9/11, p.209.

21. James Mann, The Rise of the Vulcans, p.139; James Bamford, A Pretext for War.

22. Mann, Rise of the Vulcans, p.144.

23. Scott, The Road to 9/11, p.186-87.

24. 9/11 Commission Report, p.555.

http://www.dailymotion.com/video/xf06wo

LE MIRACLE DE FATIMA EST-IL UNE MANIPULATION EXTRATERRESTRE ? 27 octobre, 2011

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Cette question a été posée au théologien, le Père François Brune par la revue Parasciences 

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ENTRETIEN AVEC LE DR RICHARD HAINES 23 septembre, 2011

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Entretien avec cet ancien chercheur de la NASA, spécialiste des ovnis tiré d’un DVD « The Hard Evidence » (en anglais)

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« La première chose qui vient à l’esprit de la plupart des gens entendant ce récit est l’hypothétique avion TR-3B. Cependant il existe des preuves pour suggérer que le TR-3B pourrait faire partie d’une campagne de désinformation. Bob Pratt a confirmé que les premières observations des témoins d’objet de forme triangulaire datent de 1965, alors que le TR-3B ait évoqué depuis le début des années 80. Dans ce contexte, le TR-3B peut être vu comme une couverture, en offrant aux chercheurs une explication rationnelle aux observations. Selon «Riddle of the Skies – épisode 3″ il n’existe aucune preuve que le TR-3B existe. Cependant, un manque de preuve n’est pas en soi suffisant pour écarter la possibilité qu’il existe des avions triangulaires  qui font partie de « Blacks projects ».

 

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Lien  : http://skystars.unblog.fr/2010/02/20/auroratr-3-black-manta-et-les-triangles-de-nuit/

http://skystars.unblog.fr/2009/06/03/ovni-et-avions-secrets-americains/ 

https://www.youtube.com/watch?v=nesNiG8ueOE

ENTRETIEN AVEC JACQUES RAVATIN : LES EMISSIONS DUES AUX FORMES 28 août, 2011

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ENTRETIEN AVEC JACQUES RAVATIN : LES EMISSIONS DUES AUX FORMES dans Exo-contacts j_ravatin_pt_format-1332e

Jacques Ravatin est né le 27 janvier 1935, professeur de Mathématiques à l’Université d’Orsay, il a travaillé en axiomatique quantique et en mathématiques en liaison avec différentes équipes de recherche dont un groupe du CERN de Genève, il est un des fondateurs de la Fondation Ark’All. Jacques Ravatin est à l’origine, entre autres, de théories mathématiques qu’il nommait « non-cartésiennes ».

Jacques Ravatin nous a quitté en Mars 2011. C’est par cet entretien de 1978 – ci-dessous – que nous l’avons découvert. Il était la continuation et la synthèse d’une longue lignée de chercheurs et de scientifiques d’avant-garde qui, à la fois, pratiquement et théoriquement étudiaient les liens du visible et de l’invisible, de leurs implications et de la possibilité de changer de conscience. Son œuvre reste relativement méconnu et il est dommage que plusieurs farfelus s’en inspirent. Ravatin continua ses travaux avec sa fondation Ark’all et publia de nombreuses études, parfois sous le pseudonyme de Vladimir Rosgnilk. Ses thèses restent à être vérifier par une communauté plus large de chercheurs…

(Revue Psi International. No 7. Octobre-Novembre-Décembre 1978)

Une nouvelle approche de l’Univers… Un reportage de Joël André

Si les mathématiques, l’architecture et l’esthétique apportent d’innombrables données descriptives et analytiques concernant les Formes, aucune science actuelle ne semble pourtant poser le problème fondamental : « Que sont les Formes ? ». Et surtout : « Que font les Formes ? ».

Dès 1930, André de Bélizal et les ingénieurs Chaumery et Morel abordaient néanmoins la question et aboutissaient, dans une sorte de tentative de conciliation entre la radiesthésie et l’électromagnétisme, à la notion d’Ondes de Forme.

Une seconde génération de chercheurs, entre autres l’archéologue Enel, puis Jean de la Foye et Roger de Lafforest, reprenaient les résultats des pionniers et accumulaient les vérifications expérimentales. On ignorait toujours la nature exacte de ces « Ondes de Forme », mais l’influence de ces mystérieuses émanations sur le végétal et le vivant pouvait être reproduite à partir d’émetteurs artificiels, décelée par des détecteurs et utilisée à des fins précises.

L’entretien qui va suivre évoque, bien entendu, ces étapes préliminaires sans lesquelles les recherches actuelles resteraient incompréhensibles. Sans s’y attarder, toutefois, et ceci pour deux raisons.

Il n’est pas souhaitable de donner trop de précisions pratiques sur les dispositifs expérimentaux utilisés dans ce domaine. Leur simplicité apparente dissimule des potentialités redoutables que le débutant enthousiaste (comme parfois le chercheur confirmé) risque de découvrir à ses dépens et… à ceux des autres !

Mais surtout, les travaux menés actuellement par le Groupe ARK’ALL constituent une sorte de révolution par rapport au passé. On ne parle plus d’Ondes de Forme mais d’Émissions dues aux Formes. Pourquoi ? Parce que l’on n’a pas à faire à des ondes, ni celles du spectre électromagnétique, ni celles de tout autre système vibratoire connu. En bref : les Émissions dues aux Formes n’appartiennent pas à notre Univers physique…

On trouvera bien d’autres propos « insoutenables » tout au long de cet entretien avec Jacques Ravatin. Les Initiés de l’Antiquité conversaient-ils avec les Dieux ? L’alphabet hébreu recèle-t-il l’état latent de toute réalité ? Les Pyramides, les statues de l’île de Pâques et les Cathédrales sont-elles autant de gigantesques Émetteurs ? Et par-là même des véhicules vers ce que le diagramme relativiste du Temps désigne comme « Ailleurs » ? Encore s’agirait-il d’un Ailleurs… autre que celui des physiciens. Notre univers physique ne serait qu’une restriction de l’univers réel, du Global.

On ne saurait rester insensible aux propos de Jacques Ravatin en tant qu’ils concernent les aspects les plus fondamentaux de. la connaissance. Et des questions plus immédiates telles que l’habitat, l’environnement, la médecine et la technologie du Futur. Même sur ces thèmes de civilisation, on verra que les formulations défient toutes nos habitudes de pensée.

Mais alors, fallait-il publier ces propos, ou encore n’était-il pas trop tôt pour le faire ?

De deux choses l’une : ou bien les affirmations de Jacques Ravatin sont exactes et les recherches de son groupe sont en passe de révolutionner la science actuelle. Il serait alors impardonnable de faire obstacle à leur diffusion et à leur libre appréciation par tous. Ou bien elles relèvent d’un enthousiasme exagéré et d’un manque total de prudence scientifique, auquel cas, selon la formule consacrée, elles n’engagent que leur auteur, sa bonne foi et ses compétences universitaires.

Dans un cas comme dans l’autre, Jacques Ravatin nous a paru capable de prendre ses responsabilités. Sa carrière universitaire (après un doctorat en physique mathématique, il enseigne aujourd’hui cette discipline à l’Université d’Amiens) ne le laisse pas sans répondant sur le plan polémique. Sa pratique expérimentale (il fut également ingénieur-chimiste au C.N.R.S.) laisse espérer qu’il a su garder les yeux ouverts lors de ses investigations. L’assurance avec laquelle il se propose d’opérer les principales transformations physico-chimiques connues par des voies entièrement ignorées de nos laboratoires serait insensée si elle ne reposait sur un acquis vérifiable. Les thèses et brevets se multiplient d’ailleurs autour des travaux du Groupe Ark’All et l’industrie privée leur accorde déjà un soutien non négligeable.

Mais supposons que les propos qui vont suivre ne relèvent que d’extrapolations sans fondement ou encore d’observations réelles mais hâtivement généralisées, bref d’un abus d’interprétation. Il n’en serait pas moins nécessaire de les lire et de les relire. Einstein ne disait-il pas avoir recueilli certaines idées majeures de ses théories à la lecture… d’ouvrages de science-fiction !

Question – Joël André : Étant donné le domaine insolite que nous allons aborder, il serait bon de donner une idée de votre formation scientifique et des fondements de vos présentes recherches.

Réponse – Jacques Ravatin : Dès la fin de mes études secondaires, j’étais préoccupé par l’existence de réalités inconnues de la science classique. Je pensais que certains phénomènes relevaient d’une approche différente.

Je me mis à la recherche de ce que j’appelle des Systèmes non-Cartésiens. Dans les milieux universitaires, les avis sur l’existence de tels systèmes étaient très partagés.

En 1965, dans ma thèse de physique mathématique, je montrais que certains grands problèmes de la Physique étaient justiciables d’autres systèmes de référence, d’autres approches que celles utilisées jusqu’à présent.

Le Jury de Thèse était présidé par le Pr Depommier, aujourd’hui Directeur d’un grand Laboratoire de Physique à Montréal. Il fut très intéressé par la notion de Systèmes non-Cartésiens et m’encouragea à poursuivre mes recherches.

Désirant approfondir mes connaissances mathématiques, j’ai travaillé un certain temps sur des algèbres très spéciales. Puis, j’entrepris des recherches au C.N.R.S.

Je continuais à penser aux Systèmes non-Cartésiens, jusqu’au jour où j’entendis Roger de Lafforest, au cours d’une émission télévisée, parler de certaines recherches sur les Formes et leurs effets insolites sur les êtres vivants.

R. de Lafforest mentionna mes recherches théoriques comme susceptibles d’éclairer les résultats obtenus par plusieurs chercheurs, dont lui-même, sur le plan expérimental. J’ai donc pris contact avec lui et il m’a permis de faire connaissance avec les travaux dus à André de Bélizal sur ce que l’on appelait alors les « Ondes de Forme ». Il m’a fait découvrir entre autres les curieuses propriétés d’une forme égyptienne dite « Louksor », celle que l’on retrouve sur la bague protectrice que M. de Bélizal avait baptisée « bague atlante ».

Les propriétés insoupçonnées des Formes me donnaient accès à l’un de ces Systèmes non-Cartésiens dont j’avais cherché si longtemps un exemple réel. De leur côté, les pionniers comme Turenne, de Bélizal, Chaumery, Enel et les chercheurs de la seconde génération tels que Jean de la Foye et R. de Lafforest avaient beaucoup expérimenté et raisonné par analogie. En reprenant leurs résultats à la lumière des modèles non-cartésiens que j’avais élaboré sur le plan abstrait, on pouvait enfin avancer et savoir de quel aspect du réel relevaient les énigmatiques influences émises par les Formes.

Ravatin1-66x300 dans Exo-contactsLa Forme « Louksor ». Elle figurait sur une bague en grès noir retrouvée en Égypte vers la fin du XIXe siècle.

A. de Bélizal avait constaté les effets de cette bague sur divers aspects de sa vie quotidienne, sur le plan tant physique que psychique. Ce fut l’origine de ses recherches sur ce qu’il baptisa par la suite « Ondes de Forme ».

Selon Jacques Ravatin, cette bague compense les effets néfastes de certaines Émissions dues aux Formes. L’archéologue Carter la portait lors de l’ouverture du tombeau de Tout Ankh Amon en 1922. Il fut le seul rescapé de la vague de décès inexpliqués qui frappa dix-huit personnes associées de près aux fouilles de la mission Carter-Carnavon, celle qui devait aboutir à l’invention de la tombe du pharaon et du célèbre trésor. Les chercheurs auraient été atteints par des Émissions nocives dues au déplacement des objets funéraires : la disposition de ces derniers dans les sépultures égyptiennes répond en effet à des notions d’équilibre des Formes et leur agencement très particulier ne peut être bouleversé sans risques.

Q – Pouvez-vous, en un bref historique, relater les principales étapes qui ont marqué l’évolution du problème jusqu’à sa forme actuelle ?

R -Pour ce qui va suivre, il convient d’abord de parer à un argument trop connu dès que l’on parle de radiesthésie. L’usage du pendule est en effet contesté sous prétexte que sa giration serait due à d’imperceptibles mouvements musculaires, conscients ou non, de la part du sujet qui le manipule.

Or, dès 1850, le baron de Reichenbach avait mis au point un type de pendule qui excluait l’action musculaire du sujet. Il s’agit d’un pendule dont le fil, à une certaine hauteur, est enroulé un bon nombre de fois autour d’un cylindre fixe. Le sujet n’avait d’autre contact avec le pendule que l’extrémité de l’index posé sur le fil au niveau du cylindre d’enroulement. L’intervention des secousses musculaires, même importantes, était donc exclue, ce qui n’empêchait pas le pendule d’entrer en giration selon les principes habituels.

Après cette précision indispensable, j’en viens à une autre expérience due également à Reichenbach et directement liée à ce qui nous intéresse. Sur le pôle positif, orienté au Nord, d’un aimant droit, on plaçait un cylindre en bois. On demandait alors à un clairvoyant, placé dans une chambre noire, de concentrer son attention sur le cylindre. Au bout d’une heure environ, le sujet voyait apparaître autour de la circonférence du cylindre un disque de couleurs rangées dans l’ordre du spectre lumineux que nous connaissons en optique.

Vers 1905, le colonel de Rochas avait lui aussi découvert par diverses expériences des émissions n’appartenant pas au spectre électromagnétique connu. Ces expériences furent reprises et développées par l’ingénieur Turenne en 1928, puis par de Bélizal, Chaumery et Morel. Les mêmes émissions furent repérées et comme c’était l’âge d’or des applications de l’électromagnétisme, les chercheurs que je viens de citer ont tenté de concilier leurs découvertes avec les théories régnantes. Ils ont donc baptisé les émissions du nom des couleurs-témoins à partir desquelles le pendule entrait en giration et ils ont distingué deux aspects de ces « ondes de forme », magnétique et électrique. On pensait à l’époque qu’il s’agissait d’une bande encore inexplorée du spectre électromagnétique.

Nous savons aujourd’hui que les prétendues « ondes de forme » ne sont pas des ondes et n’appartiennent pas aux champs électromagnétiques. C’est pourquoi nous parlons à présent des « Émissions dues aux Formes ».

Ravatin2-287x300La « décomposition du spectre des couleurs par la sphère » selon Bélizal et Chaumery. Les abréviations sont les suivantes : V = vert ; Bu = bleu ; I = indigo ; Vi = violet ; UV = ultra-violet ; Bc = blanc ; N = noir ; IR = infra-rouge ; R = rouge ; O = orangé ; J = jaune.

Schéma de Jean de La Foye, paru dans son livre « Ondes de vie, Ondes de mort».

Q – Avant de voir comment vous en êtes venu à cette conclusion, pouvez-vous donner un aperçu de la façon dont les pionniers que vous venez de citer ont en quelque sorte « défriché » la question ?

R – Aucun détecteur classique n’étant sensible aux émissions dont nous parlons, Chaumery et de Bélizal ont utilisé la méthode radiesthésique, en y apportant d’ailleurs quelques améliorations sensibles.

Sur une sphère en bois, ils ont essayé de repérer au pendule des points émetteurs de ce qu’ils appelaient « ondes de forme ». La méthode était celle du « témoin », classique en radiesthésie. Un exemple : tenez de la main gauche un morceau de tissu ou de papier rouge ; de la main droite, lancez le pendule en oscillation rectiligne au-dessus de la sphère. A la verticale d’un point précis, le pendule entre en giration. Le point ainsi repéré est dit « émetteur » de la couleur rouge. Suivant le sens de giration du pendule, la « couleur » sera dite négative ou positive. On aura par exemple au pôle Nord de la sphère un point d’émission faisant tourner le pendule pour un tissu-témoin vert et dans le sens des aiguilles d’une montre : ce point reçoit l’appellation de Vert positif ou V+. Le point diamétralement opposé reçoit le nom de Vert négatif ou V-.

Chaumery et Bélizal ont constaté que les points-couleurs se répartissaient à la surface de la sphère selon des spirales régulières qui subissent un certain décalage en fonction du mouvement de la Terre. Pour « fixer » la position de ces spirales, ils ont eu l’idée de percer deux trous diamétralement opposés sur l’équateur de la sphère.

Q – Ces préliminaires sont à l’origine de l’ingénieux « pendule universel » qui a permis d’étudier bien des propriétés et effets de Forme, sur des objets actuels ou antiques…

R – Le Pendule universel est en effet constitué d’une masse sphérique en bois sur laquelle sont reportés les points-couleurs identifiés par Bélizal et Chaumery. Le fil coulisse sur une anse mobile fixée au pendule et peut ainsi être réglé au-dessus du point d’émission désiré. La giration se produira à la verticale d’un objet émettant selon les caractéristiques du point émetteur sélectionné sur le pendule.

C’est un instrument très utile, tout comme le pendule équatorial mis au point par les mêmes auteurs. Et les acquis des premiers chercheurs n’ont rien perdu de leur valeur pratique. Simplement la terminologie était inadéquate et les Emissions repérées appartenaient à un champ restreint, dont nos investigations actuelles continuent de tenir compte sous le nom de « Champ de Taofel de Bélizal ».

Ce qu’il faut bien comprendre si l’on veut accéder aux recherches actuelles sur les Emissions dues aux Formes, c’est qu’elles n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons sous le nom d’ondes ou de vibrations et que les « Couleurs » émises par divers points de la sphère ou d’autres solides sont d’une autre nature que les couleurs perçues par nos sens. Elles n’appartiennent pas à notre univers physique.

Q – Comment est-on passé des recherches concrètes et des analogies électromagnétiques ou chromatiques aux conceptions infiniment plus abstraites que vous soutenez à présent ?

R – Je pense que les recherches d’Enel ont été déterminantes. Avant même de s’intéresser aux Émissions dues aux Formes, Enel était initié aux doctrines ésotériques de l’Antiquité. Il a sans doute été le premier à comprendre que les pouvoirs des Formes relevaient d’un mode de pensée radicalement différent du nôtre. Plutôt que de se tourner vers les critères scientifiques du moment, il a considéré le problème du point de vue de la Kabbale hébraïque et des grands systèmes cosmogoniques de l’Inde et de l’Egypte anciennes. Cela lui a permis d’approfondir le sens des architectures sacrées qui sont, pour la pensée matérialiste, rigoureusement incompréhensibles. Enel fut aussi un des premiers à soupçonner la relation entre Emissions dues aux Formes et cancer. Il a même découvert une Émission agissant sur les cellules cancéreuses, celle que nous appelons l’Émission Cancer d ‘Enel.

Ravatin3-241x300Placée sur un disque de bois convenablement percé et orienté, cette figure kabbalistique, dite de la Synthèse, engendre des Émissions Dynamiques dont les effets sont remarquables sur le vivant et les eaux.
Ravatin4-300x289Le Pa-Kua, figure chinoise combinant le cercle Yin/Yang et les trigrammes du Yi-King. Il émet des Émissions au Champ « Bélizal » et d’autres à caractère « Möbius ». Bien que possédant des propriétés thérapeutiques, il est d’un emploi délicat : en état « KSh Ph » ou   Magie, ses effets sont inattendus et puissants.

Q – Venons-en maintenant à votre affirmation la plus audacieuse : les Émissions dues aux Formes n’appartiennent pas à notre univers physique ! Sur quoi repose cette conviction ?

R – Du point de vue même de la science, la condition essentielle pour la connaissance de l’Univers est que l’on puisse partout et toujours se donner un ou plusieurs repères : distance, vitesse, temps, force, etc. Tant que nous pouvons aborder les phénomènes dans le cadre d’un système de repères, nous avons la possibilité d’analyser, de nommer ou de compter, de mesurer ou de comparer.

Mais n’existe-t-il pas dans l’univers des domaines où les repères eux-mêmes deviennent instables ou disparaissent ?

Nous avons découvert l’existence de tels systèmes, de réalités pour lesquelles normes et repères s’estompent ou font complètement défaut. L’Univers physique n’est donc qu’un aspect, un cas particulier, d’un domaine plus vaste. Notre univers physique, restreint est ce que nous appelons le Local, puisque l’on peut toujours y localiser un objet. Quant à l’Univers total, celui où les repères du Local disparaissent, nous l’appelons le Global.

Il existe des domaines intermédiaires entre ces deux faces du réel, des passages du Local au Global et des projections du Global dans le Local. Les transitions entre ces deux réalités ne sont autres que nos fameuses « Émissions dues aux Formes ».

Q – Ainsi le domaine des Émissions dues aux Formes serait celui où il demeure possible, malgré l’évanescence des repères, de comprendre ce qui se passe au seuil de l’incompréhensible ?

R – C’est cela, une sorte de compromis entre le Global, au sein duquel les repères sont dissous, et le Local où les repères sont partout présents.

Q – C’est une extension considérable des notions de l’époque des « Ondes de Forme ». La pratique expérimentale a-t-elle connu elle aussi des variations importantes ?

R – Nous construisons des appareils émetteurs beaucoup plus puissants que ceux de Bélizal et Chaumery et nous amplifions les Émissions par des tensions électriques de plus en plus élevées. Mais en recherche courante, pour la détection ou l’analyse, nous utilisons toujours les pendules universels, équatoriaux, etc. Nous disposons également de pendules permettant de déterminer la polarité d’une Forme (si elle en a une) et surtout de « pendules hébreux » pour connaître certaines qualités fondamentales que nous appelons des États.

Cette notion est capitale car certaines Émissions réputées bénéfiques peuvent avoir une influence désastreuse uniquement parce qu’elles se trouvent dans un État néfaste.

Q – Pouvez-vous préciser cette nouvelle notion et la méthode utilisée pour mettre en évidence l’État d’une Emission ?

R – En physique, on définit l’état d’un objet par sa position et sa vitesse. Mais puisque les Émissions dues aux Formes sont en dehors du domaine physique, leurs diverses caractéristiques ne correspondent pas aux critères du Local. Malgré cette délocalisation, certaines différenciations restent possibles. On peut ainsi distinguer les niveaux qualitatifs du Physique, du Vital, du Psychique, pour ne citer que les catégories les plus simples. Cette méthode ne relève pas, comme il pourrait sembler, de présupposés métaphysiques, mais des propriétés de la langue hébraïque et de l’alphabet dit « Hébreu carré ».

Les alphabets contemporains sont des ensembles de signes purement conventionnels, mais il n’en va pas de même des alphabets antiques dont chaque signe était porteur d’une puissance latente en liaison avec les différents aspects cosmiques que l’écriture se proposait de refléter et d’influencer. La puissance de chaque signe était susceptible d’amplification, d’activation, d’où la possibilité d’utiliser les hiéroglyphes, les alphabets hiératiques et les noms sacrés pour pénétrer des états secrets du réel ou accéder à des états de conscience élevés. Nous vérifions chaque jour la puissance, l’efficience, de ces symboles qu’il faut d’ailleurs manier avec prudence.

Parmi les divers alphabets hiératiques, c’est-à-dire sacrés, l’hébreu carré est sans doute celui qui nous est parvenu sous sa forme la plus authentique, la moins dégénérée. C’est sans doute pour cette raison que les caractères et les mots hébreux tracés à l’aide de cet alphabet sont d’une telle sensibilité à des qualités et des différences que notre pensée actuelle a perdues de vue. Entre autres, les différents « états » que peuvent revêtir les Émissions dues aux Formes.

Ravatin5-300x260Six pendules, dont cinq à caractères hébraïques et le dernier (en bas à droite) pour détecter les transferts entre Formes et Systèmes de Formes. Les cercles sont le symbole du « Nœud de Vie ». importante Émission du Champ Vital que l’on repère sur un végétal au niveau du sol et chez un être humain au niveau du plexus ombilical.

La méthode consiste à graver sur un pendule cylindrique dit « pendule hébreu » le mot qualifiant un État donné. Le mot hébreu signifiant « Terre » interagit avec les États du niveau physique, le mot « Souffle de Vie » décèle les Etats propres au Vivant, le mot « Esprit » implique ceux du psychique ou du spirituel, etc.

Ravatin6-216x300Les principaux mots hébreux utilisés pour la détection des États. Ils permettent de situer les qualités intrinsèques de la réalité étudiée.

Nous pourrons de la même manière mettre en évidence des États tels que « Parole », « Nuit », « Lumière », chaque mot hébreu fixé au pendule faisant réagir ce dernier lorsque l’État symbolisé par le mot est présent dans l’objet ou le phénomène étudié. A un niveau très simple, cette méthode recoupe d’ailleurs les résultats de la radiesthésie classique : le pendule portant le mot hébreu « Il-jaillira-de-l’eau » réagira positivement à la verticale d’une nappe ou d’une source souterraine.

Mais nous pouvons déceler des États beaucoup moins familiers, beaucoup moins simples à définir, même si la puissance de leurs effets ne laisse aucun doute quant à leur existence.

Le mot « K Sh Ph » définit ainsi l’État « Magie » et caractérise en effet des situations où les repères sont bouleversés, surtout lorsque nous avons affaire en même temps à l’État « Shin renversé » qui implique des influences anti-humaines de très mauvais augure.

Q – Comment cela se traduit-il dans notre réalité ?

R – Il existe de nombreuses variétés de l’État « K Sh Ph ». Nous les repérons sur certaines statuettes égyptiennes dont les bras sont croisés sur la poitrine, sur des pyramides mal orientées, sur des instruments de musique tels que le violon, etc. Les constructions modernes, les complexes technologiques importants témoignent souvent de cet Etat, qui peut d’ailleurs émaner d’une œuvre d’art, d’une musique ou de certains propos. Un discours d’Hitler manifeste ainsi un Etat « K Sh Ph » avec Shin Renversé.

Ravatin7-236x300Statuettes funéraires. Comme toutes les Formes égyptiennes, elles recèlent des potentialités insoupçonnées et sont à déplacer avec prudence.

Voyons maintenant comment cet État affecte les Émissions dues aux Formes. Prenons par exemple l’Émission dite V-M qui appartient au Champ de Taofel « de Bélizal ». Elle intervient notamment sur le corps humain au niveau du système nerveux. A l’état normal, le V-M dissipe la fatigue et les différentes tensions, régénère le métabolisme de la cellule nerveuse, etc.

Mais si cette Émission se trouve affligée de l’État « K Sh Ph » avec « Shin renversé », elle induit une situation d’anomalie profonde, magique, et des effets anti-humains (le Shin en position normale étant le critère de l’humain non essentiellement perturbé).

Que se passera-t-il alors ? L’État « Magie » perturbant toutes les fonctionnalités habituelles du monde quotidien et le « Shin » renversé bouleversant profondément la conscience du monde extérieur, le sujet ne maîtrisera plus, ou très mal, ses rapports avec les objets matériels et la situation d’ensemble. Supposons qu’il se trouve affecté par l’Émission anormale alors qu’il est au volant de sa voiture, le véhicule quittera la route sans raison apparente et ce sera l’accident « inexplicable ».

Vous voyez donc qu’une Émission à l’origine bénéfique peut être affectée par l’État selon lequel elle prend effet.

Ravatin8-300x95Ravatin9-300x168Sur les cordes de ce violon, le pendule hébreu détectant l’état « K SH Ph ». Cet état est repérable au-dessus de tout violon, joué ou non. Il disparaît si on enlève l’« âme », petite pièce de bois située à l’intérieur de la table d’harmonie et qui semble être à l’origine du caractère « magique » de l’instrument. Les grands luthiers d’autrefois confectionnaient l’« âme » de leur violon à partir des ossements d’enfants décédés à l’âge tendre.

Q – Comment éviter les erreurs d’interprétation dues à la subjectivité du chercheur et à l’État de son psychisme ou du lieu dans lequel il opère ?

R – Nous disposons de compensateurs qui éliminent les influences accidentelles des objets environnants, du sous-sol, du bâtiment lui-même, etc.

Quant à la subjectivité, lorsqu’il y a le moindre doute, nous faisons étudier le phénomène concerné par deux, trois, parfois jusqu’à une quinzaine de chercheurs différents. Chacun travaille séparément puis nous confrontons les résultats. Lorsqu’ils sont concordants, nous les considérons comme concluants, selon les principes mêmes de la science expérimentale.

Ravatin10-112x300Cette forme est un rééquilibreur d’ambiances à condition de savoir la percer pour en activer l’Ext. D’une portée de 60 m, elle élimine les Émissions nocives du Champ « bélizal » telle que le V-E.

Q – Envisagez-vous de remplacer un jour les différents pendules par des détecteurs ou enregistreurs du genre de ceux qu’utilisent les laboratoires actuels ?

R – Ce n’est pas exclu, encore qu’aucun détecteur artificiel ne puisse égaler la sensibilité et l’intuition humaines.

Le pendule favorise l’éveil de ces qualités latentes et chacun peut se convaincre, après trois cent heures de pratique environ, des mérites de cet instrument.

En ce qui me concerne, ma formation scientifique m’avait plutôt habitué aux modèles et méthodes de la physique moderne. La recherche au pendule ne me paraît ni moins sûre ni moins rigoureuse. Nous pourrons d’ailleurs bientôt détecter les Champs de Taofel grâce aux propriétés nouvelles que nous avons découvertes sur les cristaux.

Q – Parlons un peu de ces Champs de Taofel, qui élargissent le domaine des Emissions dues aux Formes bien au-delà de ce que soupçonnaient Bélizal et Chaumery…

R – La découverte de nouveaux Champs de Taofel a été due à la réalisation de nouveaux appareils émetteurs, tel que celui construit voici un an et grâce auquel nous avons détecté des Emissions dépassant largement le Champ « Bélizal ». Celui que nous construirons sera encore plus puissant et nous ouvrira des possibilités dont je ne parlerai pas pour l’instant.

Le Champ de Taofel immédiatement supérieur au Champ « Bélizal » a reçu le nom d’ « Unité-Sprink ». Sprink avait construit dès 1934 un appareil donnant des Émissions de ce niveau mais il n’a jamais su à quoi étaient dus les effets de son appareil. Récemment, on nous a demandé d’étudier le dispositif en question. Il s’agit d’un cadre de bois octogonal muni d’éclateurs, mis sous tension électrique et relié à la terre. Rien de très complexe mais les effets produits sont remarquables.

Sprink, qui ignorait tout des Émissions dues aux Formes, avait fait constater par les plus grands chercheurs du moment les possibilités de son appareil. Des roches portées à 700° et exposées à son dispositif présentaient des empreintes hexagonales en « nid d’abeille ». Sprink avait également soumis le personnel de plusieurs usines à l’action de son appareil. L’effet revigorant et apaisant était immédiatement ressenti par tous.

Ravatin11-300x187Disque émetteur surmonté de formes et aimants orientés. Permet diverses extensions des Champs de Taofel.

En testant moi-même l’engin, j’ai repéré une très puissante Émission de V-M. J’ai décidé de construire une version améliorée de l’invention de Sprink.

Le cadre en bois octogonal fut remplacé par un polygone à 16 côtés, la tension électrique fut considérablement augmentée, etc. C’est alors que nous avons identifié, au-delà du V-M, un autre type d’Émission, beaucoup plus pur. C’est ce nouveau Champ que nous appelons « Unité-Sprink ».

Les objets de l’Antiquité peuvent également être à l’origine d’une découverte semblable. L’Arche d’Alliance émet des Champs de Taofel très élevés, au-delà d’« Unité-Sprink ». Nous les avons baptisés Champs de Taofel « Terre Promise ».

Q – Connaissez-vous d’autres Champs de Taofel au-delà de « Terre Promise » ?

R – Certainement. Même au-delà du Champ que nous considérions comme le plus élevé et que nous avions dénommé « Entité-Dieu », nous avons eu la surprise de découvrir un Champ de Taofel supérieur encore. Nous avions dû être trop enthousiastes en baptisant le Champ précédent !

De plus, chaque Champ de Taofel possède des extensions dans un type d’Émissions dites Émissions Dynamiques. On peut faire se chevaucher les différents Champs et Émissions, de sorte que les possibilités sont innombrables.

Q – En quoi peut-on dire qu’un Champ de Taofel est plus élevé qu’un autre ?

R – Le Champ « Bélizal », par exemple, produit des effets accessibles à l’observation progressive et indirecte : croissance des plantes, amélioration de santé, etc. Avec les Champs plus élevés, nous agissons directement sur la structure de la matière et les constantes physiques.

Au Champ de Taofel « Unité-Sprink » nous obtenons déjà des variations dans les valeurs des composantes du champ magnétique terrestre, des modifications de la constante de gravitation, de l’indice de réfraction de l’air, de la constante de solubilité du chlorure de sodium ou de tout autre sel dans l’eau… Bref, les puissantes Émissions dues aux Formes, dans les Champs de Taofel élevés, modifient ou bouleversent les principales constantes connues en physique et en chimie.

Q – Vous retrouvez là des possibilités d’objectivation et de mesure aussi précises que celles des sciences dites exactes ?

R – Absolument. Nous mesurons l’action des Émissions dues aux Formes sur des paramètres chiffrables et reconnus par tous. Les physiciens eux-mêmes ne font pas autre chose. Nous avons par exemple réduit la constante de gravitation G d’un dixième de sa valeur. Mais nos appareils nous permettent des effets ignorés de la physique actuelle et qui recoupent sans doute des connaissances alchimiques incomprises jusqu’ici. Nous savons maintenant que les alchimistes, plus ou moins intuitivement, soumettaient la matière à des Champs de Taofel de plus en plus élevés, lui ajoutant à chaque transition des propriétés en principe réservées aux structures vivantes et au psychisme.

De même, au lieu d’ajouter de l’énergie dans un champ donné pour modifier les caractéristiques de l’objet qui s’y trouve, nous sortons l’objet de son champ pour le resituer dans un Champ plus élevé…

Q – Vous transférez l’objet dans ce que l’on pourrait appeler un « Champ de Transmutation » ?

R – En quelque sorte. C’est d’ailleurs pourquoi nous utilisons des arithmétiques spéciales selon le Champ de Taofel dans lequel nous voulons plonger l’objet.

Ces arithmétiques sont dites « à Cumulo-décalaire ». Elles reposent sur les propriétés des Nombres considérés comme des entités munies d’un coefficient donné d’existence ou de non-existence. La puissance réelle de ces arithmétiques est démontrée par le fait suivant : il suffit d’écrire l’arithmétique appropriée pour un Champ de Taofel donné, le Champ en question se manifeste immédiatement. De même, si nous construisons l’arithmétique correspondant à un être humain, toute permutation ou inversion des termes de cette arithmétique aura des effets considérables sur la personne concernée.

Q – Nous retrouvons les conceptions de la Kabbale. Mais vous n’avez pas encore fait allusion aux Formes si mystérieuses que sont les momies, les pyramides, les statues de l’île de Pâques et autres cathédrales…

R – Pour comprendre les momies et pyramides, il faut faire appel à la notion d’Ext. L’Ext d’une Forme n’est pas inclus dans la Forme elle-même, c’est une transition entre la Forme dans le Local et cette même Forme délocalisée. Par exemple, en perçant quelques trous dans une sphère pleine, on lui ajoute des propriétés nouvelles sans commune mesure avec l’objet lui-même ou la banalité de l’intervention. Cette réalité de la Forme, au-delà de son substrat physique est ce que nous appelons l’Ext.

Ravatin12-184x300Momie de femme égyptienne (1000 ans avant J.C.). Le corps momifié maintiendrait la psyché du défunt en relation avec le monde des vivants.

Lorsqu’un être meurt, c’est-à-dire est délocalisé par rapport à notre monde, son Ext reste en relation avec le cadavre, ainsi qu’avec l’individu délocalisé. Ainsi en préservant le corps du défunt, on garde la possibilité d’agir sur son Ext et par là-même sur la personne décédée. C’est pourquoi dans certaines peuplades, les momies participent aux délibérations collectives. Les conquistadors espagnols ont même observé en Amérique du Sud des mariages où le conjoint porte une momie à la place de son épouse. Les pyramides, du moins les grandes pyramides égyptiennes, possèdent également un Ext qui relie les Champs d’Émissions de la Pyramide à la Constellation céleste située à la verticale du monument. Les Constellations sont des Formes et émettent des Émissions dynamiques extrêmement puissantes. L’Ext de la Pyramide capte ces Émissions et les fait passer à des Champs de Taofel supérieurs. Si un individu connaît la façon de se placer en dualité dynamique avec l’Ext de la Pyramide, d’extraordinaires possibilités s’offrent à lui : états de conscience supérieurs, délocalisation de la matière, accès à d’autres réels et d’autres univers, communications avec des êtres quasi-divins qui sont des « brisures » du Global.

Ravatin13-300x122Les pyramides de Gizeh : Khéops (la plus grande), Kephren et Mykerinos. La Grande Pyramide a fait récemment l’objet d’une mission de recherches dirigée par un des meilleurs mathématiciens-analystes des Etats-Unis.Pour chaque endroit de la pyramide, les relevés spectrographiques différaient complètement d’heure en heure ! Le mathématicien a reconnu qu’étant donné les précautions prises et la qualité du matériel utilisé, les variations constatées étaient incompréhensibles.

Q – Quel est le « véhicule » qui permet ces franchissements des barrières spatio-temporelles, des limites de notre dimension ?

R – Nous faisons appel à la notion d’Objet Fractal, qui fut introduite à la fin du XIXe siècle par le grand mathématicien Georg Cantor. Il s’agit au départ d’une figure qui ne peut jamais être achevée car son tracé requiert un nombre infini de modifications de la figure initiale.

Nous avons constaté qu’en envoyant une Émission du Champ « Bélizal » sur un objet fractal, nous la faisions passer au Champ supérieur, « Unité-Sprink ». Nous avons étendu la notion d’objet fractal à tous les systèmes qui, soumis à des émissions dues aux Formes, nous permettent ainsi de passer sans cesse d’un Champ au Champ supérieur. Nous avons là le « véhicule » ou la passerelle qui donne accès aux Champs de Taofel du plus immédiat au plus élevé.

Ravatin14-300x241Un objet fractal, au sens mathématique. Sa dimension est intermédiaire entre celle d’une surface et celle d’un volume.

Nous construisons nous-mêmes des Objets Fractals. Nos arithmétiques à cumulo-décalaire

nous permettent de leur imposer des structures Espace-Temps différentes de la nôtre.

A l’état naturel c’est ce qui se produit au fameux Triangle des Bermudes où apparaissent des Objets Fractals probablement engendrés par la rotation de la Terre. Les Objets Fractals peuvent avoir une entrée et une sortie, une entrée seulement ou ni l’une ni l’autre. Dans le Triangle des Bermudes, la plupart des Objets Fractals n’ont pas de sortie, d’où certaines disparitions.

Ravatin15-296x300Un Objet Fractal (au sens de la Théorie des Émissions dues aux Formes). Permet d’activer les processus de transformation essentielle de diverses substances. Transforme les Champs de Taofel les uns en les autres.

Q – Pouvez-vous citer un cas de transition vers Ailleurs par l’intermédiaire d’un Objet Fractal ?

R – Les sensitifs avec lesquels nous travaillons ont effectué de nombreux dédoublements vers des époques révolues ou des lieux inaccessibles.

Samuel Franeric a accompli un dédoublement pour découvrir ce que devenait la Grande Pyramide lors du passage d’une constellation donnée.

Nous avons ainsi appris que le Grand Prêtre s’y délocalisait et entrait en relation avec des Formes Pensantes du Global. Il ne mentait donc pas lorsqu’il disait avoir « parlé aux Dieux ». Et c’est la dualité dynamique entre l’Ext du Grand Prêtre et celui de la pyramide, d’une part, entre les Émissions dues aux Formes du monument et les Émissions dynamiques de la constellation d’autre part, qui constituait l’Objet Fractal rendant possible la délocalisation du Grand Prêtre.

Ravatin16-203x300L’Arche d’Alliance, figurée à partir de certaines descriptions bibliques. Aux États-Unis récemment, un physicien et ses élèves ont tenté d’en construire un prototype fidèle. Il fallut interrompre le projet : à mesure que le modèle se précisait, les expériences en cours dans les laboratoires voisins de l’Université se trouvaient gravement perturbés. Le phénomène n’a jamais pu être expliqué.

Q – Tous les monuments et objets de culte des Anciens sont-ils des Objets Fractals au sens où vous l’entendez ?

R – Disons plutôt qu’ils le deviennent sous certaines conditions. Les statues de l’île de Pâques, par exemple, sont des Formes dépolarisées qui deviennent des Objets Fractals si elles sont regardées sur fond de ciel nuageux.

L’Arche d’Alliance n’est pas non plus à proprement parler un Objet Fractal : elle provoque la création de structures fractales par effondrement de la structure Espace-Temps. C’est ce qui a d’ailleurs permis à Moïse d’ « ouvrir » les eaux de la Mer Rouge pour permettre le passage des Hébreux en fuite. D’autre part, l’ébranlement de la structure spatio-temporelle brise le Global qui projette alors dans notre univers local des fragments d’un autre réel. C’est ainsi que surgit dans l’esprit humain le « monde des dieux ».

Ravatin17-300x198Statues de l’île de Pâques inachevées. Outre leurs puissantes Emissions, elles auraient permis des délocalisations d’êtres humains. Des relations auraient pu être ainsi nouées avec d’autres civilisations, malgré l’isolement de cette petite île en plein Pacifique.

Q – Les dieux mythologiques seraient donc réels en tant qu’entités issues de l’émergence du Global dans le Local ?

R – C’est ce que nous avons vérifié à maintes reprises. Par les brisures du Global, se relocalisent dans notre monde des formes d’entités qui répondent aux noms et évocations que leur assignaient les religions anciennes et les pratiques magiques. Il faut d’ailleurs être extrêmement prudent lorsque l’on a affaire à ces irruptions du Global. On est souvent obligé de battre en retraite et de neutraliser les Emissions et les Champs concernés lorsqu’on découvre ce qui se cache derrière certaines réalités délocalisées.

Q – Cela constitue une justification des croyances aux pouvoirs du nom, de l’incantation rythmée et de la musique sacrée…

R – En particulier, il existe des Émissions dues aux Rythmes qui possèdent leurs propres Champs de Taofel et qui permettent de dynamiser les Emissions dues aux Formes.

Les rythmes et incantations des « danses de la pluie », par exemple, progressent selon des Champs de Taofel de plus en plus élevés qui abolissent les distances et provoquent la délocalisation/relocalisation du phénomène « Pluie ». On peut voir ainsi tomber la pluie sous un soleil radieux. Wilhelm Reich a obtenu des pluies en plein désert en dirigeant vers le ciel certaines formes tubulaires. Nous les avons testées : elles émettent en « Unité-Sprink » et, partiellement, « Terre promise ».

Q – Parmi les « Grands Initiés », lesquels vous semblent avoir atteint les connaissances les plus avancées dans le domaine des Emissions dues aux Formes ?

R – Les prêtres d’Égypte et ceux de Delphes. Le Grand Prêtre du Temple de Jérusalem, qui suscitait une fois par an des Champs de Taofel tellement élevés, par la prononciation du nom de Dieu, que nous comprenons pourquoi il devait être seul dans le Temple et dire le nom sacré à voix basse. Moïse, capable de revenir de Champs qui auraient délocalisé tout autre individu à jamais. Le fameux occultiste John Dee dont le miroir, utilisé avec un alphabet et des Formes appropriées, faisait surgir du Global des entités extrêmement puissantes.

Jésus-Christ est un être encore plus énigmatique. Nous avons des raisons de penser qu’entre la Crucifixion et la descente de Croix, il a projeté sur le monde quelque chose d’incroyablement élevé que nous n’avons pas réussi à définir mais dont l’influence est restée vivace jusqu’à nos jours. Je me demande d’ailleurs si nous n’avons pas là une réalité qui transcende le domaine des Emissions dues aux Formes et des Champs de Taofel, si élevés soient-ils.

Ravatin18-291x300Table utilisée par John Dee. En disposant des Formes sur cette Table, on obtient des Émissions pulsantes, à très grande portée, dans des États extrêmement particuliers.

Q – La conscience surplomberait le Local et le Global, voire commanderait à leur mutuelle pénétration ?

R – Nous savons en tout cas que la prière possède ce pouvoir. André de Bélizal a pu, en priant intensément et pendant plusieurs heures, inverser une Emission nocive de V-E en Emission bénéfique V-M. Le résultat s’est maintenu pendant plus de deux ans avant que la source de V-E ne se manifeste de nouveau.

Q – Revenons sur les recherches faisant intervenir le dédoublement. Comment travaillez-vous et à partir de quelles hypothèses ?

R – Nous travaillons avec des sensitifs accoutumés à cette pratique. Il arrive fréquemment que plusieurs d’entre eux se projettent simultanément sur un même lieu ou vers une même époque pour nous permettre de vérifier les informations par recoupement. Un sensitif comme Raymond Réant, qui est un des membres actifs de la Fondation Ark’All, emploie le dédoublement physique, c’est-à-dire s’extériorise sous la forme d’une substance qui reste toutefois reliée au corps par une sorte de filament dont la rupture entraînerait la mort immédiate. C’est ce que les occultistes appellent le corps astral et le « cordon d’argent ». Le dédoublement mental, qu’emploient par exemple David et Samuel Franeric, est moins dangereux puisqu’il repose sur la clairvoyance.

Mais qu’est-ce que le dédoublement lui-même ? Nous retrouvons la notion d’Objet Fractal. L’être humain appartient à deux univers : celui où les formes apparaissent et celui où elles s’engendrent. Ces deux univers sont en dualité dynamique, à la manière du Yin/Yang de la pensée chinoise. Mais notre pensée scientifique brise cette dualité dynamique en ne considérant que les formes apparentes au détriment des Formes constituantes. Le dédoublement rétablit la relation entre les deux univers. Le sensitif passe de l’un à l’autre et les structures qui s’échangent ainsi entre l’univers apparent et celui des Formes constituent un Objet Fractal, dont nous avons vu les propriétés en matière de délocalisation et de détemporalisation. Nous pouvons donner à l’Objet Fractal ainsi créé des propriétés plus précises grâce aux arithmétiques dont j’ai parlé : il suffit de transposer les propriétés de Champ ou d’État du système que nous voulons étudier pour construire le modèle de notre Objet Fractal. Le sensitif qui se projette au moyen de cet Objet Fractal atteindra ainsi les domaines, lieux ou époques, planètes ou galaxies, qui nous intéressent.

Q – Quelques exemples, dans le temps ou… le cosmos !

R – Je ne peux citer pour l’instant les plus intéressants, soit parce que les recherches sont encore en cours, soit parce qu’il est des domaines dont il vaut mieux ne pas parler une fois qu’on a une idée de ce qui s’y trouve. Encourager des amateurs à tenter leur chance serait les exposer à des risques graves. Disons que nous avons eu des résultats intéressants concernant la Lune et d’autres planètes, ainsi qu’à propos de la Nébuleuse d’Andromède. Nous avons aussi découvert que l’anneau de Saturne émet en État « K Sh Ph ».

Pour le passé terrestre, je peux vous citer un exemple « innocent ». Vous connaissez peut-être l’origine de l’œuvre de Tartini intitulée « Le Trille du Diable ». Tartini, violoniste italien, disait qu’il avait été réveillé la nuit par un air que jouait à côté de son lit une créature faisant penser au diable. Le lendemain, Tartini entreprit de transcrire la musique entendue mais ne put jamais écrire le morceau complet.

David et Samuel Franeric ont accompli un dédoublement pour savoir ce qui s’était réellement passé Cette nuit-là. Nous savons qu’il y a eu une importante délocalisation, un passage par une structure Fractale dans laquelle Tartini a bel et bien été mis en présence de l’entité-diable qui lui a joué la musique en question. Samuel Franeric a pu entendre les passages qui manquent dans la version du « Trille du diable » que nous connaissons. Lorsqu’il aura complété sa formation musicale, nous reprendrons avec lui ce dédoublement afin qu’il puisse noter ou dicter les fragments inédits.

Q – Je suppose que ce genre d’investigations n’est pas dépourvu d’obstacles et de pièges…

R – En effet. Parmi tant d’autres je citerai une sorte d’obstacle que nous avons découvert presque par hasard et que nous appelons maintenant une Grille.

En cherchant des points d’eau sur un terrain en Haute-Provence, je m’aperçus que le pendule ne réagissait que sporadiquement : impossible de détecter l’eau sur une ligne continue. D’autres chercheurs constatèrent le phénomène. Je me suis alors demandé si nous n’avions pas affaire à une sorte d’écran naturel qui dissimulait la plus grande partie du réseau d’eau souterraine à nos recherches. J’ai donc étudié la nature et la répartition de cet écran et trouvé les Formes et Emissions qui supprimaient l’obstacle. Ainsi est née la notion de Grilles et du même coup nous avons appris à lever ces Grilles lorsqu’elles se présentent.

Q – A part les Grilles naturelles, rencontrez-vous des Grilles intentionnelles, des obstacles ou des écrans psychiques disposés volontairement pour protéger le secret de certains lieux ?

R – Très fréquemment. Vous connaissez la célèbre Chapelle Sansevero à Naples, où l’on a retrouvé deux momies d’un genre très particulier. Il s’agit d’un homme et d’une femme dont, à part le squelette, seul subsiste le système vasculaire : tous les vaisseaux sanguins ont été intégralement conservés par un procédé d’infiltration inconnu découvert par le prince Paul Sanseveri, qui avait d’ailleurs eu des démêlés avec l’Inquisition pour ses recherches en anatomie et en chimie. On pensait jusqu’ici que les deux corps découverts dans la crypte avaient été traités immédiatement après la mort, d’où l’excellente conservation des vaisseaux sanguins. On serait d’ailleurs bien en peine de reproduire une telle intervention aujourd’hui.

Samuel Franeric s’est dédoublé dans la crypte de Sansevero à l’époque des mystérieuses opérations du prince Sanseveri. Il s’est heurté alors à une résistance très forte qui n’était autre qu’une Grille magique. Nous restions en contact avec S. Franeric par l’intermédiaire d’un autre sensitif en dédoublement mental. Les indications reçues nous ont permis de lever la Grille.

S. Franeric a pu alors nous donner un aperçu fort intéressant de ce qui se passait réellement à cette époque. Les recherches du prince Sanseveri étaient de nature à la fois magique et alchimique. Lui et ses complices cherchaient à obtenir des sortes d’automates vivants auxquels n’étaient laissées que les fonctions élémentaires nécessaires à l’exécution aveugle de certains ordres, assassinats notamment.

L’opération avait lieu sur des sujets vivants. Le liquide injecté dans les vaisseaux était une sorte de mercure alchimique. Une phase importante du processus était l’immersion des corps ainsi traités dans une rivière souterraine proche du Vésuve. Lorsque les sujets étaient ainsi transformés, on pouvait les manipuler en agissant sur leur Ext. Mais le succès n’a jamais été définitif, les sujets mouraient peu de temps après.

Q – Vous tenez là une méthode qui pourrait résoudre bien des polémiques entre historiens ou archéologues. Ainsi d’ailleurs qu’entre partisans et détracteurs du phénomène par exemple…

R – On peut comprendre ce que sont les O.V.N.I. à partir des notions que je viens de développer. Nous avons vu que dans certaines conditions, le passage par un Objet Fractal notamment, l’être humain peut se projeter du Local dans le Global ou faire éclater le Global pour en faire surgir certaines réalités, personnalisées ou non.

Allons un peu plus loin. A toute réalité de notre monde local, correspond dans le Global un modèle qui est à la fois ensemble et élément : c’est ce que nous appelons un Enel. Les choses localisées sont des répliques de l’Enel qui existe pour elles dans le Global.

Q – Les Enel seraient des sortes d’archétypes ou d’hyper-objets dont le Local ne détiendrait que des copies plus ou moins fidèles ?

R – Et parfois même de véritables caricatures ! C’est exactement ce que sont les O.V.N.I., comme nous l’ont montré nos recherches aussi bien sur des photos que sur des lieux ou des personnes « contactées ». Le phénomène O.V.N.I. s’accompagne d’ailleurs d’États du type « K Sh Ph » extrêmement dangereux et les brûlures, troubles psychiques et autres symptômes chez ceux qui ont approché un O.V.N.I. procèdent d’Émissions dues aux Formes et de Champs de Taofel que nous connaissons bien. Vous remarquerez d’ailleurs le nombre de témoignages faisant état de délocalisations. Les sujets disent avoir été entraînés à l’intérieur de l’O.V.N.I. et transportés « sur une autre planète », etc. En fait ils ont tout simplement été pris dans la structure d’Objet Fractal de l’O.V.N.I.

Q – Mais qui manipule l’Objet Fractal et de quoi les O.V.N.I. sont-ils la caricature ?

R – Le manipulateur inconscient n’est autre que la collectivité humaine et les O.V.N.I. sont les répliques déformées des Objets techniques de notre civilisation.

Ravatin19-233x300Chaque époque connaît des O.V.N.I. différents qui « Imitent » la civilisation elle-même. (Gravure de Gavarni pour les « Voyages de Gulliver », de Swift).

Les Objets techniques sont, par définition, des Formes non-naturelles, voire parfois anti-naturelles. L’accumulation de ces objets crée dans notre espace des cumulo-décalaires par lesquels certaines de nos réalisations technologiques se délocalisent et sont projetées dans le Global. Par ébranlement de l’Enel correspondant à l’Objet Technique délocalisé, le Global renvoie dans notre espace, cette fois en passant par des anti-décalaires, des « singeries » de notre technologie actuelle : ces O.V.N.I. dont les caractéristiques et les performances sont celles de nos propres engins mais amplifiées et même outrées. De même que les Grands Initiés obtenaient du Global des entités surhumaines, divines ou infernales selon l’esprit de celui qui activait les Champs de Taofel et passait dans l’Objet Fractal, de même la saturation technologique de notre époque fait surgir du Global ces phénomènes dangereux et ironiques que sont les O.V.N.I.

Q – Chaque époque connaît d’ailleurs des O.V.N.I. différents, qui « imitent » les Objets Techniques du moment, mais en transforment les fonctionnalités. Si les O.V.N.I. reflètent la finalité de notre technologie, les caractéristiques d’Émissions et d’État que vous leur prêtez ne sont guère rassurants…

R – Nous connaissons suffisamment cet État « K Sh Ph » avec Shin renversé, qui est celui des O.V.N.I., pour que le doute ne soit plus permis.

Mais je dois préciser que ce n’est pas l’Objet Technique en lui-même qui est à remettre en question. Ce sont les fonctionnalités antinaturelles que nous assignons à ces objets, leur surnombre aussi, qui rendent impossible leur intégration aux cycles et aux systèmes de la Nature. Les fonctionnalités qui ne peuvent être intégrées et harmonisées dans le monde naturel sont projetées dans le Global qui nous renvoie…

Q – … Des fonctionnalités encore plus dysharmoniques et anti.

R – Nécessairement, puisque la projection du Local dans le Global suscite toujours une « réponse » amplifiée. Si notre technologie respecte les fonctionnalités inhérentes à l’harmonie naturelle et à l’équilibre des êtres vivants, les brisures du Global introduiront dans notre monde des modèles semblables. Pour l’instant, nous conférons aux Objets Techniques des finalités opposées à la vie. Nous attirons donc du Global des finalités qui, en se relocalisant, forment de véritables cancers dans notre univers.

Les relocalisations d’Objets Techniques ont d’ailleurs, du point de vue des Emissions de Formes et des États, toutes les caractéristiques du cancer tel qu’il se développe sur les organismes vivants, se fixant sur l’Ext dans un premier temps puis s’en prenant au corps physique.

Q – Il serait bon de rappeler à ce sujet le rôle de l’Émission dite V-E, tant au niveau de l’environnement et de l’habitat que des nuisances artificielles.

R – R. de Lafforest et Jean de la Foye ont vérifié les travaux de Bélizal, Chaumery et Morel dans ce domaine. Une habitation construite au-dessus d’une nappe d’eau souterraine reçoit des Émissions V-E et N-E, toutes deux très nocives. En général, ces Emissions sont compensées au niveau du sol. Mais il peut se produire ce que Bélizal appelait une rupture des Forces compensées. Lorsque les habitants sont exposés à une telle influence, les risques de cancer ou de leucémie augmentent de façon inquiétante.

Les formes et les matériaux des constructions modernes sont également à l’origine d’Émissions dangereuses. Les lignes haute-tension, elles, émettent un V-E sur 150 à 500 m pour une tension dans la ligne de 200 000 volts.

Ravatin20-264x300Centrales nucléaires et lignes haute-tension créent dans notre environnement des perturbations que n’enregistrent pas les détecteurs de la science classique. L’effet n’en est pas moins désastreux sur les populations qui ont la malchance de se trouver à proximité.

A ce niveau, nous disposons de rééquilibreurs-émetteurs qui compensent les ambiances nocives et font disparaître les symptômes avant-coureurs de maladies plus graves (fatigue, insomnie, troubles nerveux, etc.). Je dois dire d’ailleurs que bien des troubles de ce genre disparaîtraient spontanément si les gens donnaient à leur lit une orientation correcte, évitaient certaines dispositions des meubles et des appareils électriques et apprenaient à se méfier de certains objets décoratifs ou bijoux qui véhiculent des Émissions déséquilibrantes. Bien des cas de dépression, d’épuisement ou d’angoisse relèvent de causes semblables dont l’action est d’autant plus pernicieuse qu’elle est invisible et ignorée de la plupart des gens. Beaucoup plus grave est le problème posé par les centrales nucléaires : tout ce que les Émissions de Forme comportent de maléfique est engendré par ces édifices dans un rayon de 50 km : Champs de Taofel inversés du type Anti-Sprink, etc.

Q – Reste à espérer que vos recherches fourniront la parade en temps voulu. Avez-vous étudié les moyens de protéger ou de stimuler les cellules vivantes qui doivent faire face à toutes ces agressions ?

R – Nous avons soumis des eaux et des huiles à l’action de Champs de Taofel élevés. Dans ces liquides, nous avons placé des cellules vivantes : elles sont passées aux Champs des liquides eux-mêmes. Nos observations de cellules ainsi traitées montrent une prolifération accélérée, une amélioration du potentiel vital et des capacités de défense, etc. Prochainement commenceront des expériences sur les eaux polluées : des micro-organismes stimulés par les Champs de Taofel appropriés devraient, selon nous, éliminer les impuretés de toute sorte.

Ravatin22-195x300Dans ce cylindre en verre entouré d’une double hélice aux caractéristiques minutieusement établies, sont immergées des formes minérales qui confèrent à l’eau des Émissions très élevées. Des cellules vivantes plongées dans cette eau acquièrent des propriétés biologiques utilisables dans le traitement des eaux polluées.

Q – A quand une médecine des Émissions de Forme ?

R – Cela dépend des médecins eux-mêmes. Les possibilités sont immenses, y compris celle de soigner à distance.

Nous avons traité une huile de table par des Champs de Taofel très élevés : elle possède maintenant des propriétés toniques et régénératrices étonnantes. Nous pouvons traiter ainsi n’importe quelle substance alimentaire, l’eau, le vin, etc. En traitant par exemple un miel ordinaire, nous obtenons un produit dont les propriétés biologiques sont supérieures à celles de la gelée royale. Au niveau des substances pharmaceutiques, il existe sans doute des possibilités du même genre.

Nous pouvons diagnostiquer un cancer deux ans avant qu’il ne soit repérable dans le corps humain. Comme je l’ai indiqué, le cancer se fixe d’abord sur l’Ext d’un individu. Nous pouvons le repérer dès ce moment et l’empêcher de passer dans le corps.

Ravatin23-300x207Rétablissement à distance d’un Champ Vital perturbé. Au centre, sur la photo du sujet, le pendule à Shin droit pointé en son milieu, Aux quatre points cardinaux, les quatre composantes du Champ Vital.
Ravatin24-300x236Forme inspirée des « Tables des Compagnons » de l’ésotérisme médiéval, avec minéral au centre. Une tension électrique élevée complète le dispositif qui, placé sous un lit, procure un sommeil réparateur.
Ravatin25-300x214Transformation d’huiles par passage dans des Champs de Taofel très élevés. Les produits ainsi traités sont utilisés en thérapeutique. Leurs propriétés sont analogues à celles de certaines liqueurs alchimiques mais l’obtention en est beaucoup plus rapide (36 heures environ).

Q – Les Émissions dues aux Formes apportent-elles une alternative à la technologie et à l’industrie actuelle, donc aux dangers que vous signaliez tout à l’heure ?

R – Bien entendu, sans quoi nos résultats sur le végétal et le corps humain n’auraient qu’une valeur approximative. Et les modifications radicales que nous obtenons sur la matière inorganique sont la meilleure confirmation expérimentale de l’hypothèse des Champs de Taofel : lorsque nous réussissons grâce à eux des catalyses chimiques sans catalyseur, on peut difficilement contester l’ampleur de leurs effets ou parler de résultats subjectifs. Nous pouvons d’ailleurs, par le même moyen, effectuer la polymérisation des molécules, qui est une des opérations essentielles de l’industrie actuelle. Il est possible également de modifier les propriétés de divers corps. On peut obtenir par exemple un mercure de densité 15 au lieu de 13,6, modifier les températures de vaporisation ou de fusion, etc.

En agriculture, nous sommes dès à présent en mesure d’obtenir les transmutations biologiques prévues par L. Kervran. Quant à la physique pure, les Émissions dues aux Formes en modifient les principales constantes, comme je vous l’ai expliqué. L’alternative dont vous parlez est possible car sans contester l’Objet Technique, nous lui assignons des fonctionnalités non localisées, des extensions harmonisées à la nature. Nous évitons ainsi l’accumulation, le piétinement malsain dont j’ai parlé à propos des O.V.N.I. et qui est également à l’origine de toutes les formes de pollution.

Q – Vous ne sous-estimez d’ailleurs pas la part de danger inhérente à vos propres recherches…

R – Vous savez que Chaumery, le premier collaborateur de M. de Bélizal, est mort d’une utilisation imprudente des Émissions dues aux Formes. Encore ne travaillait-on à cette époque que sur le Champs de Taofel « de Bélizal ». Les Champs de Taofel sur lesquels nous opérons aujourd’hui sont beaucoup plus élevés et infiniment plus dangereux.

N’oubliez pas qu’une Émission mal dirigée ou dont l’orientation a été perturbée par un minime déplacement du dispositif peut soudain s’inverser ou entrer en État « K Sh Ph », faisant ainsi sauter d’un seul coup tous les repères environnants. Vous imaginez les situations que cela peut provoquer.

Ravatin26-271x300Labyrinthe de la Cathédrale de Chartres et labyrinthe d’Amiens (ci-dessous). Ces réseaux de l’ésotérisme médiéval permettent les transferts de Formes et la création d’Objets Fractals.Ravatin27-300x106Un accès à l’Univers total… ?

Nous risquons les mêmes accidents que les magiciens d’autrefois, la Magie étant d’ailleurs un cas particulier d’utilisation des Émissions dues aux Formes. Brûlures, arrêt du cœur, anévrisme cérébral… ou pire, voilà ce qui attend ceux qui se risqueraient à travailler dans ce domaine sans avoir été dûment formés par un chercheur expérimenté.

Q – D’ailleurs, au point où en sont vos formulations et expériences, quiconque voudrait y accéder devrait d’abord accomplir une véritable conversion mentale, pour ne pas dire une mutation de la pensée…

R – En effet. La pensée rationaliste ne peut que dénaturer les réalités dont nous nous occupons. Notre travail exige de penser sans cesse « autrement ».

L’évolution scientifique n’aura pas été inutile. La science future obtiendra des Emissions plus puissantes que celles connues des Anciens, notamment grâce aux alliages que nous connaissons aujourd’hui.

La civilisation technique s’arrête au technique comme les « Ondes de Forme » s’arrêtaient au Champ « Bélizal ». Quant à nous, nous allons vers des Champs de plus en plus élevés pour obtenir du Global des projections, des brisures de plus en plus riches. Jusqu’au jour où l’être humain pourra définitivement délaisser le Local et établir sa demeure… dans le Global !

source : http://www.revue3emillenaire.com/blog/les-emissions-dues-aux-formes-entretien-avec-jacques-ravatin/

Lien : http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article828

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